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CARTE ADONIS DES PESTICIDES ET HERBICIDES PAR COMMUNE ETABLIE PAR SOLAGRO

La carte ADONIS de l’utilisation des pesticides en France, élaborée par l’association Solagro, établit, par commune l’indice de traitement phytosanitaire des surfaces agricoles. Cette carte permet de localiser facilement les communes où la pression des pesticides est faible (zones vertes) et à l’inverse celles où la pression est la plus forte (zones rouges) du fait de la nature des cultures et de l’intensité des pratiques agricoles. Elle donne ainsi aux collectivités une information très utile concernant la protection de leurs ressources en eau et les risques pesant sur la santé de leurs habitants.

Source : https://solagro.org/nos-domaines-d-intervention/agroecologie/carte-pesticides-adonis

Pourquoi cette carte ?

La carte Adonis a pour ambition de porter à la connaissance de tous les données communales sur l’usage des pesticides.

La valeur de l’indice de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT) communal répond à deux finalités majeures :

  • être utilisée à des fins de recherches scientifiques et
  • servir de référence pour la définition et l’évaluation des politiques publiques nationales et européennes, dans des démarches de labellisation des exploitations agricoles et d’établissement de plans de progrès visant à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires.

Cette plateforme permet de contribuer à la mise en oeuvre :

  • de la Directive européenne « pesticides » du 21 octobre 2009 déclinée en France par les plans Ecophyto I et Ecophyto II
  • du Plan National Nutrition Santé 4 (2019-2023) lancé le 20 septembre 2019 par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la santé, qui recommande de consommer des produits végétaux non contaminés par les pesticides

Face aux enjeux environnementaux et de santé publique, il est nécessaire de construire une agriculture durable économe en intrants et respectueuse des ressources naturelles et d’assurer aux Français une alimentation de qualité pour réduire la prévalence des maladies chroniques.

Le scénario Afterres 2050 produit par Solagro propose un horizon agricole et alimentaire pour la France. Dans sa nouvelle version, il prévoit une réduction de 90% de l’usage des pesticides et une extension à 70% de surfaces en bio.

Méthode de calcul

L’indice de fréquence de traitement phytosanitaire (IFT) communal est une estimation du niveau d’utilisation des pesticides pour chaque commune française sur la base de l’assolement de la commune, du type de pratique (conventionnelle ou bio) et des IFT régionaux de référence issus de données statistiques ou locales.

Il renseigne sur le niveau moyen d’utilisation des pesticides en agriculture à l’échelle d’une commune et peut être décomposé par types de produits : herbicides, hors herbicides (insecticides, fongicides, traitements de semences et autres traitements), produits de biocontrôle.

Le résultat obtenu correspond à :

  • Une valeur de référence à laquelle les agriculteurs de la commune peuvent comparer leur IFT exploitation
  • Une valeur représentant le risque de pollution de l’eau, de l’air et des aliments lié à l’usage des produits phytosanitaires en agriculture

Cette carte, réalisée par Solagro, croise :

  • les données parcellaires du Registre Parcellaire Graphique (RPG) 2020 qui donne accès à toutes cultures
  • les enquêtes Pratiques Culturales concernant les grandes cultures, l’arboriculture, la viticulture et le maraîchage qui donne un IFT moyen décomposé (insecticides, fongicides, herbicides et traitements de semences) par ancienne région administrative
  • les parcelles en bio fournies par l’Agence bio

Carte des pesticides (IFT MOYEN) dans les villages du Tournugeois (CI-DESSOUS)

 

Carte des Herbicides (CI-DESSOUS)

Carte des surfaces bio (CI-DESSOUS)

Pour mieux comprendre

L’indice se rapporte aux seules surfaces agricoles de la commune, quelle que soit la part de la surface agricole du territoire communal. 

L’Indicateur de Fréquence de Traitement (IFT) correspond au nombre de doses de produits phytosanitaires appliquées par hectare pendant une campagne culturale. 

L’IFT communal correspond à la moyenne des IFT  par culture.

L’IFT total (hors biocontrôle) concerne tous les types de produits de synthèse (herbicides, insecticides, fongicides, traitements de semences, autres).

SANS PAYSANS ON FAIT COMMENT ? LA REUNION DE TERRE DE LIENS A FAIT SALLE COMBLE À TOURNUS

Hier soir, mardi 24 mai, au Palais de Justice de Tournus, toutes les places assises de la salle 15 étaient prises. C’est dire l’intérêt de l’assistance pour la question de l’artificialisation des terres agricoles et de la diminution très importante du nombre d’agriculteurs qui se profile dans les 10 ans à venir.

Vues de la salle 15 au Palais de Justice. Photo G.M.

Cécile Dubart, fermière Terre de Liens à Montbellet, est intervenue pour présenter Terre de Liens et ses 3 piliers que sont :

  • le réseau associatif Terre de Liens, qui comprend la Fédération nationale et 19 associations régionales, dont l’association TDL Bourgogne-Franche-Comté, basée à Dijon. Fédé et associations régionales travaillent ensemble , partagent les valeurs et les objectifs posés par la charte de Terre de Liens et consolident le projet politique du mouvement sous l’impulsion de l’association nationale. Cette dernière assure la cohésion de l’ensemble du mouvement.

  • La Foncière Terre de Liens : première structure d’investissement solidaire appliqué à la gestion de foncier agricole et de biens immobiliers en milieu rural. Elle achète des fermes pour enrayer la disparition des terres agricoles et réduire les difficultés d’accès au foncier. Ces fermes sont ensuite louées à des fermiers et des fermières qui y développent une agriculture biologique, paysanne et de proximité. Ce qui a été le cas pour Cécile. Pour acquérir les fermes, la Foncière s’appuie sur son capital, constitué de l’épargne de citoyens et d’institutions privées.

  • la Fondation Terre de Liens : face à la raréfaction des terres agricoles, elle a pour mission de préserver notre patrimoine foncier agricole sur le très long terme. Habilitée à recevoir des fermes en donation ou en legs, elle achète également des terres grâce aux dons des citoyens, aux mécénats d’entreprises ou aux partenariats avec les collectivités. Elle garantit un usage responsable des lieux et des ressources naturelles qui s’y trouvent en installant des fermiers aux pratiques respectueuses de l’environnement sur ces terres.

Cécile Dubart pendant sa présentation. Photo G.M.

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Véronique Guislain, co-présidente de Terre de Liens B.F.C. et membre de la commission nationale “Installation-Transmission” a ensuite présenté les principaux constats et les chiffres du rapport de TDL sur l’Etat des Terres Agricoles en France que vous pourvez consulter e, ligne :

https://ressources.terredeliens.org/les-ressources/etat-des-terres-agricoles-en-france.

  • Chaque année, c’est une surface équivalente à la capacité à nourrir une agglomération comme Dijon (260 000 habitants) qui est perdue.

  • Dans un mouvement parallèle tout aussi inquiétant, aujourd’hui 2/3 des terres libérées par les agriculteurs qui partent en retraite passent à l’agrandissement de fermes voisines, réduisant ainsi drastiquement les terres disponibles pour de nouvelles installations.

  • Depuis 30 ans, la dynamique d’artificialisation est constante. La France artificialise chaque année entre 50 000 et 60 000 hectares soit l’équivalent d’un terrain de foot toutes les 7 minutes

  • Dans les zones urbaines et péri-urbaines, la pression sur ces terres est ininterrompue. Laissées en friche dans l’attente de leur devenir « constructible », elles sont l’objet d’une spéculation continue. Le prix de ces terres susceptibles de devenir constructibles les rend incompatibles avec une installation agricole.

  • Les scientifiques s’accordent : 1 000 ans sont aujourd’hui nécessaires pour constituer 1 cm de terre fertile. « Quand on imperméabilise un sol, il n’y a pas de retour en arrière possible. À l’échelle humaine, ce sol est perdu. » Isabelle Feix, Experte Sol, ADEME

  • L’agrandissement des fermes s’est accompagné d’une baisse des emplois sur celles-ci. En 20 ans, 320 000 emplois agricoles (équivalent temps plein) ont été détruits. La dynamique de concentration des terres, déjà fortement préoccupante, va s’emballer avec le départ à la retraite prévu d’un nombre important d’agriculteurs et d’agricultrices dans les dix prochaines années.

  • Rares sont les fermes qui parviennent à se transmettre à un nouveau paysan, en particulier en dehors du cadre familial. Aujourd’hui, près d’1 ferme sur 3 seulement est transmise.

La conférencière a ensuite donné quelques chiffres concernant le département de Saône-et-Loire et la Communauté de Communes du Mâconnais-Tournugeois soulignant des chiffres d’artificialisation des terres relativement vertueux.

Elle a évoqué la manière dont était appliquée le principe de développement durable limitant les impacts négatifs de certains projets sur l’environnement : « éviter/réduire/compenser« . En soulignant que c’était surtout le « compenser » avec des billets de banque qui était pratiqué.

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Dominique Ducreau, administrateur de Terre de Liens BFC a parlé ensuite de l’autonomie et de la sécurité alimentaire. Il a notamment souligné les risques liés à l’approvisionnement des villes qu’on a recensé pendant la période de confinement. Les villes disposaient en moyenne de 3,5 jours de réserve de produits alimentaires.

  • Aujourd’hui, la moitié des fruits et légumes consommés en France est importée. La France dispose en théorie de la surface nécessaire pour nourrir l’ensemble de ses habitants. Mais les choix actuels sur l’usage des terres rendent en réalité notre alimentation quotidienne dépendante du transport international de marchandises et de produits cultivés dans des pays voisins ou… lointains.

  • La question de la santé due à une alimentation composée de produits de base provenant de pays étrangers sans contrôle suffisant ou de produits transformés industriellement se pose avec une grande acuité. Il faut en revenir à une alimentation saine.

  • L’accent a été mis sur la restauration collective, principalement les cantines, qui pour des raisons essentiellement financières achètent des produits de qualité disons moyenne, en faisant appel à des produits importés comme les poulets par exemple, alors que la France produit des volailles de qualité.

  • En 2020, la crise du Covid-19 a permis à des millions de consommateur·trices Français·es et au monde politique de prendre conscience de la nécessité de relocaliser notre alimentation pour favoriser les cultures et les circuits de consommation de proximité.

  • Quant à la PAC, qui après une période transitoire, doit entrer en vigueur dans les Etats en 2023, Dominique Ducreau a rappelé que son montant pour les agriculteurs restait calculé sur la surface, ce qui ne peut que pousser les producteurs à agrandir leurs exploitations et à développer un modèle agricole productiviste. Ce qui constitue un obstacle à la transmission des fermes.

  • L’intervenant a rappelé enfin les attentes de Terre de Liens concernant une grande loi foncière qui reconnaitrait la terre comme bien commun et qui corrigerait les failles du système actuel qui permet à des détenteurs de parts d’échapper au contrôle des pouvoirs publics en matière de vente des fermes.

Dominique Ducreau a parlé de l’autonomie alimentaire. Photo G.M.

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Cécile Dubart a ensuite donné la parole à Eric Daille du collectif « Pas d’Eclat ». L’intervenant a rappelé les principaux points du projet de Parc historique de loisirs ECLAT qui doit s’implanter dans la zone Nord de Tournus et ses conséquences sur les terres agricoles situées dans cette zone, appelées à disparaître. Il a présenté également la démarche et les actions du collectif.

Il s’en est suivi un débat au cours duquel sont intervenus des citoyens, un maraîcher, des représentants d’associations, des élus, le maire d’Azé et le maire de Montceaux-Ragny, ainsi qu’une représentante de la SAFER.

Des questions ont été posées sur le rôle joué par la Safer dans le projet Eclat ainsi que sur les terres faisant l’objet d’une réserve foncière au bénéfice du département. Le débat a pris un tour très technique. Ce sont surtout les élus présents dans la salle qui ont tenté d’expliquer les arcanes des procédures en cours et à venir.

On a parlé successivement

. de la Loi « Climats et Résilience »,

. du Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET),

. du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural (PETR) du Mâconnais Sud Bourgogne,

. du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) du Mâconnais-Tournugeois

. et de la possibilité juridique offerte aux représentants de l’Etat de contourner les règles applicables au PLUi, dès lors qu’un intérêt national ou régional était en jeu.

Toutes ces réglementations, fort complexes se chevauchent et elles doivent appliquer un principe de hiérarchie des textes, cela signifie que si le SRADDET est modifié, des modifications en cascade devront être introduites dans les textes réglementaires inférieurs, Scot, PLUi etc. Un vrai casse-tête pour les élus et des calendriers de réunion extrêmement chargés.

Au cours du débat, Philippe Cacciabue, fondateur, puis directeur de la Foncière Terre de Liens  de 2004 à 2014, a rappelé les principes de la politique agricole française appliqués depuis la seconde guerre mondiale. Dès les années 1960, a été organisée une concentration des terres permettant l’essor de l’agriculture dont nous héritons aujourd’hui, tournée sur la commercialisation d‘une production agricole de masse. Il a souligné le risque du passage des sols agricoles « de la ferme… à la firme » en expliquant que tous les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation étaient à ce jour passés sous le contrôle des grandes firmes. Le seul domaine leur échappant étant le sol. L’enjeu de la terre, et des agriculteurs qui la cultivent, doit être au coeur de nos préoccupations.

Quant aux citoyens, a rappelé Gérard Morin, administrateur de Tournugeois Vivant, la complexité des procédures en cours, totalement incompréhensible pour une très grande majorité des gens, jointe à « l’omerta » sur un projet comme ECLAT, font qu’ils sont totalement mis à l’écart… alors que partout, dans les sphères du pouvoir et ailleurs, on parle du nécessaire développement de la participation citoyenne dans les politiques publiques. Tournugeois Vivant est né d’une mobilisation citoyenne, ne l’oublions pas !

Pourquoi importer un concept-package de parc de loisirs, faisant appel pour une part importante à un financement public, sur le territoire du Tournugeois, à la fois très riche sur le plan patrimonial et culturel et doté d’un tissu associatif  dynamique et créatif, comme l’ont montré les animations du Millénaire de l’Abbaye et plus récemment le projet de « la Foire Déborde » à Tournus ? Projets qui ont su fédérer de multiples acteurs locaux, citoyens, associations locales, artistes, établissements scolaires, commerçants, artisans, entreprises et collectivités territoriales (mairie, comcom, département…) !

Au final, la réussite de Terre de Liens et la reconnaissance dont elle fait preuve tant au niveau national que régional ou local, est la preuve même que sur des principes simples et des choix clairs, les citoyens en se mobilisant pour une épargne solidaire favorisant l’accès à la terre de jeunes agriculteurs-paysans sans grands moyens financiers personnels, et en agissant au quotidien pour préserver les terres agricoles, peuvent faire bouger les lignes et éviter qu’à terme les paysans disparaissent.

G.M. (Tournugeois Vivant et Groupe local Terre de Liens)

L’AG 2022 DE TERRES DE LIENS BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ S’EST TENUE À MONTBELLET AU MOULIN DES ESSARTS

Chaque année, Terre de Liens Bourgogne-Franche-Comté organise son Assemblée Générale annuelle dans l’un des départements de la Région.

Cette année l’AG a été accueillie par le Groupe Local Terre de Liens du Tournugeois, dans la ferme Terre de Liens de Cécile Dubart et Jérôme Coulon.

Vous trouverez ci-après quelques images de cette réunion qui a rassemblé une cinquantaine de participants.

 

Cécile Dubart, Ferme TDL le Moulin des Essarts et Oriane Guillou, coordinatrice TDL BFC. Photos G.M.

Cécile, boulangère paysanne a présenté la production bio de la ferme : blé, petit épeautre, sarrasin et seigle. Le pain est mitonné au levain naturel avec des variétés anciennes de blés sélectionnées en plein champ et de manière participative. Chaque année, un conservatoire permet de comprendre l’histoire des blés. Environ 200 kg de pains sont façonnés chaque semaine et vendus en direct sur deux marchés. Cécile propose aussi des livraisons et une vente au moulin.

Cécile, boulangère paysanne aimerait que sa ferme soit un coin de rencontre et d’échange, de fête et de solidarité : « Il est important pour moi que la ferme ne serve pas qu’à la production alimentaire mais qu’elle soit un lieu de partage, de résistance et de diffusion culturelle. »

Dominique Ducreau du Groupe local TDL lors de son intervention.  Photo G.M.

Alain Pinard du Groupe Local TDL lors de son intervention. Photo G.M.

Céline Braillon du Groupe Local TDL. Photo G.M.

Les membres du nouveau Conseil d’Administration de TDL Bourgogne-Franche-Comté.

Photos et rédaction G.M.

UN SPECTACLE A NE PAS MANQUER A GIGNY AU BAR ASSOCIATIF FARTFELIEN LE 6 MAI


L’histoire
Il était une fois la pègre de Londres et toute sa faune.
Un juge corrompu Peachum. Un bandit cambrioleur Macheath.
Des femmes de tête Polly et Lucy.
Dans ce milieu, on vole, on se dénonce, on se trahit, et on s’aime.
La morale n’est pas glorieuse : les pauvres de cette histoire, pour survivre, sont souvent aussi vicieux que les riches, mais seuls les pouilleux iront en prison se faire pendre !
C’est dommage, on commençait à s’attacher à eux…
Alors, pour plaire au public, tout se finira bien.

La musique
La musique du conte est faite de chansons anciennes issues des cultures populaires de quelques pays d’Europe, mélangées aux chansons anglaises du Beggar’s Opera. Des chansons de vie, de colère, de larmes, de joie. On chante anglais bien sûr, mais aussi français, et puis parfois italien, allemand, espagnol ou yiddish, car les pauvres sont de partout.
Une mandoline napolitaine, un bouzouki et un tambour persan rythment le conte aussi bien que les chansons.
Le conteur, qu’il parle ou qu’il chante raconte toujours son histoire.

PETITES VILLES DE DEMAIN ET PATRIMOINE

Sur le territoire du Tournugeois, Tournus, Sennecey-le-Grand et Cuisery sont des Petites Villes de Demain.

PETITES VILLES DE DEMAIN : DE QUOI S’AGIT-IL ?

Petites villes de demain est un programme national lancé le 1er octobre 2020, porté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Son objectif ? Donner aux communes rurales de moins de 20 000 habitants les moyens de concrétiser leurs projets de revitalisation et les aider ainsi à redevenir des villes dynamiques et attractives.

En lien avec le Plan de relance mis en place par l’Etat pour faire face à la crise sanitaire, le programme Petites villes de demain traduit la volonté du Gouvernement de simplifier l’accès des territoires aux aides de toute nature et de favoriser l’échange d’expérience et le partage de bonnes pratiques. Concrètement ? Afin de soutenir la conception et la réalisation par les communes de projets de territoire ambitieux, le programme met à la disposition des communes soutenues un ensemble de services et d’équipements rassemblant les outils et expérimentations.

Petites villes de demain : les territoires 

Sur la période 2020-2026, la durée d’un mandat municipal, le programme va soutenir plus de 1 600 communes qui exercent des fonctions de centralité sur leur bassin de vie (présence d’emplois, mais aussi des équipements et services les plus courants) mais qui montrent aussi des signes de fragilité (fermeture de commerces, exode rural etc.). La sélection des communes bénéficiaires du programme s’est faite de façon déconcentrée et a été pilotée par les Préfets de département, délégués territoriaux de l’ANCT.

LA PLACE DU PATRIMOINE DANS LE PROGRAMME PETITES VILLES DE DEMAIN 

Elément clé du cadre de vie, le patrimoine sous toute sa diversité, outre son intérêt historique et artistique, joue un rôle majeur dans la redynamisation et l’attractivité économique des territoires. Mais dans les petites communes qui concentrent sur leur territoire la majorité des biens patrimoniaux disposent rarement de connaissances et de ressources suffisantes pour en assurer l’entretien, la restauration et la mise en valeur.  Or, 55 % des édifices protégés sont situés dans des communes de moins de 2 000 habitants. 

Le programme Petites villes de demain aide les communes rurales à faire de leur patrimoine un véritable levier de revalorisation, de revitalisation et de renforcement de l’attractivité du territoire.

 

QUI EST IMPLIQUÉ DANS LE PROGRAMME ?

Ce programme est déployé sur l’ensemble du territoire, sous le pilotage de l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT). Petites villes de demain illustre et incarne une logique déconcentrée et décentralisée ; c’est au niveau local que sont élaborés et validés les soutiens aux projets. Les Préfets de département, en leur qualité de délégués territoriaux de l’ANCT, déploient ce programme national à l’échelle locale. Lors de la période de sélection, ils ont ainsi adapté les modalités de sélection des villes en lien avec les conseils régionaux et départementaux afin de bien articuler Petites villes de demain avec les initiatives régionales ou départementales déjà lancées. Alors que le programme se déploie, ils continuent d’orienter les communes vers les partenaires les plus à même de les aider dans la définition et la réalisation de leur projet de territoire.

Pour en savoir plus :

https://www.portailpatrimoine.fr/resource/866/programme-petites-villes-de-demain