Archives mensuelles : février 2021

PARC HISTORIQUE « ECLAT » A TOURNUS : OU EN EST-ON ?

Où en est-on ?

C’est la question que Tournugeois Vivant, représenté par 2 membres du Conseil d’Administration, Gérard Doussau et Gérard Morin, a posée à Julien Farama, le premier adjoint au maire de Tournus, chargé des grands projets, des sports et des loisirs.

Depuis de nombreux mois, le constat est fait de l’absence totale d’informations sur le projet de parc historique à Tournus en direction de la population, en dehors de rares articles de presse.

Dans ces conditions, et sachant le rôle essentiel qu’a joué naguère Tournugeois Vivant contre l’implantation d’un centre Leclerc et d’une zone commerciale en zone Nord de Tournus, beaucoup d’acteurs locaux, adhérents et sympathisants de TV, mais aussi des associations locales se tournent vers notre association pour obtenir des informations et pour connaître son positionnement sur ce nouveau projet sur la zone Nord.

S’agissant des informations sur le déroulement du projet, Julien Farama nous a proposé une rencontre au cours de laquelle nous avons pu lui poser les questions ci-après.

Parallèlement à cette rencontre, le Conseil d’Administration a décidé de réunir l’Assemblée Générale 2021 de Tournugeois Vivant, le 20 mars à 9h30 au Palais de Justice de Tournus. Ce sera l’occasion pour notre association de définir ses orientations stratégiques pour 2021, et notamment son positionnement sur le projet de Parc historique à Tournus.

Voici une synthèse des réponses apportées par Julien Farama à nos questions sur différents aspects du projet ECLAT.

TV – Qui est à l’origine du projet et qui le pilote ?

S’agissant du projet de Parc historique (ECLAT qui signifie Equipement Culturel de Loisirs et d’Attractivité Touristique), c’est le département qui est à l’origine et c’est lui qui le pilote. C’est un parc pensé à l’échelle du département et non à l’échelle de la ville de Tournus.

De son côté, la ville de Tournus avait commandité, dans le cadre du futur PLUi, une « Etude prospective d’aménagement concernant un périmètre « Saint-Jean – Montplaisir – En Baraban – La Grange – La Preste ». Une restitution de cette étude a été présentée par les Cabinets AIA Territoire et INCA à la ville de Tournus en avril 2019. L’étude porte sur une zone de +/- 100ha. Elle met l’accent sur des stratégies possibles concernant à la fois la ville de Tournus et la zone Nord. Elle reste d’actualité.

TV – Comment expliquer l’absence d’information des citoyens sur le projet ?

La position de M. Accary est de ne pas communiquer tant que le projet n’est pas sur les rails, plutôt que de faire des grandes annonces et de ne pas déboucher sur du concret. Il faut éviter que le projet parte vers d’autres sites.
Par ailleurs, tant que la maîtrise foncière n’est pas assurée, il n’est pas cohérent de communiquer sur un projet qui est, en l’état, à géométrie variable.

TV – Après avoir rappelé que la lutte contre l’artificialisation des sols est un axe majeur du Plan biodiversité, avec comme objectif de parvenir à « zéro artificialisation nette » (https://www.ecologie.gouv.fr/artificialisation-des-sols), les représentants de TV posent la question du foncier et de l’artificialisation des terres agricoles sur la zone Nord ?

Une carte présentant la zone d’étude au Nord de Tournus nous est remise.
Sur le foncier, c’est le département qui a la main. L’équipe « Projet » du département est en lien avec la SAFER. Le Département a en effet sollicité le concours de la SAFER pour réaliser une enquête foncière afin de présenter un état des lieux initial et de connaître les possibilités de maîtrise foncière à l’amiable sur un périmètre élargi au sein duquel le projet pourrait s’installer.
La SAFER a rencontré l’ensemble des propriétaires. Elle devrait présenter au Département un rapport détaillé de sa mission, dans les semaines qui viennent.

Rappelons quelles sont les grandes missions de la SAFER.

S’agissant des emplacements, tout reste ouvert à ce jour : zones de stationnement, accès, zones écologiques…
Dans l’état actuel du dossier, le problème est que si un ou plusieurs propriétaire(s) refuse(nt) de vendre, il faudra réaménager le projet.

Aujourd’hui, pour voir clair, il faut distinguer entre :
– Le périmètre de la Zone d’études : environ 76 ha entre la route de la Grange au nord, la zone inondable à l’est, la route 906 à l’ouest et la zone habitée de Tournus au sud. (voir photo ci-dessous)
– La zone de maîtrise foncière : c’est la zone qui sera acquise sans forcément être concernée par des aménagements. Des espaces resteront agricoles et naturels.
– La zone du parc et des parkings : elle porte sur une superficie d’environ 6 à 7ha pour le parc et 5 à 6 ha pour les parkings. Son emplacement dépendra au final de la vente des terrains par les propriétaires.
Selon Julien Farama, plus la zone du parc sera proche de Tournus et mieux ce sera pour la ville en termes de flux des personnes. L’objectif reste de faire un projet compact et de ne pas jouer la carte de l’extensif.
Le projet nécessitera des aménagements des accès autoroutiers. A noter qu’on pourrait limiter l’emprise foncière des accès à l’autoroute tels qu’ils existent aujourd’hui.

Périmètre (en bleu) de la zone d’études avec au milieu la voie ferrée, à gauche la route 906 et à droite la Saône.

TV – S’agissant du portage foncier, qu’est-ce qui est prévu ?

L’outil de portage sera un outil de type SEM (société d’économie mixte ) d’aménagement dans laquelle les pouvoirs publics seront présents et décisionnaires. Rappelons qu’on désigne par “ portage foncier ” le fait d’acquérir un terrain plus ou moins longtemps avant son aménagement ou sa construction.

Dans le cadre d’Eclat, d’après Julien Farama, le portage foncier est en voie de finalisation.

TV – Qu’en sera-t-il au niveau du Plan Local d’Urbanisme intercommunal ?

Pour que le parc historique puisse se construire, des modifications du PLUi devront être votées par la Communauté de communes du Mâconnais-Tournugeois. A ce jour, il n’y a pas de ralentissement du PLUi. On peut envisager son adoption en 2022.

TV – En matière de protection de l’environnement, y a-t-il du nouveau par rapport à notre dernier entretien ?

Pas d’informations nouvelles. Il est prévu des installations réversibles, des parkings écologiques et des zones naturelles…
Des études sur la faune et la flore sont en cours.
Julien Farama rappelle que la ville de Tournus a fixé des conditions à remplir par le Projet Eclat dans une convention avec le Département.

TV –  Et les investisseurs  quels seront leurs risques ? TV évoque la défiscalisation pour les investisseurs privés et la réalisation de plus-values foncières sur la revente future des terrains après réaménagement des accès, dans une zone très convoitée, en cas d’abandon du projet. En définitive les investisseurs privés ne seront pas perdants quoi qu’il arrive. En revanche, nous citons les cas de divers parcs d’attraction et de loisirs où des échecs ont pesé lourdement sur les finances publiques des collectivités territoriales concernées.

Selon Julien Farama, il y a certes des parcs, notamment des parcs d’attraction, qui ont échoué, mais il y en a d’autres qui sont des réussites. Il ne faut pas se focaliser uniquement sur les échecs.

TV – Quelles retombées sont envisagées pour Tournus ?

C’est difficile à évaluer dans l’état actuel du projet. Il y aura certainement des flux touristiques en centre-ville et dans le bassin de vie du tournugeois. Ce sera à la ville d’être acteur pour assurer une bonne liaison entre le Parc et la ville, en matière de flux de visiteurs.
Quant à la participation des acteurs locaux au projet, il faut attendre qu’il soit plus avancé. Toutes les options sont ouvertes.

TV – Le calendrier à pris du retard, il était prévu à l’origine :

  • en Juin 2020 : la présentation du projet privé et des engagements publics associés.

  • en 2021 : la mise en place des procédures administratives.

  • en 2022 : le début des travaux.

  • Enfin en 2023 : une ouverture effective du site.

Ces données doivent être mises à jour pour différentes raisons : Covid , périodes de confinement, aspects fonciers sécurisés…

En définitive, peu d’informations nouvelles nous ont été communiquées. Tournugeois Vivant s’engage a informer régulièrement ses adhérents sur l’évolution de la situation.

LES HABITANTS DE MANCEY SOLIDAIRES D’UN PRODUCTEUR DE BAUDRIÈRES (71)

Quintart Pigeonneaux – Eleveur de pigeons à Baudrières

Jean-Eudes Quintart est un jeune producteur de pigeonneaux installé à Baudrières (71).

En temps normal, il fournit essentiellement les restaurants de la région.Très attaché à la qualité de ses produits, il met en œuvre aussi des bonnes pratiques avec un fermier voisin. Ainsi, au temps des moissons, sur une parcelle située à seulement quelques kilomètres de son exploitation, l’agriculteur enrichit son sol entre autres avec les fientes des pigeons de M. Quintart. Ensuite… retour à l’éleveur! Une partie du blé ainsi récolté va directement du champ aux mangeoires des pigeons. Selon Jean-Eudes : « On ne peut pas faire plus local et direct comme approvisionnement ! » L’apport de blé dans la ration alimentaire des pigeons donne aux pigeonneaux une peau fine et claire très savoureuse ainsi qu’un gout subtil.

 

Confinement : un appel à la solidarité en avril et en novembre 2020

Pendant le premier confinement en avril 2020, suite à la fermeture des restaurants, qui représentent la quasi totalité de sa clientèle, il avait lancé un appel dans la presse locale pour écouler sa production.

A nouveau, il lance un appel sur Facebook en novembre 2020 : « Suite à cette période de re-confinement et la fermeture associée des restaurants, nous avons à nouveau une importante quantité de pigeonneaux frais disponibles au tarif de 18€/kg. N’hésitez pas à passer commande par mail ou téléphone (0619681969), ils pourront être livrés à domicile en fonction de mes tournées ou directement récupérés sur l’exploitation sur rendez-vous. »

L’élan de solidarité des habitants de Mancey

Les Habitants de Mancey, via l’Assemblée des Habitants du village, ont répondu « présent » en avril 2020 avec une commande significative.

Plus récemment, en janvier 2021, M. Quintart nous a à nouveau sollicité à Mancey. Cette fois-ci, c’est la nouvelle association « Le Relais des Teppes » qui a servi de « relais » entre l’offre du producteur et les habitants. Ceux-ci se sont lancés à nouveau dans un bel élan de solidarité. En janvier 2021, ce sont 112 pigeonneaux qu’ils ont commandés à M. Quintart.

Effets induits

L’un des effets de ces situations a été d’amener notre éleveur de pigeons à s’orienter aussi vers une clientèle de particuliers et à diversifier ses débouchés.

Quant aux habitants de Mancey, ils ont pu goûter pour les uns, ou redécouvrir pour les autres, un mets de grande qualité pour un prix moyen de 9,35€ la pièce de 500g (2 personnes).

Enfin, à travers ce type d’action très concrète, le « Relais des Teppes » remplit complètement son objet qui consiste à rapprocher les producteurs locaux des habitants du village.

En période un peu difficile, ces derniers trouvent des débouchés de proximité, et les habitants évoluent peu à peu dans leur comportement d’achat. De plus en plus, ils cherchent à acheter « local » à proximité et à accéder à des produits de qualité en rémunérant équitablement le producteur.

Les circuits courts plébiscités à Mancey !

En 4 mois d’existence, plus de 50 personnes ou familles de Mancey ont adhéré à cette association qui cherche à promouvoir les « circuits courts » dans le village. Elle est animée exclusivement par des bénévoles du village qui ne comptent pas leur temps et qui sont très fiers des premiers résultats.

Mancey « Village du Futur »

La création de cette association est un premier pas vers la réalisation des projets co-construits par les habitants et les élus de Mancey, elle s’inscrit dans le programme de la Région Bourgogne-Franche-Comté « Villages du Futur » dont Mancey est l’un des 9 lauréats.

 

Il va de soi que cet article est exempt de toute publicité, il s’agit uniquement de communiquer sur les actions de solidarité locale et sur les initiatives des habitants du Tournugeois.

ALTERRE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : REVUE REPÈRES

Repères n° 80 novembre 2020  « Extrait »

Le changement climatique est une réalité dont les effets sont perceptibles à différentes échelles.

Dans notre région Bourgogne-Franche-Comté, il se traduit par une hausse des températures et un risque accru de certains aléas, canicules et sécheresses en tête. Ces nouvelles conditions, si elles ne sont pas prises en compte dans nos choix politiques et individuels, représentent un risque pour notre santé, notre sécurité et notre économie.

À travers ses multiples effets, le changement climatique touche l’ensemble de la population et des écosystèmes qui nous entourent : l’eau, la biodiversité, la forêt, l’agriculture, et nos activités économiques.

En cela, il s’agit certainement du plus grand défi auquel l’Homme est confronté.

Parce qu’il interroge nos modes de consommation et d’aménagement des espaces, le changement climatique est une occasion unique de réinventer nos sociétés et notre rapport à l’environnement.

Limiter les émissions de gaz à effet de serre, partager l’eau, rafraîchir nos villes, accompagner les filières agricoles et sylvicoles, et rendre sa place à la nature et aux services qu’elle nous offre, sont autant de pistes pour assurer un futur viable aux prochaines générations.