Archives mensuelles : novembre 2019

AG DE MELTING POPOTE LE 6 DECEMBRE

En partenariat avec la Communauté de Communes du Clunisois, MELTING POPOTE œuvre depuis trois ans à créer les conditions favorables au lancement d’un laboratoire agro-alimentaire partagé en Clunisois. Cet outil d’appui aux circuit-courts, conçu pour répondre aux besoins spécifiques des agriculteurs, métiers de bouche, collectivités et porteurs de projets de ce territoire rural est en cours de construction à Salornay-sur-Guye.

À l’occasion de son ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2019, l’ensemble du Conseil Collégial de l’association MELTING POPOTE vous invite à le rejoindre :
 VENDREDi 6 DÉCEMBRE 2019 à SALORNAY SUR GUYE
Salle Polyvalente – 43 Grande Rue

Au programme :

Dès 9H30, accueil petit déjeuner.
À 10H, temps d’échanges matinal, avec Laurène COTÉ, consultante URSCOP – Union Régionale des SCOP et SCIC – consacré à la gouvernance de la future coopérative et ses incidences pour l’association actuelle.

Repas partagé à 12H30 : prévoyez d’amener une de vos spécialité avec une boisson.

Dès 13H30, accueil café.
À 14H, l’Assemblée Générale statutaire sera l’occasion de faire le point sur l’avancée du projet et l’évolution de l’association en SCIC – Société Coopérative d’Intérêt Collectif.

Rendez-vous à 15H30, Zone de la Courbe pour une visite de chantier du laboratoire, puis retour en Salle Polyvalente pour un nouveau temps d’échanges autour d’un pot.

Partenaires, citoyens, ou potentiel usager de ce lieu . Rejoignez-nous vite et prenez part à la construction d’une entreprise sociale innovante !

DEMOCRATIE ALIMENTAIRE EN TOURNUGEOIS : LE PROJET POPSU

La démocratie alimentaire comme enjeu de mobilisation citoyenne dans le bassin de vie du tournugeois-mâconnais

De quoi s’agit-il ?

Tournugeois vivant a eu  l’opportunité de répondre à un appel à projets de recherche participative du ministère de la transition écologique, avec des chercheurs de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon, la ville de Tournus et Economie Solidarité Partage (l’épicerie sociale et solidaire du Pas Fleury). Le sujet qui nous rassemble est la démocratie alimentaire : comment permettre l’accès de tous à une alimentation saine ? Comment développer une production locale qui favorise l’autonomie alimentaire du territoire ?

POPSU, ça veut dire quoi exactement ?

Le sigle POPSU signifie : Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines.  C’est un lieu de convergence des milieux de la recherche et de ceux qui font et gouvernent les villes. Elle a pour objectif de croiser les savoirs scientifiques et l’expertise opérationnelle pour mieux comprendre les enjeux et les évolutions associés aux villes et aux territoires. Elle capitalise, entre autres, à des fins d’action, les connaissances établies sur les petites villes et en assure la diffusion auprès de publics divers : professionnels, académiques, grand public…

Comment allons-nous travailler ?

En coopérant entre associations, acteurs de terrain et chercheurs, nous pouvons mieux connaître les ressources et initiatives locales liées à l’alimentation, les développer ensemble. Par exemple, faire des ateliers cuisines, favoriser l’échange avec des paysans, faire des ateliers jardinage et préservation de la biodiversité avec tous les habitants du tournugeois-mâconnais, échanger des savoirs selon les méthodes de l’éducation populaire, faciliter le déploiement du maraîchage bio et la mise à disposition des terrains au service de l’économie sociale et solidaire…. Ces actions s’appuieront sur les initiatives existantes ou en projet portées par les différentes associations du tournugeois (Cagnotte solidaire, AMAP, Terres de Liens, Café associatif, Centre social, Maison de santé…) et sur les propositions faites dans le cadre du Chantier Alimentation notamment.

Première réunion de Travail le 5 novembre 2019 entre les différents partenaires du projet.

Nous avons une bonne année pour faire tout cela ! Mais aussi pour jeter les bases d’un futur projet alimentaire qui favorisera l’autonomie alimentaire, le développement de circuits courts et l’accès à une alimentation saine pour tous dans notre territoire. Nous vous informerons au fur et à mesure des différentes initiatives, réflexions qui se dégageront de ce travail commun.

DES NOUVELLES DU CAFÉ ASSOCIATIF « L’EMBARQ' »

Première étape

Cette une idée qui vient de loin, du temps du « Bon ceps » association /café/restau  qui donnait des spectacles à Tournus dans les années 1990, puis celle-ci  a été réactivée lors de « Nuit Debout » à Tournus, ensuite lors des chantiers sur la démocratie participative et enfin elle s’est cristallisé lors d’une première rencontre avec 35 personnes le 09 février 2019.

Des dizaines de rencontres ont eu lieu pour imaginer, concevoir, cadrer ce que pourrait être un café associatif basé à Tournus.

Deuxième étape

Une deuxième étape a été franchie, en mai 2019, quand on a enfin trouvé le local sur la rive gauche à Tournus, à aménager, à équiper, à investir, avec sa vue magique sur Tournus, et son parc de 5 000m2.

Ensuite deux AG se sont tenues :

– une première pour fonder l’association de préfiguration le 02 juillet 2019 avec 35 adhérents et 25 sympathisants,

– une réunion publique le 11 10 2019 avec 77 personnes présentes et 25 personnes excusées.

Aujourd’hui, nous sommes 65 adhérents et 122 personnes sympathisantes en devenir d’adhésion.

« L’Embarqu’ » : l’aventure commence !

C’est donc une aventure qui commence pour créer ce lieu auto géré  pour se « poser », rencontrer d’autres personnes, boire un p’tiot café, lire un livre, écouter un CD, jouer, simplement observer la Saône dans un cadre convivial, et pour participer, si on en a envie, à de nombreux rendez- vous, de nombreuses activités,  pour inventer, créer ensemble des réponses collectives à la lutte contre le réchauffement climatique, la promotion des circuits courts, l’agriculture biologique,  l’économie circulaire, l’économie sociale et solidaire,  la solidarité,  la transition… et créer surtout du lien social !

Le conseil collégial en plein boulot

dans les locaux de L’Embarq’

Des activités et rendez-vous s’annoncent déjà mais d’autres surgiront :

Café lecture, Café des sports, Café débat sur sujets tirés au sort, Café philo, Cabinet de poésie générale, Café repaire en lien avec d’autres associations ou structures, Café répare vélo idem en lien avec d’autres, Bals populaires, Le quart d’heure bio, Récits de vie d’ici et d’ailleurs, Atelier cuisine en liens avec d’autres structures, Ecole des recettes culinaires,  Café des métiers, Instants-danse, Cycle de l’eau «  Cycl’eau », Permaculture, Rdv sur les gestes à faire pour faire comme le colibri, Les rendez vous de l’ESS : témoignages de SCOP, SCIC ,Associations…, Ateliers enfants, Café langues, Repas mensuel le mercredi soir avec un p’tiot événement, Coin des artistes : écrivain, poètes, chanteurs, musiciens, peintres, sculpteurs, danseurs, théâtreux…etc,  Expositions, Réflexions et échanges  sur les « luttes » dont les Gilets Jaunes, Ballades au fil des berges, Café BD, Dépôt-échange fruits légumes avec leur mode de culture et produits fini à déguster, Atelier Cirque, Atelier « comment çà va ta santé ? »……

Comment çà va marcher ?

– Adhésion obligatoire de 2 € mais avec des adhésions suspendues donc offertes, et des adhésions de soutien

– Ouverture à minima sur 4 plages horaires:

  • mercredi de 14h30 à 18h30,

  • mercredi de 18h30 à 22h30,

  • samedi matin de 9h30 à 13h30,

  • dimanche après midi de 14h30 à 18h30. Ouverture en plus selon activités.

– Accueil par deux personnes avec le bar-cuisine

– Réalisation d’un bulletin d’infos sur toutes les activités, événements… qui se dérouleront au Café associatif tous les 2 mois, création à terme d’un site web

– Rédaction d’une « charte » qui donne à voir la philosophie, l’esprit et les principes d’action du lieu, ainsi qu’un règlement intérieur qui précise les conditions d’utilisation du lieu, les responsabilités partagées ou non

Comment participer au Café associatif ? 

L’Embarq’ est ouvert à tous et toutes : enfants, femmes, hommes, jeunes, personnes âgées … cousins, cousines, tantes éloignées, tontons, …et voisins voisines…qu’on se le dise !

– Participer  aux  tâches matérielles : tenue du bar, de la cuisine, entretien toilettes sèches, gestion du bois, du jardin bio, chantiers  participatifs …

– Participer  aux tâches d’organisation : participation à une commission,  aide pour la mise en place d’une soirée spectacles, pour l’organisation d’un bal populaire, d’une exposition , d’un concours de boules carrées…l’organisation d’une activité, d’une action, d’un projet., ou/et en gérant un atelier de réparation, de fabrication,

– Participer au fonctionnement de la vie associative : devenir membre du conseil collégial, d’un collectif ( communication, bénévole, équipements,…)  AG plénière…etc ,

– Participer à une activité, une action, un débat voir un spectacle organisé au Café Asso

 – Participer c’est aussi juste venir se poser, boire un café, un thé, lire, écouter de la musique, regarder la Saône, les paysages, discuter avec son voisin de table….

– des appels pour des chantiers participatifs « truelles et pinceaux » auront lieux en décembre/janvier/février

                        N’hésitez pas à faire partie des Embarqués/ées

                         Contacts :   cafeassociatif.tournus@gmail.com         06 32 65 73 29

INFO : CONFERENCE D’AGNES SINAÏ A MACON : La fin de notre monde est-elle pour (après) demain ?

UNIVERSITÉ POPULAIRE

La fin de notre monde est-elle pour (après) demain ?

Avec Agnès Sinaï
Jeudi 14 Novembre à 18h30

MJC Héritan
24 rue de l’Héritan
71000 Mâcon

Développée en France par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur essai : ‘‘Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes ».
Publié en 2015, la collapsologie se présente comme un exercice transdisciplinaire faisant intervenir l’écologie, l’économie, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, la biophysique, la biogéographie, l’agriculture, la démographie, la politique, la géopolitique, l’archéologie, l’histoire, la futurologie, la santé, le droit et l’art.

Les constats de l’état de notre planète et de nos sociétés sont accablants. Les tenants de la collapsologie estiment que nous glissons vers la fin du monde tel que nous le connaissons (dérèglement climatique, perte de biodiversité, crise sociale et économique…) :
un effondrement civilisationnel, qui provoquerait, inéluctablement, des effondrements intérieurs.

Un choc, mais aussi selon eux une opportunité de se rassembler, construire, retrouver notre juste place au sein de la toile du vivant, et d’imaginer d’autres modes d’organisation.

Agnès Sinaï est journaliste environnementale (Actu-Environnement, Le Monde diplomatique, Arte).
Après avoir été membre de la rédaction de la revue décroissante Entropia, elle a fondé en 2011 l’Institut Momentum, laboratoire d’idées dont elle a dirigé les trois tomes des Politiques de l’Anthropocène (parus aux Presses de Sciences Po). Elle est chargée de cours à Sciences Po et auteure de divers ouvrages, dont Walter Benjamin face à la tempête du progrès (Le Passager clandestin, 2016).

Tarifs : A la séance : 8€/6€ (adhérents) – Gratuit pour les lycéens

« AU NOM DE LA TERRE » CINÉ-DEBAT A LA PALETTE LUNDI 4 NOVEMBRE A 20H

CINE DEBAT AUTOUR DU FILM « AU NOM DE LA TERRE »

AU CINEMA « LA PALETTE » À TOURNUS

LUNDI 4 NOVEMBRE 2019 A 20H

ANIMÉ PAR BERTRAND VEAU, MAIRE DE TOURNUS

EN PRESENCE DE :

– CECILE DUBART, boulangère paysanne,

– JEAN PAUL MEULIEN, éleveur cultivateur en transition,

– MICHEL D’OZENAY, expert en production alimentaire

TRIBUNE – LIBRE EXPRESSION

Les propos figurant dans cette rubrique n’engagent que leur auteur. Nous les reprenons pour alimenter le débat sur le modèle agricole.

LETTRE DE MAXIME DE ROSTOLAN (FONDATEUR DE FERMES D’AVENIR) ADRESSÉE À LA PRÉSIDENTE DE LA FNSEA, CHRISTIANE LAMBERT

Chère Christiane Lambert,

Nous avons tous deux l’amour du monde paysan mais des visions relativement éloignées du modèle agricole idéal, et si j’admire la ténacité et la constance dont vous faites preuve pour défendre l’agriculture industrielle et chimique, je les regrette aussi puisqu’elles enfoncent les travailleurs de la terre dans une situation de moins en moins vivable.

Vous vous plaignez ces derniers temps de l’agribashing, et pointez du doigt les ‘militants écologistes’ qui par leurs propos et campagnes d’actions blesseraient les agriculteurs et dévaloriseraient leur travail.

De mon point de vue, c’est en n’imaginant pas qu’ils puissent sortir du cadre qui leur a été imposé depuis les années 60 qu’on insulte les agriculteurs et qu’on leur refuse la place et la considération qu’ils devraient avoir dans la société.

Alors que le modèle agricole dit ‘conventionnel’ a montré ses limites (extinction de la biodiversité, pollution des eaux, explosion des maladies notamment dues aux perturbateurs endocriniens, émissions insensées de gaz à effet de serre, précarité du secteur et tendance alarmante à la destruction des emplois, désertion des zones rurales,…), et que l’écrasante majorité des français souhaite que soient interdits les pesticides de synthèse, beaucoup d’agriculteurs aimeraient s’engager dans une transition mais affirment ne pas pouvoir changer de pratiques du jour au lendemain. Et pour cause : la politique agricole biberonnée au modèle industriel les a incités depuis des décennies à s’agrandir et s’équiper de machines toujours plus perfectionnées et chères. A s’endetter. Au point de ne plus pouvoir faire marche arrière.

Ce n’est pas vous que je vais devoir convaincre : l’Etat n’est pas à la hauteur, l’Europe pas plus. Cachant sous le tapis les montagnes de dépenses publiques directement dues aux pratiques agricoles (santé, dépollution de l’eau, algues vertes, etc.), ils continuent de subventionner un modèle qui accentue ces impacts. Double peine pour les français (dégâts écologiques et humains + leurs impôts pour financer cette mécanique percée), peine intégrale pour les agriculteurs qui ne vivent plus, et jackpot pour quelques poignées d’actionnaires.

Les citoyens, eux, plébiscitent les produits bio, privilégient le local et envisagent de manger moins de viande. Ils sont le carburant de la renaissance agricole, quel dommage de les voir comme les fossoyeurs du monde paysan, qui se meurt en réalité sous les contraintes du capitalisme débridé.

Il me semble que la réconciliation, nécessaire, entre les français et les agriculteurs, ne pourra s’opérer que dans une dynamique constructive à même de dessiner ensemble un avenir désirable pour nos assiettes et nos campagnes.

De fait, sur plusieurs sujets, nous aurions tout intérêt à faire front commun pour proposer une alternative crédible au monde défendu par les lobbys de l’agro-industrie, qui jusqu’à présent sert de boussole aux décisions politiques et coûte très cher à la société, et aux agriculteurs.

Évoluant depuis des années dans le secteur, et après avoir contribué aux Etats Généraux de l’Alimentation, j’ai identifié quelques pistes (selon moi) pertinentes pour amorcer une vraie transition agricole…et vous propose ainsi que nous unissions nos forces pour obtenir des dirigeants politiques :

– Une PAC intelligente, dont les aides seraient plus fonction du nombre de salariés que de la taille des parcelles,

– Une rémunération pour les services écosystémiques rendus par les agriculteurs, dès lors qu’ils permettent, par les techniques qu’ils adoptent, de faire des économies à la collectivité,

– Une TVA abaissée sur la bio,

– Une incitation fiscale pour planter des arbres,

– Une transition d’un modèle de spécialisation à échelle industrielle vers une dynamique de fermes en polyculture-élevage à taille humaine,

– L’obligation de devoir fournir un diagnostic de la vie du sol à chaque cession de parcelle,

– Et, last but not least, une remise en question des accords de libre-échange qui favorisent un marché hypermondialisé et des distorsions de concurrence absurdes.

Je ne doute pas que vous validerez le bien-fondé de chacune de ces propositions, et que nous pourrons prévoir de manifester ensemble, agriculteurs en détresse et citoyens engagés pour les générations futures, notre détermination à les faire appliquer.

Pour conclure, je profite de cette lettre pour vous poser une question, que je formule systématiquement lorsque je rencontre des représentants du modèle ‘conventionnel’ (mais qui reste toujours sans réponse…) : Que deviendra la ferme France lorsque le baril de pétrole passera à 200$ ?

A moins que vous ne sachiez nous prouver que cela n’arrivera pas, il convient de se poser incessamment la question pour assurer les arrières, et l’avenir, de ceux dont tout le modèle repose encore sur cet ‘or’ noir.

Pour mémoire, l’usage des produits phytosanitaires, largement responsable de l’empreinte carbone de l’agriculture, devait être divisé par deux entre 2008 et 2015. Il a sur cette période augmenté de 22%…

Nous sommes des millions à votre disposition, et celle du monde paysan, pour pousser des propositions de bon sens qui feront du bien à 100% des français et du vivant.

Cordialement,

mAx