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ON REPLANTE DES HAIES A LA CHAPELLE-SOUS-BRANCION

 Tournugeois Vivant qui a pour projet le développement d’une alimentation saine pour tous sur le territoire du tournugeois est très attentif aux projets innovants et concrets, respectueux de l’environnement et de la biodiversité. Projets qui ont pour effet de réunir, la population locale, des élus locaux, des réseaux comme Natura 2000, des organismes professionnels, des associations et des agriculteurs qui cherchent à faire évoluer leurs pratiques et qui peuvent avoir un impact direct ou indirect sur la qualité de l’alimentation.

Tel est le cas du projet de Plan Bocager de La Chapelle-sous-Brancion, qui s’étend sur un territoire communal.

  • Une démarche collective : le Plan Bocager Communal

Un plan de l’état du bocage sur le territoire de la commune a été dressé en 2018/2019.

Le constat effectué est clair : la mécanisation de l’agriculture, l’évolution vers des parcelles de plus en plus grandes sans recoupements, l’exploitation de grands champs de céréales en lieu et place des petites pâtures ont entraîné l’arrachage de pans entiers du bocage dans certaines parties de la commune.

Ce qu’on pensait des haies à l’époque du remembrement (et qui est encore d’actualité…)

Dans son livre intitulé « Les paysages agraires », paru en 1967, A. Meynier, exprimait avec une grande clarté la nécessité de faire table rase des haies : « L’enclos, principalement planté, fait perdre de la place pour la culture, directement par la surface occupée, indirectement par l’ombre portée et ceci d’autant plus que les parcelles closes sont petites, 10 % sur grande parcelle (dont 4 directement), jusqu’à 25 % sur petite. Il gêne les manœuvres des charrues, aujourd’hui celles des machines motorisées. Il est long et fastidieux à entretenir, et à élaguer pour éviter qu’il n’envahisse une trop large surface. Il maintient l’humidité sur les chemins, gêne l’écoulement des eaux des champs, retarde trop la fusion des neiges. Il abrite des animaux nuisibles, ennemis de la culture, et sert de réserve aux graines de mauvaises herbes. Aujourd’hui il gêne la visibilité. »

La mise en œuvre du Plan bocager communal a pour objectif d’inverser la tendance à la destruction du bocage, dans les limites de ce qui peut être géré par l’agriculture d’aujourd’hui. Il faut rester réaliste.

Plusieurs mesures impliquant plusieurs acteurs ont été décidées par la commune, sous l’impulsion du maire Pierre-Michel Delpeuch :

  • aménager un verger conservatoire,

  • créer un parcours botanique,

  • replanter des peupliers,

  • renaturer les berges du Naiguère et du Grison,

  • planter des arbres dans les prés

  • et enfin replanter des haies.

Pour ce qui est de la replantation des haies, s’il s’agit d’un projet collectif dans son ensemble, mais la question s’est posée d’emblée de la participation des agriculteurs locaux.

C’est donc aussi un engagement individuel des exploitants, mais aussi des propriétaires de terres agricoles qui est demandé.

Paysage bocager de La Chapelle-sous-Brancion aujourd’hui. Photo © G.M.

Il nous a semblé intéressant de rencontrer Pierre Bourgeon de Mancey, qui exploite des parcelles sur le territoire de La Chapelle-sous-Brancion et qui a répondu favorablement à la sollicitation de la commune, pour connaître son point de vue sur ce Plan Bocager communal et ses motivations.

  • Une démarche individuelle : le Plan de gestion bocager de l’exploitation

Comme tous les agriculteurs, Pierre Bourgeon cherche à réduire ses coûts de production et à diversifier ses sources de revenus.

Pour ce faire, après avoir examiné la composition des sols de ses parcelles, il a opté pour le semis direct dans ses champs. Il s’agit d’une technique agricole qui consiste à implanter une culture directement dans un couvert végétal sans avoir préalablement travaillé le sol.

Cette technique en évacuant le labour et les divers autres passages des machines permet de faire des économies sur le gros matériel agricole, sur le carburant, sur certains intrants et enfin sur les coûts de main d’œuvre. Elle nécessite néanmoins d’investir dans des outils adaptés.

Lorsqu’on met en œuvre cette technique, la plantation de haies autour des surfaces exploitées est une solution à envisager car elle a des effets bénéfiques au plan économique, mais aussi en matière de préservation de l’environnement et de la biodiversité.

Telle a été l’analyse de Pierre Bourgeon qui a décidé de faire réaliser un Plan de gestion bocager pour l’ensemble de son exploitation.

Les étapes successives du Plan de Gestion Bocager :

  • Participation à une réunion de la Coopérative Bourgogne du Sud sur la diversification des ressources des agriculteurs ainsi qu’à un atelier sur l’exploitation de plaquettes forestières pour le chauffage et le paillage des animaux et des cultures horticoles.

  • Commande à la Fédération des Chasseurs de Saône-et-Loire d’un plan de gestion bocager pour l’ensemble de l’exploitation.

    • La démarche a commencé par une phase d’inventaire avec arpentage des parcelles et identification du linéaire de haies en distinguant le linéaire en propriété et le linéaire en fermage. En fermage, il faut obtenir l’accord des propriétaires des parcelles, ce qui n’est pas simple, compte tenu du nombre de propriétaires

    • Elle s’est poursuivie par l’élaboration d’une cartographie des linéaires

    • Ensuite un tableau prévoyant le volume de haies mobilisable dans le temps

      • haies exploitables aujourd’hui

      • haies exploitables dans 5 ans

      • haies exploitables en 10 ans.

… a permis d’évaluer la rentabilité des opérations de replantage de haies et d’arbres.

Toutefois si un tel plan permet de mettre en œuvre une diversification des sources de revenus pour l’agriculteur avec une certaine visibilité, il comporte aussi des risques. En ce domaine comme dans d’autres en agriculture, l’agriculteur reste soumis aux aléas climatiques. Par exemple : un hiver froid et la production de plaquettes s’écoule bien ; un hiver très doux et les stocks s’amoncèlent sans générer de revenus.

Le Plan de gestion bocager s’est accompagné de conseils en production, en plantation et en technique d’entretien des haies. La replantation de haies nécessite également un changement de pratique au quotidien (entretien des haies, modification de la hauteur de coupe, élimination des ronces…).

A noter que 80% des frais d’étude ont été financés par la Région Bourgogne-Franche-Comté, l’agriculteur assumant les 20% restants.

En définitive, le Plan de gestion bocager de l’agriculteur a été intégré dans le Plan Bocager Communal, dans sa partie consacrée à la replantation des haies.

  • La plantation des haies dans le Plan Bocager Communal

Fin 2020, concrètement trois séries de haies ont été replantées :

  • la première, dans le secteur du Pont Canard. Les haies arbustives incluant aussi des arbres de haut jet permettront d’établir une continuité bocagère depuis le site de Brancion jusqu’à la forêt de Chapaize. Cette continuité sera bénéfique pour la colonie de chauves-souris protégées qui nichent à Brancion. L’association « Culture et Patrimoine » a pris en charge ce projet, financé à 100% par Natura 2000.

  • une nouvelle haie marquera la limite entre le verger conservatoire situé « En Durot » et le champ cultivé qu’il domine à l’ouest.

  • enfin, les haies sur les parcelles exploitées par Pierre Bourgeon, près de Nogent. Une phase de préparation du terrain a consisté en un passage d’un outil à dents par l’agriculteur. Il a ensuite laissé carte blanche aux acteurs en charge de la plantation des haies : la Maison familiale de Mazille, les experts de Natura 2000 et la mairie de La Chapelle-sous-Brancion.

Pierre Bourgeon (2ème à gauche) et les jeunes de la maison familiale rurale de Mazille s’apprêtant à planter érables, aunes, saules, prunelliers, noisetiers, aubépines, églantines…
  • Replantation de haies : quelles sont les attentes de l’agriculteur ?

– Améliorer la rentabilité de l’exploitation

En plantant des haies en limite de ses champs Pierre Bourgeon cherche à diversifier les revenus de son exploitation en produisant des plaquettes de bois destinées à la Coopérative Bourgogne du Sud, qui les commercialisera sur le marché. Le bois de chauffage issu de l’entretien des haies retrouve en effet aujourd’hui de l’attrait en raison de son caractère renouvelable mais aussi de l’augmentation du prix des énergies fossiles. Les plaquettes peuvent servir également de litière pour les animaux et pour le paillage horticole.

– Faire revenir les « auxiliaires » que sont les prédateurs des campagnols.

On sait que ces derniers s’attaquent systématiquement aux racines des végétaux et produisent des dégâts importants sur les cultures céréalières. C’est le cas notamment pour les cultures en semis direct qui se caractérisent par peu ou pas de travail du sol, par une couverture végétale plus ou moins haute et permanente et par une nourriture plus diversifiée et de qualité. Ces différents facteurs favorisent la prolifération des campagnols.

Or, on sait que l’arme la plus efficace contre ces rongeurs reste la prédation naturelle. Parmi les prédateurs des campagnols, certains sont dits « généralistes », le renard, la fouine, la chouette effraie, le chat, les buses, les faucons et autres rapaces… ; d’autres sont dits « spécialistes », cela signifie que leur présence est directement liée à celle de leur proie. Ce sont principalement l’hermine et la belette.

Pour favoriser le retour des prédateurs, il faut replanter des haies et installer des perchoirs à proximité de ses champs. Les haies font office de corridors écologiques. Elles permettent une circulation « à couvert » de certains prédateurs. Elles offrent également aux prédateurs généralistes une alternative alimentaire quand la population de campagnols ne suffit pas (des baies, par exemple).

– Protéger les cultures et les sols contre le vent

Une haie brise-vent peut offrir une protection contre effets du vent sur une distance de 10 à 20 fois sa hauteur. La vitesse du vent peut alors être diminuée de 30 à 50 %.

– Limiter l’évaporation des sols

La haie joue sur le climat de culture en réduisant de 20 à 30 % l’évaporation et en élevant la température de l’air de 1 à 2 °C en saison froide.

– Lutter contre le ruissellement des eaux et maintenir un certain niveau de pureté

Les haies, associées à des talus ou des fossés, freinent l’écoulement des eaux. Elles jouent aussi une rôle de filtre et de purification de l’eau.

L’expérience vient de commencer, les résultats viendront avec le temps. Toutefois des bilans réalisés sur d’autres territoires montrent tout l’intérêt qu’il y a à replanter des haies dans nos paysages ruraux, tout en prenant en compte la pluralité des intérêts en jeu dans l’immédiat.

Les perspectives à moyen et long terme sont encourageantes dès lors que l’action publique tant au niveau européen que national ou local va dans le sens d’une replantation des haies

  • Le plan de relance et la replantation des haies

Le plan de relance annoncé par le Gouvernement le 3 septembre 2020 comporte un important volet consacré à la transition agricole, alimentaire et forestière, puisque 1,2 milliards d’euros sont dédiés à cet accompagnement, auxquels s’ajoutent les mesures transversales du plan de relance dont bénéficieront également les acteurs des secteurs agricole, alimentaire et forestier.

Il existe dans le cadre de ces mesures un programme « Plantation des Haies », en vue d’accélérer la transition agro-écologique au service d’une alimentation saine, sûre, durable, locale et de qualité pour tous.

 Ci-après en annexe : les objectifs du programme « Haies ».

G.M.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2021 DE TOURNUGEOIS VIVANT

L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE 2021 

DE TOURNUGEOIS VIVANT aura lieu

le Samedi 20 mars 2021 à 9h30,

au Palais de Justice de Tournus, salles 14 et 15

Ordre du jour

  • Rapport d’activité 2020
  • Rapport financier 2020
  • Orientations stratégiques de TV pour 2021, dont :
    • Projet « Alimentation Saine pour Tous » et suite du programme POPSU
    • Participation au projet RARES (soutien des projets agricoles et ruraux atypiques en région Bourgogne
    • Participation à différentes instances et commissions : conseil de développement du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural (PETR) du Mâconnais-Sud Bourgogne, contribution au Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), participation aux réunions de la Communauté de communes Entre Saône et Grosne
    • Positionnement sur le projet Eclat de parc historique à Tournus
  • Renouvellement des membres du Conseil d’Administration
  • Questions diverses

 Déroulement de l’AG

Dans l’état actuel de la réglementation une jauge est fixée à 30 personnes pour la salle 15 du Palais de Justice. La salle 14 peut contenir 10 personnes. Les règles de protection sanitaire et les gestes barrière devront être impérativement respectés.

Pour les personnes qui ne pourront participer à l’AG, vous pouvez donner un pouvoir à un membre de l’association, étant entendu qu’il sera possible d’adhérer à TV au moment de l’entrée dans la salle.

Seules les personnes ayant réglé leur cotisation pourront participer aux votes.

Pour rappel, le montant de la cotisation est fixé à 2€/an minimum pour les personnes physiques et de 10€ pour les personnes morales.

LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE EN 3 IMAGES…

Quels sont les impacts de mes gestes quotidiens ?

Comment changer mon comportement ?

En France, le gaspillage alimentaire représente en moyenne 30 kg par habitant/an, dont 7 kg d’aliments encore emballés !

source : https://labelleetlablette.fr/

Une réduction de 59% du gaspillage alimentaire sur 6 mois

243 foyers ont participé à une opération anti-gaspillage menée par 3 associations de consommateurs, CSF (Confédération Syndicale des Familles) Bayonne, Familles Rurales Normandie, CLCV (Consommation, Logement, Cadre de Vie) Hauts-de-France et Bretagne, en partenariat avec l’ADEME.

L’objectif était de les accompagner pendant près de 6 mois dans leur quotidien avec l’aide d’un représentant local de chaque association pour faire évoluer leurs comportements et réduire drastiquement leur gaspillage alimentaire. Au global, ils l’ont réduit de plus de moitié (59%) et ont maintenu leurs bonnes pratiques même après la fin de l’opération.

PARC HISTORIQUE « ECLAT » A TOURNUS : OU EN EST-ON ?

Où en est-on ?

C’est la question que Tournugeois Vivant, représenté par 2 membres du Conseil d’Administration, Gérard Doussau et Gérard Morin, a posée à Julien Farama, le premier adjoint au maire de Tournus, chargé des grands projets, des sports et des loisirs.

Depuis de nombreux mois, le constat est fait de l’absence totale d’informations sur le projet de parc historique à Tournus en direction de la population, en dehors de rares articles de presse.

Dans ces conditions, et sachant le rôle essentiel qu’a joué naguère Tournugeois Vivant contre l’implantation d’un centre Leclerc et d’une zone commerciale en zone Nord de Tournus, beaucoup d’acteurs locaux, adhérents et sympathisants de TV, mais aussi des associations locales se tournent vers notre association pour obtenir des informations et pour connaître son positionnement sur ce nouveau projet sur la zone Nord.

S’agissant des informations sur le déroulement du projet, Julien Farama nous a proposé une rencontre au cours de laquelle nous avons pu lui poser les questions ci-après.

Parallèlement à cette rencontre, le Conseil d’Administration a décidé de réunir l’Assemblée Générale 2021 de Tournugeois Vivant, le 20 mars à 9h30 au Palais de Justice de Tournus. Ce sera l’occasion pour notre association de définir ses orientations stratégiques pour 2021, et notamment son positionnement sur le projet de Parc historique à Tournus.

Voici une synthèse des réponses apportées par Julien Farama à nos questions sur différents aspects du projet ECLAT.

TV – Qui est à l’origine du projet et qui le pilote ?

S’agissant du projet de Parc historique ECLAT (qui signifie Equipement Culturel de Loisirs et d’Attractivité Touristique), c’est le département qui est à l’origine et c’est lui qui le pilote. C’est un parc pensé à l’échelle du département et non à l’échelle de la ville de Tournus.

De son côté, la ville de Tournus avait commandité, dans le cadre du futur PLUi, une « Etude prospective d’aménagement concernant un périmètre « Saint-Jean – Montplaisir – En Baraban – La Grange – La Preste ». Une restitution de cette étude a été présentée par les Cabinets AIA Territoire et INCA à la ville de Tournus en avril 2019. L’étude porte sur une zone de +/- 100ha. Elle met l’accent sur des stratégies possibles concernant à la fois la ville de Tournus et la zone Nord. Elle reste d’actualité.

TV – Comment expliquer l’absence d’information des citoyens sur le projet ?

La position de M. Accary est de ne pas communiquer tant que le projet n’est pas sur les rails, plutôt que de faire des grandes annonces et de ne pas déboucher sur du concret. Il faut éviter que le projet parte vers d’autres sites.
Par ailleurs, tant que la maîtrise foncière n’est pas assurée, il n’est pas cohérent de communiquer sur un projet qui est, en l’état, à géométrie variable.

TV – Après avoir rappelé que la lutte contre l’artificialisation des sols est un axe majeur du Plan biodiversité, avec comme objectif de parvenir à « zéro artificialisation nette » (https://www.ecologie.gouv.fr/artificialisation-des-sols), les représentants de TV posent la question du foncier et de l’artificialisation des terres agricoles sur la zone Nord ?

Une carte présentant la zone d’étude au Nord de Tournus nous est remise.
Sur le foncier, c’est le département qui a la main. L’équipe « Projet » du département est en lien avec la SAFER. Le Département a en effet sollicité le concours de la SAFER pour réaliser une enquête foncière afin de présenter un état des lieux initial et de connaître les possibilités de maîtrise foncière à l’amiable sur un périmètre élargi au sein duquel le projet pourrait s’installer.
La SAFER a rencontré l’ensemble des propriétaires. Elle devrait présenter au Département un rapport détaillé de sa mission, dans les semaines qui viennent.

Rappelons quelles sont les grandes missions de la SAFER.

source : https://www.saferbfc.com/m/info/missions/

S’agissant des emplacements, tout reste ouvert à ce jour : zones de stationnement, accès, zones écologiques…
Dans l’état actuel du dossier, le problème est que si un ou plusieurs propriétaire(s) refuse(nt) de vendre, il faudra réaménager le projet.

Aujourd’hui, pour voir clair, il faut distinguer entre :
– Le périmètre de la Zone d’études : environ 76 ha entre la route de la Grange au nord, la zone inondable à l’est, la route 906 à l’ouest et la zone habitée de Tournus au sud. (voir photo ci-dessous)
– La zone de maîtrise foncière : c’est la zone qui sera acquise sans forcément être concernée par des aménagements. Des espaces resteront agricoles et naturels.
– La zone du parc et des parkings : elle porte sur une superficie d’environ 6 à 7ha pour le parc et 5 à 6 ha pour les parkings. Son emplacement dépendra au final de la vente des terrains par les propriétaires.
Selon Julien Farama, plus la zone du parc sera proche de Tournus et mieux ce sera pour la ville en termes de flux des personnes. L’objectif reste de faire un projet compact et de ne pas jouer la carte de l’extensif.
Le projet nécessitera des aménagements des accès autoroutiers. A noter qu’on pourrait limiter l’emprise foncière des accès à l’autoroute tels qu’ils existent aujourd’hui.

Périmètre (en bleu) de la zone d’études avec au milieu la voie ferrée, à gauche la route 906 et à droite la Saône.

TV – S’agissant du portage foncier, qu’est-ce qui est prévu ?

L’outil de portage sera un outil de type SEM (société d’économie mixte ) d’aménagement dans laquelle les pouvoirs publics seront présents et décisionnaires. Rappelons qu’on désigne par “ portage foncier ” le fait d’acquérir un terrain plus ou moins longtemps avant son aménagement ou sa construction.

Dans le cadre d’Eclat, d’après Julien Farama, le portage foncier est en voie de finalisation.

TV – Qu’en sera-t-il au niveau du Plan Local d’Urbanisme intercommunal ?

Pour que le parc historique puisse se construire, des modifications du PLUi devront être votées par la Communauté de communes du Mâconnais-Tournugeois. A ce jour, il n’y a pas de ralentissement du PLUi. On peut envisager son adoption en 2022.

TV – En matière de protection de l’environnement, y a-t-il du nouveau par rapport à notre dernier entretien ?

Pas d’informations nouvelles. Il est prévu des installations réversibles, des parkings écologiques et des zones naturelles…
Des études sur la faune et la flore sont en cours.
Julien Farama rappelle que la ville de Tournus a fixé des conditions à remplir par le Projet Eclat prévoyant une valorisation de l’environnement et un parc eco-responsable faisant appel aux acteurs locaux. Le Département a prévu la création d’un espace naturel sensible (ENS) côté Saône.

TV –  Et les investisseurs  quels seront leurs risques ? TV évoque la défiscalisation pour les investisseurs privés et la réalisation de plus-values foncières sur la revente future des terrains après réaménagement des accès, dans une zone très convoitée, en cas d’abandon du projet. En définitive les investisseurs privés ne seront pas perdants quoi qu’il arrive. En revanche, nous citons les cas de divers parcs d’attraction et de loisirs où des échecs ont pesé lourdement sur les finances publiques des collectivités territoriales concernées.

Selon Julien Farama, il y a certes des parcs, notamment des parcs d’attraction, qui ont échoué, mais il y en a d’autres qui sont des réussites. Il ne faut pas se focaliser uniquement sur les échecs.

TV – Quelles retombées sont envisagées pour Tournus ?

C’est difficile à évaluer dans l’état actuel du projet. Il y aura certainement des flux touristiques en centre-ville et dans le bassin de vie du tournugeois. Ce sera à la ville d’être acteur pour assurer une bonne liaison entre le Parc et la ville, en matière de flux de visiteurs.
Quant à la participation des acteurs locaux au projet, il faut attendre qu’il soit plus avancé. Toutes les options sont ouvertes.

TV – Le calendrier a pris du retard, il était prévu à l’origine :

  • en Juin 2020 : la présentation du projet privé et des engagements publics associés.

  • en 2021 : la mise en place des procédures administratives.

  • en 2022 : le début des travaux.

  • Enfin en 2023 : une ouverture effective du site.

Ces données doivent être mises à jour pour différentes raisons : Covid , périodes de confinement, aspects fonciers sécurisés…

En définitive, peu d’informations nouvelles nous ont été communiquées. Tournugeois Vivant s’engage a informer régulièrement ses adhérents sur l’évolution de la situation.

LES HABITANTS DE MANCEY SOLIDAIRES D’UN PRODUCTEUR DE BAUDRIÈRES (71)

Quintart Pigeonneaux – Eleveur de pigeons à Baudrières

Jean-Eudes Quintart est un jeune producteur de pigeonneaux installé à Baudrières (71).

En temps normal, il fournit essentiellement les restaurants de la région.Très attaché à la qualité de ses produits, il met en œuvre aussi des bonnes pratiques avec un fermier voisin. Ainsi, au temps des moissons, sur une parcelle située à seulement quelques kilomètres de son exploitation, l’agriculteur enrichit son sol entre autres avec les fientes des pigeons de M. Quintart. Ensuite… retour à l’éleveur! Une partie du blé ainsi récolté va directement du champ aux mangeoires des pigeons. Selon Jean-Eudes : « On ne peut pas faire plus local et direct comme approvisionnement ! » L’apport de blé dans la ration alimentaire des pigeons donne aux pigeonneaux une peau fine et claire très savoureuse ainsi qu’un gout subtil.

 

Confinement : un appel à la solidarité en avril et en novembre 2020

Pendant le premier confinement en avril 2020, suite à la fermeture des restaurants, qui représentent la quasi totalité de sa clientèle, il avait lancé un appel dans la presse locale pour écouler sa production.

A nouveau, il lance un appel sur Facebook en novembre 2020 : « Suite à cette période de re-confinement et la fermeture associée des restaurants, nous avons à nouveau une importante quantité de pigeonneaux frais disponibles au tarif de 18€/kg. N’hésitez pas à passer commande par mail ou téléphone (0619681969), ils pourront être livrés à domicile en fonction de mes tournées ou directement récupérés sur l’exploitation sur rendez-vous. »

L’élan de solidarité des habitants de Mancey

Les Habitants de Mancey, via l’Assemblée des Habitants du village, ont répondu « présent » en avril 2020 avec une commande significative.

Plus récemment, en janvier 2021, M. Quintart nous a à nouveau sollicité à Mancey. Cette fois-ci, c’est la nouvelle association « Le Relais des Teppes » qui a servi de « relais » entre l’offre du producteur et les habitants. Ceux-ci se sont lancés à nouveau dans un bel élan de solidarité. En janvier 2021, ce sont 112 pigeonneaux qu’ils ont commandés à M. Quintart.

Effets induits

L’un des effets de ces situations a été d’amener notre éleveur de pigeons à s’orienter aussi vers une clientèle de particuliers et à diversifier ses débouchés.

Quant aux habitants de Mancey, ils ont pu goûter pour les uns, ou redécouvrir pour les autres, un mets de grande qualité pour un prix moyen de 9,35€ la pièce de 500g (2 personnes).

Enfin, à travers ce type d’action très concrète, le « Relais des Teppes » remplit complètement son objet qui consiste à rapprocher les producteurs locaux des habitants du village.

En période un peu difficile, ces derniers trouvent des débouchés de proximité, et les habitants évoluent peu à peu dans leur comportement d’achat. De plus en plus, ils cherchent à acheter « local » à proximité et à accéder à des produits de qualité en rémunérant équitablement le producteur.

Les circuits courts plébiscités à Mancey !

En 4 mois d’existence, plus de 50 personnes ou familles de Mancey ont adhéré à cette association qui cherche à promouvoir les « circuits courts » dans le village. Elle est animée exclusivement par des bénévoles du village qui ne comptent pas leur temps et qui sont très fiers des premiers résultats.

Mancey « Village du Futur »

La création de cette association est un premier pas vers la réalisation des projets co-construits par les habitants et les élus de Mancey, elle s’inscrit dans le programme de la Région Bourgogne-Franche-Comté « Villages du Futur » dont Mancey est l’un des 9 lauréats.

 

Il va de soi que cet article est exempt de toute publicité, il s’agit uniquement de communiquer sur les actions de solidarité locale et sur les initiatives des habitants du Tournugeois.

ALTERRE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : REVUE REPÈRES

Repères n° 80 novembre 2020  « Extrait »

Le changement climatique est une réalité dont les effets sont perceptibles à différentes échelles.

Dans notre région Bourgogne-Franche-Comté, il se traduit par une hausse des températures et un risque accru de certains aléas, canicules et sécheresses en tête. Ces nouvelles conditions, si elles ne sont pas prises en compte dans nos choix politiques et individuels, représentent un risque pour notre santé, notre sécurité et notre économie.

À travers ses multiples effets, le changement climatique touche l’ensemble de la population et des écosystèmes qui nous entourent : l’eau, la biodiversité, la forêt, l’agriculture, et nos activités économiques.

En cela, il s’agit certainement du plus grand défi auquel l’Homme est confronté.

Parce qu’il interroge nos modes de consommation et d’aménagement des espaces, le changement climatique est une occasion unique de réinventer nos sociétés et notre rapport à l’environnement.

Limiter les émissions de gaz à effet de serre, partager l’eau, rafraîchir nos villes, accompagner les filières agricoles et sylvicoles, et rendre sa place à la nature et aux services qu’elle nous offre, sont autant de pistes pour assurer un futur viable aux prochaines générations.

 

Artificialisation des sols : la Cour des comptes rappelle l’urgence d’une « véritable politique foncière agricole »

Nous avions déjà fait référence à ce référé de la Cour des Comptes.

Il s’agit donc d’un rappel qui peut intéresser plus spécifiquement Notre bassin de vie.

Extrait :

« Alors que l’État vise, en application du plan biodiversité du 4 juillet 2018, à stopper l’artificialisation nette des terres et au moment où le départ en retraite du tiers des exploitants agricoles d’ici 2023 induit à la fois un risque de déprise et un volume élevé de transactions sur le marché foncier rural, la préservation des terres agricoles constitue un sujet de première importance tant pour le monde agricole que pour le pays tout entier », estime la Cour des comptes dans un référé sur « les leviers de la politique foncière agricole » adressé au Premier ministre Jean Castex. Daté du 28 juillet dernier mais rendu public ce 12 novembre seulement, ce document souligne d’emblée que le contexte actuel de crise sanitaire « rappelle l’importance, pour notre pays, de la sécurité de son approvisionnement alimentaire ».

Près de 600.000 hectares touchés en dix ans

Faisant le constat d’une poursuite de l’artificialisation des sols au détriment de l’agriculture, la Cour reprend des chiffres et des explications connus : 596.000 hectares en dix ans concernés par le phénomène, dû principalement à l’étalement urbain couplé au développement des transports et des infrastructures, et à un prix du foncier agricole comparativement plus faible en France que dans d’autres pays européens. Inégalement répartie sur le territoire, l’artificialisation est particulièrement préjudiciable à l’agriculture périurbaine, à un moment où les filières de proximité sont très recherchées, ainsi que dans les zones littorales et outre-mer, relève aussi la Cour. En outre, elle concerne, à hauteur de 70%, des terres agricoles riches.
La concentration des terres agricoles se poursuit, elle aussi. « Le nombre d’exploitations agricoles a baissé de plus de la moitié en une trentaine d’années (436.000 exploitations en 2016 contre 1.017.000 en 1988) et leur surface moyenne est passée de 43 à 63 hectares entre 2000 et 2016 », note la Cour.
Pour les magistrats, « Une lutte efficace au service de l’objectif du ‘zéro artificialisation nette’, qui mérite d’ailleurs d’être précisé, suppose à la fois une clarification et un renforcement des outils d’observation disponibles. Aujourd’hui, ce processus est seulement amorcé avec la mise en place d’un prototype d’observatoire de l’artificialisation, dont le déploiement sur l’ensemble du territoire national est annoncé d’ici 2023. » Ils recommandent donc d' »accélérer et achever » d’ici là la mise en place de cet observatoire, « dans sa dimension interministérielle et territoriale ».


L’artificialisation des sols, qu’est-ce que c’est ?

Source : https://www.ecologie.gouv.fr/artificialisation-des-sols

En France comme dans d’autres pays, du fait de l’étalement de notre urbanisation et de nos infrastructures, l’artificialisation des sols augmente. Ce phénomène consiste à transformer un sol naturel, agricole ou forestier, par des opérations d’aménagement pouvant entraîner une imperméabilisation partielle ou totale, afin de les affecter notamment à des fonctions urbaines ou de transport (habitat, activités, commerces, infrastructures, équipements publics…).

Étalement de l’urbanisation, quelles conséquences ?

Même s’ils semblent couvrir de vastes surfaces, les espaces naturels, agricoles et forestiers de nos territoires continuent à diminuer à un rythme trop important, du fait de l’étalement urbain et de l’artificialisation des sols, même dans les territoires où la population et les emplois n’augmentent pas.

En France, entre 20 000 et 30 000 hectares sont artificialisés chaque année. Cette artificialisation augmente presque 4 fois plus vite que la population, et a des répercussions directes sur la qualité de vie des citoyens mais aussi sur l’environnement.

UNE VIDEO SYNTHETIQUE SUR LES ENJEUX DE LA PAC

La communication par médias interposés n’a pas toujours bonne presse.

Mais, quand elle est bien faite, elle peut aider à aborder des questions complexes en donnant quelques clés de compréhension.

La video sur la PAC qui est en haut dans la colonne de droite, permet en quelques minutes de présenter les enjeux de la Politique Agricole Commune et d’expliquer pourquoi nous sommes tous concernés.

LE VILLAGE DE MANCEY (71), LAURÉAT DE « VILLAGES DU FUTUR 2020 »

La nouvelle officielle vient de tomber, Mancey fait partie des 9 villages lauréats du programme « Villages du Futur 2020 » organisé par le Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté.

Mancey est le seul village retenu en Saône-et-Loire.

Les projets des habitants de Mancey

Depuis le lancement du projet de PLUi dans la Communauté de Communes Entre-Saône-et-Grosne, l’Assemblée des Habitants de Mancey a lancé une grande consultation auprès des habitants du village pour qu’ils expriment leurs besoins pour le futur. 168 habitants ont rempli le questionnaire, soit un nombre plus important que les votants aux dernières élections européennes.

Quatre projets ont émergé prioritairement de cette consultation :

  • Garder nos ainés dans le Village

  • Créer un espace de rencontres et de services et mettre en place des circuits courts pour favoriser l’achat de produits alimentaires locaux de qualité

    • Une première phase du projet a été réalisée avec la création d’une association « Le Relais des Teppes » qui a pour objet, entre autres, de créer et développer une filière courte locale pour apporter un soutien aux producteurs et agriculteurs locaux en agriculture de qualité bio, paysanne ou raisonnée ; de développer chez les adhérents l’esprit associatif et écocitoyen ;  de favoriser l’accès à l’information et à l’éducation sur l’alimentation saine et la sécurité alimentaire

    • Une seconde phase nécessitera l’aménagement de locaux pour créer un espace de rencontres et de services ainsi qu’un ou plusieurs tiers-lieux pour répondre à des besoins exprimés par les habitants

  • Développer les énergies renouvelables dans le village

  • Protéger une zone humide au coeur du village, aménager les espaces verts et les paysages sur le territoire de la commune

Cette liste n’est pas limitative.

Des groupes de travail ont été constitués. Des avant-projets ont ensuite été validés par le Conseil municipal et portés devant la Communauté de Communes.

Villages du Futur

Ayant appris que la Région BFC renouvelait l’expérience « Villages du Futur » en 2020, l’Assemblée des Habitants a aussitôt créé un groupe de travail qui s’est réuni six ou sept fois pendant l’été 2019  pour préparer une réponse à l’appel à projet. Des conseillers municipaux se sont joints au groupe qui comprenait une douzaine de personnes très motivées.

Enfin, le Conseil municipal a officialisé la candidature de Mancey à Villages du Futur 2020.

Rappelons que l’objectif de la Région dans l’opération « Villages du Futur » est de faire émerger et mettre en œuvre des projets de villages, en partant des aspirations locales, dans une logique participative avec les habitants et les acteurs locaux.

La sélection de Mancey parmi les lauréats s’explique en grande partie :

  • par l’existence et les activités d’une Assemblée des Habitants indépendante dans le village, qui se réunit toutes les 6 semaines depuis 4 ans

  • par un dispositif de consultation des habitants sur les questions importantes (sécurité routière, projets…) organisé par l’Assemblée des Habitants

  • par l’implication directe de nombreux habitants dans la vie locale, économique, environnementale, sociale et culturelle à travers des associations locales ou des groupes de travail.

Préparons l’avenir

Mancey, village dynamique, doit maintenant relever le défi consistant à préparer son avenir et celui de ses habitants avec l’aide de la Région et l’accompagnement d’experts dans la mise en oeuvre de ses projets futurs.

La réalisation des projets nécessitera également la mobilisation des ressources financières indispensables, comme cela a été le cas dans les projets des villages lauréats de la première expérience « Villages du Futur ».

G.M.

FONCIER AGRICOLE : RÉFÉRÉ DE LA COUR DES COMPTES ADRESSÉ AU 1ER MINISTRE ET REPONSE DE CELUI-CI

Dans un référé adressé au Premier Ministre Jean Castex, le Premier Président de la Cour des Comptes attire l’attention du gouvernement sur la situation du foncier agricole. Il rappelle notamment l’importance, pour notre pays, de la sécurité de son approvisionnement alimentaire et, par suite, du maintien d’une agriculture forte et orientée vers la qualité de ses productions et le respect de l’environnement.

En voici deux extraits :

  • Contexte : le marché foncier rural

« Alors que l’État vise, en application du plan biodiversité du 4 juillet 2018, à stopper l’artificialisation nette des terres et au moment où le départ en retraite du tiers des exploitants agricoles d’ici 2023 induit à la fois un risque de déprise et un volume élevé de transactions sur le marché foncier rural, la préservation des terres agricoles constitue un sujet de première importance tant pour le monde agricole que pour le pays tout entier. »

  • Les recommandations de la Cour

« Compte tenu de la nécessité pour les pouvoirs publics de concevoir et mettre en oeuvre une véritable politique foncière, la Cour formule dans cette perspective les recommandations suivantes :

Recommandation n° 1 : accélérer et achever d’ici 2023, la mise en place de l’observatoire de l’artificialisation des sols, dans sa dimension interministérielle et territoriale ;

Recommandation n° 2 : définir un cadre d’intervention des SAFER sur parts sociales leur permettant d’agir en sécurité et de rendre compte précisément de ces opérations, sous le contrôle renforcé des commissaires du Gouvernement ;

Recommandation n° 3 : regrouper la FNSAFER et Terres d’Europe SCAFR au sein d’une entité unique avant la fin de l’année 2021. »

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Pour ceux qui souhaitent prendre connaissance de l’intégralité du référé de la Cour des comptes, cliquez si-dessous :

POLITIQUE FONCIÈRE Cour des Comptes juillet 2020

Pour prendre connaissance de la réponse du Premier Ministre au référé de la Cour des comptes, cliquez ci-dessous :

Réponse du Premier Ministre-leviers-politique-fonciere-agricole-rep-PM

Ces documents sont publics.

https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-leviers-de-la-politique-fonciere-agricole

Merci à Dominique de nous avoir alerté sur cette question.

CIRCUITS COURTS : PRECISIONS SÉMANTIQUES

  • Vente directe : pas d’intermédiaire entre le producteur et le consommateur.

  • Circuit-court : un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur. Pas de critère de distance.

  • Circuit de proximité : tient compte de la distance entre le producteur et le consommateur et non du nombre d’intermédiaires. Cette distance est souvent de l’ordre de 80 à 100 km.

SOURCE ; https://www.destination-saone-et-loire.fr/fr/nos-actualites/jveux-du-local-le-gout-de-ma-saone-et-loire.html

TOUJOURS PLUS DE PAUVRES EN FRANCE

Les chiffres sur la pauvreté en France qui viennent d’être publiés sont alarmants. Il est à craindre qu’avec les effets de la crise économique liée à l’épidémie de COVID ils ne s’aggravent dans les mois qui viennent.

Les chiffres concernant la pauvreté en Saône-et-Loire suivent la même tendance.

– 10 millions de pauvres en France

Le Rapport sur « l’Etat de la pauvreté en France en 2020 » du Secours Catholique vient de paraître. Véronique Fayet, présidente de l’association, s’alarme de l’aggravation de la situation en France, qui compte plus de dix millions de pauvres en 2020.

« Le niveau de vie médian de l’ensemble des ménages rencontrés au Secours catholique en 2019 baisse de 5 euros par rapport à 2018 pour atteindre 537 euros ». Il faut savoir qu’en France, le seuil d’extrême pauvreté était fixé en 2019 à 716 euros par mois. L’accès à un logement stable devient de plus en plus difficile aussi.

 

 

 

 

 

Rapport sur l’état de la pauvreté en France en 2020

– 8 millions de personnes ont recours à des distributions alimentaires

Le nombre d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) a augmenté de 10 % en quelques mois. Le nombre de personnes qui doivent recourir à des distributions alimentaires pour se nourrir serait passé de 5,5 millions à presque 8 millions, soit 12 % de la population.

– Aggravation de la situation due au confinement et accès à l’alimentation

Le recours à l’aide alimentaire est en hausse de 30% pendant le confinement. (Source Restos du Coeur)


Source Baromètre IPSOS pour Secours Populaire Français

ET EN SAÔNE-ET-LOIRE ?

La Saône-et-Loire est le département de Bourgogne-Franche-Comté qui comporte le plus de personnes pauvres, 69 000. La pauvreté touche environ 13 % de la population, à peine plus qu’en moyenne dans la région. Si la pauvreté est relativement diffuse sur le territoire de Saône-et-Loire.

En Saône-et-Loire, 1.802 foyers ont été accueillis par le Secours Catholique, ce qui représente 5.406 individus.

Les chiffres en Bourgogne-Franche-Comté

Comme dans les autres régions, les ménages les plus confrontés à la pauvreté sont les familles monoparentales : 28,1 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. C’est près de deux fois plus que pour les personnes seules et cinq fois plus que pour les couples sans enfant (5,1 %).

La pauvreté est plus répandue chez les couples lorsqu’ils ont au moins un enfant. En effet, les couples avec enfant(s) sont souvent plus jeunes et ont des ressources moins importantes qui doivent couvrir les besoins de tous les membres du foyer. Les couples sans enfant sont souvent plus avancés en âge, ont des rémunérations meilleures et leurs enfants ne sont plus à charge.

En fait, 19,1 % des enfants de moins de 18 ans de la région vivent dans un ménage pauvre, ce qui correspond à 106 200 enfants. Près de 31 % des personnes pauvres de la région sont ainsi des mineurs. La pauvreté tend à diminuer ensuite avec l’âge : 20 % des ménages dont le référent fiscal a moins de 30 ans sont pauvres, c’est environ 15 % entre 30 et 50 ans, 13 % pour les cinquantenaires, et près de 8 % au-delà de 60 ans.

La pauvreté touche particulièrement les familles avec enfants en Bourgogne-Franche-Comté

En Bourgogne-Franche-Comté, 345 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire en 2017 : leur niveau de vie est inférieur à 1 041 € par mois par unité de consommation. Cela représente 1 041 € pour une personne seule, 1 561 € pour un couple, 2 082 € pour un couple avec deux enfants dont un de moins de 14 ans et 1 665 € pour une famille monoparentale avec deux jeunes enfants. Ces personnes représentent 12,8 % de la population régionale, moins qu’en France métropolitaine où elles constituent 14,5 % des habitants.
Auteurs : David Brion, Amandine Ulrich / 13 octobre 2020.

Source INSEE

LES EPICERIES MOBILES ET L’ACCES POUR TOUS À UNE ALIMENTATION DE QUALITÉ

Dans la suite du projet de Sophie, l’épicière ambulante du bassin de vie du Tournugeois (entre autres), soutenu par Tournugeois Vivant et par plus d’une centaine d’habitants à ce jour, voici quelques illustrations et réflexions sur ces commerces mobiles qui rendent à la fois un service économique, social et environnemental aux habitants de nos villages.

POUR UNE DEMOCRATIE ALIMENTAIRE DANS LA FRANCE RURALE

Ci-dessus une vidéo de la Fondation de France qui met l’accent sur les enjeux des épiceries mobiles dans les zones rurales.

Une autre illustration de commerce mobile avec la tournée de boulangerie-épicerie itinérante de Sandra.

EXTRAIT D’UN ARTICLE DE PATRICK MAYEN PUBLIÉ DANS LA REVUE « VENTS DU MORVAN » N°72

L’auteur met l’accent sur le rôle d’avenir des commerces ambulants dans le monde rural :

 » Sylvie est une professionnelle, elle appartient à la confrérie des gens de métier, ceux qui font bien leur travail au-delà de la simple exécution des tâches. Ils en sont souvent récompensés car leur travail est une source de satisfaction. Mais la manière de le faire, avec le sourire et tournée vers les autres, chaque jour, est aussi une ressource pour se lever tôt, charger le fourgon, les cartons, les caisses et les cageots, ne pas lâcher et assurer la tournée, même quand la neige menace ou rend la tournée dure et compliquée, pour partager son sourire. Dans sa manière de le pratiquer, Sylvie fait son métier avec art, autrement dit, avec un style qui lui est propre, une énergie et des compétences étonnantes.

La tournée, c’est aussi un métier, dans le sens d’une activité économique et d’une activité de service de proximité. Un métier sur lequel chacun devrait prendre le temps de se pencher, et, en particulier, ceux qui se préoccupent de la vie et des services dans les territoires, comme ceux qui se préoccupent de préserver des activités qui permettent à des gens d’y travailler et d’y vivre dignement. Il n’est pas sûr qu’il soit aujourd’hui bien nécessaire d’investir dans des agrandissements de zones commerciales dont la viabilité est en train de montrer ses limites alors qu’il pourrait être pertinent de penser au soutien des tournées et de ceux qui s’y lancent ou les reprennent. Chacun d’entre nous pourrait aussi y penser et « faire ses calculs » et peut-être, partout dans le Morvan, d’abord se renseigner sur les tournées existantes, et ensuite, au moins les essayer pour probablement les adopter. Pour reprendre l’expression déjà citée d’une cliente : « l’épicier, il faut le faire travailler ».

On pourrait imaginer une prochaine journée du Parc Régional du Morvan pour la reconnaissance du patrimoine culturel, économique et social que représentent les tournées. Patrimoine à reconnaître et à développer, car c’est un patrimoine pour le futur. »

SOYONS SOLIDAIRES AVEC SOPHIE !

LE PROJET DE SOPHIE : UN GROUPE FROID POUR MON NOUVEAU CAMION-EPICERIE MOBILE

Dans la FEUILLE DE CHOU N°8, TOURNUGEOIS VIVANT avait consacré un article à l’activité d’épicerie mobile de Sophie. Nous soulignions le rôle essentiel que joue ce type de commerce mobile pour approvisionner des personnes qui sont pour la plupart des personnes âgées ou qui ont des difficultés à se déplacer. Nous mettions en évidence le rôle social que joue Sophie auprès de ses clients. Les commerces fixes ayant déserté la plupart des villages, les services publics s’étant concentrés dans les centres-bourg d’importance, le temps des facteurs étant compté, c’est Sophie qui crée chaque jour du lien social autour de son camion. C’est aussi elle qui rend des petits services, qui dépanne des personnes seules, isolées ou à capacité réduite.

Sophie exerce son activité d’épicerie mobile depuis 7 ans. Chaque semaine elle parcourt les routes de l’est Tournugeois, elle visite plus de 20 villages entre Nanton et Donzy-le-Pertuis.

Elle est très motivée par son métier et au-delà des opérations d’achat et de vente de produits, ce sont les rapports humains avec ses producteurs et avec ses clients qui la passionnent.

 

EN QUOI CONSISTE LE PROJET ?

Depuis quelques temps elle sait que son camion actuel, qui a plus de 26 ans, et au bout de sa course, elle redoute de devoir arrêter son activité, faute de son principal outil de travail.

 Le camion actuel de Sophie sera bientôt « HS ».

Que ce soient des camions d’occasion (lorsqu’on en trouve) ou des camions neufs, le coût d’achat est très élevé pour un commerce mobile comme le sien.

 

Un camion magasin coûte très cher, aux alentours de 80 000 €.

Face à un investissement aussi lourd, la banque est sur une position de réserve et les fonds propres de Sophie ne sont pas suffisants.

Dans ces conditions Sophie s’est résolue à faire appel aux collectivités territoriales, à la Chambre de Commerce et d’Industrie, ainsi qu’à d’autres organismes pour réunir une partie des fonds nécessaires. Les dossiers sont en cours, mais rien n’est gagné d’avance.

UN APPEL A LA SOLIDARITÉ POUR FINANCER L’INSTALLATION « FROID »

Même si elle a beaucoup hésité, en définitive, Sophie a décidé de lancer un appel à la solidarité  en ayant recours à une cagnotte à laquelle chacun peut participer sur les sites TUDIGO et COCCIGO de la Chambre de Commerce. Les montants ainsi collectés serviront à financer les installations « froid » du futur camion. Cela représente un coût de plus de 15 000 €.

LES CLIENTS DE SOPHIE LA SOUTIENNENT

Ses clients, Sophie les connaît bien, elle en parle toujours avec émotion.

« Ce sont plus que des clients pour moi. Ce sont des personnes avec qui j’aime échanger. Dans la mesure du possible, je les écoute et parfois je leur rends des petits services. J’ai un rapport souvent très chaleureux avec eux. La relation que nous avons établie dans la durée va bien au-delà d’un acte d’achat-vente. C’est ce que j’apprécie le plus dans mon métier. Je compte certes beaucoup de personnes âgées chez mes clients, mais lorsqu’ils sont chez eux au moment où je passe, de plus en plus de jeunes ménages viennent acheter des produits locaux, sains et de qualité au camion (notamment des produits bio). »

LES PRODUCTEURS LA SOUTIENNENT AUSSI

Si l’on met à part les produits d’épicerie sèche, les fournisseurs de Sophie en produits frais sont des producteurs locaux qui cultivent en agriculture raisonnée ou en bio. Elle a établi des liens étroits avec eux. Ils ont décidé de soutenir Sophie sous différentes formes. Et cet élan a beaucoup touché Sophie.

TOURNUGEOIS VIVANT SOUTIENT LE PROJET DE SOPHIE

C’est un projet qui facilite l’accès à une alimentation saine dans les zones rurales.

Où en est la participation financière au 25 octobre ?

LE PREMIER OBJECTIF DE 4 000€ A ÉTÉ ATTEINT EN UNE SEMAINE.

« VOUS ETES FORMIDABLES » dit Sophie aux 41 contributeurs.

Si, à votre tour, vous souhaitez contribuer : rendez-vous sur les sites :

https://www.coccigo.fr/don/developper-mon-epicerie-mobile

https://www.tudigo.co/don/developper-mon-epicerie-mobile