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DU NOUVEAU A L’ASSEMBLÉE GENERALE DE TOURNUGEOIS VIVANT

L’Assemblée générale de Tournugeois Vivant s’est tenue le 20 septembre dans la salle 15 de l’ancien Palais de Justice de Tournus.

Un cinquantaine de personnes étaient présentes comprenant des élus municipaux dont le maire Bertrand Veau, et des participants intéressés par les activités de l’association.

 

Dans un premier temps s’est tenue l’Assemblée générale statutaire TV au cours de laquelle ont été présentés :

  • le Rapport d’activités 2021 sur le projet Alimentation Saine pour Tous par Céline Braillon, administratrice, avec une intervention de Gérard Doussau administrateur, sur le PLUi du Mâconnais Tournugeois

  • le Rapport financier 2021 présenté par Gérard Morin, administrateur.

  • Les perspectives pour 2022 ont été évoquées autour de trois Projets Locaux d’Initiative Citoyenne :

      • l’alimentation saine pour Tous

      • le développement local de la filière vélo

      • la richesse culturelle du Tournugeois

Les rapports présentés ont été votés à l’unanimité des adhérents présents.

Dans un second temps, l’équipe de Tournugeois Vivant, notamment Evelyne Pauget et Gérard Morin, a présenté les résultats de l’enquête citoyenne sur « La richesse culturelle du Tournugeois ». Cette enquête sur le terrain menée pendant 10 mois auprès de 70 acteurs de la culture a fait l’objet d’un rapport (provisoire pour l’instant) de 300 pages.

Il dresse un état des lieux et présente chaque acteur de la culture sous forme d’un dossier d’une à trois pages.

Il présente une synthèse des activités culturelles et de l’originalité des démarches observées sur le terrain.

Enfin, il dresse un certain nombre de propositions concrètes à court, moyen et long terme pour l’avenir de la culture sur le territoire du Tournugeois. (Nous y reviendrons dans un prochain article).

En troisième partie de soirée, un débat a été ouvert sur le thème des activités culturelles dans le Tournugeois, beaucoup de participants sont intervenus, souvent sous forme de questions, mais aussi de propositions. (Il fera également l’objet d’un compte rendu sur notre site internet).

La soirée s’est terminée par un verre de l’amitié et de nombreux échanges entre les participants.

Notre association Tournugeois Vivant repart, gonflée à bloc, avec un Conseil d’Administration nettement élargi et motivé, et un nombre d’adhérents multiplié par deux, pour de nouvelles aventures !

Un grand merci à Monsieur le Maire, à Line Pageaud, adjointe à la Culture, aux membres du Conseil Municipal de Tournus et à l’ensemble des participants pour leur présence.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE TOURNUGEOIS VIVANT LE 20 SEPTEMBRE PROCHAIN

Après 8 mois d’enquête sur le terrain et de rencontres très riches entre notre équipe de Tournugeois Vivant et les acteurs locaux de la culture du Tournugeois, nous avons le plaisir de vous donner rendez-vous pour …

notre prochaine Assemblée Générale

qui aura lieu le MARDI 20 SEPTEMBRE à 19h00,

au Palais de Justice de Tournus.

RETENEZ CETTE DATE !

Au cours de cette soirée en effet, nous vous présenterons les résultats de notre travail d’enquête sur le terrain auprès des acteurs locaux de la culture, ainsi que les analyses et les propositions qui en découlent et qui ont été élaborés dans un esprit résolument positif et constructif.

Nous présenterons également nos actions en cours dans le domaine de l’alimentation saine pour tous et les projets concrets à moyen long terme que nous avons sur ce thème.

 Ces présentations seront suivies d’un débat.

ECOLOGIE : Rencontres des nouvelles pensées de l’écologie le 21 et 22 octobre au Collège européen de Cluny.

À l’initiative de : Aline Archimbaud, ancienne sénatrice, Jean Luc Delpeuch, président de la communauté de communes du Clunisois, Marie Fauvet, maire de Cluny, Claire Mallard, présidente du groupe écologiste au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Michel Maya, maire de Tramayes, Patrick Monin, maire d’Azé.

Des rencontres pourquoi ?

L’urgence écologique et climatique est désormais perçue comme une priorité dans les opinions publiques des sociétés occidentales et de la société française en particulier. En témoignent la puissance des mouvements et des actions de la jeunesse, les innovations et les alternatives qui émergent partout par exemple en matière d’énergie, d’agriculture, d’alimentation ou de bâti, l’accession d’écologistes aux exécutifs de collectivités grandes ou petites.

Pourtant, il reste encore du chemin à parcourir pour convaincre une majorité de nos concitoyens de s’inscrire dans un autre modèle de production, de consommation ou de mobilité. Pour que les grands opérateurs économiques adoptent une autre logique de calcul. Pour que l’État et les pouvoirs publics changent leurs priorités

Aux difficultés inhérentes à l’ampleur des transformations nécessaires, notamment pour les parties les plus pauvres de la population, s’ajoutent un contexte géopolitique menaçant pour la paix et l’émergence, en France comme ailleurs, de récits passéistes, xénophobes et de repli qui prétendent répondre aux impasses et aux crises des sociétés contemporaines.

Dans les années qui viennent, l’écologie s’imposera comme solution et comme alternative d’abord si elle fait des propositions et des réalisations concrètes qui font la preuve de leur pertinence et de leur efficacité sur le court, le moyen et le long terme.

Elle s’imposera aussi par sa façon de faire, par sa capacité à impliquer les habitants, à inventer avec eux de nouvelles formes d’engagement civiques et politiques.

Donner envie d’un monde meilleur, plus collectif et plus heureux

Mais, dans le contexte de l’urgence et des crises, il lui faudra parler au plus grand nombre. Et pour cela, clarifier ses récits, ses discours, ses visions de l’avenir, ses imaginaires et ses mots. Pas seulement annoncer des catastrophes ou les lendemains du pire : donner du sens, indiquer une direction, donner envie d’un monde meilleur, plus collectif et plus heureux.

Il lui appartiendra d’incarner l’espoir par les deux bouts : porter la très grande radicalité des ruptures indispensables, tout en s’assurant des alliances et des majorités incontournables pour agir.

En proposant ces Rencontres autour des nouvelles pensées de l’écologie, nous voulons prendre une part, à notre échelle, de l’élaboration d’un socle commun pour ces récits ou ces discours.

Quel contenu pour ces rencontres ?

D’ores et déjà, des intellectuels, des chercheurs, des universitaires de toutes disciplines s’attachent et contribuent à l’enrichissement des pensées de l’écologie.

Au cœur de leurs contributions, autour d’une vision forte du terrestre, s’imaginent les nouveaux droits du vivant et de la nature, une nouvelle diplomatie des hommes et du sauvage. Se mène la critique des assignations et des dominations de genre dans la société. Elles et ils anticipent sur les fondements d’une nouvelle économie politique, du travail et du revenu. Elles et ils suggèrent une approche critique du progrès scientifique et technologique. Elles et ils approfondissent la contestation du capitalisme et du socialisme ayant réellement existé, en soumettant à une critique poussée toutes les formes de productivisme et par exemple l’extractivisme ou l’économie de plantation.

À partir de là, leurs réflexions permettent de réagencer le rôle des uns et des autres dans la conduite de la vie sociale : quelle place pour le changement par la loi et celle par la responsabilité des individus et des groupes ? Dans les relations entre les personnes, quelle place pour le « prendre soin des autres » ? Quelles complémentarités entre le droit à vivre autrement et la réforme des institutions et des pratiques démocratiques ? Comment peuvent au fond se réarticuler l’individu, le collectif, l’État ?

Militants, intellectuelles, élues, chercheurs…

Aucune pensée ne nait spontanément d’en bas ni ne tombe toute faite d’en haut. Toute pensée s’enrichit de rencontres imprévues, inédites ou paradoxales.

Pendant trois jours, un vendredi, un samedi et un dimanche matin, nous invitons donc à débattre sans a priori ni préjugé de ces questions et de quelques autres, dans le prestigieux cadre du collège européen de Cluny :

  • Une cinquantaine d’intellectuelles et intellectuels universitaires, penseuses et penseurs ou chercheuses et chercheurs de l’écologie venus de toute la France ;
  • des militantes et militants, élues et élus engagés sur nos territoires sur des enjeux forts de la transition écologique ;
  • des responsables d’administration et d’entreprises ;
  • les habitantes et habitants qui ressentent un besoin d’écologie mais ne savent ni comment ni par quel chemin la découvrir ou la pratiquer selon leurs possibilités.

Nous les mettrons en situation de confronter leurs façons de voir l’avenir et d’agir, à travers une dizaine de tables rondes et d’ateliers participatifs, des rencontres de terrain. Avec comme entrées concrètes les modes de vie qu’interpelle la transition écologique et par exemple : la forêt et le loup, l’élevage, la viticulture, les abattoirs, l’automobile, l’énergie, l’usine, le territoire zéro chômeur, la maison avec jardin, la santé et le vieillissement, le tourisme et l’accueil de l’autre, la préservation des sols et des espaces, la pratique écolo de la démocratie.

Autour de la confrontation entre des intellectuels, des Gilets jaunes, les mouvements des quartiers, les rebellions contre le changement climatique et les puissants mouvements d’émancipation féministe et de genres, nous interrogerons la pertinence et la possibilité d’une pensée écologiste renouvelée, optimiste, à vocation universaliste, ouverte à la diversité des appartenances et à la prise en compte des formes multiples d’exploitation et de domination.
• Pour s’inscrire dès maintenant, c’est ici

PROGRAMME

21 OCTOBRE MATIN

À partir de 9h15 : Accueil des participants et des intervenants
10 heures : ouverture des Rencontres. Accueil par Marie Fauvet, maire de Cluny. Présentation des rencontres par Claire Mallard au nom du collectif L’Instant d’après

10h30/12h30 : Table-ronde d’ouverture : Quoi de neuf du côté des pensées de l’écologie ?

Présidence : Lucile Schmid (Vice-présidente de La Fabrique écologique)

  • Catherine Larrère, : philosophe et professeure de philosophie Elle a participé en France à l’essor de la philosophie environnementale, notamment sur les sujets de la protection de la nature, de la prévention des risques et de la justice environne-mentale.
  • Dominique Bourg : philosophe franco-suisse, professeur honoraire à l’université de Lausanne, spécialiste des questions environnementales. Il a présidé jusqu’en décembre 2018 le conseil scientifique de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme.
  • Patrice Maniglier : maître de conférences en philosophie et arts du spectacle à l’Université Paris Ouest-Nanterre . Il a publié fin 2021« Le philosophe, la terre et le virus, Bruno Latour expliqué par l’actualité » aux éditions « Les Liens qui Libèrent »
  • Fabrice Flipo : Philosophe des sciences et techniques, professeur à Institut Mines- Ses recherches portent sur l’anthropologie de la modernité et de la globalisation, le développement durable, la décroissance Apres quinze livres, Il est l’auteur de La Numérisation du monde, un désastre écologique (L’Échappée, 2021).

À noter : Deux visios préparatoires sur le site de la Fabrique Ecologique :

  • Marin Schaffner et Baptiste Lanaspeze : auteurs notamment de Pensées de l’écologie, animateurs de Wildproject, qui publie des auteurs majeurs de la philosophie environnementale. Ils lancent la prévente d’un livre atypique : Plurivers, écrit par 124 auteur·e·s du monde entier.
  • Cécile Alduy ; université Stanford et Centre de recherches politiques de Sciences Po, elle analyse le discours des hommes et femmes politiques. Elle est membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès.

21 OCTOBRE APRÈS-MIDI : 4 ATELIERS

14h/15h30 — Atelier 1 Penser, sentir, agir avec la terre et le vivant

  • Jean David Abel : Responsable du réseau Biodiversité, représentant de France Nature Environnement au CESE.
    ➢ Barbara Glowczewski ; CNRS, Ehess. Elle compare les formes d’affirmation des Aborigènes d’Australie avec celles de groupes en lutte pour la reconnaissance de droits, la justice sociale et environnementale. Voir Réveiller les esprits de la terre (Dehors, 2021) et l’ouvrage collectif Des énergies qui soignent en montagne limou-sine (Maiade).
    ➢ Béatrice Kremer-Cochet : naturaliste, agrégée de l’université, experte au Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, vice-présidente de Forêts Sauvages, administratrice de l’Aspas, autrice de L’Europe réensauvagée : Vers un nouveau monde (Actes Sud, 2020).
    ➢ Antoine Chopot ; doctorant en philosophie de l’écologie politique, il travaille sur la place et le rôle des non-humains dans les luttes pour l’autonomie collective et sur les « Humanités environnementales ». Léna Balaud : ingénieure agronome, agri-cultrice et chercheuse indépendante en philosophie politique. Co-auteurs de Nous ne sommes pas seuls. Politique des soulèvements terrestres (Seuil, 2021).

Atelier 2 : Écoféminisme et écologie politique

  • Jeanne Burgart Goutal : professeure agrégée de philosophie et enseignante de yoga, elle mène depuis près de dix ans une recherche sur l’écoféminisme, mêlant approches théorique et vécue, à travers les livres et à la rencontre de personnes et collectifs qui tentent de donner corps aux idéaux écoféministes, de Paris au nord de l’Inde en passant par les Cévennes.
    A noter : Visio préparatoire sur le site de La Fabrique Ecologique :
  • Geneviève Pruvost : sociologue du travail et du genre. Enseignement à l’EHESS sur l’ethnographie des alternatives, l’écoféminisme, l’ethnocomptabilité. Elle se consacre depuis dix ans à l’étude des alternatives écologiques et aux pratiques écoféministes. Membre du comité de rédaction de la revue Sociologie du travail.

16h/17h30 – Atelier 3 : Cultiver, élever, manger

  • Damien Conaré : secrétaire général, Chaire Unesco Alimentations du monde Montpellier Sup Agro.
  • Jacques Caplat : ingénieur agronome et docteur en anthropologie, cofondateur du Réseau Semences paysannes, président d’Ifoam-France (antenne française de la fédération internationale d’agriculture biologique). Auteur de plusieurs ouvrages aux éditions Actes Sud, dont Une agriculture qui répare la planète (avec Vandana Shiva et Andre Leu, 2021), Deux mains dans la terre (bande-dessinée, avec Laëtitia Rouxel, 2021) et (Re)devenir paysan (2022).
  • Jocelyne Porcher : directrice de recherches à l’Inra. Ses recherches portent sur les relations de travail entre humains et animaux, sur les relations affectives entre éleveurs et animaux, sur la souffrance au travail, sur l’élevage et les productions animales, sur les évolutions contrastées de nos relations aux animaux.

18h/20h — Atelier 4 : Effondrement, catastrophes, résilience, prospérité : quel imaginaire écologiste de l’avenir ?

  • Erwan Lecoeur : sociologue et politologue, spécialiste de l’écologie politique et de l’extrême droite.
  • Antoine Chollet : chercheur au Centre d’histoire des idées politiques et des institutions de l’Université de Lausanne. Il a publié notamment avec Romain Felli Le catastrophisme écologique contre la démocratie ainsi que Défendre la démocratie directe (Presses polytechniques et universitaires romandes).
  • Corinne Morel Darleux : autrice, essayiste, chroniqueuse et militante éco-socialiste française. Auteur de Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, membre du conseil d’administration de la Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés, sociétaire de la coopérative L’Atelier Paysan.
  • Jean-Baptiste Fressoz : ancien élève de l’École normale supérieure Paris-Saclay, auteur d’une thèse en histoire. Il est chargé de recherche au CNRS, membre statutaire du Centre de recherches historiques (EHESS). Ses recherches portent sur l’histoire environnementale, l’histoire des savoirs climatiques, sur l’Anthropocène. Il tient une chronique mensuelle dans Le Monde.

20h apéro avec des viticulteurs bios du mâconnais

SAMEDI 22 OCTOBRE MATIN : 7 ATELIERS

9h/10h30 – Atelier 5 : Le souci des autres : être attentif, le « care »

  • Pascale Molinier : professeure de psychologie sociale à la Sorbonne Paris Nord. Ses thèmes de recherches sont la psychodynamique du travail, la psychothérapie institutionnelle, les formes de subjectivation en lien avec la division sexuée du travail. Avec Patricia Paperman et Sandra Laugier, elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur l’éthique et le travail de care.
  • Mélanie Popoff : médecin spécialiste en médecine physique et de réadaptation (D.I.U. de médecine environnementale), elle est cofondatrice de l’.Alliance Santé Planétaire
  • Melody Nicoud : architecte et présidente de l’association Santérittoire. En tant qu’architecte, elle s’applique à concevoir des lieux de vie favorables aux vivants, c’est à dire à la santé des humains et à la santé de la biodiversité.

À noter : Visio préparatoire sur le site de la Fabrique écologique :

  • Jean-Philippe Pierron : agrégé et docteur en philosophie. Il enseigne à l’Université de Bourgogne. Il est l’auteur de Prendre soin de la nature et des humains. Médecine, travail et environnement (Les Belles Lettres, 2019), de Les valeurs du soin, Enjeux éthiques, économiques et politiques (Seli Arslan, 2018).

Atelier 6 : Marché, capital, propriété, biens communs

  • Hélène Tordjman : économiste, maîtresse de conférences-HDR à l’université Sorbonne Paris-Nord et membre du Centre de recherche en économie de Paris Nord (CEPN, UMR-CNRS 7234). Elle est l’auteure de La croissance verte contre la nature. Critique de l’écologie marchande (La Découverte, 2021).
  • Mireille Bruyère : maîtresse de conférences en Sciences économiques à l’universi-té de Toulouse. Chercheuse au Centre de recherche et d’études Travail organisa-tion pouvoir du CNRS. Membre des Économistes atterrés, du Conseil scientifique d’Attac. Ses travaux concernent l’emploi et le travail, l’économie sociale et les limites écologiques et sociales de la croissance. Elle a fondé le master psychanalyse, philosophie et économie politique du sujet à Toulouse.

Atelier 7 : Apprendre, transmettre, coopérer

  • Philippe Meirieu : chercheur, essayiste spécialiste des sciences de l’éducation et de la pédagogie, professeur en Sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon 2 , il a mené de nombreuses recherches, en particulier sur la différenciation pédagogique et la philosophie de l’éducation.
  • Sylvain Wagnon est agrégé et docteur en Histoire. Professeur des universités en Sciences de l’éducation, il dirige le Cedrhe (centre d’étude, de documentation et de recherche en histoire de l’éducation) et enseigne à la Faculté d’éducation de l’Université de Montpellier.
  • Marie Jacqué : sociologue à l’Université d’Aix-Marseille, laboratoire Population environnement développement. Recherches en sociologie de l’environnement : Contestations environnementales et mouvements sociaux, gestion des ressources en région méditerranéenne, savoirs environnementaux et éducation, transformations des mondes agricoles et enjeux environnementaux.
  • Aurore Grandin : doctorante en Sciences cognitives à l’École normale supérieure, au sein du Laboratoire de neurosciences cognitives et computationnelles. Ses recherches portent sur l’apport de la psychologie dans la lutte contre le changement climatique.

Atelier 8 : L’écologie décoloniale au cœur de l’action contre toutes les dominations

  • Marcellin Nadeau : député de la Martinique. Ancien conseiller départemental et maire du Prêcheur, il agit depuis toujours pour une Martinique souveraine et écologique ; à ce titre il a été de tous les combats contre l’économie de plantation, le scandale du chlordécone, les pollutions de l’eau, de l’air des sols et de l’océan, pour la vitalité du créole et des cultures caribéennes.

11h/12h30 — Atelier 9 : Réponses aux violences

  • Sebastian Roché : politologue français spécialisé en criminologie, docteur en Sciences politiques, directeur de recherche au CNRS au laboratoire Pacte. Ses travaux portent sur les questions de délinquance et d’insécurité, puis sur les politiques judiciaires et policières comparées ainsi que sur la gouvernance de la police et les réformes du secteur de la sécurité
  • Annie Le Fur : formatrice en régulation non-violente des conflits à l’IFMAN (Institut de formation du Mouvement pour une alternative non-violente).

Atelier 10 : L’écologie, un choc démocratique ?

  • Yves Sintomer : politologue français, ses travaux portent sur la théorie politique chez Jürgen Habermas, sur l’histoire des procédures de démocratie participative et de démocratie délibérative de la Grèce antique jusqu’à nos jours, et sur la démocratie participative en action, en Europe et au-delà, à l’époque contemporaine (tirages au sort, jurys citoyens, budgets participatifs, conseils de quartier, etc.).
  • Marie-Hélène Bacqué : sociologue-urbaniste, elle est professeure à l’université Paris Ouest, Nanterre-la Défense et chercheure au Mosaïques-LAVUE.

Atelier 11 : Doit-on reconnaitre des droits à la nature ?

  • Marine Calmet : juriste, présidente de l’Ong Wild Legal, école et incubateur pour les prochains procès en défense des droits de la nature. Elle a été porte-parole du collectif Or de questions, opposé au projet Montagne d’or. Auteure de Devenir gardien de la nature (Tana, 2021).

SAMEDI 22 OCTOBRE APRÈS MIDI : 4 ATELIERS

14h/ 15h30 — Atelier 12 : Invitation à la sobriété

  • Stephen Kerckhove : délégué général d’Agir pour l’Environnement. il mène des campagnes de mobilisation citoyenne ciblant les responsables politiques et déci-deurs économiques, alliant happening et lobbying plus institutionnel. Dernier ou-vrage paru : Le meilleur des E-mondes (Rue de l’échiquier , 2022).
  • Bruno Villalba : professeur de Science politique à Paris-Saclay/AgroParisTech. Auteur de nombreux ouvrages dont Sobriété énergétique. Contrainte matérielle, équité sociale et perspectives institutionnelles (Quæ, 2018), Les collapsologues et leurs ennemis (Le Pommier, 2021), L’écologie politique en France (La Découverte, 2022).
  • Sylvie Landriève : directrice du Forum Vies mobiles, coautrice de l’ouvrage collectif Pour en finir avec la vitesse (2021).
    –  Valerie Guillard : professeur à l’université Paris-Dauphine. Ses recherches portent sur la psychologie du consommateur et sur les pratiques des consommateurs. Auteure notamment de Boulimie d’objets, l’Etre et l’Avoir dans nos sociétés (de Boeck, 2014) et de Comment consommer avec sobriété ? Vers une vie mieux remplie (de Boeck, 2021).

Atelier 13 : Travail, activité, revenu

  • Antonella Corsani : économiste et sociologue à l’Institut de Sciences sociales du travail de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Membre de la revue Ecorev, revue critique d’écologie politique. En 2021, est paru le numéro 51 qu’elle a co-dirigé et qui a pour titre « Expérimentations Ecosophiques ». Dernier ouvrage paru : Chemins de la liberté. Le travail entre hétéronomie et autonomie (Croquant, 2020).
  • Édouard Martin ; ancien syndicaliste sidérurgiste, ancien député européen, président de l’association Bridge.
  • Yann Moulier-Boutang : économiste et essayiste, ancien enseignant à l’École normale supérieure, à l’Institut d’études politiques de Paris, et à l’Université de technologie de Compiègne. Il a été International Adjunct Professor au centre Fernand-Braudel de l’Université d’État de New York à Binghamton.
  • Guillaume Allègre : économiste à l’OFCE, centre de recherche en économie de Sciences-Po, spécialiste des questions de protection sociale et de fiscalité. Co-auteur de Pour ou contre le revenu universel ?

15h45/17h15 — Atelier 14 : L’écologie est-elle sans frontières ?

  • Philippe Lamberts : coprésident du groupe des Verts Ale au Parlement européen
  • Chloé Ridel : haut fonctionnaire et militante, présidente de l’association Mieux Voter. Elle est directrice adjointe de l’Institut Rousseau et chargée des questions européennes au sein du conseil scientifique de l’institut. Elle est porte-parole de la campagne Un emploi vert pour tous !
  • Françoise Diehlmann : militante écologiste, membre de L’Olivier, germaniste.
    À noter : visio préparatoire sur le site de La Fabrique Ecologique : Tudi Kernalegenn : (Bretagne Culture Diversité) Institut de sciences politiques Louvain-Europe (Belgique). Ses travaux interrogent les processus de territorialisation du politique et se focalisent sur les nationalismes, les migrations et l’écologie.
    Atelier 15 Le salut par les sciences et la technique ? (à partir de l’énergie)
  • François Jarrige : maître de conférences en Histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne. Ses travaux explorent l’histoire des techniques et de l’industrialisation à l’aune des enjeux sociaux et écologiques.

17h45/19h45 : Table ronde finale : Désertion, rébellion, alternatives, désobéissances
Institutions : Écologies et politiques Présidence : Giraud Guibert (président de La Fabrique Écologique)

  • Lola : Extinction Rébellion
  • Stacy Algrain : étudiante à Sciences-Po Paris, Fondatrice de Penser l’après.
  • Marie Pochon : députée Nupes, secrétaire générale de Notre affaire à tous.
  • Priscillia Ludosky : une des initiatrices et figure du mouvement des Gilets jaunes. Responsable communication de l’association Démocratie ouverte.
  • Magali Payen : après des études à l’ESCP et à HEC, elle s’est orientée vers la production cinématographique et travaille notamment à Canal Présidente de MP Productions. Elle est youtubeuse, initiatrice du mouvement #onestprêt.
  • Nikolaj Schultz : doctorant à l’Université de Copenhague, co-auteur avec Bruno Latour de Mémo sur la nouvelle classe écologique.

19h45/20h : Conclusion et suites des deux journées
Hervé Kempf, rédacteur en chef de Reporterre.

20h — Buffet convivial pris en commun

21h — Projection du dernier film de Marie-Monique Robin
en présence de l’autrice.

ECOLOGIE : CARTE ADONIS DES PESTICIDES ET HERBICIDES PAR COMMUNE ETABLIE PAR SOLAGRO

La carte ADONIS de l’utilisation des pesticides en France, élaborée par l’association Solagro, établit, par commune l’indice de traitement phytosanitaire des surfaces agricoles. Cette carte permet de localiser facilement les communes où la pression des pesticides est faible (zones vertes) et à l’inverse celles où la pression est la plus forte (zones rouges) du fait de la nature des cultures et de l’intensité des pratiques agricoles. Elle donne ainsi aux collectivités une information très utile concernant la protection de leurs ressources en eau et les risques pesant sur la santé de leurs habitants.

Source : https://solagro.org/nos-domaines-d-intervention/agroecologie/carte-pesticides-adonis

Pourquoi cette carte ?

La carte Adonis a pour ambition de porter à la connaissance de tous les données communales sur l’usage des pesticides.

La valeur de l’indice de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT) communal répond à deux finalités majeures :

  • être utilisée à des fins de recherches scientifiques et
  • servir de référence pour la définition et l’évaluation des politiques publiques nationales et européennes, dans des démarches de labellisation des exploitations agricoles et d’établissement de plans de progrès visant à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires.

Cette plateforme permet de contribuer à la mise en oeuvre :

  • de la Directive européenne « pesticides » du 21 octobre 2009 déclinée en France par les plans Ecophyto I et Ecophyto II
  • du Plan National Nutrition Santé 4 (2019-2023) lancé le 20 septembre 2019 par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la santé, qui recommande de consommer des produits végétaux non contaminés par les pesticides

Face aux enjeux environnementaux et de santé publique, il est nécessaire de construire une agriculture durable économe en intrants et respectueuse des ressources naturelles et d’assurer aux Français une alimentation de qualité pour réduire la prévalence des maladies chroniques.

Le scénario Afterres 2050 produit par Solagro propose un horizon agricole et alimentaire pour la France. Dans sa nouvelle version, il prévoit une réduction de 90% de l’usage des pesticides et une extension à 70% de surfaces en bio.

Méthode de calcul

L’indice de fréquence de traitement phytosanitaire (IFT) communal est une estimation du niveau d’utilisation des pesticides pour chaque commune française sur la base de l’assolement de la commune, du type de pratique (conventionnelle ou bio) et des IFT régionaux de référence issus de données statistiques ou locales.

Il renseigne sur le niveau moyen d’utilisation des pesticides en agriculture à l’échelle d’une commune et peut être décomposé par types de produits : herbicides, hors herbicides (insecticides, fongicides, traitements de semences et autres traitements), produits de biocontrôle.

Le résultat obtenu correspond à :

  • Une valeur de référence à laquelle les agriculteurs de la commune peuvent comparer leur IFT exploitation
  • Une valeur représentant le risque de pollution de l’eau, de l’air et des aliments lié à l’usage des produits phytosanitaires en agriculture

Cette carte, réalisée par Solagro, croise :

  • les données parcellaires du Registre Parcellaire Graphique (RPG) 2020 qui donne accès à toutes cultures
  • les enquêtes Pratiques Culturales concernant les grandes cultures, l’arboriculture, la viticulture et le maraîchage qui donne un IFT moyen décomposé (insecticides, fongicides, herbicides et traitements de semences) par ancienne région administrative
  • les parcelles en bio fournies par l’Agence bio

Carte des pesticides (IFT MOYEN) dans les villages du Tournugeois (CI-DESSOUS)

 

Carte des Herbicides (CI-DESSOUS)

Carte des surfaces bio (CI-DESSOUS)

Pour mieux comprendre

L’indice se rapporte aux seules surfaces agricoles de la commune, quelle que soit la part de la surface agricole du territoire communal. 

L’Indicateur de Fréquence de Traitement (IFT) correspond au nombre de doses de produits phytosanitaires appliquées par hectare pendant une campagne culturale. 

L’IFT communal correspond à la moyenne des IFT  par culture.

L’IFT total (hors biocontrôle) concerne tous les types de produits de synthèse (herbicides, insecticides, fongicides, traitements de semences, autres).

AGRICULTURE/ALIMENTATION : SANS PAYSANS ON FAIT COMMENT ? LA REUNION DE TERRE DE LIENS A FAIT SALLE COMBLE À TOURNUS

Hier soir, mardi 24 mai, au Palais de Justice de Tournus, toutes les places assises de la salle 15 étaient prises. C’est dire l’intérêt de l’assistance pour la question de l’artificialisation des terres agricoles et de la diminution très importante du nombre d’agriculteurs qui se profile dans les 10 ans à venir.

Vues de la salle 15 au Palais de Justice. Photo G.M.

Cécile Dubart, fermière Terre de Liens à Montbellet, est intervenue pour présenter Terre de Liens et ses 3 piliers que sont :

  • le réseau associatif Terre de Liens, qui comprend la Fédération nationale et 19 associations régionales, dont l’association TDL Bourgogne-Franche-Comté, basée à Dijon. Fédé et associations régionales travaillent ensemble , partagent les valeurs et les objectifs posés par la charte de Terre de Liens et consolident le projet politique du mouvement sous l’impulsion de l’association nationale. Cette dernière assure la cohésion de l’ensemble du mouvement.

  • La Foncière Terre de Liens : première structure d’investissement solidaire appliqué à la gestion de foncier agricole et de biens immobiliers en milieu rural. Elle achète des fermes pour enrayer la disparition des terres agricoles et réduire les difficultés d’accès au foncier. Ces fermes sont ensuite louées à des fermiers et des fermières qui y développent une agriculture biologique, paysanne et de proximité. Ce qui a été le cas pour Cécile. Pour acquérir les fermes, la Foncière s’appuie sur son capital, constitué de l’épargne de citoyens et d’institutions privées.

  • la Fondation Terre de Liens : face à la raréfaction des terres agricoles, elle a pour mission de préserver notre patrimoine foncier agricole sur le très long terme. Habilitée à recevoir des fermes en donation ou en legs, elle achète également des terres grâce aux dons des citoyens, aux mécénats d’entreprises ou aux partenariats avec les collectivités. Elle garantit un usage responsable des lieux et des ressources naturelles qui s’y trouvent en installant des fermiers aux pratiques respectueuses de l’environnement sur ces terres.

Cécile Dubart pendant sa présentation. Photo G.M.

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Véronique Guislain, co-présidente de Terre de Liens B.F.C. et membre de la commission nationale “Installation-Transmission” a ensuite présenté les principaux constats et les chiffres du rapport de TDL sur l’Etat des Terres Agricoles en France que vous pourvez consulter e, ligne :

https://ressources.terredeliens.org/les-ressources/etat-des-terres-agricoles-en-france.

  • Chaque année, c’est une surface équivalente à la capacité à nourrir une agglomération comme Dijon (260 000 habitants) qui est perdue.

  • Dans un mouvement parallèle tout aussi inquiétant, aujourd’hui 2/3 des terres libérées par les agriculteurs qui partent en retraite passent à l’agrandissement de fermes voisines, réduisant ainsi drastiquement les terres disponibles pour de nouvelles installations.

  • Depuis 30 ans, la dynamique d’artificialisation est constante. La France artificialise chaque année entre 50 000 et 60 000 hectares soit l’équivalent d’un terrain de foot toutes les 7 minutes

  • Dans les zones urbaines et péri-urbaines, la pression sur ces terres est ininterrompue. Laissées en friche dans l’attente de leur devenir « constructible », elles sont l’objet d’une spéculation continue. Le prix de ces terres susceptibles de devenir constructibles les rend incompatibles avec une installation agricole.

  • Les scientifiques s’accordent : 1 000 ans sont aujourd’hui nécessaires pour constituer 1 cm de terre fertile. « Quand on imperméabilise un sol, il n’y a pas de retour en arrière possible. À l’échelle humaine, ce sol est perdu. » Isabelle Feix, Experte Sol, ADEME

  • L’agrandissement des fermes s’est accompagné d’une baisse des emplois sur celles-ci. En 20 ans, 320 000 emplois agricoles (équivalent temps plein) ont été détruits. La dynamique de concentration des terres, déjà fortement préoccupante, va s’emballer avec le départ à la retraite prévu d’un nombre important d’agriculteurs et d’agricultrices dans les dix prochaines années.

  • Rares sont les fermes qui parviennent à se transmettre à un nouveau paysan, en particulier en dehors du cadre familial. Aujourd’hui, près d’1 ferme sur 3 seulement est transmise.

La conférencière a ensuite donné quelques chiffres concernant le département de Saône-et-Loire et la Communauté de Communes du Mâconnais-Tournugeois soulignant des chiffres d’artificialisation des terres relativement vertueux.

Elle a évoqué la manière dont était appliquée le principe de développement durable limitant les impacts négatifs de certains projets sur l’environnement : « éviter/réduire/compenser« . En soulignant que c’était surtout le « compenser » avec des billets de banque qui était pratiqué.

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Dominique Ducreau, administrateur de Terre de Liens BFC a parlé ensuite de l’autonomie et de la sécurité alimentaire. Il a notamment souligné les risques liés à l’approvisionnement des villes qu’on a recensé pendant la période de confinement. Les villes disposaient en moyenne de 3,5 jours de réserve de produits alimentaires.

  • Aujourd’hui, la moitié des fruits et légumes consommés en France est importée. La France dispose en théorie de la surface nécessaire pour nourrir l’ensemble de ses habitants. Mais les choix actuels sur l’usage des terres rendent en réalité notre alimentation quotidienne dépendante du transport international de marchandises et de produits cultivés dans des pays voisins ou… lointains.

  • La question de la santé due à une alimentation composée de produits de base provenant de pays étrangers sans contrôle suffisant ou de produits transformés industriellement se pose avec une grande acuité. Il faut en revenir à une alimentation saine.

  • L’accent a été mis sur la restauration collective, principalement les cantines, qui pour des raisons essentiellement financières achètent des produits de qualité disons moyenne, en faisant appel à des produits importés comme les poulets par exemple, alors que la France produit des volailles de qualité.

  • En 2020, la crise du Covid-19 a permis à des millions de consommateur·trices Français·es et au monde politique de prendre conscience de la nécessité de relocaliser notre alimentation pour favoriser les cultures et les circuits de consommation de proximité.

  • Quant à la PAC, qui après une période transitoire, doit entrer en vigueur dans les Etats en 2023, Dominique Ducreau a rappelé que son montant pour les agriculteurs restait calculé sur la surface, ce qui ne peut que pousser les producteurs à agrandir leurs exploitations et à développer un modèle agricole productiviste. Ce qui constitue un obstacle à la transmission des fermes.

  • L’intervenant a rappelé enfin les attentes de Terre de Liens concernant une grande loi foncière qui reconnaitrait la terre comme bien commun et qui corrigerait les failles du système actuel qui permet à des détenteurs de parts d’échapper au contrôle des pouvoirs publics en matière de vente des fermes.

Dominique Ducreau a parlé de l’autonomie alimentaire. Photo G.M.

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Cécile Dubart a ensuite donné la parole à Eric Daille du collectif « Pas d’Eclat ». L’intervenant a rappelé les principaux points du projet de Parc historique de loisirs ECLAT qui doit s’implanter dans la zone Nord de Tournus et ses conséquences sur les terres agricoles situées dans cette zone, appelées à disparaître. Il a présenté également la démarche et les actions du collectif.

Il s’en est suivi un débat au cours duquel sont intervenus des citoyens, un maraîcher, des représentants d’associations, des élus, le maire d’Azé et le maire de Montceaux-Ragny, ainsi qu’une représentante de la SAFER.

Des questions ont été posées sur le rôle joué par la Safer dans le projet Eclat ainsi que sur les terres faisant l’objet d’une réserve foncière au bénéfice du département. Le débat a pris un tour très technique. Ce sont surtout les élus présents dans la salle qui ont tenté d’expliquer les arcanes des procédures en cours et à venir.

On a parlé successivement

. de la Loi « Climats et Résilience »,

. du Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET),

. du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural (PETR) du Mâconnais Sud Bourgogne,

. du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) du Mâconnais-Tournugeois

. et de la possibilité juridique offerte aux représentants de l’Etat de contourner les règles applicables au PLUi, dès lors qu’un intérêt national ou régional était en jeu.

Toutes ces réglementations, fort complexes se chevauchent et elles doivent appliquer un principe de hiérarchie des textes, cela signifie que si le SRADDET est modifié, des modifications en cascade devront être introduites dans les textes réglementaires inférieurs, Scot, PLUi etc. Un vrai casse-tête pour les élus et des calendriers de réunion extrêmement chargés.

Au cours du débat, Philippe Cacciabue, fondateur, puis directeur de la Foncière Terre de Liens  de 2004 à 2014, a rappelé les principes de la politique agricole française appliqués depuis la seconde guerre mondiale. Dès les années 1960, a été organisée une concentration des terres permettant l’essor de l’agriculture dont nous héritons aujourd’hui, tournée sur la commercialisation d‘une production agricole de masse. Il a souligné le risque du passage des sols agricoles « de la ferme… à la firme » en expliquant que tous les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation étaient à ce jour passés sous le contrôle des grandes firmes. Le seul domaine leur échappant étant le sol. L’enjeu de la terre, et des agriculteurs qui la cultivent, doit être au coeur de nos préoccupations.

Quant aux citoyens, a rappelé Gérard Morin, administrateur de Tournugeois Vivant, la complexité des procédures en cours, totalement incompréhensible pour une très grande majorité des gens, jointe à « l’omerta » sur un projet comme ECLAT, font qu’ils sont totalement mis à l’écart… alors que partout, dans les sphères du pouvoir et ailleurs, on parle du nécessaire développement de la participation citoyenne dans les politiques publiques. Tournugeois Vivant est né d’une mobilisation citoyenne, ne l’oublions pas !

Pourquoi importer un concept-package de parc de loisirs, faisant appel pour une part importante à un financement public, sur le territoire du Tournugeois, à la fois très riche sur le plan patrimonial et culturel et doté d’un tissu associatif  dynamique et créatif, comme l’ont montré les animations du Millénaire de l’Abbaye et plus récemment le projet de « la Foire Déborde » à Tournus ? Projets qui ont su fédérer de multiples acteurs locaux, citoyens, associations locales, artistes, établissements scolaires, commerçants, artisans, entreprises et collectivités territoriales (mairie, comcom, département…) !

Au final, la réussite de Terre de Liens et la reconnaissance dont elle fait preuve tant au niveau national que régional ou local, est la preuve même que sur des principes simples et des choix clairs, les citoyens en se mobilisant pour une épargne solidaire favorisant l’accès à la terre de jeunes agriculteurs-paysans sans grands moyens financiers personnels, et en agissant au quotidien pour préserver les terres agricoles, peuvent faire bouger les lignes et éviter qu’à terme les paysans disparaissent.

G.M. (Tournugeois Vivant et Groupe local Terre de Liens)

L’AG 2022 DE TERRES DE LIENS BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ S’EST TENUE À MONTBELLET AU MOULIN DES ESSARTS

Chaque année, Terre de Liens Bourgogne-Franche-Comté organise son Assemblée Générale annuelle dans l’un des départements de la Région.

Cette année l’AG a été accueillie par le Groupe Local Terre de Liens du Tournugeois, dans la ferme Terre de Liens de Cécile Dubart et Jérôme Coulon.

Vous trouverez ci-après quelques images de cette réunion qui a rassemblé une cinquantaine de participants.

 

Cécile Dubart, Ferme TDL le Moulin des Essarts et Oriane Guillou, coordinatrice TDL BFC. Photos G.M.

Cécile, boulangère paysanne a présenté la production bio de la ferme : blé, petit épeautre, sarrasin et seigle. Le pain est mitonné au levain naturel avec des variétés anciennes de blés sélectionnées en plein champ et de manière participative. Chaque année, un conservatoire permet de comprendre l’histoire des blés. Environ 200 kg de pains sont façonnés chaque semaine et vendus en direct sur deux marchés. Cécile propose aussi des livraisons et une vente au moulin.

Cécile, boulangère paysanne aimerait que sa ferme soit un coin de rencontre et d’échange, de fête et de solidarité : « Il est important pour moi que la ferme ne serve pas qu’à la production alimentaire mais qu’elle soit un lieu de partage, de résistance et de diffusion culturelle. »

Dominique Ducreau du Groupe local TDL lors de son intervention.  Photo G.M.

Alain Pinard du Groupe Local TDL lors de son intervention. Photo G.M.

Céline Braillon du Groupe Local TDL. Photo G.M.

Les membres du nouveau Conseil d’Administration de TDL Bourgogne-Franche-Comté.

Photos et rédaction G.M.