SANS PAYSANS ON FAIT COMMENT ? LA REUNION DE TERRE DE LIENS A FAIT SALLE COMBLE À TOURNUS

Hier soir, au Palais de Justice de Tournus, toutes les places assises de la salle 15 étaient prises. C’est dire l’intérêt de l’assistance pour la question de l’artificialisation des terres agricoles et de la diminution très importante du nombre d’agriculteurs qui se profile dans les 10 ans à venir.

Vues de la salle 15 au Palais de Justice. Photo G.M.

Cécile Dubart, qui est fermière Terre de Liens à Montbellet ,est intervenue pour présenter Terre de Liens et ses 3 piliers que sont :

  • le réseau associatif Terre de Liens, qui comprend la Fédération nationale et 19 associations régionales, dont l’association TDL Bourgogne-Franche-Comté, basée à Dijon. Fédé et associations régionales travaillent ensemble , partagent les valeurs et les objectifs posés par la charte de Terre de Liens et consolident le projet politique du mouvement sous l’impulsion de l’association nationale. Cette dernière assure la cohésion de l’ensemble du mouvement.

  • La Foncière Terre de Liens : première structure d’investissement solidaire appliqué à la gestion de foncier agricole et de biens immobiliers en milieu rural. Elle achète des fermes pour enrayer la disparition des terres agricoles et réduire les difficultés d’accès au foncier. Ces fermes sont ensuite louées à des fermiers et des fermières qui y développent une agriculture biologique, paysanne et de proximité. Pour acquérir les fermes, la Foncière s’appuie sur son capital, constitué de l’épargne de citoyens et d’institutions privées.

  • la Fondation Terre de Liens : face à la raréfaction des terres agricoles, elle a pour mission de préserver notre patrimoine foncier agricole sur le très long terme. Habilitée à recevoir des fermes en donation ou en legs, elle achète également des terres grâce aux dons des citoyens, aux mécénats d’entreprises ou aux partenariats avec les collectivités. Elle garantit un usage responsable des lieux et des ressources naturelles qui s’y trouvent en installant des fermiers aux pratiques respectueuses de l’environnement sur ces terres.

Cécile Dubart pendant sa présentation. Photo G.M.

Véronique Guislain, co-présidente Terre de Liens B.F.C. et membre de la commission nationale “Installation-Transmission” a ensuite présenté les principaux constats et les chiffres du rapport de TDL sur l’Etat des Terres Agricoles en France.

  • Chaque année, c’est une surface équivalente à la capacité à nourrir une agglomération comme Dijon (260 000 habitants) qui est perdue. Dans un mouvement parallèle tout aussi inquiétant, aujourd’hui 2/3 des terres libérées par les agriculteurs qui partent en retraite passent à l’agrandissement de fermes voisines, réduisant ainsi drastiquement les terres disponibles pour de nouvelles installations.

  • Depuis 30 ans, la dynamique d’artificialisation est constante. La France artificialise chaque année entre 50 000 et 60 000 hectares soit l’équivalent d’un terrain de foot toutes les 7 minutes

  • Dans les zones urbaines et péri-urbaines, la pression sur ces terres est ininterrompue. Laissées en friche dans l’attente de leur devenir « constructible », elles sont l’objet d’une spéculation continue. Le prix de ces terres susceptibles de devenir constructibles les rend incompatibles avec une installation agricole. Les scientifiques s’accordent : 1 000 ans sont aujourd’hui nécessaires pour constituer 1 cm de terre fertile. « Quand on imperméabilise un sol, il n’y a pas de retour en arrière possible. À l’échelle humaine, ce sol est perdu. » Isabelle Feix, Experte Sol, ADEME

  • L’agrandissement des fermes s’est accompagné d’une baisse des emplois sur celles-ci. En 20 ans, 320 000 emplois agricoles (équivalent temps plein) ont été détruits. La dynamique de concentration des terres, déjà fortement préoccupante, va s’emballer avec le départ à la retraite prévu d’un nombre important d’agriculteurs et d’agricultrices dans les dix prochaines années.

  • Rares sont les fermes qui parviennent à se transmettre à un nouveau paysan, en particulier en dehors du cadre familial.

    Aujourd’hui, près d’une ferme sur trois seulement est transmise.

La conférencière a ensuite donné quelques chiffres concernant le département de Saône et Loire et la Communauté de Communes du Mâconnais-Tournugeois soulignant des chiffres d’artificialisation des terres relativement vertueux.

Elle a évoqué la manière dont était appliquée le principe de développement durable limitant les impacts négatifs de certains projets sur l’environnement : éviter/réduire/compenser. En soulignant que c’était surtout le « compenser » avec des billets de banque qui était pratiqué.

Dominique Ducreau, administrateur de Terre de Liens BFC a parlé ensuite de l’autonomie et de la sécurité alimentaire. Il a notamment souligné les risques liés à l’approvisionnement des villes qu’on a recensé pendant la période de confinement. les villes disposaient en moyenne de 3,5 jours de réserve de produits alimentaires.

  • Aujourd’hui, la moitié des fruits et légumes consommés en France est importée. La France dispose en théorie de la surface nécessaire pour nourrir l’ensemble de ses habitants. Mais les choix actuels sur l’usage des terres rendent en réalité notre alimentation quotidienne dépendante du transport international de marchandises et de produits cultivés dans des pays voisins ou… lointains.

  • La question de la santé due à une alimentation composée de produits de base provenant de pays étrangers sans contrôle suffisant ou de produits transformés industriellement se pose avec une grande acuité. Il faut en revenir à une alimentation saine.

  • L’accent a été mis sur la restauration collective, principalement les cantines, qui pour des raisons essentiellement financières achètent des produits de qualité disons moyenne, en faisant appel à des produits importés comme les poulets par exemple, alors que la France produit des volailles de qualité.

  • En 2020, la crise du Covid-19 a permis à des millions de consommateur·trices Français·es et au monde politique de prendre conscience de la nécessité de relocaliser notre alimentation pour favoriser les cultures et les circuits de consommation de proximité.

  • Quant à la PAC, qui après une période transitoire, doit entrer en vigueur dans les Etats en 2023, Dominique Ducreau a rappelé que son montant pour les agriculteurs restait calculé sur la surface, ce qui ne peut que pousser les producteurs à agrandir leurs exploitations et à développer un modèle agricole productiviste. Ce qui constitue un obstacle à la transmission des fermes.

  • L’intervenant a rappelé enfin les attentes de Terre de Liens concernant une grande loi foncière qui reconnaitrait la terre comme bien commun et qui corrigerait les failles du système actuel qui permet à des détenteurs de parts d’échapper au contrôle des pouvoirs publics en matière de vente des fermes.

Dominique Ducreau a parlé de l’autonomie alimentaire. Photo G.M.

Cécile Dubart a ensuite donné la parole à Eric Daille du collectif Pas d’Eclat. L’intervenant a rappelé les principaux points du projet de Parc historique de loisirs ECLAT qui doit s’implanter dans la zone Nord de Tournus et ses conséquences sur les terres agricoles situées dans cette zone, appelées à disparaître.

Il s’en est suivi un débat au cours du quel sont intervenus des citoyens, un maraîcher, des représentants d’associations, des élus, le maire d’Azé et le maire de Montceaux-Ragny, ainsi qu’une représentante de la SAFER. On a parlé successivement de la Loi Climats et Résilience,  du Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural (PETR) du Mâconnais Sud Bourgogne, du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) du Mâconnais-Tournugeois et de la possibilité juridique offerte aux représentants de l’Etat de contourner les mesures de protection des sols dès lors qu’un intérêt national ou régional était en jeu. Toutes ces réglementations, fort complexes se chevauchent et elles doivent appliquer un principe de hiérarchie des textes, cela signifie que si le SRADDET est modifié, des modifications en cascade devront être introduites dans les textes réglementaires inférieurs. Un vrai casse-tête pour les élus et des calendriers de réunion extrêmement chargés.

Au cours du débat, Philippe Cacciabue, fondateur, puis directeur de la Foncière Terre de Liens  de 2004 à 2014, a rappelé les principes de la politique agricole française appliqués depuis la seconde guerre mondiale. Dès les années 1960, a été organisée une concentration des terres permettant l’essor de l’agriculture dont nous héritons aujourd’hui, tournée sur la commercialisation d‘une production agricole de masse. Il a souligné le risque du passage des sols agricoles « de la ferme… à la firme » en expliquant que tous les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation étaient à ce jour passés sous le contrôle des grandes firmes. Le seul domaine leur échappant étant le sol. L’enjeu de la terre et des agriculteurs qui la cultivent doit être au coeur de nos préoccupations.

Quant aux citoyens, a rappelé Gérard Morin de Tournugeois Vivant, le complexité des procédures en cours, totalement incompréhensible pour une très grande majorité des gens, jointe à « l’omerta » sur un projet comme ECLAT, font qu’ils sont totalement mis à l’écart, alors que partout, dans les sphères du pouvoir et ailleurs, on parle du nécessaire développement de la participation citoyenne dans les politiques publiques. Tournugeois Vivant est né d’une mobilisation citoyenne, ne l’oublions pas.

La réussite de Terre de Liens est la preuve même que sur des principes simples et des choix clairs, les citoyens en se mobilisant pour une épargne solidaire favorisant l’accès à la terre de jeunes agriculteurs-paysans sans grands moyens financiers personnels, peuvent faire bouger les lignes.

G.M. (TV et Groupe local Terre de Liens)

L’AG 2022 DE TERRES DE LIENS BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ S’EST TENUE À MONTBELLET AU MOULIN DES ESSARTS

Chaque année, Terre de Liens Bourgogne-Franche-Comté organise son Assemblée Générale annuelle dans l’un des départements de la Région.

Cette année l’AG a été accueillie par le Groupe Local Terre de Liens du Tournugeois, dans la ferme Terre de Liens de Cécile Dubart et Jérôme Coulon.

Vous trouverez ci-après quelques images de cette réunion qui a rassemblé une cinquantaine de participants.

 

Cécile Dubart, Ferme TDL le Moulin des Essarts et Oriane Guillou, coordinatrice TDL BFC. Photos G.M.

Cécile, boulangère paysanne a présenté la production bio de la ferme : blé, petit épeautre, sarrasin et seigle. Le pain est mitonné au levain naturel avec des variétés anciennes de blés sélectionnées en plein champ et de manière participative. Chaque année, un conservatoire permet de comprendre l’histoire des blés. Environ 200 kg de pains sont façonnés chaque semaine et vendus en direct sur deux marchés. Cécile propose aussi des livraisons et une vente au moulin.

Cécile, boulangère paysanne aimerait que sa ferme soit un coin de rencontre et d’échange, de fête et de solidarité : « Il est important pour moi que la ferme ne serve pas qu’à la production alimentaire mais qu’elle soit un lieu de partage, de résistance et de diffusion culturelle. »

Dominique Ducreau du Groupe local TDL lors de son intervention.  Photo G.M.

Alain Pinard du Groupe Local TDL lors de son intervention. Photo G.M.

Céline Braillon du Groupe Local TDL. Photo G.M.

Les membres du nouveau Conseil d’Administration de TDL Bourgogne-Franche-Comté.

Photos et rédaction G.M.

UN SPECTACLE A NE PAS MANQUER A GIGNY AU BAR ASSOCIATIF FARTFELIEN LE 6 MAI


L’histoire
Il était une fois la pègre de Londres et toute sa faune.
Un juge corrompu Peachum. Un bandit cambrioleur Macheath.
Des femmes de tête Polly et Lucy.
Dans ce milieu, on vole, on se dénonce, on se trahit, et on s’aime.
La morale n’est pas glorieuse : les pauvres de cette histoire, pour survivre, sont souvent aussi vicieux que les riches, mais seuls les pouilleux iront en prison se faire pendre !
C’est dommage, on commençait à s’attacher à eux…
Alors, pour plaire au public, tout se finira bien.

La musique
La musique du conte est faite de chansons anciennes issues des cultures populaires de quelques pays d’Europe, mélangées aux chansons anglaises du Beggar’s Opera. Des chansons de vie, de colère, de larmes, de joie. On chante anglais bien sûr, mais aussi français, et puis parfois italien, allemand, espagnol ou yiddish, car les pauvres sont de partout.
Une mandoline napolitaine, un bouzouki et un tambour persan rythment le conte aussi bien que les chansons.
Le conteur, qu’il parle ou qu’il chante raconte toujours son histoire.

PETITES VILLES DE DEMAIN ET PATRIMOINE

Sur le territoire du Tournugeois, Tournus, Sennecey-le-Grand et Cuisery sont des Petites Villes de Demain.

PETITES VILLES DE DEMAIN : DE QUOI S’AGIT-IL ?

Petites villes de demain est un programme national lancé le 1er octobre 2020, porté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Son objectif ? Donner aux communes rurales de moins de 20 000 habitants les moyens de concrétiser leurs projets de revitalisation et les aider ainsi à redevenir des villes dynamiques et attractives.

En lien avec le Plan de relance mis en place par l’Etat pour faire face à la crise sanitaire, le programme Petites villes de demain traduit la volonté du Gouvernement de simplifier l’accès des territoires aux aides de toute nature et de favoriser l’échange d’expérience et le partage de bonnes pratiques. Concrètement ? Afin de soutenir la conception et la réalisation par les communes de projets de territoire ambitieux, le programme met à la disposition des communes soutenues un ensemble de services et d’équipements rassemblant les outils et expérimentations.

Petites villes de demain : les territoires 

Sur la période 2020-2026, la durée d’un mandat municipal, le programme va soutenir plus de 1 600 communes qui exercent des fonctions de centralité sur leur bassin de vie (présence d’emplois, mais aussi des équipements et services les plus courants) mais qui montrent aussi des signes de fragilité (fermeture de commerces, exode rural etc.). La sélection des communes bénéficiaires du programme s’est faite de façon déconcentrée et a été pilotée par les Préfets de département, délégués territoriaux de l’ANCT.

LA PLACE DU PATRIMOINE DANS LE PROGRAMME PETITES VILLES DE DEMAIN 

Elément clé du cadre de vie, le patrimoine sous toute sa diversité, outre son intérêt historique et artistique, joue un rôle majeur dans la redynamisation et l’attractivité économique des territoires. Mais dans les petites communes qui concentrent sur leur territoire la majorité des biens patrimoniaux disposent rarement de connaissances et de ressources suffisantes pour en assurer l’entretien, la restauration et la mise en valeur.  Or, 55 % des édifices protégés sont situés dans des communes de moins de 2 000 habitants. 

Le programme Petites villes de demain aide les communes rurales à faire de leur patrimoine un véritable levier de revalorisation, de revitalisation et de renforcement de l’attractivité du territoire.

 

QUI EST IMPLIQUÉ DANS LE PROGRAMME ?

Ce programme est déployé sur l’ensemble du territoire, sous le pilotage de l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT). Petites villes de demain illustre et incarne une logique déconcentrée et décentralisée ; c’est au niveau local que sont élaborés et validés les soutiens aux projets. Les Préfets de département, en leur qualité de délégués territoriaux de l’ANCT, déploient ce programme national à l’échelle locale. Lors de la période de sélection, ils ont ainsi adapté les modalités de sélection des villes en lien avec les conseils régionaux et départementaux afin de bien articuler Petites villes de demain avec les initiatives régionales ou départementales déjà lancées. Alors que le programme se déploie, ils continuent d’orienter les communes vers les partenaires les plus à même de les aider dans la définition et la réalisation de leur projet de territoire.

Pour en savoir plus :

https://www.portailpatrimoine.fr/resource/866/programme-petites-villes-de-demain

SOLAGRO – CONFERENCE EN LIGNE : IMPORTATIONS LA FACE CACHÉE DE NOS CONSOMMATIONS

Programme et intervenants

Pour discuter de l’importance et de l’impact de nos importations sur la biomasse, ces interventions et table ronde sont organisées en 3 parties :

Partie 1 – Analyse – Empreinte des surfaces importées / 45 min.

  • Contexte géopolitique et cadre institutionnel avec Diane Simiu – Adjointe au Commissaire général au développement durable – Ministère de la Transition Écologique
  • La déforestation importée avec Omar Mouhdi – WWF
  • Les surfaces agricoles et forestières importées pour les principaux produits de consommation avec Philippe Pointereau – Solagro
  • L’empreinte carbone de l’alimentation – Traduction des importations en gaz à effet de serre et des régimes alimentaires en surfaces avec Christian Couturier – Solagro
  • L’impact des transports en fonction de l’origine des produits avec Carine Barbier – CIRED

Échanges et discussions / 15 min.

Partie 2 – Prospective – Les leviers d’action possibles / 45 min.

  • Exercices de prospectives – Différents leviers pour augmenter notre degré d’autonomie agricole et alimentaire avec Sarah Martin – ADEME
  • Les transports liés au commerce international – Jusqu’où réduire les flux d’importations et quels impacts sur les émissions ? avec Carine Barbier – CIRED
  • La « biodiversité importée » – Réduire les importations de cultures à risques en changeant nos modes de consommation et de production avec Caroline Gibert – Solagro
  • Contexte géopolitique international – La guerre en Ukraine et ses impacts sur les importations avec Sébastien Treyer – IDDRI

Échanges et discussions / 15 min.

Partie 3 – Table ronde de mise en perspective / 30 min.

Pourquoi réduire les importations, lesquelles et comment ? 

animée par Christian Couturier – Solagro, avec :

  • Benoit Daviron – CIRAD
  • Christophe du Castel – Agence Française de Développement
  • José Tissier – Commerce Équitable France
  • Sébastien Treyer – IDDRI

Conclusion

POUR S’INSCRIRE :
http://43rg.mj.am/nl2/43rg/mijkq.html?m=AWMAACLw1hMAAct8WkYAAKfutzgAAP-iAnIAJMZpAARBUwBiWS2BalkMAJ5xSNG2wS_QktDSxwAEEk4&b=17d3807e&e=89f21699&x=f8oM9HbSD2XeKynZy6NEVVAcWBVE_sIEQ8b0usav1xQ

FOIRE DEBORDE – JOUR 3 : UN COUP D’ « ECLAT » ARTISTIQUE, CULTUREL, GASTRONOMIQUE ET POPULAIRE

La 3 ème journée la Foire Déborde a bénéficié à son tour d’un soleil particulièrement clément, les visiteurs ont afflué l’après-midi durant dans une ambiance détendue et bon enfant. Les parents sont venus avec leurs enfants, des familles entières ont déambulé entre les bordes, des groupes de copines et de copains ont rigolé ensemble, tandis que d’autres , plus sérieux l’espace d’un instant en ont profité pour faire passer des messages ou pour se promettre de démarrer ensemble un nouveau projet, mais cela n’a pas duré car les chant des choristes se sont levés, puis la farandole, et enfin la fanfare a joué sous le chapiteau.

Voici une courte vidéo de la Chorale de la Foire Déborde accompagnée par les musiciens.

https://youtu.be/5LX2F0cZcd0?t=10

Le plaisir d’être ensemble

Ce qui frappe d’emblée dans cette assistance multicolore, ce sont les sourires sur les lèvres, les regards croisés qui en disent long sur le plaisir de se retrouver ensemble après de trop longues périodes d’enfermement, de masques et de courbes de progression du virus assénées quotidiennement par les médias. Alors ici, à la Foire Déborde, on oublie tout cela, on chante, on danse, on fait la fête, on en profite au maximum, car on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait.

Mais le temps passe vite, c’est déjà l’heure du banquet, on fait la queue sous le regard amusé et dubitatif de l’ami Croquignole, devant l’entrée donnant l’accès à la salle des Arcades.

Et alors le moment magique, celui du banquet-spectacle, peut enfin commencer.

Le banquet-spectacle commence !

Dans la grande salle aux murs sombres sont dressées des tables tout autour d’un espace avec une grande table centrale ornée d’une guirlande de bouteilles posées sur leur cul… bientôt une jeune femme de noir vêtue évolue avec grâce et élégance en posant ses pieds l’un après l’autre sur les goulots de bouteille… ça y est le spectacle commence !

Un défilé « carpé » magnifique

Jaillissant d’un grand rideau noir, arrivent d’abord, en défilé, pour inaugurer la grande fête d’un soir, un cortège de personnages coiffés de fabuleux masques de poissons aux couleurs bariolées, évoquant la tradition historique de la Foire des Bordes… Et puis émerge de dessous un couvre-plat un curieux chef- cuisinier à la toque aplatie, qui cite Jean Ducloux et qui fait l’éloge de la gastronomie locale… histoire de lancer le thème de la soirée !

Et le menu « débordant  » des trois banquets ?

Eh bien… il a été concocté par Jean Michel Carette, Christophe Bastien et Benjamin Dulor, des hommes talentueux, tous bien connus des Tournusiens et des habitants du Tournugeois.

  • Oeuf bio (de la Poule Verte), pulpe de maïs fumé sur jeunes pousses multiples à l’huile de noisette

  • Trio de Bresse : poulette flambée au genièvre, suprême fondant et cuisse croustillante, jus court et pommes au four

  • Sphère en chocolat Jivara lacté, coeur de courge butternut et ses chouchoux de graines de courge.

Pour info : le chocolat Jivara est un chocolat au lait peu sucré au bon goût de cacao. La texture crémeuse et les arômes vanillés du Jivara proviennent d’un savant mélange de variétés de cacao, d’Equateur et du Ghana. Son onctuosité est idéale pour réaliser de délicieux desserts au chocolat au lait. On a pu en juger lorsque la boule de chocolat a éclaté dans l’assiette et que son contenu s’est livré aux papilles des invités.

Puis s’enchaînent des numéros d’acrobaties souvent gainés d’humour, tous aussi réussis les uns que les autres, avec des costumes de toute beauté : des queues de sirènes par ci,  des volatiles plumés de couleurs vives et chatoyantes par-là ou encore  par ici ,une mariée d’une robe blanche vêtue, traînant à sa suite un ballet de poêles et de casseroles, dans un joyeux tintamarre burlesque.

De la musique et des arts du cirque

Toute la soirée est ponctuée de rythmes musicaux toniques et effrénés scandant les gestes félins d’artistes circassiens professionnels.

La mise en scène intercale avec justesse et précision, un service de mets très séduisants, à la fois par leur apparence et par leurs qualités gustatives, des chants des choristes de la Foire Déborde, et des numéros de trapézistes, d’équilibristes, de jongleurs, de funambules…

Bientôt les convives émerveillés ne savent plus où donner de la tête, un oeil dans une assiette enchanteresse, l’autre dans les faisceaux des lumières glissant sur les corps élastiques des artistes.

Rien que le spectacle !

Malheureusement à l’entrée, notre ami Croquignole nous avait fermement incités à fermer nos smartphones et à ranger au fond des sacs tout ce qui pouvait ressembler à un appareil photo. Les artistes ont en effet besoin d’une grande concentration dans les différents numéros de trapèze, de funambule, d’équilibriste, il faut éviter les sonneries de téléphones portables, les flashes et les petites lumières rouges qui s’allument et s’éteignent en permanence. Nous étions 150 à table ! On comprend la précaution prise! Donc amis fidèles de ce site de Tournugeois Vivant, si vous souhaitez voir des images de ce banquet mémorable, rendez vous dans la presse locale ou dans les médias, qui eux étaient autorisés à prendre quelques clichés.

L’apothéose finale

Arrive enfin le bouquet final, unissant dans un même instant de convivialité émouvante, artistes, musiciens, chefs créateurs, acteurs de la soirée sous toutes ses formes, serveuses et serveurs, organisateurs, régisseurs, techniciens, accessoiristes, éclairagistes, ingénieurs du son… et un public enthousiaste, ovationnant debout pendant plusieurs minutes toutes celles et ceux qui ont fait de cette soirée une réussite dont ils se souviendront.

Tous, sous le chapiteau

Le banquet terminé, place au concert de rock du groupe Rue des Granges, sous le chapiteau des Roulottes en Chantier. On fait le boeuf avec d’autres musiciens, des copains appartenant à d’autres formations. Pros, amateurs, danseurs c’est le moment rock de la fête !

https://youtu.be/3fIqejU-f7E?t=5

Et maintenant, rendez-vous à la prochaine édition de la FOIRE DEBORDE !

G.M.

19 EMES JOURNÉES DES PLANTES ET ARTS DU JARDIN AU CHATEAU DE LA FERTÉ

Encore une fois , ce que le public local appelle communément la « Foire aux Plantes » de La Ferté, s’est tenue dans le parc dudit château à Saint-Ambreuil les samedi16 et dimanche 17 avril, sous un soleil radieux.

A l’ouverture, tout était prêt et parfaitement organisé par les équipes des « gilets Orange » notamment. Dès l’entrée, nous sommes accueillis dans la bonne humeur… et lentement, le regard émerveillé par tant de plantes et de fleurs, nous nous lançons dans la grande allée à la découverte des beautés de Dame Nature.

 

Tôt, ce matin du jour du Pâques, les stands n’étaient pas encore trop fréquentés… Ce qui permettait de prendre son temps et de s’informer auprès des vendeurs, horticulteurs et autre pépiniéristes.

Notre attention s’est portée tout particulièrement sur les jardins forêt et …

… sur l’engouement des jeunes élèves pour participer à des activités de plantation.

Sur le stand du Centre Eden de Cuisery, nous avons également questionné les animateurs pour connaître les programmes réservés aux jeunes. Tournugeois Vivant a prévu de rencontrer la nouvelle directrice du Centre Eden pour mieux connaître l’ensemble des ateliers, des stages et des escapades dans la nature, réservés notamment aux jeunes. La connaissance de la biodiversité est aujourd’hui un des piliers de la culture des futurs citoyens. La biodiversité, c’est le tissu vivant de notre planète. Cela recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries…) ainsi que toutes les relations et interactions (coopération, prédation, symbiose…) qui existent, d’une part, entre les organismes vivants eux-mêmes, d’autre part, entre ces organismes et leurs milieux de vie.C’est une tâche de transmission essentielle à entreprendre dès maintenant. Plusieurs associations travaillent en ce sens dans le Tournugeois.

 

En deux heures, ou presque, passées à observer, toucher les feuilles, humer les odeurs, à demander des renseignements, à choisir et à acheter tel ou tel arbuste, plante, graine ou fleur, nous avons découvert et pris conscience que tout ce monde des plantes, bien vivant aujourd’hui, est à préserver impérativement pour demain.

FOIRE DEBORDE JOUR 2 : GROSSE AFFLUENCE, UN VRAI SUCCÈS POPULAIRE

Une ambiance festive et bon enfant régnait hier au Pas Fleury sous un chaud soleil d’avril.

Ceux qui avaient participé au banquet de la veille, suivi d’un concert et de danses en folie sous le chapiteau, avaient des petits yeux, mais ils étaient tous enchantés de leur soirée, faisant regretter à ceux qui n’avaient pas pu avoir de places d’avoir loupé un grand moment festif.

A l’heure dite, notre ami le crieur endossa son rôle pour annoncer le programme du jour.

Hier après-midi devant chaque borde, et dedans chaque borde, on causait, on mangeait, on riait, on faisait des rencontres, on retrouvait des personnes qu’on n’avait pas vu depuis peu ou depuis longtemps.

Petit tour des bordes…

devant les bordes ou l’intérieur de quelques bordes… on crée, on s’amuse, on discute et on se restaure…

 

 


Entre les bordes et les tables, après le concert des enfants et celui de la chorale, une farandole très colorée donnait un petit air de folie à cette aire insolite…

Vint alors le temps de la belle affluence…

A 19h30 pile, les portes de la salle de banquet s’ouvraient pour une nouvelle soirée gastronomique et musicale…

Bravo au GALPON et à ceux, femmes, hommes, enfants qui ont participé à l’animation de cette journée.

A demain, pour les spectacles et le banquet …

Photos A.M. et G.M.

UNE FOIRE QUI DEBORDE « D’ECLAT », DE CRÉATIVITÉ, DU PLAISIR DE FAIRE ENSEMBLE

Dans les jours qui viennent, Tournugeois Vivant (dont beaucoup de membres étaient présents sur place) se fera l’écho de la Foire Déborde qui vit follement pendant 3 jours au Pas Fleury.

 

Il y a d’abord eu la préparation. Depuis plusieurs mois, sous la houlette du Galpon, de multiples associations locales, collectifs, établissements scolaires et mairie de Tournus se sont mobilisés pour faire de cette Foire un carrefour des acteurs locaux de la créativité culturelle, des arts, de l’environnement durable et une rencontre festive avec le public du Tournugeois et d’ailleurs.

Début de semaine… on installe le chapiteau

Puis on commence à installer les Bordes sous un vent actif !

 

Ensuite on décore…

 

 

 La borde magnifique d’Economie Solidarité Partage – La Ressourcerie.

On installe les tables et les bancs au coeur de la Foire pour qu’on puisse discuter et se restaurer pendant 3 jours durant

 

Maintenant le fête peut commencer, c’est parti !!!

D’abord une chorale pleine d’enthousiasme qui nous fait frissonner avec « El pueblo unido… » Un hymne à la Liberté, écrit au Chili, en 1970.

 

VIDEO

https://youtu.be/Kc3FDz2VmBI?t=4

Texte d’El pueblo unido (en espagnol), puis en français :

El pueblo unido jamás será vencido,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
¡ El pueblo unido jamás será vencido !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

De pie, cantar, que vamos a triunfar.
Debout, chanter, que nous allons triompher.
Avanzan ya, banderas de unidad,
Ils avancent déjà, drapeaux d’unité,
Y tú vendrás marchando junto a mí
Et tu viendras, allant à mes côtés,
Y así verás tu canto y tu bandera florecer.
Et ainsi tu verras ton chant et ton drapeau fleurir.
La luz, de un rojo amanecer
La lumière, d’un rouge lever de jour
Anuncia ya la vida que vendrá.
Annonce déjà la vie qui viendra.

De pie, luchar, el pueblo va a triunfar.
Debout, combattre, le peuple va triompher.
Será mejor la vida que vendrá
La vie qui viendra sera meilleure
A conquistar nuestra felicidad,
Conquérir notre félicité,
Y en un clamor mil voces de combate
Et en une clameur, mille voix de combat
Se alzarán, dirán,
Se soulèveront, elles diront,
Canción de libertad,
Chanson de liberté,
Con decisión la patria vencerá.
Décidée, la patrie vaincra.

Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutte
Con voz de gigante gritando : ¡ Adelante !
Avec des voix de géants criant : En avant !
El pueblo unido jamás será vencido,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
¡ El pueblo unido jamás será vencido !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

La patria está forjando la unidad.
La patrie forge l’unité.
De norte a sur se movilizará,
De nord au sud, elle se mobilisera,
Desde el Salar ardiente y mineral
Du Salar ardent et minéral
Al Bosque Austral,
A la forêt austral,
Unidos en la lucha y el trabajo, irán
Unis dans la lutte et dans le travail, ils iront
La patria cubrirán.
Ils couvriront la patrie.
Su paso ya anuncia el porvenir.
Son pas annonce déjà l’avenir.

De pie, cantar, que el pueblo va a triunfar
Debout, chanter, que nous allons triompher
Millones ya imponen la verdad.
Des millions déjà imposent la vérité.
De acero son, ardiente batallón.
Ils sont d’acier, ardent bataillon.
Sus manos van llevando la justicia
Leurs mains vont porter la justice
Y la razón, mujer,
Et la raison, femme,
Con fuego y con valor,
Avec feu et valeur,
Ya estás aquí junto al trabajador.
Déjà tu es ici, avec du travailleur.

Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutte
Con voz de gigante gritando : ¡ Adelante !
Avec des voix de géants criants : En avant !
El pueblo unido jamás será vencido,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
¡ El pueblo unido jamás será vencido !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

La chorale se transforme ensuite en farandole autour des tables, au milieu des Bordes …

Chorale et fanfare… toutes et tous ensemble

Que la Foire commence sous un soleil radieux !!!

Et pendant ce temps, dans les Bordes, ça s’active, ici l’Embarqu’ :

Ci-dessus la Borde de l’Embarqu’, le café associatif de Tournus, sur la rive gauche.

A l’intérieur les « ateliers » de l’Embarqu’ font la foire : écriture, lecture, vannerie, aquarelle, magie, tricot, plante, bijoux fantaisie, Barenka etc …

La suite demain, avec les autres Bordes !

Photos : G.M.

Infos pratiques

  • Site du Pas Fleury les 15, 16 et 17 avril.
  • Ouverture de 16 h à 1 h du matin tous les jours avec buvette et restauration.
  • Banquet spectacle à 19 h 30, (complet pour les 3 jours. Waouh quel succès !!!
  • Bal concert sous le chapiteau à 23 h.

AVEC WANG, ANATOLE ET LEONIE NOUS AVONS EXPLORÉ « QUELQUES PISTES »

 

Peut-on emmener les spectateurs en voyage, quand on est soi-même l’étranger ?

Peut-on partager une histoire quand on ne partage pas la même langue ?

« Quelques Pistes », c’est la recherche d’un spectacle au-delà des mots, où la musique et l’envie de se rencontrer permettent de braver les frontières.

– Face A

Dans « Quelques Pistes, Face A », Wang et Anatole attendent en vain Léonie tout au long du spectacle. Ils comblent son absence par leur récit du voyage vers la Chine, retour vers sa patrie pour Wang, et perte des repères pour Anatole.

 

 

 

Anatole et sa mandoline

Deux personnages en quête d’un troisième. Dès l’entrée dans la salle, nous sommes accueillis par Anatole, personnage affable et bienveillant, mais inquiet car Léonie n’est pas encore arrivée. Il nous demande si nous ne l’avons pas croisée, il échafaude plusieurs hypothèses expliquant son retard, il cherche à se rassurer et à nous rassurer. Heureusement Wang est là. Il nous accueille de sa voie forte en parlant anglais. Tout le monde ne comprend pas l’anglais, mais chaque devine à travers sa gestuelle ce que Wang veut nous dire. Un prélude en quelque sorte, peu importe la langue parlée il existe d’autres langages qui permettent de découvrir d’autres mondes, de comprendre d’autres hommes.

Wang nous initie au voyage à venir en nous offrant du thé.

Autre rituel venu d’ailleurs, il nous faut écrire un vœu sur une petite bande de papier appelée omikuji au Japon, que nous nouons sur un fil. Les omikuji sont des prédictions que l’on tire au sort pour savoir si son vœu sera exaucé. Mais la chance n’est pas toujours au rendez-vous !

Avant même d’entrer dans la salle, nous sommes donc partie prenante dans l’aventure que nous allons vivre.

Anatole chante en s’accompagnant avec une mandoline qui semble se métamorphoser en d’autres instruments au fur et à mesure des passages de frontières. C’est un personnage étrange, habillé en costume noir, les cheveux au vent le visage transparent et éthéré, plein de finesse et de gentillesse. Il arrive à maîtriser toutes les situations passant d’un chant à un autre, d’une mélodie à une autre tantôt dévalant tantôt remontant la courbe enjouée des notes et des gammes.

Mais heureusement Wang est là. Plus Anatole se dirige vers l’est, plus il franchit les frontières, plus Wang devient indispensable. Compagnon de voyage, complice mystérieux derrière son masque et son langage masqué.

 

 

Wang, son archet et sa valise

Peut-on emmener les spectateurs en voyage, quand on est soi-même l’étranger ?

Anatole, Wang, à la fois voyageurs et autochtones. Qui est Anatole lorsqu’il nous offre un verre de vodka : un citoyen russe ou un voyageur qui partage sa découverte avec nous les spectateurs ? Qui est Léonie quand elle prépare le rituel du thé ? Une voyageuse originaire du nord de l’Europe ou une japonaise initiatrice ?

Peut-on partager une histoire quand on ne partage pas la même langue ?

Il y a la langue, mais lorsqu’on ne la parle pas, il y a les divers systèmes de signes entre les hommes qui permettent d’établir entre eux, où qu’ils se trouvent un fil de communication. C’est ce que nous a permis de découvrir la Face A.

– Face B

Après le départ de Wang, nous faisons enfin la connaissance de Léonie. Anatole est ravi.

 

 

Léonie et le rétroprojecteur

Tous les deux, ils vont parcourir côte à côte le voyage de retour. Avec nous, ils découvrent entre autres :

  • les hémiones de Mongolie, sorte d’ânes sauvages dérivés de l’onagre,

  • la yourte dans laquelle nous sommes invités pour déguster un breuvage très prisé, une petite cuiller a suffi,

  • le rituel de la cérémonie du thé appelé au Japon le chanoyu, dans lequel le maître du thé prépare le matcha (thé vert)

  • la Chine et les paroles d’un chant mimé par Léonie, Anatole et tous les spectateurs, moment mémorable !

  • les légendes du lac Baïkal, en Sibérie…

  • quelque danse polonaise, mazurka peut être !

Et d’autres pays encore sur le chemin du retour en France : Pologne, Allemagne, arrive enfin l’Alsace. C’est le retour, avec des images, des sons et des rêves plein la tête.

– Que nous reste-t-il de ce beau voyage en deux épisodes ?

L’impression d’avoir accompagné Anatole, Wang, puis Léonie, dans cette épopée vers le levant et d’avoir capté, grâce à tel ou tel de nos sens, une petite parcelle de vie authentique de ces peuples, tantôt sous forme de chant, de musique ou de danse, tantôt à travers les gestes, les rituels, les légendes ou en partageant quelque mets ou quelque boisson. Nous avons tout simplement communiqué avec d’autres peuples, avec Anatole, Wang et Léonie, au-delà des mots, au-delà des langues.

Une invitation au voyage réussie grâce aux multiples talents de Nathacha et de Julien. Bravo !

G.M.

A L’AFFICHE CE WEEK END À TOURNUS : COCORICOUIC A L’AUDITORIUM DU MUSÉE GREUZE

La Devise est un texte de théâtre (édité par Les Solitaires Intempestif en 2016) écrit par François Bégaudeau à destination des lycéens, sur le thème de la devise nationale.

Pièce à 2 personnages, un homme et une femme.
La pièce  » refuse les positions qui prétendraient imposer un sens « d’en haut ». Une dispute libre, égale et fraternelle, qui est l’espace même de la politique  » écrit Benoit Lambert qui en créa la première mise en scène à Dijon.

Dans ce texte contemporain il est question de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, sur un mode ludique.
Le sujet a semblé pouvoir répondre à la création de La Maison des Citoyens à Tournus en 2020  » lieu privilégié de la vie démocratique locale « .

Le Millénaire est arrivé, et avec lui l’investissement des Ateliers du Lilas dans une création (MC Duxin : « Drôle de Millénaire »). La Covid a encore retardé la présentation de la pièce.

Le travail a évolué pour aboutir à CocoriCouic, pièce à 4 personnages.
Deux guitaristes ponctuent texte et jeux.