SIMANDRE : EXPOSITION DES FERMES SIMANDRINES, UNE VRAIE REUSSITE !

Samedi et dimanche derniers les habitants de Simandre et les visiteurs ont pu se replonger dans un passé qui n’est pas si lointain, celui des fermes situées à Simandre et aux alentours. Ainsi a-t-on pu mesurer l’évolution des métiers de la terre depuis les années 60.

Plusieurs membres de Tournugeois Vivant ont visité l’exposition qui rassemblait à la fois des objets et de la documentation sur les fermes dans les années d’après-guerre.

Nous avons pu observer la modification des espaces ruraux entre les années 1945 et aujourd’hui, à partir de photos prises d’avion. Là où il y avait des parcelles multiples de champs, souvent bordés de haies, il n’y a plus aujourd’hui que des grands espaces où l’on cultive céréales, colza et autres…

Ce sont les machines qui font le travail. Là où des dizaines de personnes s’affairaient pour le battage du blé, aujourd’hui, une à deux personnes suffisent, dès lors que le matériel est là. Mais l’objectif de l’exposition n’est pas de regretter l’ancien temps, c’est au contraire de prendre conscience de la richesse patrimoniale que représentent toutes ces activités, tous ces outils, toutes ces traditions et d’essayer de comprendre les évolutions, en discutant avec les agriculteurs d’aujourd’hui.

Mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux vivre ensemble pour préparer demain.

Une projection de photos d’époque dans la magnifique salle de bal du Lion d’Or, et même plus anciennes, a permis à des habitants de Simandre d’identifier les habitants des fermes au moment de la moisson, ou des veillées, ou encore dans les différents travaux des champs et de discuter avec l’assistance.

La transmission de génération en génération est quelque chose de très important.

Bravo à toute l’équipe qui a œuvré à la réussite de cette exposition.

G.M.

 

TOURNUS : LA MAISON DES CITOYENS A OUVERT SES PORTES

Il y avait beaucoup de monde dans la rue de l’Hôpital ce matin 15 septembre à 11h. C’était en effet l’inauguration de la Maison des Citoyens par Mme Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté. La Maison des Citoyens est installée dans une maison datant du XIIIe siècle, ce qui lui donne beaucoup de caractère.

La grande surprise pour l’assistance nombreuse au moment de pénétrer dans la salle est de trouver qu’elle était déjà occupée… par des membres du Conseil Municipal des Enfants et des Jeunes de Tournus. Les citoyens de demain étaient bien en place et ils ont entamé un dialogue avec Mme Dufay, prenant leur rôle très au sérieux.

Sont membres de ce Conseil pour cette année scolaire 2019-20 les classes de CM1 et CM2 de l’école Raymond Dorey et de l’école Saint-Valérien ainsi que les enfants scolarisés en classe de sixième au collège En Bagatelle.

Première impression, les locaux sont très bien agencés, généralement avec du mobilier de récupération. Economies obligent ! C’est un local situé en plein centre-ville à côté du musée Greuze.

Une Maison des Citoyens : pour quoi faire ?

En deux mots, elle est un lieu qui vise à faciliter la vie démocratique locale, un lieu où les citoyens avec les élus, les citoyens entre eux, puissent, dans un souci partagé de l’intérêt commun, s’informer réciproquement, débattre, se concerter, élaborer ensemble des propositions et des projets, un lieu de ressources démocratiques facilement accessible à tous.

Par exemple elle sera utilisée dans la lutte contre la fracture numérique : des ateliers et des permanences de scribes numériques auront lieu prochainement. Ils seront encadrés par des bénévoles.

Et au plan pratique ?

Un formulaire de demande de réservation sera disponible sur le site de la ville, et en version papier en mairie et au centre social. Il sera à renvoyer aux services « Vie sociale et citoyenneté » (centre.social@tournus.fr) et « Etat Civil » (location.salles@tournus.fr).

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus, vous pouvez contacter Gaëlle Saint-Hilary, élue municipale de Tournus déléguée à la participation citoyenne gaelle.saint-hilary@tournus.fr

UN BEAU CONCERT DE RENÉ MILLER A PRETY

Excellent concert de René Miller organisé par Gérard Doussau et par Pistriacum Production, dans la belle salle de l’espace Pistriacum, à Préty.

René est originaire de Louisiane, mais il vit à Montreuil en région parisienne. C’est un bluesman comme je les aime, un « pur » qui s’inspire des origines du blues de Blind Lemon Jefferson (1893 – 1929), de Blind Willie Johnson (1897 – 1945) ou de Robert Johnson (1911 – 1938), le roi du Delta Blues, resté inégalé dans sa maîtrise de l’instrument.

Avec une guitare acoustique toute simple, René nous transporte sur les bords du Mississipi avec la mélancolie des bluesmen du Delta.

Il a présentéun morceau des Beatles, ainsi que des chansons françaises, avec une interprétation très colorée par un accent américain : « La vie en rose », ou encore la « Javanaise de Gainsbourg ».

Covid-19 oblige, les spectateurs se tenaient à distance les uns des autres, mais ils ont vraiment passé un bon moment avec un artiste à la fois plein d’humour, de fantaisie et en même temps très intuitif dans ses interprétations des meilleurs blues du sud. La voix de René a un pouvoir de transformation assez fantastique, elle passe très vite du rugissement à la douceur propre à une balade. En reprenant chaque morceau, chaque standard, René Miller apporte une forte touche personnelle qui est le propre des grands musiciens;

Ce qui m’a le plus impressionné chez René, c’est sa rythmique à la guitare.

G.M.

 

 

 

 

 

 

René Miller à Préty, le 25 juillet. Photo G.M.

CHANGEONS DE REGARD SUR NOTRE ALIMENTATION

Source : Centre de Ressources et du Développement Durable.
Manger… Avons-nous conscience de l’importance de cet acte quotidien ?
Pour être en bonne santé, faire plaisir à sa famille, retrouver les saveurs de notre enfance ou s’aventurer vers des goûts exotiques, les mangeurs ont le choix… trop de choix ?
Comment être sûrs de manger des produits de qualité si ce n’est en faisant confiance en ceux qui travaillent cette offre. Et du champ à l’assiette, ils sont nombreux : producteurs et pêcheurs, artisans et industriels transformateurs, grossistes et négociants, restaurateurs et distributeurs…
Et puis il y a les chercheurs, les associations locales, les collectivités et leurs élus, les publicitaires, les producteurs d’émissions télé qui influencent bien des choses. Tout semble bien organisé. Et pourtant… Aujourd’hui, 30% de la production alimentaire est gaspillée, perdue ou jetée. Les ingrédients d’un simple yaourt aux fruits parcourent plus de 9000 km avant d’être consommés.

 

MANCEY : RÉUNION SUR L’ALIMENTATION DE QUALITÉ

Le jeudi 10 juillet a eu lieu à Mancey une réunion de travail sur « l’alimentation de qualité ».

Cette réunion fait partie du déroulement du programme « POPSU Territoires » à Tournus et en Tournugeois.

Le programme POPSU Territoires vise, par le croisement des savoirs scientifiques et opérationnels, à mieux connaître les processus qui transforment les petites villes et les ruralités françaises. Il s’agit dans le même temps de nourrir les réflexions stratégiques des décideurs sur l’avenir de leurs territoires. Le programme aspire enfin à créer une dynamique de collaboration qui permette un enrichissement réciproque des élus, des praticiens de la ville, des concepteurs architectes et urbanistes, des chercheurs de diverses disciplines et des citoyens.

  • Le projet de recherche-action à Tournus et dans le Tournugeois

A Tournus, la recherche-action vise la construction d’un système alimentaire local intégrant les questions sociale, écologique et économique. Cela passe par le regroupement des initiatives locales, diverses et dispersées autour d’une recherche d’autonomie alimentaire fondée sur la mixité sociale, les solidarités de proximité, le développement de pratiques d’autoproduction à l’échelle de la ville de Tournus et du bassin de vie du Tournugeois.

  • Les partenaires du projet de recherche-action Tournus/Tournugeois

Ce sont :

– la ville de Tournus

– la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon à laquelle il faut associer Agrosup Dijon,

– l’association Tournugeois Vivant

– l’Association Economie-Solidarité-Partage de Tournus

Ainsi que plusieurs autres associations locales : l’Amap de Nizerel, la Cagnotte Solidaire, Terre de Liens, Semeurs du Possible, le Café associatif de Tournus « l’Embarqu' », Jardins à protéger, Coopagir…

  • La réunion de travail du 9 juillet à Mancey

La réunion de travail est animée par Dany Lapostolle, maître de conférences en aménagement de l’espace et urbanisme à l’Université de Bourgogne et responsable scientifique du Living Lab territorial pour un transition sociale et écologique, porté par la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon.

Participent également à la réunion, en tant que chercheurs :

Gaetan Mangin, doctorant en Sociologie et Ingénieur de recherche au Living Lab pour la transition sociale et écologique, hébergé par la MSH de Dijon

et Ambre Tréguy, doctorante et ingénieur Agrosup Dijon.

La réunion est organisée par Céline Braillon (Montbellet) et Gérard Morin (Mancey), tous deux administrateurs de Tournugeois Vivant.

Les participants sont des habitants de Mancey, membres de l’Assemblée des Habitants, des élus de Mancey et 3 membres de la Société civile coopérative de consommation Coopagir, qui compte des adhérents dans 14 villages de la région de Laives…

Pour les participants qui sont aussi nombreux que les règles sanitaires le permettent (17), il s’agit de tenter d’apporter des réponses à 3 questions.

  1. « Si je dis “Alimentation de qualité” à quoi pensez-vous ? »

  2. « Comment accéder à une alimentation de qualité sur notre territoire ? »

  3. « Selon-vous, que faudrait-il mettre en place pour faciliter l’accès à une alimentation de qualité sur notre territoire du Tournugeois ? »

Pour ce qui est de la première question, lorsqu’on pense à alimentation de qualité les mots qui sont venus à l’esprit des membres du groupe de travail ont été regroupés en grandes catégories  :

– le goût

– le biologique

– la biodiversité

– l’éducation et la culture

– la confiance dans l’origine des produits

– la qualité nutritionnelle

– la solidarité

Ensuite, les échanges ont porté sur l’accès à une alimentation de qualité. L’un des points clés est que cet accès doit être possible à tous et non uniquement à ceux qui ont les moyens. L’accent a été mis sur le volet social de l’alimentation tant du côté des producteurs qui doivent pouvoir vivre décemment de leur activité professionnelle que des consommateurs.

Enfin, le groupe a examiné un certain nombre de propositions qui ont été mises sur la table en vue de préparer l’avenir.

Le résultat de ces échanges fera l’objet d’une synthèse, il sera agrégé aux résultats d’autres groupes de travail dans le but de constituer des données qui seront ensuite exploitées par les chercheurs de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon et d’Agrosup Dijon.

Une grande journée de mise en commun des travaux se fera en octobre à Tournus sous la forme d’une Etude de cas, à laquelle participeront les équipes nationales du programme POPSU. Les résultats des travaux seront ensuite intégrés dans une base de données nationale  POPSU Territoires.

Localement, ce type de réunion marque une prise de conscience de l’importance de l’alimentation dans notre société, la pandémie récente a bien montré les failles d’un système alimentaire trop centré sur les échanges internationaux, sur la course en avant des gros exploitants agricoles et sur la difficulté à trouver des terres pour relocaliser la production d’aliments sains sur notre territoire. Sécurité alimentaire, alimentation saine, impact des changements climatiques, préservation de la biodiversité, préservation de notre santé à tous et changement du modèle de production agricole dominant sont bien les priorités de demain, pour nous-mêmes et pour nos enfants. Des solutions à portée de main peuvent être mises en place rapidement.

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Après un buffet proposant des produits du village de Mancey (fromages de chèvre des deux producteurs du village), des produits locaux de l’agriculture biologique (charcuterie et et jus de fruit), les membres du groupe ont pu aussi déguster des vins de Mancey, notamment un vin blanc bio qui a été fort apprécié.

 

« ENTRE TRANSMETTRE ET S’INSTALLER, L’AVENIR DE L’AGRICULTURE ! » RAPPORT DU CSE

PRENEZ LE TEMPS DE VOUS INFORMER SUR CETTE QUESTION CAPITALE DE L’AVENIR DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE.

UN IMPORTANT RAPPORT DU CONSEIL ECONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL VIENT D’ÊTRE PUBLIÉ SUR LE THÈME : « L’AVENIR DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE »

Introduction

L’avenir de l’agriculture repose sur les femmes et les hommes qui la composent, chefs d’exploitation mais aussi salariés. Or, aujourd’hui dans notre pays, le nombre d’actifs diminue très rapidement car les installations sont loin de compenser les cessations d’activités. De plus, au regard de la pyramide des âges et des départs en retraite massifs prévus dans les années à venir, si rien n’est fait, cette tendance devrait se renforcer en entraînant la disparition d’environ un quart des exploitations qui subsistent encore.

C’est pourquoi, maintenir et si possible augmenter le nombre d’agricultrices et d’agriculteurs constitue un défi essentiel à relever. En effet, leur présence et leur travail dans l’ensemble des territoires sont indispensables pour

-garantir la sécurité alimentaire,

– assurer le dynamisme des zones rurales

– et réussir les transitions écologique, climatique, énergétique, économique et sociale qui s’imposent.

Paradoxalement, malgré la chute du nombre de fermes constatée depuis des décennies et en dépit de ses contraintes potentielles, le métier d’agriculteur attire aujourd’hui de plus en plus de jeunes et de moins jeunes aux profils diversifiés, pour beaucoup non issus du milieu agricole. Malheureusement, une proportion importante d’entre eux ne parvient pas à aller au bout de la démarche pour différentes raisons : projets insuffisamment aboutis ou mal conçus, difficultés de trouver des terres et une ferme disponibles, problèmes d’accès aux financements nécessaires, lourdeur et complexité du parcours d’accompagnement…

Parallèlement, les paysannes et les paysans qui prennent leur retraite rencontrent eux aussi des difficultés pour trouver des successeurs.

Si leur localisation et leur fertilité le permettent, les terres qu’ils exploitaient servent trop souvent à agrandir des exploitations existantes ou sont artificialisées, sinon elles peuvent s’enfricher.

Le renouvellement des générations constitue le thème central de cet avis du CESE car c’est une condition essentielle pour que l’agriculture française parvienne à réaliser ses indispensables mutations.

DÉBUT DU RAPPORT DE BERTRAND COLY … À 17:37 DU DÉBUT DE LA VIDÉO

 

LES PRÉCONISATIONS DU CESE

1. Amplifier l’action des collectivités territoriales

• Repérage des terres se libérant, mobilisation des biens communaux, portage du foncier

• Soutien aux structures favorisant la transmission et l’installation

2. Créer des déclinaisons départementales des comités régionaux Installation Transmission, financées et présidées par l’État et les régions (Préconisation ayant fait l’objet d’un dissensus)

• Création d’une dynamique multi-acteurs

• Recueil de données statistiques

• Accompagnement des cédants et des porteurs de projet• Médiation entre cédants (ou propriétaires) et repreneurs

3. Organiser des rendez-vous pour sensibiliser les cédants potentiels à la transmission

4. Inciter financièrement à la transmission

• Revaloriser les retraites agricoles (au moins de 85% du SMIC, pénibilité)

• Clarifier et assouplir la cessation progressive d’activité

• Créer une indemnité viagère de transmission

• Supprimer les aides PAC à 70 ans ou dès la possibilité d’une retraite à taux plein

• Remettre à plat les avantages fiscaux

• Généraliser le recours au fonds de garantie sur les fermages

5.  Résoudre les problèmes de logement

• Favoriser l’octroi des aides pour acquérir et rénover des logements anciens

• Inciter à mettre en place la taxe d’habitation sur les logements vacants

• Faciliter l’accès aux logements communaux (zones en tension immobilière)

• Mobiliser les SAFER (droit de préemption)

• Autoriser l’installation temporaire d’habitats légers aux normes

6. Proposer 5 ans avant l’âge de la retraite l’inscription sur le Répertoire Départ Installation (idem pour les porteurs de projets)

7. Favoriser l’émergence de projets (réunions collectives multipartenaires de primo accueil annoncées via Pôle Emploi, réseaux sociaux, Internet…)

8. Élaborer un cahier des charges national pour concevoir des formations « amont » financées par CPF, Régions, Pôle-Emploi, VIVEA…

9. Améliorer les dispositifs de formation

• Transformer le BPREA :

– développer l’apprentissage et diversifier les activités

– créer une unité de formation pouvant être validée après l’installation effective

– intégrer des modules adaptés aux nouveaux profils

• Favoriser la prescription d’un stage de 1 à 6 mois dans le PPP

10. Multiplier les espaces tests grâce à un fonds d’amorçage

11. Favoriser le droit à l’essai

• Généraliser le « parrainage » et améliorer la situation des bénéficiaires

• Développer les tests en statut collectif (GAEC à l’essai, apport en industrie)

12. Faire évoluer la DJA vers une Dotation Nouvel Installé

• Porter à 50 ans la limite d’éligibilité

• Supprimer le caractère coercitif du plan d’entreprise et intégrer un volet transition agroécologique

13. Financer l’installation via la PAC :

• Doubler (2 à 4%) le volet « nouvel installé » et fonder l’aide sur un montant forfaitaire par nouvel installé

• Majorer les aides régionales pour les installations dans un Projet alimentaire territorial

• Utiliser le fonds de garantie (FEADER) pour faciliter le financement bancaire

14. S’appuyer sur le modèle coopératif

• Renforcer les collaborations coopératives/établissements d’enseignement agricole

• Développer le parrainage coopérateurs aînés/nouveaux installés

15. Ouvrir aux membres d’une Coopérative d’Activités et d’Emploi ou d’une Société Coopérative et Participative le dispositif d’aide à l’installation

16. Prendre en charge (5 ans) les coûts de certification « agriculture biologique »

17. Adopter une loi foncière

• Protéger les terres agricoles

• Faire de l’installation la priorité des outils de régulation et supprimer leurs contournements (formes sociétaires, travail à façon)

18. Taxer plus fortement les plus-values réalisées lors de changements de destination des terres

19. Permettre aux candidats à l’installation de présenter leur projet en CDOA

COVID-19 ET COMPORTEMENTS NUTRITIONNELS DES PARTICULIERS : L’ENQUETE NUTRINET PORTANT SUR 37 000 PERSONNES

L’étude NutriNet-Santé est une étude de santé publique coordonnée par l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN, Inserm / Inrae/ Cnam / Université Sorbonne Paris Nord), qui, grâce à l’engagement et à la fidélité de plus de 170 000 «Nutrinautes» fait avancer la recherche sur les liens entre la nutrition (alimentation, activité physique, état nutritionnel) et la santé. Lancée en 2009, l’étude a déjà donné lieu à plus de 200 publications scientifiques internationales.

Les résultats montrent trois types d’évolution des comportements nutritionnels pendant le confinement :

Des modifications plutôt défavorables à la santé : prise de poids pour 35% des participants (+1,8kg en moyenne en 2 mois entre mars et mai); diminution de l’activité physique pour 53%; augmentation du temps sédentaire pour 63% avec, chez ces personnes une moyenne de 7h/jour passées en position assise; augmentation de l’apport énergétique pour 23% (+443kcal/jour en moyenne); grignotage au moins une fois par jour pour 28% et augmentation du grignotage pour 21%; augmentation de la consommation de sucreries, biscuits et gâteaux, et d’alcool; diminution de la consommation de produits frais (fruits et poisson en particulier); 18 % des participants déclarent manger plus pour compenser l’ennui et 10 % à cause du stress.

Les participants qui présentaient ce profil étaient plus souvent âgés < 50 ans, des femmes, avec un plus haut niveau d’anxiété et de symptômes dépressifs, un plus haut niveau d’éducation mais de plus faibles revenus, avec des enfants < 18 ans présents à la maison, en télétravail pendant le confinement, et une plus forte proportion d’aliments ultra-transformés dans leur alimentation habituelle(avant le confinement). Ces modifications semblent liées à la perte d’opportunités liée au confinement: perte d’options pour faire de l’exercice due à la fermeture des salles de sport,ou pour manger dans les restaurants et lieux de travail, et accès limité aux lieux d’approvisionnement alimentaire habituels.

Au contraire, des modifications plutôt favorables à la santé: perte de poids pour 23%des participants (-2kg en moyenne), augmentation de l’activité physique pour 19%, augmentation du temps passé à cuisiner des plats «maison» pour 40%, volonté de rééquilibrage alimentaire pour 14%, notamment pour éviter de prendre du poids (21%) ou compenser une baisse d’activité physique (17%); augmentation de la consommation de fruits, légumes, légumineuses et noix, de poisson, diminution de la consommation de sucreries, biscuits et gâteaux, et d’alcool.

Les participants qui présentaient ce profil étaient plus souvent âgés < 50 ans, en surpoids ou obèses, fumeurs, avec un plus haut niveau d’anxiété et plus faible niveau de symptômes dépressifs,un niveau d’éducation et des revenus plus élevés, sans enfants < 18 ans à la maison, en situation de chômage partiel mais aussi de télétravail pendant le confinement ou encore étudiants (vraisemblablement ici ceux qui auraient rejoint le domicile familial), et une moindre qualité nutritionnelle pour leur alimentation habituelle (avant le confinement). Ainsi ces modifications semblent avoir été une adaptation favorable à la situation, entreprise par des individus ayant davantage les moyens et/ou les opportunités, et avec plus de marge de progrès au niveau nutritionnel, ou encore des individus préoccupés par leur santé et leurs risques face à la COVID-19 (ex. les individus en surpoids ou obèses)

• Enfin, les participants pour lesquels les comportements nutritionnels seraient restés relativement stables pendant le confinement étaient plus souvent âgés > 50 ans, des hommes, de poids normal, avec un plus faible niveau d’éducation, vivant dans villes < 100 000 habitants ou en zone rurale, avec des niveaux d’anxiété et de symptômes dépressifs moins élevés, sans emploi avant le confinement (retraités, au chômage, au foyer) ou ayant continué à travailler en dehors du domicile pendant le confinement (professions essentielles), et avec une plus grande qualité nutritionnelle et une moindre proportion d’aliments ultra-transformés pour leur alimentation habituelle (avant le confinement). Les participants ont par ailleurs déclaré avoir réduit le nombre de leurs lieux d’approvisionnement alimentaires (3,6 lieux d’approvisionnement alimentaires différents par personne en moyenne, soit 1,1 de moins qu’avant le confinement).

Les 3 lieux d’approvisionnement les plus cités étaient le supermarché (66%), la boulangerie (60%) et l’épicerie (41%). Une réduction importante a été observée pour la fréquentation des marchés (liée vraisemblablement à leur interdiction partielle). De légères augmentations ont été observées pour le recours aux achats à distance, et aux paniers producteurs. Par ailleurs, environ 27% des sujets ont déclaré être stressé à l’idée de manquer de certains aliments pendant le confinement mais seuls 3% ont déclaré avoir stocké plus d’aliments que d’habitude par crainte de pénuries (quand 45% déclarent l’avoir fait à cause de la fréquence réduite des achats).

L’ensemble de ces résultats suggère donc que le confinement a suscité, dans une part importante de la population, des comportements nutritionnels peu favorables à la santé qui, si maintenus sur le long terme pourraient accroître le risque de pathologies chroniques mais aussi impacter l’immunité. Toutefois, le confinement a aussi créé l’opportunité, pour une part non négligeable de la population, d’améliorer leurs comportements nutritionnels.

ACTUALITE : LOI RELATIVE A LA TRANSPARENCE DE L’INFORMATION SUR LES PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRES DU 10 JUIN 2020 EST PROMULGUÉE

Un important texte de loi sur l’étiquetage des produits alimentaires est maintenant applicable.

L’article 10 de la loi consacre la vente de semences de variétés du domaine public non inscrites au Catalogue officiel à des amateurs.

RV sur le présent site de Tournugeois Vivant à la rubrique « BASE DE DONNÉES JURIDIQUES ET DOCUMENTAIRES »

Cliquez ensuite sur « VEILLE LEGISLATIVE GENERALE »

Puis sur « LOI RELATIVE A LA TRANSPARENCE DE L’INFORMATION SUR LES PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRES DU 10 JUIN 2020″

LIBRE OPINION : DES NOUVELLES DE LA SANTE DU PUY DU FOU

A projet faramineux, pertes faramineuses !

Toujours plus grand !

Avec 2,3 millions de visiteurs par an, le  parc du Puy du Fou a été élu meilleur parc du monde en 2019 par l’IAAPA. Pour rester en haut du classement, le parc historique français, qui occupe à ce jour une superficie de presque 60 ha, a décidé d’investir dans de nouveaux spectacles et dans de gros chantiers immobiliers concernant notamment un complexe hôtelier. La capacité hôtelière du site va ainsi passer en 2020 à 500 chambres et 2 500 lits. Le dernier né, l’hôtel « Grand Siècle », ouvrira 96 chambres luxueuses « aux couleurs royales », installées dans 8 pavillons, le tout entouré de jardins de style Le Nôtre sur 3 ha. Un restaurant de 500 couverts doit également ouvrir. L’objectif du directeur du parc est d’accueillir 400 séminaires/an. En tout, les investissements récents sont estimés à plus de 62 millions d’euros.

Chaque année les bénéfices que le parc réalise, et qu’on situe à 8 à 9% du chiffre d’affaires, sont réinvestis dans le parc. Depuis sa création en 1977, ce sont donc plus de 450 millions d’euros qui ont été investis dans le parc.  Il s’agit de se développer toujours plus, pour attirer de plus en plus de monde.
Mais la pandémie de Covid-19 est venue troubler ces objectifs ambitieux. En 2020, le parc n’a pas ouvert à la date prévue. Les conséquences ont été immédiates.

Les risques du gigantisme : un colosse aux pieds d’argile ?

Philippe de Villiers, le fondateur du Puy du Fou , n’a eu de cesse d’alerter le gouvernement ces dernières semaines sur la situation financière du parc :  » Le Puy du Fou se prépare à toutes les éventualités mais une saison blanche nous ferait courir de grands risques. Nous serions très fragilisés. « ou encore « La limitation des déplacements des Français peut impacter gravement notre activité.  La perte financière est évaluée à 50 millions d’euros.«  Il s’avère effectivement que les pertes journalières du parc sont estimées à 1 million d’euros par jour et depuis le début de la crise, elles s’élèveraient à 40 % du chiffre d’affaires annuel ( celui-ci était de 120 000 000 d’euros en 2019).

Nul doute également que la crise impactera les les projets de développement à l’international, en Espagne, en Chine et aussi en Autriche et en Italie. Toutes ces ramifications dans plusieurs pays ne font qu’accentuer le risque global supporté par le Puy du Fou. C’est ce risque lié au gigantisme et à la mondialisation qui doit être pris en compte aujourd’hui dans les projets de création de parcs de loisirs ou de parcs touristiques qui semblent avoir le vent en poupe. La maîtrise de ce risque nécessite qu’on se pose les bonnes questions au moment où il est encore temps.

Questions posées

Le type de situation que nous vivons pose bien des questions, qui ne sont pas seulement financières. Les dimensions sanitaires, sociales, écologiques et économiques doivent être prises en compte.

  • Quels seront les conséquences du confinement sur l’équilibre financier du parc et sur son taux d’endettement ?

  • Que deviennent les centaines d’entreprises et les milliers d’emplois qui assurent le bon fonctionnement et les approvisionnements du parc, en cas d’arrêt ou de ralentissement sensible de l’activité  ?

  • Faudra-t-il injecter des fonds publics sous une forme ou une autre pour rétablir les équilibres ?

  • Aujourd’hui, on autorise le Puy du Fou à rouvrir ses portes et à accueillir plus de 25 000 personnes, alors que les festivals, les manifestations culturelles estivales restent interdites. Où est la logique ? Où est la cohérence ? N’est-ce pas un mauvais signe pour la culture !

  • En outre, la crise récente vient de mettre en évidence tous les inconvénients de la mondialisation dans la plupart des domaines, santé, agriculture, industrie, technologies,  transports… Pourquoi chercher encore à créer des parcs historiques bâtis sur un même modèle dans tous les grands pays du monde ? N’y a-t-il pas d’autres voies à prendre, d’autres chemins à emprunter, d’autres priorités à définir ? Quels seront les besoins réels de la population dans les années à venir ?

  • Enfin, quand va-t-on prendre au sérieux ceux, de plus en plus nombreux, qui nous alertent sur la détérioration des conditions climatiques, sur la dégradation de notre environnement et sur les conséquences néfastes de l’artificialisation des terres ? Faut-il encore plus de voitures, plus de béton, plus d’attractions rassemblant des milliers de personnes, ou faut-il que nous jetions prioritairement les bases d’une société plus économe de moyens, protégeant la biodiversité et assurant à tous une sécurité alimentaire à base de produits sains et de qualité ?

                                                                                                                  G.M.

Dans cette rubrique, les propos tenus n’engagent que leur auteur.

DECRET DU 8 AVRIL 2020 relatif au « droit de dérogation reconnu au préfet »

Les préfets peuvent désormais, grâce à ce décret

– restreindre la durée d’une enquête publique

– passer outre une étude d’impact

– limiter certaines consultations préalables

– ou même déroger à la nomenclature dite ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement).

Mercredi 27 mai 2020, quatre associations — les Amis de la Terre France, Notre affaire à tous, Wild Legal et Maiouri Nature Guyane — ont déposé un recours au Conseil d’État afin d’obtenir l’annulation de ce décret. Ils dénoncent « une procédure de passe-droit particulièrement dangereuse sur certains territoires déjà soumis à une forte pression de la part des industriels ».

Pour Marine Calmet, juriste des associations Maiouri Nature Guyane et Wild Legal, « ce nouveau décret illustre parfaitement la tendance mortifère de détricotage du droit de l’environnement actuellement en cours en France ». Malgré les dangers directs et graves de ce texte en matière écologique, ni les autorités environnementales ni le public n’ont été consultés avant l’adoption du décret, précisent les associations.

SOURCE : https://reporterre.net/Quatre-associations-attaquent-le-decret-permettant-de-deroger-aux-normes

Extrait

LA PAUVRETÉ EN FRANCE : RAPPORT D’ATD QUART MONDE, LE SECOURS CATHOLIQUE, CARITAS FRANCE…

Menée en France par ATD Quart Monde, le Secours Catholique – Caritas France, l’Association des Centres Socio-Culturels des 3 cités à Poitiers et une enseignante-chercheuse de l’Institut Catholique de Paris, cette recherche participative a permis de dégager huit dimensions de la pauvreté, en partant de la vie des personnes qui en souffrent : privations matérielles et de droits, peurs et souffrance, dégradation de la santé physique et mentale, maltraitance sociale, maltraitance institutionnelle, isolement, contraintes de temps et d’espace, compétences acquises et non reconnues par la société.

Articuler un « penser global » et un « agir local » : la territorialisation des « Community Supported Agriculture » (Communauté de soutien à l’Agriculture?)

Qu’est-ce qu’une C.S.A. ?

Qu’il s’agisse de groupes de consommateurs s’approvisionnant directement auprès d’agriculteurs ou, selon les pays, qu’il s’agisse plutôt de producteurs fédérant autour d’eux une communauté de consommateurs, les « Community Supported Agriculture » (CSA) sont des initiatives locales qui se développent partout dans le monde et partagent un même positionnement militant vis-à-vis de grands problèmes de la planète, tels que la « malbouffe », l’exploitation des paysanneries ou la dégradation de l’environnement.

La multiplication des « Community Supported Agriculture » (CSA) et de leurs variantes s’observe dans le monde entier, à partir de préoccupations formulées partout dans des termes très similaires : rechercher une alimentation saine, promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement, favoriser la relocalisation de l’économie… Ces réflexions sur les circuits courts s’appuient largement sur un partage d’expériences diffusées de manière très globalisée, valorisant une relation directe du local au global. Des observations menées localement en France et au Mexique, croisées avec une revue de la littérature, une analyse cartographique des CSA en Europe et une analyse de leurs sites internet permet toutefois de montrer que cette relation du local au global vient en interaction et non en remplacement d’une territorialisation multiscalaire, éclairant l’un des aspects de la convergence supposée entre l’écologisation des pratiques et la territorialisation des activités, à savoir le jeu d’échelles géographiques que cette convergence implique.

L’auteur :  Michaël Pouzenc est professeur en géographie. Il dirige le Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires (LISST).

Ses thèmes de recherche sont : construction de ressources en espace rural, qualité territorialisée des produits agroalimentaires, relations de proximité agriculteurs-consommateurs, réorganisation spatiale du commerce alimentaire, évolution des pratiques des usagers et consommateurs, relations entre la grande distribution et la production agroalimentaire ; prise en compte du développement durable par ce système d’acteurs, implications des thèmes précédents pour le développement territorial, évolution des politiques de développement territorial appliquées à l’espace rural.
pouzenc@univ-tlse2.fr

Pour lire cet article de Michael POUZENC dans son intégralité :

https://journals.openedition.org/developpementdurable/16922#tocto1n1

 

 

LA CONF’ ET LA FNAB ONT RECENSÉ LES PLATE-FORMES DE VENTE DIRECTE

PENDANT LA PERIODE DE CONFINEMENT, LA FNAB ET LA CONF’ ONT RECENSÉ LES INITIATIVES EN MATIÈRE DE VENTE DIRECTE ET DE CIRCUITS COURTS.

  • CERTAINES EXISTENT DANS LE TOURNUGEOIS COMME LES AMAP OU LE GUIDE DES PRODUCTEURS BIO DE TOURNUGEOIS VIVANT :

OUTILS_VENTE_DIRECTE

 

  • DES INITIATIVES ONT VU LE JOUR UN PEU PARTOUT EN FRANCE ET AUSSI DANS LE TOURNUGEOIS CONCERNANT LES MODES DE DISTRIBUTION ALTERNATIFS : EPICERIE MOBILE, REGROUPEMENT DE PRODUCTEURS POUR LA VENTE A LA FERME, GROUPEMENTS DES ACHATS POUR UN VILLAGE, CRÉATION D’UNE AMAP, DELOCALISATION DES MARCHÉS…

2020.03.26_Doc-FNAB-CONF-Alternatives