Archives de catégorie : Actualités

AG DE MELTING POPOTE LE 6 DECEMBRE

En partenariat avec la Communauté de Communes du Clunisois, MELTING POPOTE œuvre depuis trois ans à créer les conditions favorables au lancement d’un laboratoire agro-alimentaire partagé en Clunisois. Cet outil d’appui aux circuit-courts, conçu pour répondre aux besoins spécifiques des agriculteurs, métiers de bouche, collectivités et porteurs de projets de ce territoire rural est en cours de construction à Salornay-sur-Guye.

À l’occasion de son ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2019, l’ensemble du Conseil Collégial de l’association MELTING POPOTE vous invite à le rejoindre :
 VENDREDi 6 DÉCEMBRE 2019 à SALORNAY SUR GUYE
Salle Polyvalente – 43 Grande Rue

Au programme :

Dès 9H30, accueil petit déjeuner.
À 10H, temps d’échanges matinal, avec Laurène COTÉ, consultante URSCOP – Union Régionale des SCOP et SCIC – consacré à la gouvernance de la future coopérative et ses incidences pour l’association actuelle.

Repas partagé à 12H30 : prévoyez d’amener une de vos spécialité avec une boisson.

Dès 13H30, accueil café.
À 14H, l’Assemblée Générale statutaire sera l’occasion de faire le point sur l’avancée du projet et l’évolution de l’association en SCIC – Société Coopérative d’Intérêt Collectif.

Rendez-vous à 15H30, Zone de la Courbe pour une visite de chantier du laboratoire, puis retour en Salle Polyvalente pour un nouveau temps d’échanges autour d’un pot.

Partenaires, citoyens, ou potentiel usager de ce lieu . Rejoignez-nous vite et prenez part à la construction d’une entreprise sociale innovante !

DEMOCRATIE ALIMENTAIRE EN TOURNUGEOIS : LE PROJET POPSU

La démocratie alimentaire comme enjeu de mobilisation citoyenne dans le bassin de vie du tournugeois-mâconnais

De quoi s’agit-il ?

Tournugeois vivant a eu  l’opportunité de répondre à un appel à projets de recherche participative du ministère de la transition écologique, avec des chercheurs de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon, la ville de Tournus et Economie Solidarité Partage (l’épicerie sociale et solidaire du Pas Fleury). Le sujet qui nous rassemble est la démocratie alimentaire : comment permettre l’accès de tous à une alimentation saine ? Comment développer une production locale qui favorise l’autonomie alimentaire du territoire ?

POPSU, ça veut dire quoi exactement ?

Le sigle POPSU signifie : Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines.  C’est un lieu de convergence des milieux de la recherche et de ceux qui font et gouvernent les villes. Elle a pour objectif de croiser les savoirs scientifiques et l’expertise opérationnelle pour mieux comprendre les enjeux et les évolutions associés aux villes et aux territoires. Elle capitalise, entre autres, à des fins d’action, les connaissances établies sur les petites villes et en assure la diffusion auprès de publics divers : professionnels, académiques, grand public…

Comment allons-nous travailler ?

En coopérant entre associations, acteurs de terrain et chercheurs, nous pouvons mieux connaître les ressources et initiatives locales liées à l’alimentation, les développer ensemble. Par exemple, faire des ateliers cuisines, favoriser l’échange avec des paysans, faire des ateliers jardinage et préservation de la biodiversité avec tous les habitants du tournugeois-mâconnais, échanger des savoirs selon les méthodes de l’éducation populaire, faciliter le déploiement du maraîchage bio et la mise à disposition des terrains au service de l’économie sociale et solidaire…. Ces actions s’appuieront sur les initiatives existantes ou en projet portées par les différentes associations du tournugeois (Cagnotte solidaire, AMAP, Terres de Liens, Café associatif, Centre social, Maison de santé…) et sur les propositions faites dans le cadre du Chantier Alimentation notamment.

Première réunion de Travail le 5 novembre 2019 entre les différents partenaires du projet.

Nous avons une bonne année pour faire tout cela ! Mais aussi pour jeter les bases d’un futur projet alimentaire qui favorisera l’autonomie alimentaire, le développement de circuits courts et l’accès à une alimentation saine pour tous dans notre territoire. Nous vous informerons au fur et à mesure des différentes initiatives, réflexions qui se dégageront de ce travail commun.

DES NOUVELLES DU CAFÉ ASSOCIATIF « L’EMBARQ' »

Première étape

Cette une idée qui vient de loin, du temps du « Bon ceps » association /café/restau  qui donnait des spectacles à Tournus dans les années 1990, puis celle-ci  a été réactivée lors de « Nuit Debout » à Tournus, ensuite lors des chantiers sur la démocratie participative et enfin elle s’est cristallisé lors d’une première rencontre avec 35 personnes le 09 février 2019.

Des dizaines de rencontres ont eu lieu pour imaginer, concevoir, cadrer ce que pourrait être un café associatif basé à Tournus.

Deuxième étape

Une deuxième étape a été franchie, en mai 2019, quand on a enfin trouvé le local sur la rive gauche à Tournus, à aménager, à équiper, à investir, avec sa vue magique sur Tournus, et son parc de 5 000m2.

Ensuite deux AG se sont tenues :

– une première pour fonder l’association de préfiguration le 02 juillet 2019 avec 35 adhérents et 25 sympathisants,

– une réunion publique le 11 10 2019 avec 77 personnes présentes et 25 personnes excusées.

Aujourd’hui, nous sommes 65 adhérents et 122 personnes sympathisantes en devenir d’adhésion.

« L’Embarqu’ » : l’aventure commence !

C’est donc une aventure qui commence pour créer ce lieu auto géré  pour se « poser », rencontrer d’autres personnes, boire un p’tiot café, lire un livre, écouter un CD, jouer, simplement observer la Saône dans un cadre convivial, et pour participer, si on en a envie, à de nombreux rendez- vous, de nombreuses activités,  pour inventer, créer ensemble des réponses collectives à la lutte contre le réchauffement climatique, la promotion des circuits courts, l’agriculture biologique,  l’économie circulaire, l’économie sociale et solidaire,  la solidarité,  la transition… et créer surtout du lien social !

Le conseil collégial en plein boulot

dans les locaux de L’Embarq’

Des activités et rendez-vous s’annoncent déjà mais d’autres surgiront :

Café lecture, Café des sports, Café débat sur sujets tirés au sort, Café philo, Cabinet de poésie générale, Café repaire en lien avec d’autres associations ou structures, Café répare vélo idem en lien avec d’autres, Bals populaires, Le quart d’heure bio, Récits de vie d’ici et d’ailleurs, Atelier cuisine en liens avec d’autres structures, Ecole des recettes culinaires,  Café des métiers, Instants-danse, Cycle de l’eau «  Cycl’eau », Permaculture, Rdv sur les gestes à faire pour faire comme le colibri, Les rendez vous de l’ESS : témoignages de SCOP, SCIC ,Associations…, Ateliers enfants, Café langues, Repas mensuel le mercredi soir avec un p’tiot événement, Coin des artistes : écrivain, poètes, chanteurs, musiciens, peintres, sculpteurs, danseurs, théâtreux…etc,  Expositions, Réflexions et échanges  sur les « luttes » dont les Gilets Jaunes, Ballades au fil des berges, Café BD, Dépôt-échange fruits légumes avec leur mode de culture et produits fini à déguster, Atelier Cirque, Atelier « comment çà va ta santé ? »……

Comment çà va marcher ?

– Adhésion obligatoire de 2 € mais avec des adhésions suspendues donc offertes, et des adhésions de soutien

– Ouverture à minima sur 4 plages horaires:

  • mercredi de 14h30 à 18h30,

  • mercredi de 18h30 à 22h30,

  • samedi matin de 9h30 à 13h30,

  • dimanche après midi de 14h30 à 18h30. Ouverture en plus selon activités.

– Accueil par deux personnes avec le bar-cuisine

– Réalisation d’un bulletin d’infos sur toutes les activités, événements… qui se dérouleront au Café associatif tous les 2 mois, création à terme d’un site web

– Rédaction d’une « charte » qui donne à voir la philosophie, l’esprit et les principes d’action du lieu, ainsi qu’un règlement intérieur qui précise les conditions d’utilisation du lieu, les responsabilités partagées ou non

Comment participer au Café associatif ? 

L’Embarq’ est ouvert à tous et toutes : enfants, femmes, hommes, jeunes, personnes âgées … cousins, cousines, tantes éloignées, tontons, …et voisins voisines…qu’on se le dise !

– Participer  aux  tâches matérielles : tenue du bar, de la cuisine, entretien toilettes sèches, gestion du bois, du jardin bio, chantiers  participatifs …

– Participer  aux tâches d’organisation : participation à une commission,  aide pour la mise en place d’une soirée spectacles, pour l’organisation d’un bal populaire, d’une exposition , d’un concours de boules carrées…l’organisation d’une activité, d’une action, d’un projet., ou/et en gérant un atelier de réparation, de fabrication,

– Participer au fonctionnement de la vie associative : devenir membre du conseil collégial, d’un collectif ( communication, bénévole, équipements,…)  AG plénière…etc ,

– Participer à une activité, une action, un débat voir un spectacle organisé au Café Asso

 – Participer c’est aussi juste venir se poser, boire un café, un thé, lire, écouter de la musique, regarder la Saône, les paysages, discuter avec son voisin de table….

– des appels pour des chantiers participatifs « truelles et pinceaux » auront lieux en décembre/janvier/février

                        N’hésitez pas à faire partie des Embarqués/ées

                         Contacts :   cafeassociatif.tournus@gmail.com         06 32 65 73 29

INFO : CONFERENCE D’AGNES SINAÏ A MACON : La fin de notre monde est-elle pour (après) demain ?

UNIVERSITÉ POPULAIRE

La fin de notre monde est-elle pour (après) demain ?

Avec Agnès Sinaï
Jeudi 14 Novembre à 18h30

MJC Héritan
24 rue de l’Héritan
71000 Mâcon

Développée en France par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur essai : ‘‘Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes ».
Publié en 2015, la collapsologie se présente comme un exercice transdisciplinaire faisant intervenir l’écologie, l’économie, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, la biophysique, la biogéographie, l’agriculture, la démographie, la politique, la géopolitique, l’archéologie, l’histoire, la futurologie, la santé, le droit et l’art.

Les constats de l’état de notre planète et de nos sociétés sont accablants. Les tenants de la collapsologie estiment que nous glissons vers la fin du monde tel que nous le connaissons (dérèglement climatique, perte de biodiversité, crise sociale et économique…) :
un effondrement civilisationnel, qui provoquerait, inéluctablement, des effondrements intérieurs.

Un choc, mais aussi selon eux une opportunité de se rassembler, construire, retrouver notre juste place au sein de la toile du vivant, et d’imaginer d’autres modes d’organisation.

Agnès Sinaï est journaliste environnementale (Actu-Environnement, Le Monde diplomatique, Arte).
Après avoir été membre de la rédaction de la revue décroissante Entropia, elle a fondé en 2011 l’Institut Momentum, laboratoire d’idées dont elle a dirigé les trois tomes des Politiques de l’Anthropocène (parus aux Presses de Sciences Po). Elle est chargée de cours à Sciences Po et auteure de divers ouvrages, dont Walter Benjamin face à la tempête du progrès (Le Passager clandestin, 2016).

Tarifs : A la séance : 8€/6€ (adhérents) – Gratuit pour les lycéens

« AU NOM DE LA TERRE » CINÉ-DEBAT A LA PALETTE LUNDI 4 NOVEMBRE A 20H

CINE DEBAT AUTOUR DU FILM « AU NOM DE LA TERRE »

AU CINEMA « LA PALETTE » À TOURNUS

LUNDI 4 NOVEMBRE 2019 A 20H

ANIMÉ PAR BERTRAND VEAU, MAIRE DE TOURNUS

EN PRESENCE DE :

– CECILE DUBART, boulangère paysanne,

– JEAN PAUL MEULIEN, éleveur cultivateur en transition,

– MICHEL D’OZENAY, expert en production alimentaire

TRIBUNE – LIBRE EXPRESSION

Les propos figurant dans cette rubrique n’engagent que leur auteur. Nous les reprenons pour alimenter le débat sur le modèle agricole.

LETTRE DE MAXIME DE ROSTOLAN (FONDATEUR DE FERMES D’AVENIR) ADRESSÉE À LA PRÉSIDENTE DE LA FNSEA, CHRISTIANE LAMBERT

Chère Christiane Lambert,

Nous avons tous deux l’amour du monde paysan mais des visions relativement éloignées du modèle agricole idéal, et si j’admire la ténacité et la constance dont vous faites preuve pour défendre l’agriculture industrielle et chimique, je les regrette aussi puisqu’elles enfoncent les travailleurs de la terre dans une situation de moins en moins vivable.

Vous vous plaignez ces derniers temps de l’agribashing, et pointez du doigt les ‘militants écologistes’ qui par leurs propos et campagnes d’actions blesseraient les agriculteurs et dévaloriseraient leur travail.

De mon point de vue, c’est en n’imaginant pas qu’ils puissent sortir du cadre qui leur a été imposé depuis les années 60 qu’on insulte les agriculteurs et qu’on leur refuse la place et la considération qu’ils devraient avoir dans la société.

Alors que le modèle agricole dit ‘conventionnel’ a montré ses limites (extinction de la biodiversité, pollution des eaux, explosion des maladies notamment dues aux perturbateurs endocriniens, émissions insensées de gaz à effet de serre, précarité du secteur et tendance alarmante à la destruction des emplois, désertion des zones rurales,…), et que l’écrasante majorité des français souhaite que soient interdits les pesticides de synthèse, beaucoup d’agriculteurs aimeraient s’engager dans une transition mais affirment ne pas pouvoir changer de pratiques du jour au lendemain. Et pour cause : la politique agricole biberonnée au modèle industriel les a incités depuis des décennies à s’agrandir et s’équiper de machines toujours plus perfectionnées et chères. A s’endetter. Au point de ne plus pouvoir faire marche arrière.

Ce n’est pas vous que je vais devoir convaincre : l’Etat n’est pas à la hauteur, l’Europe pas plus. Cachant sous le tapis les montagnes de dépenses publiques directement dues aux pratiques agricoles (santé, dépollution de l’eau, algues vertes, etc.), ils continuent de subventionner un modèle qui accentue ces impacts. Double peine pour les français (dégâts écologiques et humains + leurs impôts pour financer cette mécanique percée), peine intégrale pour les agriculteurs qui ne vivent plus, et jackpot pour quelques poignées d’actionnaires.

Les citoyens, eux, plébiscitent les produits bio, privilégient le local et envisagent de manger moins de viande. Ils sont le carburant de la renaissance agricole, quel dommage de les voir comme les fossoyeurs du monde paysan, qui se meurt en réalité sous les contraintes du capitalisme débridé.

Il me semble que la réconciliation, nécessaire, entre les français et les agriculteurs, ne pourra s’opérer que dans une dynamique constructive à même de dessiner ensemble un avenir désirable pour nos assiettes et nos campagnes.

De fait, sur plusieurs sujets, nous aurions tout intérêt à faire front commun pour proposer une alternative crédible au monde défendu par les lobbys de l’agro-industrie, qui jusqu’à présent sert de boussole aux décisions politiques et coûte très cher à la société, et aux agriculteurs.

Évoluant depuis des années dans le secteur, et après avoir contribué aux Etats Généraux de l’Alimentation, j’ai identifié quelques pistes (selon moi) pertinentes pour amorcer une vraie transition agricole…et vous propose ainsi que nous unissions nos forces pour obtenir des dirigeants politiques :

– Une PAC intelligente, dont les aides seraient plus fonction du nombre de salariés que de la taille des parcelles,

– Une rémunération pour les services écosystémiques rendus par les agriculteurs, dès lors qu’ils permettent, par les techniques qu’ils adoptent, de faire des économies à la collectivité,

– Une TVA abaissée sur la bio,

– Une incitation fiscale pour planter des arbres,

– Une transition d’un modèle de spécialisation à échelle industrielle vers une dynamique de fermes en polyculture-élevage à taille humaine,

– L’obligation de devoir fournir un diagnostic de la vie du sol à chaque cession de parcelle,

– Et, last but not least, une remise en question des accords de libre-échange qui favorisent un marché hypermondialisé et des distorsions de concurrence absurdes.

Je ne doute pas que vous validerez le bien-fondé de chacune de ces propositions, et que nous pourrons prévoir de manifester ensemble, agriculteurs en détresse et citoyens engagés pour les générations futures, notre détermination à les faire appliquer.

Pour conclure, je profite de cette lettre pour vous poser une question, que je formule systématiquement lorsque je rencontre des représentants du modèle ‘conventionnel’ (mais qui reste toujours sans réponse…) : Que deviendra la ferme France lorsque le baril de pétrole passera à 200$ ?

A moins que vous ne sachiez nous prouver que cela n’arrivera pas, il convient de se poser incessamment la question pour assurer les arrières, et l’avenir, de ceux dont tout le modèle repose encore sur cet ‘or’ noir.

Pour mémoire, l’usage des produits phytosanitaires, largement responsable de l’empreinte carbone de l’agriculture, devait être divisé par deux entre 2008 et 2015. Il a sur cette période augmenté de 22%…

Nous sommes des millions à votre disposition, et celle du monde paysan, pour pousser des propositions de bon sens qui feront du bien à 100% des français et du vivant.

Cordialement,

mAx

CINE DEBAT SUR LA DEMOCRATIE ALIMENTAIRE A TOURNUS

LE FILM

Le mercredi 16 octobre s’est déroulé à Tournus au Cinéma La Palette un ciné-débat sur le thème de la démocratie alimentaire et de l’accès à une alimentation saine pour tous. Les associations « Tournugeois Vivant » et « Economie Solidarité Partage » ont organisé cette soirée avec la collaboration de jeunes élèves du « Lycée Horticole de Tournus » qui ont préparé les thèmes du débat avec leur animatrice Nathalie BETRY.

La première partie de la soirée était consacrée à la projection du film « La Part des Autres », un film remarquable qui pose les bonnes questions en matière d’accès à une alimentation saine pour les personnes les plus vulnérables. Il porte également un regard sur l’appauvrissement des producteurs et interroge les conditions d’un accès digne pour tous à une alimentation de qualité et durable.

On constate aujourd’hui que de nombreuses personnes se déclarent insatisfaites de leur alimentation. Pour les plus précaires d’entre elles, l’aide alimentaire est devenue la seule réponse et s’installe dans la durée, mettant à mal les fonctions sociales, conviviales et citoyennes de l’alimentation.

Dans un même temps, le système agricole en place aujourd’hui ne parvient pas à faire vivre tous ses producteurs, tout en surproduisant. A travers la présentation d’une grande diversité de situations vécues, le film nous invite à questionner le système agricole et alimentaire dans son ensemble.

LE DEBAT

Fanny Gonzalez, directrice de l’Association Economie Solidarité Partage a introduit le débat en présentant les activités de cette association et en accueillant les élèves du lycée qui ont travaillé sur le film et préparé le débat de ce soir.

 

Gérard Morin (Tournugeois Vivant) a présenté en quelques mots l’association Tournugeois Vivant qui a pour objectif de mobiliser un maximum d’acteurs locaux sur un projet intitulé : « Alimentation Saine Pour TOUS », le mot « Tous » étant essentiel. Le ciné-débat de ce soir est un premier pas dans le déroulement de ce projet. Il a également insisté sur l’implication des élèves du lycée, les a chaleureusement remerciés pour leur travail en rappelant que l’avenir était entre leurs mains et que c’était à eux de prendre la relève sur la démocratie alimentaire.

Les élèves qui ont participé activement au débat sont : Stanislas BAGOUD, Julie BURGAT, Elodie COELHO, Manon DENDERES, Germain GENIAUX, Lolita GONNET, Emilien GRANGE, Anne-Louise GRAZIA, Jonathan GUILLET, Nathan LAURENT, Antoine MARGUIN, Eymeric MARTIN, Mariska PARISE, Emile PERRUSSON et Gaëlle RIGAUD de la classe de 1ère STAV (sciences et techniques de l’agronomie et du vivant) qui est une classe générale et technique).

 

Voici la liste des thèmes proposés par les élèves du lycée Horticole et leur animatrice, ainsi que les questions soulevées par le film.

Thème 1 : les bénéficiaires de l’aide alimentaire

  • Pourquoi est-ce difficile pour les personnes dans le besoin de
    demander de l’aide ?
  • Comment bien accompagner les personnes qui ne demandent pas l’aide
    alimentaire alors qu’ils pourraient être bénéficiaires ?
  • Comment aider les bénéficiaires à sortir de cette aide ?
  • Pourquoi certaines personnes ne sont pas bénéficiaires alors que leurs
    fins de mois sont compliquées à chaque fois ?

Fanny Gonzalez a su apporter des réponses à ces questions à partir de son expérience.

En ce qui concerne l’Epicerie sociale et Solidaire de Tournus, elle a rappelé quelques chiffres :

  • « Nous accueillons actuellement entre 380 et 400 foyers ce qui représente plus de 1000 personnes.
  • Nous vendons à plus de 90 adhérents solidaires de paniers anti gaspillage alimentaire, ce qui nous permet de proposer des ateliers cuisine ou fabrication de produits ménagers bio.
  • Nous distribuons plus de 70 tonnes de produits par an, considérés comme des déchets des grandes surfaces. »

Plusieurs personnes dans l’assistance ont également apporté des éclairages sur la question de l’aide alimentaire et des problèmes qu’elle pose aujourd’hui.

  • François Bacot, (Association Terres de Liens) a notamment évoqué les dérives du dispositif de défiscalisation permettant à la grande distribution de financer sa surproduction.
  • Gérard Morin a également fait observer que le lobby de l’industrie agro-alimentaire et celui de la grande distribution font en sorte de faire prévaloir leurs intérêts dans l’application des lois. Le cas de la loi Egalim est significatif. Selon l’UFC Que Choisir et la Confédération Paysanne : « Alors que la hausse de 10% du Seuil de Revente à Perte (SRP) inflige aux consommateurs une inflation qui devrait représenter, selon nos calculs, 1,6 milliard d’euros sur deux ans, le rééquilibrage des négociations commerciales tant attendu par les agriculteurs et promu par la loi n’a pas eu lieu : la grande distribution et l’industrie continuent d’imposer des prix agricoles en dessous des prix de revient à de nombreuses filières. »

A noter également que les traités de libre échange négociés par l’UE avec plusieurs Etats d’outre-Atlantique ne vont pas du tout dans le sens d’une alimentation saine et d’une démocratie alimentaire. L’une des mesures consiste en effet à permettre à des grandes firmes étrangères de poursuivre un Etat devant un tribunal arbitral (Investment Court System) contre une législation ou une réglementation formellement motivée par la santé publique, l’environnement, ou la protection du consommateur et qui peut constituer une entrave à la liberté du commerce.

Thème 2 : la qualité alimentaire

  • Pourquoi la qualité des produits est-elle importante pour une personne qui n’en a pas les moyens ?
  • Comment peut-on se procurer des produits de qualité ?
  • Comment bien manger sans trop dépenser ?
  • Comment aider les personnes à retrouver goût à l’alimentation ?

Vers une amélioration de la qualité des produits distribués

Aujourd’hui les produits qui sont distribués dans le cadre de l’aide alimentaire ne sont pas des produits de qualité, même si dans plusieurs associations des efforts importants sont déployés mettre à disposition des personnes des produits de meilleure qualité.

A Tournus, Fanny Gonzalez a précisé : « Aujourd’hui, nous collectons chaque jour des produits en fin de vie sur 6 supermarchés du secteur. Ces produits, issus de la grande distribution sont indispensables, mais ne répondent pas totalement au souhait des Epiceries Sociales et Solidaires, de tendre vers une alimentation plus saine et plus locale. »

Thème 3 : le système d’aide alimentaire

  • Que pensez-vous du système d’aide alimentaire tel qu’il existe
    aujourd’hui ?
  • Comment peut-on améliorer le système d’aide alimentaire ?
  • Quels devraient être les critères qui déterminent si une personne peut
    bénéficier de l’aide alimentaire ?

La loi Garot

Au départ l’aide alimentaire devait servir aux situations d’urgence, tel n’est plus le cas aujourd’hui. Les excédents de la grande distribution constituent la base des denrées de l’aide alimentaire. La loi Garot qui avait pour objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire en France a mis en place une mesure consistant à obliger chaque supermarché de plus de 400 m² à rechercher un partenariat avec une association d’aide alimentaire pour lui céder ses invendus alimentaires, au lieu de les jeter ou de les détruire.

Faire évoluer notre système alimentaire et mettre en place une vraie démocratie alimentaire est un objectif ambitieux que partagent Tournugeois Vivant, l’ESP Tournus ainsi que d’autres associations locales qui étaient représentées dans la salle.

Le projet de recherche-action sur la démocratie alimentaire dans le Tournugeois

 

Céline Braillon (Tournugeois Vivant) a dévoilé à ce sujet les grandes lignes d’un projet de recherche-action à Tournus auquel participent les associations précitées et la Mairie de Tournus. Il s’agit d’un projet dans lequel des chercheurs de la Maison des Sciences Humaines de Dijon, dont deux étaient présents dans la salle, Matthieu Duboys-De-Labarre (INRA) et Christophe Rynikiewicz (MSH Dijon) vont travailler avec une équipe et en partenariat avec les associations locales, pendant plusieurs mois sur une approche méthodologique co-construite à partir sur de projets concrets.

Par exemple :

  • des ateliers cuisine en lien également avec les activités de la Maison de Santé, l’intervention de paysans pédagogues, atelier jardinage et préservation de la biodiversité avec divers publics (enfants, adultes…) au café associatif, des actions de sensibilisation et d’échange de savoirs selon les méthodes interactives de l’éducation populaire…

Les chantiers innovants de l’Association ESP

  • Les perspectives des chantiers innovants de l’Association Economie-Solidarité-Partage ont été présentées par Marc Borrel, son président : le déploiement du maraichage bio, les modalités de mise à disposition des terrains, l’évolution de l’épicerie solidaire (atelier chantier d’insertion, formation de futurs maraîchers le cas échéant via le dispositif Territoire Zéro Chômeurs Longue Durée…)

 

 

 

Comment rapprocher localement les producteurs et les consommateurs ?

  • Lionel Badot (Tournugeois Vivant), est revenu sur le rôle du réseau des Civam, Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural, qui est d’ailleurs le commanditaire du film projeté ce soir. Il regrette que ce réseau ne soit pas représenté en Bourgogne et notamment en Saône-et-Loire. Il propose une prise de contact pour voir comment ce réseau pourrait s’implanter dans la région notamment en s’appuyant sur Tournugeois Vivant.

Thème 4 : L’histoire de l’aide alimentaire :

  • Comment peut-on nourrir tout le monde, en étant éthique et respectueux
    de l’environnement ?
  • Que peut-on faire pour améliorer le système d’aide alimentaire ?
  • Qu’est-ce qu’il a manqué pour que les Restos du cœur atteignent leurs
    buts et comment faire maintenant pour qu’ils les atteignent ?

Une agriculture pour nourrir qui ? avec quoi ?

La première question a été clairement abordée dans le film. L’un des objectifs de la Pac dans les années 1970 a été d’inciter les agriculteurs à se moderniser pour nourrir la population. Mais cet objectif s’est estompé pour faire place à une agriculture intensive utilisant des machines de plus en plus sophistiquées et des produits détruisant tout de qui pouvait nuire à la production. Les deux effets constatés ont été la disparition de très nombreuses exploitations à taille humaine pour faire place à des fermes de type industriel et la dégradation du milieu naturel, sans compter les effets sur la santé des produits phytosanitaires utilisés en masse.

Certains agriculteurs ont choisi d’autres méthodes de production en privilégiant la qualité sur la quantité. L’agriculture biologique s’est développée ces dernières années, mais elle n’est pas dans la capacité de fournir une alimentation saine pour tous aujourd’hui.

  • Patricia (SEL : système d’échanges local) est intervenue pour affirmer que dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, se soucier de notre alimentation est désormais quasi une obligation et l’affaire de tous.

  • Jean-Paul Pin, conseiller municipal délégué à la démocratie locale, est intervenu sur 2 points.

La restauration collective

Il a rappelé que la loi Egalim du 30 novembre 2018 prévoit l’obligation d’introduire 20% de produits bio en restauration collective publique (article 24). Ces 20 % de produits bio (en valeur) intègrent également les produits issus d’exploitations en conversion (à partir de leur 2ème année). A Tournus, la mise en œuvre de cette mesure nécessitera la mise en place d’un dispositif approprié. Un Chantier citoyen animée par Christine Simoulin travaille sur ce projet.

Le Plan Alimentaire Territorial

Il existe des solutions, mais elles nécessitent du temps pour être mises en place. Aujourd’hui les Plans Alimentaires Territoriaux se développent dans plusieurs régions. Ils ont pour objectif de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines. Issus de la Loi d’avenir pour l’agriculture qui encourage leur développement depuis 2014, ils sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs d’un territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens etc.).

  • Lionel Badot a évoqué l’expérimentation Territoire Zéro Chômeurs de Prémery dans la Niévre, qui fait partie des 10 expérimentations en cours en France. L’idée est simple, comme une personne au chômage longue durée coûte (+ ou -) 18 000€ à la collectivité, l’association ADT Quart-monde a conçu un dispositif dans lequel cette somme est « positivée » en quelque sorte. Elle peut être versée par l’Etat ( pour aller vite) à une entreprise à but d’emploi, qui embauche la personne CLD en CDI et la rémunère au Smic. L’entreprise à but d’emploi (EBE) créée à cette fin, s’appuie sur un groupe qui fait le rapprochement entre les compétences, savoirs-faire, savoirs-être, de la personne volontaire CLD ( chômeurs de longue durée) et les besoins du territoire concerné ( besoins non solvables non satisfaits ou besoins solvables non satisfaits, car pas d’ offre sur le territoire). A Prémery, 90 personnes sont concernées, j’y’étais allé il y a trois années, pour les aider avec Bio Bourgogne à créer l’activité maraîchage, et ils ont aussi un atelier de réparation de motoculteur, une recyclerie etc. L’expérimentation doit durer 5 ans. Un nouvel appel à projets est sorti pour de nouveaux territoires. Le Tournugeois serait candidat, mais on en n’entend pas beaucoup parler, il serait bienvenu que des réunions publiques et élargies puissent avoir lieu sur ce projet, et y compris avec ESP »

Les Restos du coeur

Pour répondre à la dernière question posée par les élèves du lycée, les Restos du Cœur doivent aujourd’hui faire face à une demande grandissante en hiver et maintenant en été, ses ressources financières dépendent en grande partie des fonds européens. Ils bénéficient aussi de dons privés d’associations ou de particuliers. Le constat est cependant que les ressources sont en diminution, alors que le taux de pauvreté s’accroît en France.

DÉBAT PUBLIC SUR L’ARTIFICIALISATION DES SOLS

MERCREDI 20 N0VEMBRE 19H30

MAISON DES SYNDICATS – CHALON SUR SAÔNE

PLATEAU DEBAT PUBLIC ET CAPEN

Aujourd’hui, les sols sont disputés, entre développement urbain, infrastructures, agriculture, forêts, zones naturelles, etc. Des conflits d’usage émergent fréquemment entre les activités qui nécessitent de l’espace. La transformation de nombreux PLU (plan locaux d’urbanismes) en PLUi (PLU à l’échelle intercommunale) renforce les enjeux de territoires.

Comment concilier aménagement du territoire, conservation des terres agricoles et sauvegarde de la biodiversité ?

Cette soirée-débat permettra à tous les participants d’esquisser ensemble la réponse à cette question.
Au programme:
– une présentation de la situation en Saône-et-Loire par différents intervenants,

– des échanges pour s’interroger, témoigner, imaginer des pistes de résolution.

PLAN ALIMENTAIRE TERRITORIAL : APPEL A PROJETS

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 1er octobre le lancement d’un nouvel appel à projets dans le cadre du Programme national pour l’alimentation (PNA).


Les projets alimentaires territoriaux (PAT) ont pour objectif de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines. Issus de la Loi d’avenir pour l’agriculture qui encourage leur développement depuis 2014, ils sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs d’un territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens etc.).


Ce sixième appel à projets, lancé en partenariat avec le ministère de la Santé et l’Ademe, visera en particulier « l’émergence de nouveaux PAT » (projets alimentaires territoriaux), dans les domaines de la restauration collective, de la lutte contre le gaspillage alimentaire ou contre de la précarité alimentaire. Une enveloppe d’1,3 million d’euros servira à soutenir ces nouveaux PAT sur l’enveloppe de deux millions d’euros de l’appel à projets.
Les 700.000 euros restants financeront des projets dans les domaines de la justice sociale, de l’éducation alimentaire ou des objectifs de la loi Egalim du 1er novembre 2018 en matière de restauration collective. Celle-ci demande à la restauration collective de s’approvisionner avec au moins 50% de produits (en valeur) issus de l’agriculture biologique, locaux ou sous signe de qualité à compter du 1er janvier 2022, dont au moins 20% de produits bio.

Les candidats ont jusqu’au 25 novembre pour déposer leur dossier. Les lauréats seront désignés au printemps 2020.


Source : Ministère de l’Agriculture

IL Y A DE PLUS EN PLUS DE PAUVRES EN FRANCE

Pour faire écho au Ciné débat du mercredi 16 octobre organisé à Tournus, après la projection du film « La part des autres »…

Le taux de pauvreté a grimpé en France de 0,2 point à 14,3 % en 2018, selon la méthode d’estimation par micro simulation a indiqué l’Insee, le mercredi 16 octobre.

(https://www.insee.fr/fr/statistiques/4231288)

En 2018, 9,3 millions de Français vivaient sous le seuil de pauvreté. L’indice qui mesure les inégalités, a connu sa plus forte progression depuis 2010.

« Ce qui est plus inquiétant, c’est le nombre d’allocataires du RSA qui ne faiblit pas, à 1,83 million en mars 2019, comme si l’amélioration de l’emploi et la baisse du chômage ne leur profitaient pas. » selon Louis Maurin, fondateur de l’Observatoire des Inégalités. (https://www.inegalites.fr/Notre-rapport-sur-la-pauvrete-en-France-de-nouveau-disponible)

La situation en Saône et Loire en 2018 (source Banque de France)

  • 1682 situations ont été soumises au secrétariat de la commission de surendettement
  • 1786 personnes surendettées
  • 363 situations pour 100 000 habitants
  • Endettement médian : 15 105 euros
  • Taux de chômage : 7,8%
  • Part de la pop. couverte par le RSA socle : 3,5%
  • Taux de pauvreté : 13,3

PLUS DE 70 PERSONNES A LA REUNION DE LANCEMENT DU CAFE ASSOCIATIF

La réunion du 11 octobre organisée au Palais de Justice qui rassemblait tous ceux qui sont intéressés par le projet de Café Associatif à Tournus a été un succès. Plus de 70 personnes ont participé. Un grand nombre d’adhésions à l’association a été enregistré.

TOURNUGEOIS VIVANT, comme beaucoup d’autres associations locales est un des partenaires du projet.

Les participants à cette soirée ont été accueillis par une équipe « en tablier » composée des membres du conseil collégial de l’Association.

Après une rapide présentation du programme de la soirée par Lionel et Julien, un diaporama a présenté les grandes lignes du projet de café associatif : lieu, activités possibles, organisation de l’association, adhésions, heures d’ouverture, calendrier…


Les animateurs et l’assistance se sont exprimés sur ce qu’il est possible de faire dans un tel lieu. Beaucoup de possibilités ont été évoquées.

Un débat s’est ensuite ouvert dans la salle.

Enfin, les participants ont été invités à choisir un nom pour le café associatif parmi une première liste. Ils pouvaient également inscrire sur un carton leurs propositions. Les résultats de cet exercice seront communiqués dans les jours à venir.

La soirée s’est terminée dans la convivialité et la jovialité devant un buffet préparé par les animateurs de cette réunion.

BON VENT AU CAFÉ ASSOCIATIF DE TOURNUS !

Voici en images quelques moments de cette soirée.