MOUANS-SARTOUX – 06 (720 HABITANTS) – CANTINE SCOLAIRE : UN PROJET RÉUSSI

ALIMENTATION SAINE POUR NOS ENFANTS

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Dès 2012, « la cantine est passée à 100% », avec pour objectif – dépassé – de rester à coût constant, rappelle Gilles Pérole, le maire adjoint de Mouans-Sartoux.

Le coût du bio à la cantine
« On a économisé six centimes par repas, sur le coût d’achat matière », passant de 1,92 à 1,86 €. « Il faut changer nos pratiques » car, rappelle l’élu, « un tiers de ce qui est acheté en restauration collective est jeté ».
Outre le coût, l’autre frein au passage au bio dans la restauration collective, c’est l’approvisionnement.

L’approvisionnement de la cantine
« Les Alpes-Maritimes ne sont plus un territoire agricole”. Pour lever les freins, Mouans-Sartoux a trouvé la solution : « Depuis 2011, nous produisons les légumes de notre cantine. Sur un terrain de six hectares, nous avons salarié trois agriculteurs […] qui produisent 27 tonnes de légumes et 95% de nos besoins, sachant qu’on fait 1.300 repas/jour sur la commune. »  Aux présidents d’EPCI qui opposent les freins de l’approvisionnement, le maire demande :
« Mais qu’avez-vous fait sur votre territoire pour préserver ou pour reconquérir un approvisionnement ? »
En 2012, le PLU de Mouans-Sartoux est passé de 40 à 112 hectares de terres classées agricoles. « Reprendre des terres autorisées à la constructibilité pour les reclasser terres agricoles, à quelques mois des municipales, ce n’était pas facile », témoigne Gilles Pérole, « mais on est toujours là ».

Projet territorial d’alimentation durable
Mouans-Sartoux s’est par ailleurs impliquée dans le programme européen URBACT, dans le cadre duquel elle partage son expérience des cantines 100% bio et son projet territorial d’alimentation durable avec 6 villes européennes et 9 collectivités françaises pendant deux ans.

Formation « Chef de projet Alimentation Durable »
La commune a aussi initié depuis trois ans, avec l’université Nice Côte-d’Azur, un diplôme universitaire formant « des chefs de projet alimentation durable, option collectivité territoriale« .  « Sur trois ans, on aura formé une cinquantaine de personnes dans toutes les régions de France sur une vingtaine de départements. »

Extrait de : https://www.banquedesterritoires.fr/alimentation-saine-et-durable-des-collectivites-du-pain-sur-la-planche

S’EN INSPIRER MAIS NE PAS FORCÉMENT DUPLIQUER

Face au succès de son système et à la médiatisation qui en a découlé, le village reçoit de nombreuses visites d’autres municipalités désireuses de le dupliquer. Et pourtant, très peu de communes se sont lancées. « Nos visiteurs sont toujours impressionnés et repartent ravis, mais cela finit souvent par coincer quelque part. Nous sommes en train d’étudier pourquoi. Il faut dire que c’est un projet qui ne peut pas être livré clé en main. Chaque commune a ses habitudes et ses obligations. Il faut s’inspirer de notre idée et pas juste la dupliquer pour que cela fonctionne », conclut Gilles Pérole. Ce qu’il faut, c’est commencer par des petites actions. En 2005, nous avons réfléchi à un rééquilibre alimentaire dans les cantines en proposant plus de légumes. En 2008, nous avons décidé de passer au bio, puis il y a eu l’idée de la régie agricole, etc. Cela nous a pris du temps. Il faut privilégier le bon sens. La restauration collective est une succession d’actions, il suffit donc de modifier progressivement les habitudes..»

Source : https://positivr.fr/cantine-bio-alimentation-locale-maraicher-municipal-mouans-sartoux-territoires-audacieux/

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