LA PLATEFORME RECOLTE DE TERRE DE LIENS

Pour aider les collectivités et les citoyens à agir en faveur de la préservation des terres agricoles, Terre de Liens et INRAE lancent ensemble la plateforme collaborative RÉCOLTE – Recueil d’initiatives foncières.

En proposant des expériences innovantes de gestion du foncier agricole, ce nouveau site web contribue à la sauvegarde des terres et à l’installation d’agriculteurs. Ce site consacre également un projet de sciences participatives au service de la transition agricole et alimentaire des territoires.

En France, 88 hectares de terres agricoles disparaissent chaque jour et la moitié des agriculteurs partira à la retraite d’ici dix ans. La gestion des terres agricoles est au cœur de l’adaptation de l’agriculture aux attentes de la société en matière d’environnement et d’alimentation.

Il y a donc un enjeu majeur à outiller les acteurs locaux et les politiques publiques et progresser vers une gestion du foncier favorable à la transition agricole et alimentaire des territoires.

L’AGRICULTURE BIO A L’EMBARQU’

Hier mercredi 14 octobre a eu lieu à l’Embarqu’ une présentation sur le thème « Où en est-on de l’Agricuture biologique ? »

Les invités étaient Bernard Kremp éleveur bio en Côte d’Or, Président de « Semeurs du possible », ancien Président de Bio Bourgogne (Réseau régional des agriculteurs bio et portail de la bio en Bourgogne) , ancien Président du Gab21 ( Groupement des agris bio de Côte d’or) et Aline Vue, animatrice territoriale Saône-et-Loire à Bio Bourgogne.

Lionel Badot a accueilli les invités, puis il a présenté les activités de l’Embarqu’, le nouveau café associatif de Tournus ainsi que les règles sanitaires à respecter pendant la soirée.

L’assistance a rempli l’espace disponible, dans la limite de la jauge prévue et dans le strict respect des normes sanitaires.

Bernard Kremp a exposé avec passion et conviction son vécu de l’agriculture bio.

Dès 1965, son père a commencé à transformer ses méthodes de culture. Aujourd’hui la ferme est là et bien là. Ce qui signifie que l’agriculture bio est viable, pérenne et rentable.

La ferme de la famille Kremp, est située dans le val de Saône (entre Dijon et Besançon) sur la commune de Flagey-lès-Auxonne en Côte d’Or. Elle est l’image de l’évolution de l’agriculture française, délaissant l’élevage intensif pour se consacrer au bio.

L’intervenant a beaucoup insisté sur l’importance pour l’agriculteur de bien connaître son sol, en profondeur.  L’essentiel, c’est l’équilibre du sol afin de récolter un fourrage équilibré et de qualité.

L’intervention de Bernard Kremp a amené les participants à poser des questions et à apporter des témoignages sur des situations vécues. On a parlé des épandages, de la PAC, de la taille des exploitations, de l’appétit des financiers pour les terrains des grosses exploitations…

 

 

 

 

 

 

 

Aline Vue a ensuite présenté la situation de l’agriculture biologique en France et en Saône-et-Loire. Voici quelques tableaux établis par Bio Bourgogne :

Selon Bio Bourgogne : le futur des conversions en bio se révèle incertain en raison des potentielles remises en cause des aides bio, en particulier des aides au maintien, dans le cadre de la future Politique agricole commune (PAC). Les enjeux de la préservation de la ressource en eau ainsi que de la biodiversité et de la santé humaine apparaissent pourtant comme essentiels. Les conversions devraient se poursuivre en 2020 quoique probablement moins nombreuses que les années précédentes.

SOIRÉE AGRICULTURE BIOLOGIQUE À L’EMBARQU’

 Café Eco-société le mercredi 14 octobre de 19h30 à 21h30

(périodicité tous les deux mois)

Echange-débat sur le thème suivant :

« Où en est-on de l’agriculture biologique, en France, en Bourgogne et Saône-et-Loire, et en Tournugeois ?      

Mais qu’est-ce que l’agriculture biologique au juste ? »

Intervenants :

– Bernard Kremp : éleveur bio en Côte d’Or, Président de « Semeurs du possible », ancien Président de Bio Bourgogne (Réseau régional des agriculteurs bio et portail de la bio en Bourgogne) , ancien Président du Gab21 ( Groupement des agris bio de Côte d’or)

– Aline Vue : animatrice territoriale Saône-et-Loire à Bio Bourgogne

Jauge : 40 places pour cause de Covid, masque obligatoire.

Réserver par sms au 06 32 65 73 29, ou par mail lionelbadot@orange.fr

Boissons, et petite collation possible sur place.

L’Embarqu’ sera ouvert ce jour-là à compter de 14h30.

LOI FONCIÈRE : C’EST POUR QUAND ?

Dix organisations, dont des ONG et des organismes professionnels agricoles, appellent le gouvernement à « respecter ses engagements » en inscrivant à l’agenda parlementaire un projet de loi foncière destiné notamment à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs et le développement de l’agroécologie.

Ce plaidoyer est cosigné entre autres par la Confédération paysanne, la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), Terre de liens,  Greenpeace ou la fondation Nicolas Hulot. Il estime « indispensable et urgente » une refonte de la politique foncière actuelle afin de « revaloriser et dynamiser nos campagnes » en facilitant l’installation de nouveaux paysans et « la transmission des fermes en agroécologie ». 

Le temps presse, affirment les organisations : « Chaque jour, en France, plus de 100 hectares disparaissent sous le béton ou le bitume », « et chaque mois 500 agriculteurs arrêtent leur métier sans être remplacés »

Il s’agit aussi, selon ce collectif, de « préserver le climat et la biodiversité, stopper les accaparements fonciers en France et ailleurs et tendre vers la souveraineté alimentaire ».

SUGGESTION : Cours pratiques d’Agriculture/Permaculture/Cuisine de la maternelle au bac

Programme de la graine à l’assiette

Afin que chaque individu puisse :
– Apprendre à se nourrir pour sa sécurité alimentaire
– Développer de l’empathie vis a vis du vivant le premier bien commun
– Etre en bonne santé grâce à une alimentation locale et équilibrée
– Comprendre la valeur de la nourriture (lutte anti gaspillage)

Exemples pratiques :

– Désasphalter les cours d’écoles
– Mettre en place par tous les moyens des systèmes de cultures dans les écoles (bac, pleine terre…)
– Remettre des salles de cuisines dans les écoles
– Cultiver sur les stades de foot
– Visites de fermes à chaque saison
– Dialogues avec des cultivateurs, des paysans et des permaculteurs.
– Connexion directe et pratique entre les collectivités et les écoles pour la mise en place de jardins et la facilitation d’implantation de dispositifs agricoles proches des habitations pour assurer la continuité pédagogique.

source : https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/processes/lejourdapres/f/15/proposals/4275?component_id=15&locale=fr&participatory_process_slug=lejourdapres

ASSOCIATIONS CULTURELLES : INFO IMPORTANTE

Plan de soutien départemental aux associations culturelles

Les associations culturelles ne sont pas épargnées par les conséquences de la pandémie de coronavirus et des mesures de confinement sur leurs activités.
Pour vous venir en aide, le Département a adopté un plan de soutien exceptionnel d’un montant de 500 000€.
L’aide départementale apportée pourra aller de 500€ à 20 000€.

Les dossiers devront être déposés avant le 17 octobre.

Les montants attribués vous seront communiquées à l’issue d’une commission qui se tiendra le 19 novembre.
Dépôt du dossier « plan de soutien culture » uniquement en ligne (avant le 17 octobre 2020) en cliquant ICI

https://www.saoneetloire71.fr/plan-de-soutien-culture

DOCUMENTS À FOURNIR EN LIGNE EN FORMAT PDF

• Statuts de l’association
• Relevé d’identité bancaire au nom de l’association, contenant le code IBAN
• Budget réalisé de l’année 2019
• Budget prévisionnel de l’année 2020
• Document d’identité du demandeur

PROCHAIN EVENEMENT AUX ACCORDS DU LION D’OR À SIMANDRE

« Opéra sans l’sou »
samedi 10/10/2020
20h00

AUX ACCORDS DU LION D’OR À SIMANDRE

Julien Picard et Anna Kupfer ont pu répéter dans la salle de bal cet été en résidence, ils partagent avec nous leur première.
Cela devait être un spectacle, l’histoire de voleurs et de mendiants qui a inspiré l’Opéra de quatr’sous de Brecht, ce sera un concert.

FORMATION AU LOGICIEL « PARCEL » ORGANISÉE À TOURNUS PAR TERRE DE LIENS

Nous avons déjà parlé plusieurs fois de  » Parcel » sur notre site. Mais un rappel s’impose.

PARCEL C’EST QUOI ?

PARCEL est un outil web simple, ludique et gratuit, permettant d’évaluer pour un territoire donné les surfaces agricoles nécessaires pour se nourrir localement, ainsi que les emplois agricoles et les impacts écologiques associés à d’éventuels changements de mode de production agricole et/ou de régimes alimentaires (émissions de gaz à effet de serre, pollution des ressources en eau, effets sur la biodiversité…)

Développé par Terre de Liens, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et le BASIC, PARCEL invite les citoyens et les élus à se saisir des enjeux actuels de l’alimentation en leur proposant de « jouer » sur 3 des principaux leviers de durabilité de l’alimentation :

  • La reterritorialisation des filières alimentaires
  • Les modes de production agricole
  • La composition des régimes alimentaires

Les acteurs locaux pourront ainsi développer plusieurs scénarios à leur(s) échelle(s) afin de nourrir les nécessaires débats sur les questions de la transition alimentaire et de l’usage des terres agricoles dans les territoires.

A Tournus, une journée de formation a été organisée par Terre de Liens à laquelle ont participé des membres de groupes locaux de Terre de Liens ainsi que des personnes extérieures, membres d’associations ou élus. Les participants à la formation qui étaient au nombre de 15, avaient déjà suivi 2 séquences de formation à distance en ligne destinées à la découverte du logiciel.

Cette fois-ci la formation se faisait en « présentiel » avec Damien, l’animateur de TdL. Il ne s’agissait plus d’entrer dans la mécanique du logiciel, mais bien de réfléchir en commun à son utilisation dans des situations concrètes (jeux de rôles).


 Journée de formation à Parcel à Tournus le 22 septembre avec 15 participants

L’intérêt de cette journée a été de mettre en pratique à travers des cas concrets l’utilisation qui pouvait être faite de l’outil PARCEL. Ces cas ont montré la nécessité pour les utilisateurs de bien s’imprégner de la logique de l’outil, de manière à pouvoir faire des projections sur l’avenir d’un territoire et à les justifier devant des tiers.

BIEN MAÎTRISER L’OUTIL

Pour l’utiliser en situation avec des interlocuteurs devant soi, des élus par exemple, il est nécessaire d’avoir une véritable maîtrise de l’outil. Ce qui nécessite des heures de pratique, seul et/ou à plusieurs. Il faut également éviter l’écueil de faire de l’ordinateur le troisième personnage dans un entretien à deux par exemple. C’est ce qu’ont montré les jeux de rôle.

Les participants à la journée de formation à Parcel à Tournus

UN BON OUTIL POUR PRÉPARER DES PRÉSENTATIONS OU DES DÉBATS

Pour les stagiaires, Parcel permet de préparer des entretiens ou des présentations devant différents types de publics. Il offre la possibilité de construire différents scénarios en jouant sur les variables d’entrée. Il met notamment clairement en évidence les conséquences des choix que l’on peut faire en matière de relocalisation de l’agriculture sur un territoire donné, de changement de régime alimentaire ainsi que de développement d’une alimentation bio. On connaît les obligations de la loi EGALIM concernant notamment les cantines scolaires et la part de bio dans les menus.

Il prend aussi en compte les impacts sur l’emploi.

LES RETOURS DES PARTICIPANTS CONSTITUERONT UNE VRAIE RICHESSE

Les remontées des données collectées auprès des participants aux formations, ainsi que la présentation de recueils de cas pratiques permettront sans nul doute de développer l’opérationnalité de Parcel, dans les mois à venir.

Au final le principal apport de Parcel est de permettre la combinaison de données multiples pour traiter des situations qui restent spécifiques car liées chacune à un territoire déterminé.

G.M.

 Journée de formation à Parcel à Tournus le 22 septembre

SIMANDRE : EXPOSITION DES FERMES SIMANDRINES AUX ACCORDS DU LION D’OR : UNE VRAIE REUSSITE !

Samedi et dimanche derniers les habitants de Simandre et les visiteurs ont pu se replonger dans un passé qui n’est pas si lointain, celui des fermes situées à Simandre et aux alentours. Ainsi a-t-on pu mesurer l’évolution des métiers de la terre depuis les années 60.

Plusieurs membres de Tournugeois Vivant ont visité l’exposition qui rassemblait à la fois des objets et de la documentation sur les fermes dans les années d’après-guerre.

Nous avons pu observer la modification des espaces ruraux entre les années 1945 et aujourd’hui, à partir de photos prises d’avion. Là où il y avait des parcelles multiples de champs, souvent bordés de haies, il n’y a plus aujourd’hui que des grands espaces où l’on cultive céréales, colza et autres…

Ce sont les machines qui font le travail. Là où des dizaines de personnes s’affairaient pour le battage du blé, aujourd’hui, une à deux personnes suffisent, dès lors que le matériel est là. Mais l’objectif de l’exposition n’est pas de regretter l’ancien temps, c’est au contraire de prendre conscience de la richesse patrimoniale que représentent toutes ces activités, tous ces outils, toutes ces traditions et d’essayer de comprendre les évolutions, en discutant avec les agriculteurs d’aujourd’hui.

Mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux vivre ensemble pour préparer demain.

Une projection de photos d’époque dans la magnifique salle de bal du Lion d’Or, et même plus anciennes, a permis à des habitants de Simandre d’identifier les habitants des fermes au moment de la moisson, ou des veillées, ou encore dans les différents travaux des champs et de discuter avec l’assistance.

La transmission de génération en génération est quelque chose de très important.

Bravo à toute l’équipe qui a œuvré à la réussite de cette exposition.

G.M.