SOYONS SOLIDAIRES AVEC SOPHIE !

LE PROJET DE SOPHIE : UN GROUPE FROID POUR MON NOUVEAU CAMION-EPICERIE MOBILE

Dans la FEUILLE DE CHOU N°8, TOURNUGEOIS VIVANT avait consacré un article à l’activité d’épicerie mobile de Sophie. Nous soulignions le rôle essentiel que joue ce type de commerce mobile pour approvisionner des personnes qui sont pour la plupart des personnes âgées ou qui ont des difficultés à se déplacer. Nous mettions en évidence le rôle social que joue Sophie auprès de ses clients. Les commerces fixes ayant déserté la plupart des villages, les services publics s’étant concentrés dans les centres-bourg d’importance, le temps des facteurs étant compté, c’est Sophie qui crée chaque jour du lien social autour de son camion. C’est aussi elle qui rend des petits services, qui dépanne des personnes seules, isolées ou à capacité réduite.

Sophie exerce son activité d’épicerie mobile depuis 7 ans. Chaque semaine elle parcourt les routes de l’est Tournugeois, elle visite plus de 20 villages entre Nanton et Donzy-le-Pertuis.

Elle est très motivée par son métier et au-delà des opérations d’achat et de vente de produits, ce sont les rapports humains avec ses producteurs et avec ses clients qui la passionnent.

 

EN QUOI CONSISTE LE PROJET ?

Depuis quelques temps elle sait que son camion actuel, qui a plus de 26 ans, et au bout de sa course, elle redoute de devoir arrêter son activité, faute de son principal outil de travail.

 

 

 

 

 

 Le camion actuel de Sophie sera bientôt « HS ».

Que ce soient des camions d’occasion (lorsqu’on en trouve) ou des camions neufs, le coût d’achat est très élevé pour un commerce mobile comme le sien.

 

Un camion magasin coûte très cher, aux alentours de 80 000 €.

Face à un investissement aussi lourd, la banque est sur une position de réserve et les fonds propres de Sophie ne sont pas suffisants.

Dans ces conditions Sophie s’est résolue à faire appel aux collectivités territoriales, à la Chambre de Commerce et d’Industrie, ainsi qu’à d’autres organismes pour réunir une partie des fonds nécessaires. Les dossiers sont en cours, mais rien n’est gagné d’avance.

UN APPEL A LA SOLIDARITÉ POUR FINANCER L’INSTALLATION « FROID »

Même si elle a beaucoup hésité, en définitive, Sophie a décidé de lancer un appel à la solidarité  en ayant recours à une cagnotte à laquelle chacun peut participer sur les sites TUDIGO et COCCIGO de la Chambre de Commerce. Les montants ainsi collectés serviront à financer les installations « froid » du futur camion. Cela représente un coût de plus de 15 000 €.

LES CLIENTS DE SOPHIE LA SOUTIENNENT

Ses clients, Sophie les connaît bien, elle en parle toujours avec émotion.

« Ce sont plus que des clients pour moi. Ce sont des personnes avec qui j’aime échanger. Dans la mesure du possible, je les écoute et parfois je leur rends des petits services. J’ai un rapport souvent très chaleureux avec eux. La relation que nous avons établie dans la durée va bien au-delà d’un acte d’achat-vente. C’est ce que j’apprécie le plus dans mon métier. Je compte certes beaucoup de personnes âgées chez mes clients, mais lorsqu’ils sont chez eux au moment où je passe, de plus en plus de jeunes ménages viennent acheter des produits locaux, sains et de qualité au camion (notamment des produits bio). »

 

 

 

 

 

 

Dans un article récent Patrick Mayen, évoquant la tournée d’une collègue de Sophie exerçant ses activités dans le Morvan écrivait : « Une partie des clients l’attend parce qu’ils n’ont pas les moyens de se déplacer, soit parce qu’ils n’ont pas de voiture, soit parce qu’ils ne peuvent ou ne veulent plus conduire. La tournée est une source d’autonomie, de sécurité et de sérénité pour eux, concernant un besoin fondamental : celui de l’accès aux produits nécessaires à la vie. La sécurité est aussi assurée par la certitude qu’ils ont que la tournée sera assurée, vaille que vaille. »

LES PRODUCTEURS LA SOUTIENNENT AUSSI

Si l’on met à part les produits d’épicerie sèche, les fournisseurs de Sophie en produits frais sont des producteurs locaux qui cultivent en agriculture raisonnée ou en bio. Elle a établi des liens étroits avec eux. Ils ont décidé de soutenir Sophie sous différentes formes. Et cet élan a beaucoup touché Sophie.

TOURNUGEOIS VIVANT SOUTIENT LE PROJET DE SOPHIE

C’est un projet qui facilite l’accès à une alimentation saine dans les zones rurales.

Où en est la participation financière au 25 octobre ?

LE PREMIER OBJECTIF DE 4 000€ A ÉTÉ ATTEINT EN UNE SEMAINE.

« VOUS ETES FORMIDABLES » dit Sophie aux 41 contributeurs.

Si, à votre tour, vous souhaitez contribuer : rendez-vous sur les sites :

https://www.coccigo.fr/don/developper-mon-epicerie-mobile

https://www.tudigo.co/don/developper-mon-epicerie-mobile

 

LA PLATEFORME RECOLTE DE TERRE DE LIENS

Pour aider les collectivités et les citoyens à agir en faveur de la préservation des terres agricoles, Terre de Liens et INRAE lancent ensemble la plateforme collaborative RÉCOLTE – Recueil d’initiatives foncières.

En proposant des expériences innovantes de gestion du foncier agricole, ce nouveau site web contribue à la sauvegarde des terres et à l’installation d’agriculteurs. Ce site consacre également un projet de sciences participatives au service de la transition agricole et alimentaire des territoires.

En France, 88 hectares de terres agricoles disparaissent chaque jour et la moitié des agriculteurs partira à la retraite d’ici dix ans. La gestion des terres agricoles est au cœur de l’adaptation de l’agriculture aux attentes de la société en matière d’environnement et d’alimentation.

Il y a donc un enjeu majeur à outiller les acteurs locaux et les politiques publiques et progresser vers une gestion du foncier favorable à la transition agricole et alimentaire des territoires.

L’AGRICULTURE BIO A L’EMBARQU’

Hier mercredi 14 octobre a eu lieu à l’Embarqu’ une présentation sur le thème « Où en est-on de l’Agricuture biologique ? »

Les invités étaient Bernard Kremp éleveur bio en Côte d’Or, Président de « Semeurs du possible », ancien Président de Bio Bourgogne (Réseau régional des agriculteurs bio et portail de la bio en Bourgogne) , ancien Président du Gab21 ( Groupement des agris bio de Côte d’or) et Aline Vue, animatrice territoriale Saône-et-Loire à Bio Bourgogne.

Lionel Badot a accueilli les invités, puis il a présenté les activités de l’Embarqu’, le nouveau café associatif de Tournus ainsi que les règles sanitaires à respecter pendant la soirée.

L’assistance a rempli l’espace disponible, dans la limite de la jauge prévue et dans le strict respect des normes sanitaires.

Bernard Kremp a exposé avec passion et conviction son vécu de l’agriculture bio.

Dès 1965, son père a commencé à transformer ses méthodes de culture. Aujourd’hui la ferme est là et bien là. Ce qui signifie que l’agriculture bio est viable, pérenne et rentable.

La ferme de la famille Kremp, est située dans le val de Saône (entre Dijon et Besançon) sur la commune de Flagey-lès-Auxonne en Côte d’Or. Elle est l’image de l’évolution de l’agriculture française, délaissant l’élevage intensif pour se consacrer au bio.

L’intervenant a beaucoup insisté sur l’importance pour l’agriculteur de bien connaître son sol, en profondeur.  L’essentiel, c’est l’équilibre du sol afin de récolter un fourrage équilibré et de qualité.

L’intervention de Bernard Kremp a amené les participants à poser des questions et à apporter des témoignages sur des situations vécues. On a parlé des épandages, de la PAC, de la taille des exploitations, de l’appétit des financiers pour les terrains des grosses exploitations…

 

 

 

 

 

 

 

Aline Vue a ensuite présenté la situation de l’agriculture biologique en France et en Saône-et-Loire. Voici quelques tableaux établis par Bio Bourgogne :

Selon Bio Bourgogne : le futur des conversions en bio se révèle incertain en raison des potentielles remises en cause des aides bio, en particulier des aides au maintien, dans le cadre de la future Politique agricole commune (PAC). Les enjeux de la préservation de la ressource en eau ainsi que de la biodiversité et de la santé humaine apparaissent pourtant comme essentiels. Les conversions devraient se poursuivre en 2020 quoique probablement moins nombreuses que les années précédentes.

SOIRÉE AGRICULTURE BIOLOGIQUE À L’EMBARQU’

 Café Eco-société le mercredi 14 octobre de 19h30 à 21h30

(périodicité tous les deux mois)

Echange-débat sur le thème suivant :

« Où en est-on de l’agriculture biologique, en France, en Bourgogne et Saône-et-Loire, et en Tournugeois ?      

Mais qu’est-ce que l’agriculture biologique au juste ? »

Intervenants :

– Bernard Kremp : éleveur bio en Côte d’Or, Président de « Semeurs du possible », ancien Président de Bio Bourgogne (Réseau régional des agriculteurs bio et portail de la bio en Bourgogne) , ancien Président du Gab21 ( Groupement des agris bio de Côte d’or)

– Aline Vue : animatrice territoriale Saône-et-Loire à Bio Bourgogne

Jauge : 40 places pour cause de Covid, masque obligatoire.

Réserver par sms au 06 32 65 73 29, ou par mail lionelbadot@orange.fr

Boissons, et petite collation possible sur place.

L’Embarqu’ sera ouvert ce jour-là à compter de 14h30.

LOI FONCIÈRE : C’EST POUR QUAND ?

Dix organisations, dont des ONG et des organismes professionnels agricoles, appellent le gouvernement à « respecter ses engagements » en inscrivant à l’agenda parlementaire un projet de loi foncière destiné notamment à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs et le développement de l’agroécologie.

Ce plaidoyer est cosigné entre autres par la Confédération paysanne, la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), Terre de liens,  Greenpeace ou la fondation Nicolas Hulot. Il estime « indispensable et urgente » une refonte de la politique foncière actuelle afin de « revaloriser et dynamiser nos campagnes » en facilitant l’installation de nouveaux paysans et « la transmission des fermes en agroécologie ». 

Le temps presse, affirment les organisations : « Chaque jour, en France, plus de 100 hectares disparaissent sous le béton ou le bitume », « et chaque mois 500 agriculteurs arrêtent leur métier sans être remplacés »

Il s’agit aussi, selon ce collectif, de « préserver le climat et la biodiversité, stopper les accaparements fonciers en France et ailleurs et tendre vers la souveraineté alimentaire ».

SUGGESTION : Cours pratiques d’Agriculture/Permaculture/Cuisine de la maternelle au bac

Programme de la graine à l’assiette

Afin que chaque individu puisse :
– Apprendre à se nourrir pour sa sécurité alimentaire
– Développer de l’empathie vis a vis du vivant le premier bien commun
– Etre en bonne santé grâce à une alimentation locale et équilibrée
– Comprendre la valeur de la nourriture (lutte anti gaspillage)

Exemples pratiques :

– Désasphalter les cours d’écoles
– Mettre en place par tous les moyens des systèmes de cultures dans les écoles (bac, pleine terre…)
– Remettre des salles de cuisines dans les écoles
– Cultiver sur les stades de foot
– Visites de fermes à chaque saison
– Dialogues avec des cultivateurs, des paysans et des permaculteurs.
– Connexion directe et pratique entre les collectivités et les écoles pour la mise en place de jardins et la facilitation d’implantation de dispositifs agricoles proches des habitations pour assurer la continuité pédagogique.

source : https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/processes/lejourdapres/f/15/proposals/4275?component_id=15&locale=fr&participatory_process_slug=lejourdapres

ASSOCIATIONS CULTURELLES : INFO IMPORTANTE

Plan de soutien départemental aux associations culturelles

Les associations culturelles ne sont pas épargnées par les conséquences de la pandémie de coronavirus et des mesures de confinement sur leurs activités.
Pour vous venir en aide, le Département a adopté un plan de soutien exceptionnel d’un montant de 500 000€.
L’aide départementale apportée pourra aller de 500€ à 20 000€.

Les dossiers devront être déposés avant le 17 octobre.

Les montants attribués vous seront communiquées à l’issue d’une commission qui se tiendra le 19 novembre.
Dépôt du dossier « plan de soutien culture » uniquement en ligne (avant le 17 octobre 2020) en cliquant ICI

https://www.saoneetloire71.fr/plan-de-soutien-culture

DOCUMENTS À FOURNIR EN LIGNE EN FORMAT PDF

• Statuts de l’association
• Relevé d’identité bancaire au nom de l’association, contenant le code IBAN
• Budget réalisé de l’année 2019
• Budget prévisionnel de l’année 2020
• Document d’identité du demandeur

PROCHAIN EVENEMENT AUX ACCORDS DU LION D’OR À SIMANDRE

« Opéra sans l’sou »
samedi 10/10/2020
20h00

AUX ACCORDS DU LION D’OR À SIMANDRE

Julien Picard et Anna Kupfer ont pu répéter dans la salle de bal cet été en résidence, ils partagent avec nous leur première.
Cela devait être un spectacle, l’histoire de voleurs et de mendiants qui a inspiré l’Opéra de quatr’sous de Brecht, ce sera un concert.

FORMATION AU LOGICIEL « PARCEL » ORGANISÉE À TOURNUS PAR TERRE DE LIENS

Nous avons déjà parlé plusieurs fois de  » Parcel » sur notre site. Mais un rappel s’impose.

PARCEL C’EST QUOI ?

PARCEL est un outil web simple, ludique et gratuit, permettant d’évaluer pour un territoire donné les surfaces agricoles nécessaires pour se nourrir localement, ainsi que les emplois agricoles et les impacts écologiques associés à d’éventuels changements de mode de production agricole et/ou de régimes alimentaires (émissions de gaz à effet de serre, pollution des ressources en eau, effets sur la biodiversité…)

Développé par Terre de Liens, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et le BASIC, PARCEL invite les citoyens et les élus à se saisir des enjeux actuels de l’alimentation en leur proposant de « jouer » sur 3 des principaux leviers de durabilité de l’alimentation :

  • La reterritorialisation des filières alimentaires
  • Les modes de production agricole
  • La composition des régimes alimentaires

Les acteurs locaux pourront ainsi développer plusieurs scénarios à leur(s) échelle(s) afin de nourrir les nécessaires débats sur les questions de la transition alimentaire et de l’usage des terres agricoles dans les territoires.

A Tournus, une journée de formation a été organisée par Terre de Liens à laquelle ont participé des membres de groupes locaux de Terre de Liens ainsi que des personnes extérieures, membres d’associations ou élus. Les participants à la formation qui étaient au nombre de 15, avaient déjà suivi 2 séquences de formation à distance en ligne destinées à la découverte du logiciel.

Cette fois-ci la formation se faisait en « présentiel » avec Damien, l’animateur de TdL. Il ne s’agissait plus d’entrer dans la mécanique du logiciel, mais bien de réfléchir en commun à son utilisation dans des situations concrètes (jeux de rôles).


 Journée de formation à Parcel à Tournus le 22 septembre avec 15 participants

L’intérêt de cette journée a été de mettre en pratique à travers des cas concrets l’utilisation qui pouvait être faite de l’outil PARCEL. Ces cas ont montré la nécessité pour les utilisateurs de bien s’imprégner de la logique de l’outil, de manière à pouvoir faire des projections sur l’avenir d’un territoire et à les justifier devant des tiers.

BIEN MAÎTRISER L’OUTIL

Pour l’utiliser en situation avec des interlocuteurs devant soi, des élus par exemple, il est nécessaire d’avoir une véritable maîtrise de l’outil. Ce qui nécessite des heures de pratique, seul et/ou à plusieurs. Il faut également éviter l’écueil de faire de l’ordinateur le troisième personnage dans un entretien à deux par exemple. C’est ce qu’ont montré les jeux de rôle.

Les participants à la journée de formation à Parcel à Tournus

UN BON OUTIL POUR PRÉPARER DES PRÉSENTATIONS OU DES DÉBATS

Pour les stagiaires, Parcel permet de préparer des entretiens ou des présentations devant différents types de publics. Il offre la possibilité de construire différents scénarios en jouant sur les variables d’entrée. Il met notamment clairement en évidence les conséquences des choix que l’on peut faire en matière de relocalisation de l’agriculture sur un territoire donné, de changement de régime alimentaire ainsi que de développement d’une alimentation bio. On connaît les obligations de la loi EGALIM concernant notamment les cantines scolaires et la part de bio dans les menus.

Il prend aussi en compte les impacts sur l’emploi.

LES RETOURS DES PARTICIPANTS CONSTITUERONT UNE VRAIE RICHESSE

Les remontées des données collectées auprès des participants aux formations, ainsi que la présentation de recueils de cas pratiques permettront sans nul doute de développer l’opérationnalité de Parcel, dans les mois à venir.

Au final le principal apport de Parcel est de permettre la combinaison de données multiples pour traiter des situations qui restent spécifiques car liées chacune à un territoire déterminé.

G.M.

 Journée de formation à Parcel à Tournus le 22 septembre