Opération « ville morte » à Montélimar
Opération "ville morte" des commerçants de… par afplp
L’installation prochaine d’un centre commercial aux abords de Montélimar (Drôme) a suscité la mobilisation des commerçants du centre-ville. Le 18 novembre, ils ont baissé le rideau et manifesté leur mécontentement dans le cadre d’une opération « ville morte ». Ceux-ci dénoncent la désertification du centre-ville et la disparition des commerces de proximité, accélérées par l’apparition des grandes surfaces en périphérie des villes. (Le Figaro – 18 novembre 2016)
A travers cette opération, les commerçants entendent exprimer leur constat d’abandon du centre-ville et leur refus du projet de zone commerciale au Nord de la ville.
Des témoignages émouvants
Pour ceux qui ont tout donné : leur temps, leur énergie, leurs économies, parfois même leur vie de famille, le constat de voir les grandes zones commerciales étouffer le commerce de proximité est amer.
« On apporte du lien social. Une galerie marchande ne fera jamais cela (…). On a une municipalité qui n’a pas de regard sur le centre-ville »
Les mêmes méthodes qu’à Tournus
Comme dans notre ville, le maire « est resté sourd » aux doléances des 600 commerçants de la cité drômoise. Le rouleau compresseur avance toujours en faisant fi des interrogations de la population. La peur de la confrontation des idées, sûrement …
« Tournugeois Vivant » file vers ses 500 adhérents, pourtant, le maire de Tournus propose à son conseil municipale d’urbaniser la zone nord en faveur du projet « Leclerc », dans l’ignorance la plus totale … aux antipodes de ses engagements de campagne. (délibération du mercredi 23 novembre)
Vous vouliez de la démocratie ? Nous récoltons du mépris.
Les maires semblent se moquer des signaux d’alarme
« Aujourd’hui un local commercial sur dix est inoccupé » et cette « désertification des centres urbains (…) est inquiétante. Il n’est plus possible de continuer« ,
avait déclaré jeudi la secrétaire d’État au Commerce, Martine Pinville lors de la remise d’un rapport sur la revitalisation des commerces de centre-ville. Elle a notamment préconisé une concertation plus grande entre les structures publiques, les élus et les organisations de commerçants.

Que vont devenir les 7 millions pour la revitalisation du centre bourg ?
Le 26 novembre 2014, juste après son élection, le maire Claude Roche annonçait à grands renforts de communication qu’il estimait à 6 ou 7 millions d’euros la manne financière attendue par la ville de Tournus pour redynamiser son centre. Tout le monde y croyait …
Alors que 80% des communes qui ont participé au programme de revitalisation des centres-bourgs ont touché leur pactole, Tournus attend toujours ses millions. Et d’après nos sources, nous ne sommes pas prêts d’en voir la couleur.
Du coup, posons la question franchement :
Êtes vous certains que, si le conseil municipal entérine le projet « Leclerc » à Tournus, alors que le projet de revitalisation oblige la commune à limiter étalement périurbain, nous ne prenons pas le risque d’enterrer cette manne providentielle ?
Nous exprimons nos doutes à ce sujet.