« ENTRE TRANSMETTRE ET S’INSTALLER, L’AVENIR DE L’AGRICULTURE ! » RAPPORT DU CSE

PRENEZ LE TEMPS DE VOUS INFORMER SUR CETTE QUESTION CAPITALE DE L’AVENIR DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE.

UN IMPORTANT RAPPORT DU CONSEIL ECONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL VIENT D’ÊTRE PUBLIÉ SUR LE THÈME : « L’AVENIR DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE »

Introduction

L’avenir de l’agriculture repose sur les femmes et les hommes qui la composent, chefs d’exploitation mais aussi salariés. Or, aujourd’hui dans notre pays, le nombre d’actifs diminue très rapidement car les installations sont loin de compenser les cessations d’activités. De plus, au regard de la pyramide des âges et des départs en retraite massifs prévus dans les années à venir, si rien n’est fait, cette tendance devrait se renforcer en entraînant la disparition d’environ un quart des exploitations qui subsistent encore.

C’est pourquoi, maintenir et si possible augmenter le nombre d’agricultrices et d’agriculteurs constitue un défi essentiel à relever. En effet, leur présence et leur travail dans l’ensemble des territoires sont indispensables pour

-garantir la sécurité alimentaire,

– assurer le dynamisme des zones rurales

– et réussir les transitions écologique, climatique, énergétique, économique et sociale qui s’imposent.

Paradoxalement, malgré la chute du nombre de fermes constatée depuis des décennies et en dépit de ses contraintes potentielles, le métier d’agriculteur attire aujourd’hui de plus en plus de jeunes et de moins jeunes aux profils diversifiés, pour beaucoup non issus du milieu agricole. Malheureusement, une proportion importante d’entre eux ne parvient pas à aller au bout de la démarche pour différentes raisons : projets insuffisamment aboutis ou mal conçus, difficultés de trouver des terres et une ferme disponibles, problèmes d’accès aux financements nécessaires, lourdeur et complexité du parcours d’accompagnement…

Parallèlement, les paysannes et les paysans qui prennent leur retraite rencontrent eux aussi des difficultés pour trouver des successeurs.

Si leur localisation et leur fertilité le permettent, les terres qu’ils exploitaient servent trop souvent à agrandir des exploitations existantes ou sont artificialisées, sinon elles peuvent s’enfricher.

Le renouvellement des générations constitue le thème central de cet avis du CESE car c’est une condition essentielle pour que l’agriculture française parvienne à réaliser ses indispensables mutations.

DÉBUT DU RAPPORT DE BERTRAND COLY … À 17:37 DU DÉBUT DE LA VIDÉO

 

LES PRÉCONISATIONS DU CESE

1. Amplifier l’action des collectivités territoriales

• Repérage des terres se libérant, mobilisation des biens communaux, portage du foncier

• Soutien aux structures favorisant la transmission et l’installation

2. Créer des déclinaisons départementales des comités régionaux Installation Transmission, financées et présidées par l’État et les régions (Préconisation ayant fait l’objet d’un dissensus)

• Création d’une dynamique multi-acteurs

• Recueil de données statistiques

• Accompagnement des cédants et des porteurs de projet• Médiation entre cédants (ou propriétaires) et repreneurs

3. Organiser des rendez-vous pour sensibiliser les cédants potentiels à la transmission

4. Inciter financièrement à la transmission

• Revaloriser les retraites agricoles (au moins de 85% du SMIC, pénibilité)

• Clarifier et assouplir la cessation progressive d’activité

• Créer une indemnité viagère de transmission

• Supprimer les aides PAC à 70 ans ou dès la possibilité d’une retraite à taux plein

• Remettre à plat les avantages fiscaux

• Généraliser le recours au fonds de garantie sur les fermages

5.  Résoudre les problèmes de logement

• Favoriser l’octroi des aides pour acquérir et rénover des logements anciens

• Inciter à mettre en place la taxe d’habitation sur les logements vacants

• Faciliter l’accès aux logements communaux (zones en tension immobilière)

• Mobiliser les SAFER (droit de préemption)

• Autoriser l’installation temporaire d’habitats légers aux normes

6. Proposer 5 ans avant l’âge de la retraite l’inscription sur le Répertoire Départ Installation (idem pour les porteurs de projets)

7. Favoriser l’émergence de projets (réunions collectives multipartenaires de primo accueil annoncées via Pôle Emploi, réseaux sociaux, Internet…)

8. Élaborer un cahier des charges national pour concevoir des formations « amont » financées par CPF, Régions, Pôle-Emploi, VIVEA…

9. Améliorer les dispositifs de formation

• Transformer le BPREA :

– développer l’apprentissage et diversifier les activités

– créer une unité de formation pouvant être validée après l’installation effective

– intégrer des modules adaptés aux nouveaux profils

• Favoriser la prescription d’un stage de 1 à 6 mois dans le PPP

10. Multiplier les espaces tests grâce à un fonds d’amorçage

11. Favoriser le droit à l’essai

• Généraliser le « parrainage » et améliorer la situation des bénéficiaires

• Développer les tests en statut collectif (GAEC à l’essai, apport en industrie)

12. Faire évoluer la DJA vers une Dotation Nouvel Installé

• Porter à 50 ans la limite d’éligibilité

• Supprimer le caractère coercitif du plan d’entreprise et intégrer un volet transition agroécologique

13. Financer l’installation via la PAC :

• Doubler (2 à 4%) le volet « nouvel installé » et fonder l’aide sur un montant forfaitaire par nouvel installé

• Majorer les aides régionales pour les installations dans un Projet alimentaire territorial

• Utiliser le fonds de garantie (FEADER) pour faciliter le financement bancaire

14. S’appuyer sur le modèle coopératif

• Renforcer les collaborations coopératives/établissements d’enseignement agricole

• Développer le parrainage coopérateurs aînés/nouveaux installés

15. Ouvrir aux membres d’une Coopérative d’Activités et d’Emploi ou d’une Société Coopérative et Participative le dispositif d’aide à l’installation

16. Prendre en charge (5 ans) les coûts de certification « agriculture biologique »

17. Adopter une loi foncière

• Protéger les terres agricoles

• Faire de l’installation la priorité des outils de régulation et supprimer leurs contournements (formes sociétaires, travail à façon)

18. Taxer plus fortement les plus-values réalisées lors de changements de destination des terres

19. Permettre aux candidats à l’installation de présenter leur projet en CDOA

COVID-19 ET COMPORTEMENTS NUTRITIONNELS DES PARTICULIERS : L’ENQUETE NUTRINET PORTANT SUR 37 000 PERSONNES

L’étude NutriNet-Santé est une étude de santé publique coordonnée par l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN, Inserm / Inrae/ Cnam / Université Sorbonne Paris Nord), qui, grâce à l’engagement et à la fidélité de plus de 170 000 «Nutrinautes» fait avancer la recherche sur les liens entre la nutrition (alimentation, activité physique, état nutritionnel) et la santé. Lancée en 2009, l’étude a déjà donné lieu à plus de 200 publications scientifiques internationales.

Les résultats montrent trois types d’évolution des comportements nutritionnels pendant le confinement :

Des modifications plutôt défavorables à la santé : prise de poids pour 35% des participants (+1,8kg en moyenne en 2 mois entre mars et mai); diminution de l’activité physique pour 53%; augmentation du temps sédentaire pour 63% avec, chez ces personnes une moyenne de 7h/jour passées en position assise; augmentation de l’apport énergétique pour 23% (+443kcal/jour en moyenne); grignotage au moins une fois par jour pour 28% et augmentation du grignotage pour 21%; augmentation de la consommation de sucreries, biscuits et gâteaux, et d’alcool; diminution de la consommation de produits frais (fruits et poisson en particulier); 18 % des participants déclarent manger plus pour compenser l’ennui et 10 % à cause du stress.

Les participants qui présentaient ce profil étaient plus souvent âgés < 50 ans, des femmes, avec un plus haut niveau d’anxiété et de symptômes dépressifs, un plus haut niveau d’éducation mais de plus faibles revenus, avec des enfants < 18 ans présents à la maison, en télétravail pendant le confinement, et une plus forte proportion d’aliments ultra-transformés dans leur alimentation habituelle(avant le confinement). Ces modifications semblent liées à la perte d’opportunités liée au confinement: perte d’options pour faire de l’exercice due à la fermeture des salles de sport,ou pour manger dans les restaurants et lieux de travail, et accès limité aux lieux d’approvisionnement alimentaire habituels.

Au contraire, des modifications plutôt favorables à la santé: perte de poids pour 23%des participants (-2kg en moyenne), augmentation de l’activité physique pour 19%, augmentation du temps passé à cuisiner des plats «maison» pour 40%, volonté de rééquilibrage alimentaire pour 14%, notamment pour éviter de prendre du poids (21%) ou compenser une baisse d’activité physique (17%); augmentation de la consommation de fruits, légumes, légumineuses et noix, de poisson, diminution de la consommation de sucreries, biscuits et gâteaux, et d’alcool.

Les participants qui présentaient ce profil étaient plus souvent âgés < 50 ans, en surpoids ou obèses, fumeurs, avec un plus haut niveau d’anxiété et plus faible niveau de symptômes dépressifs,un niveau d’éducation et des revenus plus élevés, sans enfants < 18 ans à la maison, en situation de chômage partiel mais aussi de télétravail pendant le confinement ou encore étudiants (vraisemblablement ici ceux qui auraient rejoint le domicile familial), et une moindre qualité nutritionnelle pour leur alimentation habituelle (avant le confinement). Ainsi ces modifications semblent avoir été une adaptation favorable à la situation, entreprise par des individus ayant davantage les moyens et/ou les opportunités, et avec plus de marge de progrès au niveau nutritionnel, ou encore des individus préoccupés par leur santé et leurs risques face à la COVID-19 (ex. les individus en surpoids ou obèses)

• Enfin, les participants pour lesquels les comportements nutritionnels seraient restés relativement stables pendant le confinement étaient plus souvent âgés > 50 ans, des hommes, de poids normal, avec un plus faible niveau d’éducation, vivant dans villes < 100 000 habitants ou en zone rurale, avec des niveaux d’anxiété et de symptômes dépressifs moins élevés, sans emploi avant le confinement (retraités, au chômage, au foyer) ou ayant continué à travailler en dehors du domicile pendant le confinement (professions essentielles), et avec une plus grande qualité nutritionnelle et une moindre proportion d’aliments ultra-transformés pour leur alimentation habituelle (avant le confinement). Les participants ont par ailleurs déclaré avoir réduit le nombre de leurs lieux d’approvisionnement alimentaires (3,6 lieux d’approvisionnement alimentaires différents par personne en moyenne, soit 1,1 de moins qu’avant le confinement).

Les 3 lieux d’approvisionnement les plus cités étaient le supermarché (66%), la boulangerie (60%) et l’épicerie (41%). Une réduction importante a été observée pour la fréquentation des marchés (liée vraisemblablement à leur interdiction partielle). De légères augmentations ont été observées pour le recours aux achats à distance, et aux paniers producteurs. Par ailleurs, environ 27% des sujets ont déclaré être stressé à l’idée de manquer de certains aliments pendant le confinement mais seuls 3% ont déclaré avoir stocké plus d’aliments que d’habitude par crainte de pénuries (quand 45% déclarent l’avoir fait à cause de la fréquence réduite des achats).

L’ensemble de ces résultats suggère donc que le confinement a suscité, dans une part importante de la population, des comportements nutritionnels peu favorables à la santé qui, si maintenus sur le long terme pourraient accroître le risque de pathologies chroniques mais aussi impacter l’immunité. Toutefois, le confinement a aussi créé l’opportunité, pour une part non négligeable de la population, d’améliorer leurs comportements nutritionnels.

ACTUALITE : LOI RELATIVE A LA TRANSPARENCE DE L’INFORMATION SUR LES PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRES DU 10 JUIN 2020 EST PROMULGUÉE

Un important texte de loi sur l’étiquetage des produits alimentaires est maintenant applicable.

L’article 10 de la loi consacre la vente de semences de variétés du domaine public non inscrites au Catalogue officiel à des amateurs.

RV sur le présent site de Tournugeois Vivant à la rubrique « BASE DE DONNÉES JURIDIQUES ET DOCUMENTAIRES »

Cliquez ensuite sur « VEILLE LEGISLATIVE GENERALE »

Puis sur « LOI RELATIVE A LA TRANSPARENCE DE L’INFORMATION SUR LES PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRES DU 10 JUIN 2020″

LIBRE OPINION : DES NOUVELLES DE LA SANTE DU PUY DU FOU

A projet faramineux, pertes faramineuses !

Toujours plus grand !

Avec 2,3 millions de visiteurs par an, le  parc du Puy du Fou a été élu meilleur parc du monde en 2019 par l’IAAPA. Pour rester en haut du classement, le parc historique français, qui occupe à ce jour une superficie de presque 60 ha, a décidé d’investir dans de nouveaux spectacles et dans de gros chantiers immobiliers concernant notamment un complexe hôtelier. La capacité hôtelière du site va ainsi passer en 2020 à 500 chambres et 2 500 lits. Le dernier né, l’hôtel « Grand Siècle », ouvrira 96 chambres luxueuses « aux couleurs royales », installées dans 8 pavillons, le tout entouré de jardins de style Le Nôtre sur 3 ha. Un restaurant de 500 couverts doit également ouvrir. L’objectif du directeur du parc est d’accueillir 400 séminaires/an. En tout, les investissements récents sont estimés à plus de 62 millions d’euros.

Chaque année les bénéfices que le parc réalise, et qu’on situe à 8 à 9% du chiffre d’affaires, sont réinvestis dans le parc. Depuis sa création en 1977, ce sont donc plus de 450 millions d’euros qui ont été investis dans le parc.  Il s’agit de se développer toujours plus, pour attirer de plus en plus de monde.
Mais la pandémie de Covid-19 est venue troubler ces objectifs ambitieux. En 2020, le parc n’a pas ouvert à la date prévue. Les conséquences ont été immédiates.

Les risques du gigantisme : un colosse aux pieds d’argile ?

Philippe de Villiers, le fondateur du Puy du Fou , n’a eu de cesse d’alerter le gouvernement ces dernières semaines sur la situation financière du parc :  » Le Puy du Fou se prépare à toutes les éventualités mais une saison blanche nous ferait courir de grands risques. Nous serions très fragilisés. « ou encore « La limitation des déplacements des Français peut impacter gravement notre activité.  La perte financière est évaluée à 50 millions d’euros.«  Il s’avère effectivement que les pertes journalières du parc sont estimées à 1 million d’euros par jour et depuis le début de la crise, elles s’élèveraient à 40 % du chiffre d’affaires annuel ( celui-ci était de 120 000 000 d’euros en 2019).

Nul doute également que la crise impactera les les projets de développement à l’international, en Espagne, en Chine et aussi en Autriche et en Italie. Toutes ces ramifications dans plusieurs pays ne font qu’accentuer le risque global supporté par le Puy du Fou. C’est ce risque lié au gigantisme et à la mondialisation qui doit être pris en compte aujourd’hui dans les projets de création de parcs de loisirs ou de parcs touristiques qui semblent avoir le vent en poupe. La maîtrise de ce risque nécessite qu’on se pose les bonnes questions au moment où il est encore temps.

Questions posées

Le type de situation que nous vivons pose bien des questions, qui ne sont pas seulement financières. Les dimensions sanitaires, sociales, écologiques et économiques doivent être prises en compte.

  • Quels seront les conséquences du confinement sur l’équilibre financier du parc et sur son taux d’endettement ?

  • Que deviennent les centaines d’entreprises et les milliers d’emplois qui assurent le bon fonctionnement et les approvisionnements du parc, en cas d’arrêt ou de ralentissement sensible de l’activité  ?

  • Faudra-t-il injecter des fonds publics sous une forme ou une autre pour rétablir les équilibres ?

  • Aujourd’hui, on autorise le Puy du Fou à rouvrir ses portes et à accueillir plus de 25 000 personnes, alors que les festivals, les manifestations culturelles estivales restent interdites. Où est la logique ? Où est la cohérence ? N’est-ce pas un mauvais signe pour la culture !

  • En outre, la crise récente vient de mettre en évidence tous les inconvénients de la mondialisation dans la plupart des domaines, santé, agriculture, industrie, technologies,  transports… Pourquoi chercher encore à créer des parcs historiques bâtis sur un même modèle dans tous les grands pays du monde ? N’y a-t-il pas d’autres voies à prendre, d’autres chemins à emprunter, d’autres priorités à définir ? Quels seront les besoins réels de la population dans les années à venir ?

  • Enfin, quand va-t-on prendre au sérieux ceux, de plus en plus nombreux, qui nous alertent sur la détérioration des conditions climatiques, sur la dégradation de notre environnement et sur les conséquences néfastes de l’artificialisation des terres ? Faut-il encore plus de voitures, plus de béton, plus d’attractions rassemblant des milliers de personnes, ou faut-il que nous jetions prioritairement les bases d’une société plus économe de moyens, protégeant la biodiversité et assurant à tous une sécurité alimentaire à base de produits sains et de qualité ?

                                                                                                                  G.M.

Dans cette rubrique, les propos tenus n’engagent que leur auteur.

DECRET DU 8 AVRIL 2020 relatif au « droit de dérogation reconnu au préfet »

Les préfets peuvent désormais, grâce à ce décret

– restreindre la durée d’une enquête publique

– passer outre une étude d’impact

– limiter certaines consultations préalables

– ou même déroger à la nomenclature dite ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement).

Mercredi 27 mai 2020, quatre associations — les Amis de la Terre France, Notre affaire à tous, Wild Legal et Maiouri Nature Guyane — ont déposé un recours au Conseil d’État afin d’obtenir l’annulation de ce décret. Ils dénoncent « une procédure de passe-droit particulièrement dangereuse sur certains territoires déjà soumis à une forte pression de la part des industriels ».

Pour Marine Calmet, juriste des associations Maiouri Nature Guyane et Wild Legal, « ce nouveau décret illustre parfaitement la tendance mortifère de détricotage du droit de l’environnement actuellement en cours en France ». Malgré les dangers directs et graves de ce texte en matière écologique, ni les autorités environnementales ni le public n’ont été consultés avant l’adoption du décret, précisent les associations.

SOURCE : https://reporterre.net/Quatre-associations-attaquent-le-decret-permettant-de-deroger-aux-normes

Extrait

LA PAUVRETÉ EN FRANCE : RAPPORT D’ATD QUART MONDE, LE SECOURS CATHOLIQUE, CARITAS FRANCE…

Menée en France par ATD Quart Monde, le Secours Catholique – Caritas France, l’Association des Centres Socio-Culturels des 3 cités à Poitiers et une enseignante-chercheuse de l’Institut Catholique de Paris, cette recherche participative a permis de dégager huit dimensions de la pauvreté, en partant de la vie des personnes qui en souffrent : privations matérielles et de droits, peurs et souffrance, dégradation de la santé physique et mentale, maltraitance sociale, maltraitance institutionnelle, isolement, contraintes de temps et d’espace, compétences acquises et non reconnues par la société.

Articuler un « penser global » et un « agir local » : la territorialisation des « Community Supported Agriculture » (Communauté de soutien à l’Agriculture?)

Qu’est-ce qu’une C.S.A. ?

Qu’il s’agisse de groupes de consommateurs s’approvisionnant directement auprès d’agriculteurs ou, selon les pays, qu’il s’agisse plutôt de producteurs fédérant autour d’eux une communauté de consommateurs, les « Community Supported Agriculture » (CSA) sont des initiatives locales qui se développent partout dans le monde et partagent un même positionnement militant vis-à-vis de grands problèmes de la planète, tels que la « malbouffe », l’exploitation des paysanneries ou la dégradation de l’environnement.

La multiplication des « Community Supported Agriculture » (CSA) et de leurs variantes s’observe dans le monde entier, à partir de préoccupations formulées partout dans des termes très similaires : rechercher une alimentation saine, promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement, favoriser la relocalisation de l’économie… Ces réflexions sur les circuits courts s’appuient largement sur un partage d’expériences diffusées de manière très globalisée, valorisant une relation directe du local au global. Des observations menées localement en France et au Mexique, croisées avec une revue de la littérature, une analyse cartographique des CSA en Europe et une analyse de leurs sites internet permet toutefois de montrer que cette relation du local au global vient en interaction et non en remplacement d’une territorialisation multiscalaire, éclairant l’un des aspects de la convergence supposée entre l’écologisation des pratiques et la territorialisation des activités, à savoir le jeu d’échelles géographiques que cette convergence implique.

L’auteur :  Michaël Pouzenc est professeur en géographie. Il dirige le Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires (LISST).

Ses thèmes de recherche sont : construction de ressources en espace rural, qualité territorialisée des produits agroalimentaires, relations de proximité agriculteurs-consommateurs, réorganisation spatiale du commerce alimentaire, évolution des pratiques des usagers et consommateurs, relations entre la grande distribution et la production agroalimentaire ; prise en compte du développement durable par ce système d’acteurs, implications des thèmes précédents pour le développement territorial, évolution des politiques de développement territorial appliquées à l’espace rural.
pouzenc@univ-tlse2.fr

Pour lire cet article de Michael POUZENC dans son intégralité :

https://journals.openedition.org/developpementdurable/16922#tocto1n1

 

 

LA CONF’ ET LA FNAB ONT RECENSÉ LES PLATE-FORMES DE VENTE DIRECTE

PENDANT LA PERIODE DE CONFINEMENT, LA FNAB ET LA CONF’ ONT RECENSÉ LES INITIATIVES EN MATIÈRE DE VENTE DIRECTE ET DE CIRCUITS COURTS.

  • CERTAINES EXISTENT DANS LE TOURNUGEOIS COMME LES AMAP OU LE GUIDE DES PRODUCTEURS BIO DE TOURNUGEOIS VIVANT :

OUTILS_VENTE_DIRECTE

 

  • DES INITIATIVES ONT VU LE JOUR UN PEU PARTOUT EN FRANCE ET AUSSI DANS LE TOURNUGEOIS CONCERNANT LES MODES DE DISTRIBUTION ALTERNATIFS : EPICERIE MOBILE, REGROUPEMENT DE PRODUCTEURS POUR LA VENTE A LA FERME, GROUPEMENTS DES ACHATS POUR UN VILLAGE, CRÉATION D’UNE AMAP, DELOCALISATION DES MARCHÉS…

2020.03.26_Doc-FNAB-CONF-Alternatives

SAONE ET LOIRE : ÉPANDAGE DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES PRES DES HABITATIONS – CONCERTATION ET OPPOSITIONS

LE PROJET DE CHARTE DEPARTEMENTALE ENCADRANT L’USAGE DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES

Objectifs de la Charte

Dans un souci du « bien vivre ensemble », le présent projet de charte vise à favoriser le dialogue entre les habitants, les élus locaux et les agriculteurs et à répondre aux enjeux de santé publique liés à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques en agriculture, particulièrement à proximité des lieux habités.

Son objectif est aussi de formaliser les engagements des agriculteurs du département de Saône-et-Loire à respecter des mesures de protection des personnes habitant à proximité des parcelles agricoles lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques en agriculture, en réponse au nouveau contexte légal et réglementaire et dans ce cadre uniquement, en se limitant aux mesures prévues par le décret n°2019-1500 du 27 décembre 2019.

La charte précise notamment les distances de sécurité et les mesures apportant des garanties équivalentes en matière d’exposition des habitants. Elle constitue une condition nécessaire pour permettre une adaptation des distances de sécurité.

Déroulement de la phase de concertation publique

La concertation publique qui s’ouvre aujourd’hui via le site internet de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire vise à recueillir les observations des riverains ou de leurs représentants et des associations départementales ayant pour objet statutaire la défense des intérêts collectifs des habitants sur les chartes.

Elle s’inscrit dans le prolongement de plusieurs réunions qui se sont tenues durant le second semestre 2019 associant les différents acteurs concernées (organisations professionnelles agricoles, mairies, associations de consommateurs, de riverains, de protection de l’environnement, …)

La phase de concertation est ouverte jusqu’au 30 juin 2020.

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QUELS ARGUMENTS POUR LES OPPOSANTS AUX DEROGATIONS ?

Cette démarche qui consiste à déroger aux normes protectrices est contestée par nombre d’organisations qui luttent pour la défense de l’environnement et contre l’utilisation des pesticides.

  • FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT

POSITION DE FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT
  • L’UFC QUE CHOISIR

POSITION DE L’UFC QUE CHOISIR
  • DOSSIER DE PRESSE DES OPPOSANTS AUX DÉROGATIONS SUR L’EPANDAGE DES PESTICIDES

Voir également le dossier de presse des associations qui demandent l’arrêt immédiat des dérogations aux distances d’épandage.

POSITION DES ASSOCIATIONS QUI ENGAGENT UN RECOURS EN JUSTICE

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Le débat est ouvert, chaque association, chaque citoyen peut exprimer son avis. Voici les éléments qui vous permettront de participer aux débats.

PROJET DE CHARTE

https://bourgognefranchecomte.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/Bourgogne-Franche-Comte/061_Inst-Bourgogne-Franche-Comte/CA71/71AGRI_Techniques/71Environnement/Charte_phyo71_projet_2020_02_13.pdf

VOUS POUVEZ FORMULER VOS COMMENTAIRES VIA LE FORMULAIRE EN LIGNE A L’ADRESSE SUIVANTE :

https://bourgognefranchecomte.chambres-agriculture.fr/saone-et-loire/techniques-infos/environnement/projet-de-charte-dutilisation-de-produits-phytopharmaceutiques/

Vos commentaires seront transmis à la Préfecture à l’issue de la consultation.

CORONAVIRUS : INFOS POUR LES ASSOCIATIONS ET AUTRES PERSONNES MORALES

Ordonnance no 2020-321 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles de réunion et de délibération des assemblées et organes dirigeants des personnes morales et entités dépourvues de personnalité morale de droit privé en raison de l’épidémie de covid-19

POUR ACCEDER AU TEXTE CLIQUEZ CI-DESSOUS :

https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000041755899

POUR LES AG DES ASSOCIATIONS NOTAMMENT VOICI UN SCHEMA EXPLICATIF DES MESURES D’URGENCE PRISES PAR LES POUVOIRS PUBLICS:

CONFERENCE EN LIGNE DE MICHEL DURU : « Le COVID-19, une maladie de l’anthropocène qui nécessite une approche de santé globale »

Si VOUS AVEZ 1H20 DEVANT VOUS, VOUS POUVEZ VOUS CONNECTER SUR UNE CONFERENCE FACEBOOK DE Michel DURU,  Directeur de Recherche INRA-Toulouse – UMR AGIR « Agroécologie, Innovations & Territoires »

Sur le thème un peu énigmatique pour les profanes :                           

« Le COVID 19, une maladie de l’anthropocène qui nécessite une approche de santé globale » 

La pandémie due au coronavirus (Covid-19) avec ses conséquences sanitaires, sociétales et économiques dramatiques, du fait de son ampleur, de son intensité et de son étendue géographique, questionne nos modes de vie. L’analyse des relations entre les éléments clefs qui génèrent des impacts majeurs sur la santé des écosystèmes et la santé des organismes et des populations, montre qu’il faut revoir en profondeur nos façons de produire en agriculture, de s’alimenter et de se soigner en changeant tout autant les politiques publiques que nos choix individuels. L’état de nos connaissances permet d’ores et déjà de mettre en œuvre des politiques et des pratiques plus préventives :

– d’une part pour réduire les risques de pandémie par un système alimentaire moins consommateur de ressources détruisant les milieux naturels,

– d’autre part en réduisant notre vulnérabilité aux effets potentiellement délétères des virus, notamment pour les personnes ayant un profil à risque. Ainsi, le diabète qui résulte pour partie de travers de notre système alimentaire, concerne environ 5,4% de la population française dont 42% ont moins de 65 ans.

Pour accéder à la conférence en replay, cliquez sur le lien ci-dessous (mais ne vous attardez pas sur la mise au point au départ, commencer à -1.20.40 de la fin de la vidéo (ou à + 5.12 du démarrage de la vidéo) sur le compteur de temps.

Attention : certains internautes nous préviennent que le lien ci-dessous n’est pas actif. Il s’agit vraisemblablement d’un problème temporaire qui devrait trouver une solution. Le lien direct sur facebook connaît le même problème.

C’est peut-être la contrepartie de l’intérêt suscité par cette conférence.

Nous vous préviendrons lorsque le lien sera rétabli.

https://www.facebook.com/intervenant.conferencier/videos/136661484633662/

Le lien pour télécharger les visuels de la conférence de M. DURU figure en bas de la page Facebook.

L’info nous a été transmise par la CAPEN 71 dont Tournugeois Vivant est membre. Merci à la CAPEN.

En attendant le rétablissement du lien Facebook, pour ceux que ça intéresse, voici un autre lien, qui fonctionne, sur la même thématique que le conférence ci-dessus, mais c’est à lire :

https://revue-sesame-inrae.fr/sante-unique-pour-un-nouveau-regard-sur-lagriculture-lenvironnement-et-lalimentation-1/

PENDANT LE CONFINEMENT : QUELLES INITIATIVES LOCALES ? DITES-NOUS !

EN PERIODE DE CORONAVIRUS ET DE CONFINEMENT:

  • IL SE PASSE DES CHOSES DANS VOTRE VILLE OU DANS VOTRE VILLAGE EN MATIÈRE DE PRODUCTION OU D’APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE
  • DES INITIATIVES PRISES PAR LES HABITANTS OU PAR LES MAIRIES TEMOIGNENT D’UN ELAN DE SOLIDARITÉ ET/OU D’UNE VOLONTÉ D’EVOLUER VERS UN NOUVEAU MODELE DE PRODUCTION ET D’ACCÈS LOCAL A L’ALIMENTATION… EN METTANT EN PLACE PAR EXEMPLE DES CIRCUITS COURTS, DES REGROUPEMENTS DE COMMANDES, DES VENTES MOBILES, DES LIVRAISONS A DOMICILE…

MERCI DE NOUS INFORMER EN QUELQUES LIGNES DE CES INITIATIVES EN ÉCRIVANT À :

tournugeois.vivant@gmail.com

Le cas échéant, nous reprendrons contact avec vous pour en savoir plus.

Le magasin de producteurs « le Cellier paysan » reste ouvert (71) pendant le confinement

  Le magasin de producteurs « le Cellier paysan » à Azé (71) qui a ouvert en début d’année reste ouvert pendant le confinement aux horaires suivants :

les mercredi, vendredi de 15h à 19h

et le samedi de 9h à 12h30

Pour rappel, tous les producteurs sont situés à moins de 50km d’Azé, à l’exception de deux (produits à base de châtaignes de Lozère et miel du Jura). Plusieurs d’entre eux viennent du TOURNUGEOIS.

La quasi-totalité des produits proposés sont certifiés bio ou en conversion vers l’agriculture biologique (tous les producteurs ayant été choisis pour leurs pratiques vertueuses et respectant le vivant et l’être humain).

Vous trouverez en bio : du pain de deux paysans-boulangers, des légumes, du miel, des fromages de vache, chèvre et brebis, d’autres produits laitiers, du vin, de la bière, des tisanes, des jus de fruits et nectars, des glaces, de la confiture…

Pour tout renseignement : lecellierpaysanaze@gmail.com

Source : Bio Bourgogne

BOUTIQUE ÉPHÉMÈRE DE PRODUCTEURS LOCAUX A MONTCEAU

Selon le Journal de Saône-et-Loire du 30/04 :

Une douzaine de producteurs de la région ont décidé d’ouvrir une boutique éphémère à côté de la Mairie de Montceau.

François Guillet de l’association Creusot Montceau Transition : « La crise sanitaire met en lumière l’importance des productions locales. Elle a précipité l’idée que nous avions d’ouvrir un pas-de-porte qui vienne en complément des marchés. »

Dans cette boutique on trouve aujourd’hui : des fromages de chèvre, des volailles, des conserves de plats cuisinés, du miel, de la bière et des masques pour se protéger contre le coronavirus.

Une initiative à dupliquer peut-être.