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LES EPICERIES MOBILES ET L’ACCES POUR TOUS À UNE ALIMENTATION DE QUALITÉ

Dans la suite du projet de Sophie, l’épicière ambulante du bassin de vie du Tournugeois (entre autres), soutenu par Tournugeois Vivant et par plus d’une centaine d’habitants à ce jour, voici quelques illustrations et réflexions sur ces commerces mobiles qui rendent à la fois un service économique, social et environnemental aux habitants de nos villages.

POUR UNE DEMOCRATIE ALIMENTAIRE DANS LA FRANCE RURALE

Ci-dessus une vidéo de la Fondation de France qui met l’accent sur les enjeux des épiceries mobiles dans les zones rurales.

Une autre illustration de commerce mobile avec la tournée de boulangerie-épicerie itinérante de Sandra.

EXTRAIT D’UN ARTICLE DE PATRICK MAYEN PUBLIÉ DANS LA REVUE « VENTS DU MORVAN » N°72

L’auteur met l’accent sur le rôle d’avenir des commerces ambulants dans le monde rural :

 » Sylvie est une professionnelle, elle appartient à la confrérie des gens de métier, ceux qui font bien leur travail au-delà de la simple exécution des tâches. Ils en sont souvent récompensés car leur travail est une source de satisfaction. Mais la manière de le faire, avec le sourire et tournée vers les autres, chaque jour, est aussi une ressource pour se lever tôt, charger le fourgon, les cartons, les caisses et les cageots, ne pas lâcher et assurer la tournée, même quand la neige menace ou rend la tournée dure et compliquée, pour partager son sourire. Dans sa manière de le pratiquer, Sylvie fait son métier avec art, autrement dit, avec un style qui lui est propre, une énergie et des compétences étonnantes.

La tournée, c’est aussi un métier, dans le sens d’une activité économique et d’une activité de service de proximité. Un métier sur lequel chacun devrait prendre le temps de se pencher, et, en particulier, ceux qui se préoccupent de la vie et des services dans les territoires, comme ceux qui se préoccupent de préserver des activités qui permettent à des gens d’y travailler et d’y vivre dignement. Il n’est pas sûr qu’il soit aujourd’hui bien nécessaire d’investir dans des agrandissements de zones commerciales dont la viabilité est en train de montrer ses limites alors qu’il pourrait être pertinent de penser au soutien des tournées et de ceux qui s’y lancent ou les reprennent. Chacun d’entre nous pourrait aussi y penser et « faire ses calculs » et peut-être, partout dans le Morvan, d’abord se renseigner sur les tournées existantes, et ensuite, au moins les essayer pour probablement les adopter. Pour reprendre l’expression déjà citée d’une cliente : « l’épicier, il faut le faire travailler ».

On pourrait imaginer une prochaine journée du Parc Régional du Morvan pour la reconnaissance du patrimoine culturel, économique et social que représentent les tournées. Patrimoine à reconnaître et à développer, car c’est un patrimoine pour le futur. »