Archives de l’auteur : gerardm

VICTOIRE POUR SOPHIE, EPICIÈRE AMBULANTE, ET POUR TOUS CEUX QUI SE SONT MOBILISÉS !

Un outil de travail à bout de souffle

Lorsque Sophie s’est trouvée dans l’obligation de changer le camion épicerie avec lequel elle effectue chaque semaine ses tournées dans plus de 20 villages du tournugeois et du clunisois, elle n’imaginait pas qu’elle pas qu’elle aurait à franchir autant d’obstacles pour réunir les fonds nécessaires à cette acquisition.

Difficultés avec la banque

Au début, la banque a refusé son dossier de financement. L’ancien camion étant à bout de souffle, Sophie se voyait prochainement obligée d’arrêter son activité. Ce qui allait poser un vrai problème pour ses quelques 220 clients , dont la plupart sont des personnes âgées.

La mobilisation de tous pour que ce projet réussisse

Il fallait donc trouver d’autres solutions pour financer l’achat d’un nouveau camion-magasin.

Les mairies n’ont pas la possibilité d’attribuer des subventions à des entreprises privées.

Pour bénéficier d’une subvention de la Communauté de communes, il faut que le siège de l’entreprise soit situé sur le territoire de la comcom. Ce n’est pas le territoire de l’exercice de l’activité mobile qui est pris en compte.

Enfin pour bénéficier des mesures du plan de relance, il fallait attendre quelques temps.

C’est à ce moment là qu’ont commencé à se mobiliser non seulement les clients de Sophie, les membres de sa famille, les amis, mais aussi des producteurs locaux,  des citoyens ne résidant pas sur le territoire, des associations locales… pour participer dans un élan formidable

– à une campagne de financement participatif sur le site Coccigo, – à des dons manuels,

– à une campagne de financement de la Cagnotte solidaire…

Ensuite, d’autres fonds ont pu être réunis grâce à la Chambre de commerce de Saône-et-Loire et à la Communauté de Communes du Mâconnais-Tournugeois.

Et finalement, la banque a prêté à Sophie le reste des fonds dont elle avait besoin. Tout cela a duré plusieurs mois, en passant par des hauts et des bas. Sophie a tenu bon, elle a mené de pair son activité quotidienne et ses recherches de financement. Ce qui n’a pas été une mince affaire.

Un camion tout neuf !

Le nouveau camion magasin de Sophie

Les rayons d’épicerie sèche

Les vitrines en attente des produits frais locaux

Un élan de solidarité qui a permis de contourner tous les obstacles

Ce projet n’aurait jamais réussi sans ce mouvement, cette capacité d’agir des habitants de nos villages qui ont voulu témoigner à Sophie toute leur reconnaissance pour les services qu’elle rend depuis des années, et qui vont bien au delà d’une vente de produits alimentaires, pour son sourire et sa bonne humeur légendaires. A travers cet action de solidarité ils ont aussi affirmé la nécessité de faire vivre leur village tout au long de l’année, et encore plus en période de confinement.

Sophie a tenu à écrire à l’arrière de son nouveau camion les prénoms de ceux qui ont participé à la campagne de financement en ligne

Tournugeois Vivant se réjouit de la réussite de ce projet qui va dans le sens d’une dynamisation de nos villages et d’une alimentation à base de produits locaux de qualité.

Après avoir soutenu le projet de Sophie, notre association soutient un autre projet de création d’épicerie mobile, celui de Laetitia, dont nous vous avons déjà parlé.

DEMOCRATIE ALIMENTAIRE : POUR UNE MEILLEURE SANTE ÉCONOMIQUE, SOCIALE, ENVIRONNEMENTALE ET HUMAINE

Manger mieux

Dessiner un avenir alimentaire commun demande d’imaginer des formes de coopération plus équitables et de nouvelles solidarités au sein des territoires. En sortant la bonne alimentation, bio, locale et de saison, des seuls réfectoires collectifs, les autorités publiques et la société civile ont une nouvelle carte à jouer et de quoi travailler main dans la main. Tout le monde est d’accord : les citoyens veulent manger mieux, les agriculteurs veulent vivre de leur métier, les collectivités disposent plus que jamais de leviers de décision et d’action. 

Le principal frein, au final, est à rechercher plus dans les têtes que dans les moyens. Inventer les bases d’un nouveau contrat social « par et pour l’alimentation », instaurer une démocratie alimentaire qui vise une meilleure santé économique, sociale, environnementale et humaine, cela passe par des actions nouvelles, faciles et pas forcément coûteuses à mettre en place. Pour le bien de l’assiette, pour une meilleure santé des territoires, et pour un meilleur climat.

Extrait de : Tribune Démocratie alimentaire – Le Monde 9.06.2020

UN VIDEO REMARQUABLE SUR LA CHAINE ARTE : les défis d’une autre agriculture

Comment réinventer une agriculture alternative au modèle industriel ? Éléments de réponse recueillis auprès d’agriculteurs en France et en Allemagne.

S’il a eu le mérite d’assurer la sécurité alimentaire et de faire chuter les prix des denrées, le système agro-industriel, fruit d’une révolution engagée au cours du XXe siècle, semble aujourd’hui à bout de souffle. Infertilité croissante des sols, pollution des eaux aux nitrates, maladies liées aux pesticides, disparition des insectes et d’innombrables espèces animales… Pour les défenseurs de l’environnement et pour la communauté scientifique – mais aussi pour une bonne partie du monde paysan –, il est urgent de changer de cap pour sortir de l’impasse, en s’engageant pour une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Mais par quels moyens ?

Un passage au « tout-biologique » est-il possible ?

Faut-il réformer les règles de l’agriculture conventionnelle ?

Quel avenir pour la permaculture, modèle écologique au rendement remarquable ?

Les réalisateurs de ce documentaire ont accompagné une année durant des paysans en quête de solutions alternatives en France et en Allemagne, pour tenter de répondre à ces questions essentielles. Les défis d’une autre agriculture aborde également le rôle capital du politique et de l’Union européenne en particulier – sans oublier les comportements des consommateurs – dans ce changement de paradigme.

Réalisation : Tatjana Mischke, Caroline Nokel

Pays : Allemagne

Année : 2018

https://www.arte.tv/fr/videos/079393-000-A/les-defis-d-une-autre-agriculture/

TOURNUGEOIS VIVANT SOUTIENT LE PROJET D’EPICERIE MOBILE DE LAETITIA

 

Tournugeois Vivant encourage les initiatives qui concourent à une plus grande démocratie alimentaire sur notre territoire.

Parmi ces initiatives très concrètes nous avons soutenu le projet de Sophie qui avait besoin de renouveler son outil de travail. Ce projet a abouti grâce à une très forte participation citoyenne et associative locale et au concours de divers organismes et institutions ainsi que de la communauté de communes Mâconnais-Tournugeois.

Sophie a réceptionné son nouveau camion cette semaine. Ce sont plus de 220 personnes et/ou familles qui vont continuer à bénéficier de ses services  dans plus de 20 villages de notre territoire.

Aujourd’hui, nous soutenons le projet de création d’une épicerie mobile de Laetitia BAYCHELIER, basée à Gigny-sur-Saône.

– Le projet

Laetitia projette de proposer ses services d’épicerie mobile dans 17 villages situés aux alentours de Gigny-sur-Saône.

Il s’agit de :

– Ormes (477 hbts)

– St Vincent-en-Bresse (573 hbts)

– St André-en-Bresse (98 hbts)

– Simandre (1728 hbts)

– Gigny-sur-Saône (528 hbts)

– St-Cyr (729 hbts)

– Beaumont-sur-Grosne (347 hbts)

– Laives ( 1020 hbts)

– Montceaux-Ragny (31 hbts)

– Jugy (322 hbts)

– Boyer (719 hbts)

– Vers (231 hbts)

– Savigny-sur-Seille (423 hbts)

– Loisy (651 hbts)

– Huilly-sur-Seille (334 hbts)

– Marnay (558 hbts)

– Lalheue (295 hbts)

Les personnes bénéficiaires des services de « l’Epicerie d’Antan » de Laetitia seront principalement des personnes ayant des difficultés pour se déplacer et des personnes âgées. 

En moyenne, la population de ces villages ayant plus de 60 ans varie entre 20 et 30%. Il est estimé dans un premier temps à + ou – 200 personnes. Ce qui est loin d’être négligeable du simple point de vue de la démocratie alimentaire à laquelle TV est très attaché.

– Les + apportés par Laetitia

« Au son de mon klaxon, vous aurez la possibilité de vous approvisionner en produits alimentaires frais, de saison et locaux provenant de petits producteurs situés à +/- 80km de mon local. Une gamme assez large de produits sera proposée : des fruits et légumes, de la fromagerie, de la crémerie, de la viande, de la charcuterie et de l’épicerie.

Faire revenir cet ancien mode de distribution qui nous rappelle l’époque de nos grands-parents. Maintenir une autonomie de consommation pour les personnes à mobilité réduite est une valeur à laquelle je tiens. C’est l’occasion pour « l’Épicerie d’Antan » de créer et maintenir du lien social en rendant un vrai service aux personnes ayant des difficultés à se déplacer et recevant peu de visites.

Une autre valeur importante sillonnera également les routes à bord de mon épicerie itinérante : Développer les circuits courts et locaux pour limiter l’empreinte carbone de notre alimentation et soutenir les petits producteurs. »

– Le besoin urgent

Pour réaliser son projet, l’une des difficultés que rencontre présentement Laetitia est de trouver un véhicule d’occasion à un prix acceptable. Le marché est très tendu, il y a peu d’offres et celles qui paraissent trouvent très vite des acquéreurs.

Or, l’un des organismes contacté par Laetitia dans le cadre de son projet de financement estime que pour fournir sa garantie financière, le prix du camion devrait se situer aux alentours de 20 000€. Ce qui nécessite un apport en fonds propres plus important que prévu.

Le projet a bénéficié d’un financement participatif sur la plateforme Mimosa qui a réuni la somme de 2 150 €.

Pour Laetitia, aujourd’hui, il est indispensable de trouver des fonds supplémentaires sous forme de dons ou de subventions pour un montant se situant dans une fourchette de 2 000 à 4 000 €.

C’est alors seulement qu’elle pourra répondre très vite à une offre de camion d’occasion et emporter le morceau.

C’est par des projets concrets comme celui-là que nous ferons progresser la démocratie alimentaire et la production alimentaire locale de qualité sur notre territoire.

Vous pouvez nous contacter directement par e-mail à l’adresse suivante : tournugeoisvivant@gmail.com.

Vous pouvez également nous adresser un courrier à notre adresse postale : Tournugeois Vivant, 1 rue du château, Dulphey, 71240 MANCEY.

Si vous souhaitez soutenir financièrement, ce projet merci d’adresser un chèque à l’ordre de Tournugeois Vivant avec la mention « L’épicerie d’antan ». Nous vous adresserons un reçu en retour (*). Vous pourrez également effectuer un virement. Nous vous adresserons un RIB sur demande, via notre messagerie.

Vous serez informé(e) du suivi du projet, via notre site Internet ou notre messagerie.

D’avance merci pour votre geste de solidarité.

* Ce don ne bénéficie pas d’une réduction fiscale

COMMUNIQUE DE TOURNUGEOIS VIVANT APRÈS L’AG DU 20 MARS 2021 SUR LE PROJET ECLAT

Le positionnement de TV sur le projet de parc historique Eclat à Tournus a fait l’objet d’un débat suivi d’un vote lors de l’AG annuelle qui s’est tenue à Tournus le 20 mars 2021.

Tournugeois Vivant partage les arguments du Collectif Pasdeclat justifiant son opposition au projet de parc historique à Tournus et réaffirme les points suivants :

  1. Ce projet n’a fait l’objet d’aucune information de la population depuis sa date de lancement en septembre 2019. Cela ne correspond pas à l’idée que nous nous faisons de la démocratie et de la participation des citoyens aux décisions. Nous demandons une information régulière de la population sur ce projet ainsi que l’organisation de débats publics.

  2. Le projet de parc historique Eclat, venu d’en haut et porté par des équipes extérieures à la région, ne répond pas aux besoins « réels » des habitants de Tournus et du Tournugeois, aussi bien en matière de tourisme, d’équipement des zones rurales, de culture et de patrimoine, d’environnement, de maintien de la biodiversité que de développement économique. Cela ressort des réponses apportées par nos adhérents au questionnaire qui leur a été adressé avant l’AG.

  3. Fidèle à ses valeurs et à ses statuts, Tournugeois Vivant veut être force de proposition avec les habitants, les associations locales, les acteurs locaux et les élus. Notre association souhaite vivement participer à la co-construction de projets alternatifs répondant aux attentes de la population et anticipant les évolutions sociétales et climatiques, sur l’ensemble du territoire du Tournugeois. Ces projets privilégieront nos atouts locaux autour de notre gastronomie, de notre agriculture paysanne, de nos paysages, de notre richesse culturelle, du tourisme vert, de notre artisanat et de nos savoirs faire. Des groupes de travail citoyens sont à constituer rapidement sur des thèmes ciblés, comme cela a été le cas avec les chantiers citoyens dans la phase préparatoire aux élections municipales de Tournus, en octobre 2017.

  4. Enfin, notre association souhaite être associée, comme cela est le cas avec la Communauté de Communes entre Saône et Grosne, aux travaux du Plan Local d’Urbanisme intercommunal du Mâconnais-Tournugeois qui seront déterminants pour la qualification des zones du territoire (zones agricoles, zones à urbaniser etc.) pendant les 15 années à venir.

POUR ACCEDER AUX RESULTATS DES QUESTIONNAIRES AUX ADHERENTS : CLIQUEZ CI-APRÈS SUR :

RESULTATS DES QUESTIONNAIRES SUGGESTIONS_compressed

 

PROJETS ALIMENTAIRES TERRITORIAUX : C’EST QUOI EXACTEMENT ?

UN « PAT » : C’EST QUOI ?

Les projets alimentaires territoriaux (PAT) ont pour objectif de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines.

Issus de la Loi d’avenir pour l’agriculture qui encourage leur développement depuis 2014, ils sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs d’un territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens etc.).

LE PLAN FRANCE RELANCE ET LES PAT

Le plan France Relance consacre des moyens importants pour les Plans Alimentaires Territoriaux : près de 80 millions d’euros pour soutenir non seulement des projets existants (77 M€) mais également des projets émergents (3 M€ qui s’ajoutent aux crédits du Programme National pour l’Alimentation).  

L’appel à projets lancé en décembre 2020 pour le développement de nouveaux PAT a suscité un fort engouement :

65 dossiers viennent d’être retenus à l’issue de l’examen du premier volet de candidatures, pour un montant global de subvention d’un peu plus de 5,3 M€. Ces nouveaux projets concernent des territoires de 48 départements.

Parmi ces départements, 15 ne disposaient pas jusqu’ici de PAT. Cette nouvelle vague permet ainsi à 80% des départements d’avoir au moins un PAT accompagné par l’État sur leur territoire.

Les objectifs poursuivis par les PAT répondent aux spécificités de chacun des territoires. Par exemple :

  • Le PAT de la communauté de communes Cœur de Beauce et Pays Dunois (Eure-et-Loir) a construit son projet autour de la valorisation des circuits courts, de la création de points de vente collectifs, du travail avec des associations sur la précarité alimentaire et de l’intégration de produits locaux en restauration collective.
  • Le PAT de la commune de Bréhat (Côtes d’Armor) contribuera à relocaliser la production agricole et à augmenter l’autonomie alimentaire de l’île via l’installation de nouveaux producteurs, le développement de l’éco-tourisme valorisant le patrimoine alimentaire de l’île, une nouvelle approche foncière (en partenariat avec la SAFER et des réseaux associatifs).
  • Le PAT de la communauté de communes Arbois-Poligny-Salins « Cœur du Jura » a pour premier objectif d’installer de nouveaux agriculteurs en diversification, ainsi que de structurer de nouvelles filières autour d’équipements de transformation et de distribution, au service d’une stratégie de valorisation globale du territoire.
  • Le PAT de la commune de Cilaos (La Réunion) permettra de lutter contre la précarité alimentaire et de développer la production locale dans cette zone géographique enclavée : création d’une ferme pilote destinée tant à alimenter la restauration scolaire qu’être un lieu d’expérimentation agronomique, de formation des agriculteurs et de sensibilisation des scolaires. La création d’une « Maison des terroirs » abritant un atelier de transformation agro-alimentaire et une tuerie de volailles mises à disposition des agriculteurs favorisera la transformation locale.
  • Le PAT du pôle d’équilibre territorial et rural « Cœur Entre-deux-Mers » (Gironde) favorisera l’installation de nouveaux producteurs alimentaires, le développement de circuits courts, les jardins partagés et la valorisation des productions locales via la restauration collective ou à travers la démarche « Défi Foyers à Alimentation Positive ».
  • Le PAT de La Roche-sur-Yon Agglomération (Vendée) veut fédérer les acteurs du territoire autour d’actions de sensibilisation (ferme pédagogique partenaire), le développement de circuits courts (SCIC partenaire), le soutien des épiceries solidaires, le développement des jardins comestibles par une collaboration avec les maisons de quartiers. L’accompagnement déjà important de la restauration collective sera poursuivi en s’appuyant notamment sur « Les Ateliers Yonnais », légumerie qui travaille aujourd’hui avec plus de 120 restaurants collectifs.
  • Le PAT de la Communauté d’agglomération Mont Saint-Michel-Normandie (Manche) mettra l’accent sur la préservation du paysage et l’agro-écologie (maintien des haies, limitation de l’agrandissement des parcelles), la promotion des circuits courts (guide des producteurs, produits locaux dans la restauration commerciale…) et la valorisation du patrimoine (architectural, culturel, culinaire) du territoire.
  • Le PAT porté par le conseil départemental des Alpes-Maritimes favorisera l’installation d’agriculteurs en agriculture biologique ou labellisés HVE (haute valeur environnementale). Il développera l’activité de la plate-forme « 06 à Table ! » (produits locaux en restauration collective) et visera à améliorer les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire et la formation des personnels dans les collèges notamment.
  •  Dans la continuité des innovations engagées sur son territoire (nouvelles formes de distribution en faveur des habitants, agriculture urbaine, lutte contre le gaspillage alimentaire), le PAT de Saint-Etienne Métropole (Loire) favorisera la mise en synergie des actions et renforcera la coopération territoriale.
  • Le PAT Cœur de Lorraine (Meuse) aidera la restauration hors domicile à se fournir en produits de proximité, accompagnera les agriculteurs sur le plan administratif et technique, sensibilisera les consommateurs à la lutte contre le gaspillage alimentaire et associera notamment les Maisons de solidarité départementales aux actions destinées à offrir aux plus précaires une alimentation de qualité.

Une deuxième session d’appel à projets a été lancée le 1er mars avec un dépôt des dossiers au plus tard le 15 avril 2021.

TOURNUGEOIS VIVANT À LA MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME DE DIJON

Aujourd’hui 17 mars, Tournugeois Vivant représenté par Céline et Gérard a participé à une réunion organisée par le Living Lab de la Maison des Sciences Humaines de DIJON.

La MSH de Dijon

QU’EST-CE QUE LE LIVING LAB ?

Le Living Lab territorial est né d’un partenariat entre la Dreal Bourgogne-Franche-Comté et la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon dans le cadre du programme Bourgogne Franche-Comté en transition  issu d’un appel à projet du Commissariat Général au Développement Durable.

Sa situation budgétaire consolidée sécurise le fonctionnement du groupe de travail dans différents programmes et en particulier dans le programme de la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (Popsu Territoires) pour le projet Démocratie alimentaire comme enjeu de capacitation territoriale avec la ville de Tournus, Tournugeois Vivant et l’association Economie Solidarité Partage de Tournus. 

C’est au titre de POPSU que Tournugeois Vivant a été invité à participer à ce premier panorama des activités du Living Lab dans différents projets territoriaux.

La salle de réunion du Living Lab

Plus de dix neuf chercheurs, techniciens de la Région et membres d’associations étaient présents à distance ou sur place. Les échanges ont été très fructueux et ont démontré que le Living Lab territorial pour la transition sociale et écologique était à la pointe de la recherche sur le territoire de la Région BFC. 

LES PROJETS PRÉSENTÉS :

  • Le programme Bourgogne-Franche-Comté en transition en partenariat avec la DREAL BFC sur les conditions d’essaimage des initiatives citoyennes,

  • Le programme sur la démocratie alimentaire financé par la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) avec la ville de Tournus (programme débuté en octobre 2019), Tournugeois Vivant et l’Association Economie Solidarité Partage

  • Villages du Futur : dispositif original qui se donne l’ambition d’expérimenter des démarches de développement local à partir des besoins locaux des habitants. Il consiste en la mobilisation des acteurs locaux par des démarches ascendantes, créatives et visant une approche globale des problématiques de revitalisation et de dynamisation des villages. Il s’appuie sur les termes de la lettre de consultation diffusée par le Conseil Régional formulant la volonté de celui-ci “d’être accompagné tout au long de la démarche par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs intéressés par l’expérimentation et travaillant déjà sur la ruralité et l’analyse des processus de participation des habitants et acteurs locaux”,

  • Le projet VRAI, Village Ressource Apprenant International qui a débuté en septembre 2020. Il articule des acteurs économiques, académiques, institutionnels, des groupes implantés sur le territoire ainsi que des PME locales et a pour objectif de développer un lieu d’apprentissage qui accueille des apprenants du collège au doctorat et propose de développer et échanger ses compétences. Ce projet s’appuie sur une licence professionnelle de l’IUT du Creusot.

ON REPLANTE DES HAIES A LA CHAPELLE-SOUS-BRANCION

 Tournugeois Vivant qui a pour projet le développement d’une alimentation saine pour tous sur le territoire du tournugeois est très attentif aux projets innovants et concrets, respectueux de l’environnement et de la biodiversité. Projets qui ont pour effet de réunir, la population locale, des élus locaux, des réseaux comme Natura 2000, des organismes professionnels, des associations et des agriculteurs qui cherchent à faire évoluer leurs pratiques et qui peuvent avoir un impact direct ou indirect sur la qualité de l’alimentation.

Tel est le cas du projet de Plan Bocager de La Chapelle-sous-Brancion, qui s’étend sur un territoire communal.

  • Une démarche collective : le Plan Bocager Communal

Un plan de l’état du bocage sur le territoire de la commune a été dressé en 2018/2019.

Le constat effectué est clair : la mécanisation de l’agriculture, l’évolution vers des parcelles de plus en plus grandes sans recoupements, l’exploitation de grands champs de céréales en lieu et place des petites pâtures ont entraîné l’arrachage de pans entiers du bocage dans certaines parties de la commune.

Ce qu’on pensait des haies à l’époque du remembrement (et qui est encore d’actualité…)

Dans son livre intitulé « Les paysages agraires », paru en 1967, A. Meynier, exprimait avec une grande clarté la nécessité de faire table rase des haies : « L’enclos, principalement planté, fait perdre de la place pour la culture, directement par la surface occupée, indirectement par l’ombre portée et ceci d’autant plus que les parcelles closes sont petites, 10 % sur grande parcelle (dont 4 directement), jusqu’à 25 % sur petite. Il gêne les manœuvres des charrues, aujourd’hui celles des machines motorisées. Il est long et fastidieux à entretenir, et à élaguer pour éviter qu’il n’envahisse une trop large surface. Il maintient l’humidité sur les chemins, gêne l’écoulement des eaux des champs, retarde trop la fusion des neiges. Il abrite des animaux nuisibles, ennemis de la culture, et sert de réserve aux graines de mauvaises herbes. Aujourd’hui il gêne la visibilité. »

La mise en œuvre du Plan bocager communal a pour objectif d’inverser la tendance à la destruction du bocage, dans les limites de ce qui peut être géré par l’agriculture d’aujourd’hui. Il faut rester réaliste.

Plusieurs mesures impliquant plusieurs acteurs ont été décidées par la commune, sous l’impulsion du maire Pierre-Michel Delpeuch :

  • aménager un verger conservatoire,

  • créer un parcours botanique,

  • replanter des peupliers,

  • renaturer les berges du Naiguère et du Grison,

  • planter des arbres dans les prés

  • et enfin replanter des haies.

Pour ce qui est de la replantation des haies, s’il s’agit d’un projet collectif dans son ensemble, mais la question s’est posée d’emblée de la participation des agriculteurs locaux.

C’est donc aussi un engagement individuel des exploitants, mais aussi des propriétaires de terres agricoles qui est demandé.

Paysage bocager de La Chapelle-sous-Brancion aujourd’hui. Photo © G.M.

Il nous a semblé intéressant de rencontrer Pierre Bourgeon de Mancey, qui exploite des parcelles sur le territoire de La Chapelle-sous-Brancion et qui a répondu favorablement à la sollicitation de la commune, pour connaître son point de vue sur ce Plan Bocager communal et ses motivations.

  • Une démarche individuelle : le Plan de gestion bocager de l’exploitation

Comme tous les agriculteurs, Pierre Bourgeon cherche à réduire ses coûts de production et à diversifier ses sources de revenus.

Pour ce faire, après avoir examiné la composition des sols de ses parcelles, il a opté pour le semis direct dans ses champs. Il s’agit d’une technique agricole qui consiste à implanter une culture directement dans un couvert végétal sans avoir préalablement travaillé le sol.

Cette technique en évacuant le labour et les divers autres passages des machines permet de faire des économies sur le gros matériel agricole, sur le carburant, sur certains intrants et enfin sur les coûts de main d’œuvre. Elle nécessite néanmoins d’investir dans des outils adaptés.

Lorsqu’on met en œuvre cette technique, la plantation de haies autour des surfaces exploitées est une solution à envisager car elle a des effets bénéfiques au plan économique, mais aussi en matière de préservation de l’environnement et de la biodiversité.

Telle a été l’analyse de Pierre Bourgeon qui a décidé de faire réaliser un Plan de gestion bocager pour l’ensemble de son exploitation.

Les étapes successives du Plan de Gestion Bocager :

  • Participation à une réunion de la Coopérative Bourgogne du Sud sur la diversification des ressources des agriculteurs ainsi qu’à un atelier sur l’exploitation de plaquettes forestières pour le chauffage et le paillage des animaux et des cultures horticoles.

  • Commande à la Fédération des Chasseurs de Saône-et-Loire d’un plan de gestion bocager pour l’ensemble de l’exploitation.

    • La démarche a commencé par une phase d’inventaire avec arpentage des parcelles et identification du linéaire de haies en distinguant le linéaire en propriété et le linéaire en fermage. En fermage, il faut obtenir l’accord des propriétaires des parcelles, ce qui n’est pas simple, compte tenu du nombre de propriétaires

    • Elle s’est poursuivie par l’élaboration d’une cartographie des linéaires

    • Ensuite un tableau prévoyant le volume de haies mobilisable dans le temps

      • haies exploitables aujourd’hui

      • haies exploitables dans 5 ans

      • haies exploitables en 10 ans.

… a permis d’évaluer la rentabilité des opérations de replantage de haies et d’arbres.

Toutefois si un tel plan permet de mettre en œuvre une diversification des sources de revenus pour l’agriculteur avec une certaine visibilité, il comporte aussi des risques. En ce domaine comme dans d’autres en agriculture, l’agriculteur reste soumis aux aléas climatiques. Par exemple : un hiver froid et la production de plaquettes s’écoule bien ; un hiver très doux et les stocks s’amoncèlent sans générer de revenus.

Le Plan de gestion bocager s’est accompagné de conseils en production, en plantation et en technique d’entretien des haies. La replantation de haies nécessite également un changement de pratique au quotidien (entretien des haies, modification de la hauteur de coupe, élimination des ronces…).

A noter que 80% des frais d’étude ont été financés par la Région Bourgogne-Franche-Comté, l’agriculteur assumant les 20% restants.

En définitive, le Plan de gestion bocager de l’agriculteur a été intégré dans le Plan Bocager Communal, dans sa partie consacrée à la replantation des haies.

  • La plantation des haies dans le Plan Bocager Communal

Fin 2020, concrètement trois séries de haies ont été replantées :

  • la première, dans le secteur du Pont Canard. Les haies arbustives incluant aussi des arbres de haut jet permettront d’établir une continuité bocagère depuis le site de Brancion jusqu’à la forêt de Chapaize. Cette continuité sera bénéfique pour la colonie de chauves-souris protégées qui nichent à Brancion. L’association « Culture et Patrimoine » a pris en charge ce projet, financé à 100% par Natura 2000.

  • une nouvelle haie marquera la limite entre le verger conservatoire situé « En Durot » et le champ cultivé qu’il domine à l’ouest.

  • enfin, les haies sur les parcelles exploitées par Pierre Bourgeon, près de Nogent. Une phase de préparation du terrain a consisté en un passage d’un outil à dents par l’agriculteur. Il a ensuite laissé carte blanche aux acteurs en charge de la plantation des haies : la Maison familiale de Mazille, les experts de Natura 2000 et la mairie de La Chapelle-sous-Brancion.

Pierre Bourgeon (2ème à gauche) et les jeunes de la maison familiale rurale de Mazille s’apprêtant à planter érables, aunes, saules, prunelliers, noisetiers, aubépines, églantines…
  • Replantation de haies : quelles sont les attentes de l’agriculteur ?

– Améliorer la rentabilité de l’exploitation

En plantant des haies en limite de ses champs Pierre Bourgeon cherche à diversifier les revenus de son exploitation en produisant des plaquettes de bois destinées à la Coopérative Bourgogne du Sud, qui les commercialisera sur le marché. Le bois de chauffage issu de l’entretien des haies retrouve en effet aujourd’hui de l’attrait en raison de son caractère renouvelable mais aussi de l’augmentation du prix des énergies fossiles. Les plaquettes peuvent servir également de litière pour les animaux et pour le paillage horticole.

– Faire revenir les « auxiliaires » que sont les prédateurs des campagnols.

On sait que ces derniers s’attaquent systématiquement aux racines des végétaux et produisent des dégâts importants sur les cultures céréalières. C’est le cas notamment pour les cultures en semis direct qui se caractérisent par peu ou pas de travail du sol, par une couverture végétale plus ou moins haute et permanente et par une nourriture plus diversifiée et de qualité. Ces différents facteurs favorisent la prolifération des campagnols.

Or, on sait que l’arme la plus efficace contre ces rongeurs reste la prédation naturelle. Parmi les prédateurs des campagnols, certains sont dits « généralistes », le renard, la fouine, la chouette effraie, le chat, les buses, les faucons et autres rapaces… ; d’autres sont dits « spécialistes », cela signifie que leur présence est directement liée à celle de leur proie. Ce sont principalement l’hermine et la belette.

Pour favoriser le retour des prédateurs, il faut replanter des haies et installer des perchoirs à proximité de ses champs. Les haies font office de corridors écologiques. Elles permettent une circulation « à couvert » de certains prédateurs. Elles offrent également aux prédateurs généralistes une alternative alimentaire quand la population de campagnols ne suffit pas (des baies, par exemple).

– Protéger les cultures et les sols contre le vent

Une haie brise-vent peut offrir une protection contre effets du vent sur une distance de 10 à 20 fois sa hauteur. La vitesse du vent peut alors être diminuée de 30 à 50 %.

– Limiter l’évaporation des sols

La haie joue sur le climat de culture en réduisant de 20 à 30 % l’évaporation et en élevant la température de l’air de 1 à 2 °C en saison froide.

– Lutter contre le ruissellement des eaux et maintenir un certain niveau de pureté

Les haies, associées à des talus ou des fossés, freinent l’écoulement des eaux. Elles jouent aussi une rôle de filtre et de purification de l’eau.

L’expérience vient de commencer, les résultats viendront avec le temps. Toutefois des bilans réalisés sur d’autres territoires montrent tout l’intérêt qu’il y a à replanter des haies dans nos paysages ruraux, tout en prenant en compte la pluralité des intérêts en jeu dans l’immédiat.

Les perspectives à moyen et long terme sont encourageantes dès lors que l’action publique tant au niveau européen que national ou local va dans le sens d’une replantation des haies

  • Le plan de relance et la replantation des haies

Le plan de relance annoncé par le Gouvernement le 3 septembre 2020 comporte un important volet consacré à la transition agricole, alimentaire et forestière, puisque 1,2 milliards d’euros sont dédiés à cet accompagnement, auxquels s’ajoutent les mesures transversales du plan de relance dont bénéficieront également les acteurs des secteurs agricole, alimentaire et forestier.

Il existe dans le cadre de ces mesures un programme « Plantation des Haies », en vue d’accélérer la transition agro-écologique au service d’une alimentation saine, sûre, durable, locale et de qualité pour tous.

 Ci-après en annexe : les objectifs du programme « Haies ».

G.M.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2021 DE TOURNUGEOIS VIVANT

L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE 2021 

DE TOURNUGEOIS VIVANT aura lieu

le Samedi 20 mars 2021 à 9h30,

au Palais de Justice de Tournus, salles 14 et 15

Ordre du jour

  • Rapport d’activité 2020
  • Rapport financier 2020
  • Orientations stratégiques de TV pour 2021, dont :
    • Projet « Alimentation Saine pour Tous » et suite du programme POPSU
    • Participation au projet RARES (soutien des projets agricoles et ruraux atypiques en région Bourgogne
    • Participation à différentes instances et commissions : conseil de développement du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural (PETR) du Mâconnais-Sud Bourgogne, contribution au Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), participation aux réunions de la Communauté de communes Entre Saône et Grosne
    • Positionnement sur le projet Eclat de parc historique à Tournus
  • Renouvellement des membres du Conseil d’Administration
  • Questions diverses

 Déroulement de l’AG

Dans l’état actuel de la réglementation une jauge est fixée à 30 personnes pour la salle 15 du Palais de Justice. La salle 14 peut contenir 10 personnes. Les règles de protection sanitaire et les gestes barrière devront être impérativement respectés.

Pour les personnes qui ne pourront participer à l’AG, vous pouvez donner un pouvoir à un membre de l’association, étant entendu qu’il sera possible d’adhérer à TV au moment de l’entrée dans la salle.

Seules les personnes ayant réglé leur cotisation pourront participer aux votes.

Pour rappel, le montant de la cotisation est fixé à 2€/an minimum pour les personnes physiques et de 10€ pour les personnes morales.

LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE EN 3 IMAGES…

Quels sont les impacts de mes gestes quotidiens ?

Comment changer mon comportement ?

En France, le gaspillage alimentaire représente en moyenne 30 kg par habitant/an, dont 7 kg d’aliments encore emballés !

source : https://labelleetlablette.fr/

Une réduction de 59% du gaspillage alimentaire sur 6 mois

243 foyers ont participé à une opération anti-gaspillage menée par 3 associations de consommateurs, CSF (Confédération Syndicale des Familles) Bayonne, Familles Rurales Normandie, CLCV (Consommation, Logement, Cadre de Vie) Hauts-de-France et Bretagne, en partenariat avec l’ADEME.

L’objectif était de les accompagner pendant près de 6 mois dans leur quotidien avec l’aide d’un représentant local de chaque association pour faire évoluer leurs comportements et réduire drastiquement leur gaspillage alimentaire. Au global, ils l’ont réduit de plus de moitié (59%) et ont maintenu leurs bonnes pratiques même après la fin de l’opération.

PARC HISTORIQUE « ECLAT » A TOURNUS : OU EN EST-ON ?

Où en est-on ?

C’est la question que Tournugeois Vivant, représenté par 2 membres du Conseil d’Administration, Gérard Doussau et Gérard Morin, a posée à Julien Farama, le premier adjoint au maire de Tournus, chargé des grands projets, des sports et des loisirs.

Depuis de nombreux mois, le constat est fait de l’absence totale d’informations sur le projet de parc historique à Tournus en direction de la population, en dehors de rares articles de presse.

Dans ces conditions, et sachant le rôle essentiel qu’a joué naguère Tournugeois Vivant contre l’implantation d’un centre Leclerc et d’une zone commerciale en zone Nord de Tournus, beaucoup d’acteurs locaux, adhérents et sympathisants de TV, mais aussi des associations locales se tournent vers notre association pour obtenir des informations et pour connaître son positionnement sur ce nouveau projet sur la zone Nord.

S’agissant des informations sur le déroulement du projet, Julien Farama nous a proposé une rencontre au cours de laquelle nous avons pu lui poser les questions ci-après.

Parallèlement à cette rencontre, le Conseil d’Administration a décidé de réunir l’Assemblée Générale 2021 de Tournugeois Vivant, le 20 mars à 9h30 au Palais de Justice de Tournus. Ce sera l’occasion pour notre association de définir ses orientations stratégiques pour 2021, et notamment son positionnement sur le projet de Parc historique à Tournus.

Voici une synthèse des réponses apportées par Julien Farama à nos questions sur différents aspects du projet ECLAT.

TV – Qui est à l’origine du projet et qui le pilote ?

S’agissant du projet de Parc historique ECLAT (qui signifie Equipement Culturel de Loisirs et d’Attractivité Touristique), c’est le département qui est à l’origine et c’est lui qui le pilote. C’est un parc pensé à l’échelle du département et non à l’échelle de la ville de Tournus.

De son côté, la ville de Tournus avait commandité, dans le cadre du futur PLUi, une « Etude prospective d’aménagement concernant un périmètre « Saint-Jean – Montplaisir – En Baraban – La Grange – La Preste ». Une restitution de cette étude a été présentée par les Cabinets AIA Territoire et INCA à la ville de Tournus en avril 2019. L’étude porte sur une zone de +/- 100ha. Elle met l’accent sur des stratégies possibles concernant à la fois la ville de Tournus et la zone Nord. Elle reste d’actualité.

TV – Comment expliquer l’absence d’information des citoyens sur le projet ?

La position de M. Accary est de ne pas communiquer tant que le projet n’est pas sur les rails, plutôt que de faire des grandes annonces et de ne pas déboucher sur du concret. Il faut éviter que le projet parte vers d’autres sites.
Par ailleurs, tant que la maîtrise foncière n’est pas assurée, il n’est pas cohérent de communiquer sur un projet qui est, en l’état, à géométrie variable.

TV – Après avoir rappelé que la lutte contre l’artificialisation des sols est un axe majeur du Plan biodiversité, avec comme objectif de parvenir à « zéro artificialisation nette » (https://www.ecologie.gouv.fr/artificialisation-des-sols), les représentants de TV posent la question du foncier et de l’artificialisation des terres agricoles sur la zone Nord ?

Une carte présentant la zone d’étude au Nord de Tournus nous est remise.
Sur le foncier, c’est le département qui a la main. L’équipe « Projet » du département est en lien avec la SAFER. Le Département a en effet sollicité le concours de la SAFER pour réaliser une enquête foncière afin de présenter un état des lieux initial et de connaître les possibilités de maîtrise foncière à l’amiable sur un périmètre élargi au sein duquel le projet pourrait s’installer.
La SAFER a rencontré l’ensemble des propriétaires. Elle devrait présenter au Département un rapport détaillé de sa mission, dans les semaines qui viennent.

Rappelons quelles sont les grandes missions de la SAFER.

source : https://www.saferbfc.com/m/info/missions/

S’agissant des emplacements, tout reste ouvert à ce jour : zones de stationnement, accès, zones écologiques…
Dans l’état actuel du dossier, le problème est que si un ou plusieurs propriétaire(s) refuse(nt) de vendre, il faudra réaménager le projet.

Aujourd’hui, pour voir clair, il faut distinguer entre :
– Le périmètre de la Zone d’études : environ 76 ha entre la route de la Grange au nord, la zone inondable à l’est, la route 906 à l’ouest et la zone habitée de Tournus au sud. (voir photo ci-dessous)
– La zone de maîtrise foncière : c’est la zone qui sera acquise sans forcément être concernée par des aménagements. Des espaces resteront agricoles et naturels.
– La zone du parc et des parkings : elle porte sur une superficie d’environ 6 à 7ha pour le parc et 5 à 6 ha pour les parkings. Son emplacement dépendra au final de la vente des terrains par les propriétaires.
Selon Julien Farama, plus la zone du parc sera proche de Tournus et mieux ce sera pour la ville en termes de flux des personnes. L’objectif reste de faire un projet compact et de ne pas jouer la carte de l’extensif.
Le projet nécessitera des aménagements des accès autoroutiers. A noter qu’on pourrait limiter l’emprise foncière des accès à l’autoroute tels qu’ils existent aujourd’hui.

Périmètre (en bleu) de la zone d’études avec au milieu la voie ferrée, à gauche la route 906 et à droite la Saône.

TV – S’agissant du portage foncier, qu’est-ce qui est prévu ?

L’outil de portage sera un outil de type SEM (société d’économie mixte ) d’aménagement dans laquelle les pouvoirs publics seront présents et décisionnaires. Rappelons qu’on désigne par “ portage foncier ” le fait d’acquérir un terrain plus ou moins longtemps avant son aménagement ou sa construction.

Dans le cadre d’Eclat, d’après Julien Farama, le portage foncier est en voie de finalisation.

TV – Qu’en sera-t-il au niveau du Plan Local d’Urbanisme intercommunal ?

Pour que le parc historique puisse se construire, des modifications du PLUi devront être votées par la Communauté de communes du Mâconnais-Tournugeois. A ce jour, il n’y a pas de ralentissement du PLUi. On peut envisager son adoption en 2022.

TV – En matière de protection de l’environnement, y a-t-il du nouveau par rapport à notre dernier entretien ?

Pas d’informations nouvelles. Il est prévu des installations réversibles, des parkings écologiques et des zones naturelles…
Des études sur la faune et la flore sont en cours.
Julien Farama rappelle que la ville de Tournus a fixé des conditions à remplir par le Projet Eclat prévoyant une valorisation de l’environnement et un parc eco-responsable faisant appel aux acteurs locaux. Le Département a prévu la création d’un espace naturel sensible (ENS) côté Saône.

TV –  Et les investisseurs  quels seront leurs risques ? TV évoque la défiscalisation pour les investisseurs privés et la réalisation de plus-values foncières sur la revente future des terrains après réaménagement des accès, dans une zone très convoitée, en cas d’abandon du projet. En définitive les investisseurs privés ne seront pas perdants quoi qu’il arrive. En revanche, nous citons les cas de divers parcs d’attraction et de loisirs où des échecs ont pesé lourdement sur les finances publiques des collectivités territoriales concernées.

Selon Julien Farama, il y a certes des parcs, notamment des parcs d’attraction, qui ont échoué, mais il y en a d’autres qui sont des réussites. Il ne faut pas se focaliser uniquement sur les échecs.

TV – Quelles retombées sont envisagées pour Tournus ?

C’est difficile à évaluer dans l’état actuel du projet. Il y aura certainement des flux touristiques en centre-ville et dans le bassin de vie du tournugeois. Ce sera à la ville d’être acteur pour assurer une bonne liaison entre le Parc et la ville, en matière de flux de visiteurs.
Quant à la participation des acteurs locaux au projet, il faut attendre qu’il soit plus avancé. Toutes les options sont ouvertes.

TV – Le calendrier a pris du retard, il était prévu à l’origine :

  • en Juin 2020 : la présentation du projet privé et des engagements publics associés.

  • en 2021 : la mise en place des procédures administratives.

  • en 2022 : le début des travaux.

  • Enfin en 2023 : une ouverture effective du site.

Ces données doivent être mises à jour pour différentes raisons : Covid , périodes de confinement, aspects fonciers sécurisés…

En définitive, peu d’informations nouvelles nous ont été communiquées. Tournugeois Vivant s’engage a informer régulièrement ses adhérents sur l’évolution de la situation.

LES HABITANTS DE MANCEY SOLIDAIRES D’UN PRODUCTEUR DE BAUDRIÈRES (71)

Quintart Pigeonneaux – Eleveur de pigeons à Baudrières

Jean-Eudes Quintart est un jeune producteur de pigeonneaux installé à Baudrières (71).

En temps normal, il fournit essentiellement les restaurants de la région.Très attaché à la qualité de ses produits, il met en œuvre aussi des bonnes pratiques avec un fermier voisin. Ainsi, au temps des moissons, sur une parcelle située à seulement quelques kilomètres de son exploitation, l’agriculteur enrichit son sol entre autres avec les fientes des pigeons de M. Quintart. Ensuite… retour à l’éleveur! Une partie du blé ainsi récolté va directement du champ aux mangeoires des pigeons. Selon Jean-Eudes : « On ne peut pas faire plus local et direct comme approvisionnement ! » L’apport de blé dans la ration alimentaire des pigeons donne aux pigeonneaux une peau fine et claire très savoureuse ainsi qu’un gout subtil.

 

Confinement : un appel à la solidarité en avril et en novembre 2020

Pendant le premier confinement en avril 2020, suite à la fermeture des restaurants, qui représentent la quasi totalité de sa clientèle, il avait lancé un appel dans la presse locale pour écouler sa production.

A nouveau, il lance un appel sur Facebook en novembre 2020 : « Suite à cette période de re-confinement et la fermeture associée des restaurants, nous avons à nouveau une importante quantité de pigeonneaux frais disponibles au tarif de 18€/kg. N’hésitez pas à passer commande par mail ou téléphone (0619681969), ils pourront être livrés à domicile en fonction de mes tournées ou directement récupérés sur l’exploitation sur rendez-vous. »

L’élan de solidarité des habitants de Mancey

Les Habitants de Mancey, via l’Assemblée des Habitants du village, ont répondu « présent » en avril 2020 avec une commande significative.

Plus récemment, en janvier 2021, M. Quintart nous a à nouveau sollicité à Mancey. Cette fois-ci, c’est la nouvelle association « Le Relais des Teppes » qui a servi de « relais » entre l’offre du producteur et les habitants. Ceux-ci se sont lancés à nouveau dans un bel élan de solidarité. En janvier 2021, ce sont 112 pigeonneaux qu’ils ont commandés à M. Quintart.

Effets induits

L’un des effets de ces situations a été d’amener notre éleveur de pigeons à s’orienter aussi vers une clientèle de particuliers et à diversifier ses débouchés.

Quant aux habitants de Mancey, ils ont pu goûter pour les uns, ou redécouvrir pour les autres, un mets de grande qualité pour un prix moyen de 9,35€ la pièce de 500g (2 personnes).

Enfin, à travers ce type d’action très concrète, le « Relais des Teppes » remplit complètement son objet qui consiste à rapprocher les producteurs locaux des habitants du village.

En période un peu difficile, ces derniers trouvent des débouchés de proximité, et les habitants évoluent peu à peu dans leur comportement d’achat. De plus en plus, ils cherchent à acheter « local » à proximité et à accéder à des produits de qualité en rémunérant équitablement le producteur.

Les circuits courts plébiscités à Mancey !

En 4 mois d’existence, plus de 50 personnes ou familles de Mancey ont adhéré à cette association qui cherche à promouvoir les « circuits courts » dans le village. Elle est animée exclusivement par des bénévoles du village qui ne comptent pas leur temps et qui sont très fiers des premiers résultats.

Mancey « Village du Futur »

La création de cette association est un premier pas vers la réalisation des projets co-construits par les habitants et les élus de Mancey, elle s’inscrit dans le programme de la Région Bourgogne-Franche-Comté « Villages du Futur » dont Mancey est l’un des 9 lauréats.

 

Il va de soi que cet article est exempt de toute publicité, il s’agit uniquement de communiquer sur les actions de solidarité locale et sur les initiatives des habitants du Tournugeois.

ALTERRE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : REVUE REPÈRES

Repères n° 80 novembre 2020  « Extrait »

Le changement climatique est une réalité dont les effets sont perceptibles à différentes échelles.

Dans notre région Bourgogne-Franche-Comté, il se traduit par une hausse des températures et un risque accru de certains aléas, canicules et sécheresses en tête. Ces nouvelles conditions, si elles ne sont pas prises en compte dans nos choix politiques et individuels, représentent un risque pour notre santé, notre sécurité et notre économie.

À travers ses multiples effets, le changement climatique touche l’ensemble de la population et des écosystèmes qui nous entourent : l’eau, la biodiversité, la forêt, l’agriculture, et nos activités économiques.

En cela, il s’agit certainement du plus grand défi auquel l’Homme est confronté.

Parce qu’il interroge nos modes de consommation et d’aménagement des espaces, le changement climatique est une occasion unique de réinventer nos sociétés et notre rapport à l’environnement.

Limiter les émissions de gaz à effet de serre, partager l’eau, rafraîchir nos villes, accompagner les filières agricoles et sylvicoles, et rendre sa place à la nature et aux services qu’elle nous offre, sont autant de pistes pour assurer un futur viable aux prochaines générations.