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L’AGRICULTURE BIO A L’EMBARQU’

Hier mercredi 14 octobre a eu lieu à l’Embarqu’ une présentation sur le thème « Où en est-on de l’Agricuture biologique ? »

Les invités étaient Bernard Kremp éleveur bio en Côte d’Or, Président de « Semeurs du possible », ancien Président de Bio Bourgogne (Réseau régional des agriculteurs bio et portail de la bio en Bourgogne) , ancien Président du Gab21 ( Groupement des agris bio de Côte d’or) et Aline Vue, animatrice territoriale Saône-et-Loire à Bio Bourgogne.

Lionel Badot a accueilli les invités, puis il a présenté les activités de l’Embarqu’, le nouveau café associatif de Tournus ainsi que les règles sanitaires à respecter pendant la soirée.

L’assistance a rempli l’espace disponible, dans la limite de la jauge prévue et dans le strict respect des normes sanitaires.

Bernard Kremp a exposé avec passion et conviction son vécu de l’agriculture bio.

Dès 1965, son père a commencé à transformer ses méthodes de culture. Aujourd’hui la ferme est là et bien là. Ce qui signifie que l’agriculture bio est viable, pérenne et rentable.

La ferme de la famille Kremp, est située dans le val de Saône (entre Dijon et Besançon) sur la commune de Flagey-lès-Auxonne en Côte d’Or. Elle est l’image de l’évolution de l’agriculture française, délaissant l’élevage intensif pour se consacrer au bio.

L’intervenant a beaucoup insisté sur l’importance pour l’agriculteur de bien connaître son sol, en profondeur.  L’essentiel, c’est l’équilibre du sol afin de récolter un fourrage équilibré et de qualité.

L’intervention de Bernard Kremp a amené les participants à poser des questions et à apporter des témoignages sur des situations vécues. On a parlé des épandages, de la PAC, de la taille des exploitations, de l’appétit des financiers pour les terrains des grosses exploitations…

 

 

 

 

 

 

 

Aline Vue a ensuite présenté la situation de l’agriculture biologique en France et en Saône-et-Loire. Voici quelques tableaux établis par Bio Bourgogne :

Selon Bio Bourgogne : le futur des conversions en bio se révèle incertain en raison des potentielles remises en cause des aides bio, en particulier des aides au maintien, dans le cadre de la future Politique agricole commune (PAC). Les enjeux de la préservation de la ressource en eau ainsi que de la biodiversité et de la santé humaine apparaissent pourtant comme essentiels. Les conversions devraient se poursuivre en 2020 quoique probablement moins nombreuses que les années précédentes.