6 BONNES RAISONS POUR ACHETER LOCAL ET MANGER LOCAL (Contribution au débat « Après le confinement »)

Il faut que cela soit dit et redit pour que la tendance amorcée dans le comportement des consommateurs pour s’approvisionner localement perdure.

Pour que l’appétence pour les produits locaux se maintienne au delà de la période de confinement, il faut s’organiser localement et dans la durée, dans les villes et dans les villages, et entre consommateurs et producteurs locaux. (Cf. le modèle des AMAP).

Mobilisons-nous…! Les trains ne passent pas 2 fois !

POURQUOI CONSOMMER LOCAL ?

1 – Pour que nous sachions d’où proviennent et comment sont produits les aliments que nous consommons !

De nouveaux scandales alimentaires ou de maltraitance animale font chaque jour la une de nos médias. Comment avoir confiance aujourd’hui dans les aliments que l’on consomme ?

La réponse est simple et logique : en sachant précisément comment ils ont été produits.

En tant que consommateur, acheter en circuit-court nous permet d’être en relation directe avec les producteurs et ainsi connaître leurs méthodes de production et leur philosophie. On s’assure, de cette manière, de la qualité des aliments qu’on consomme.

2 – Pour que notre porte-monnaie ne se vide pas trop vite !

Contrairement à une idée reçue, consommer local ne coûte pas plus chermais à l’inverse, permet de réaliser d’importantes économies sur son budget alimentaire. En effet, le fait que les intermédiaires soient supprimés bénéficie directement au producteur qui peut ainsi produire de manière plus qualitative (car il n’a plus la pression du « toujours faire plus, plus vite »), mais aussi bien entendu directement au consommateur qui récupère une grande partie de cette baisse des coûts.

Comparez et économisez !

3 – Pour que le producteur voit son travail et ses produits valorisés et reconnus par nous !

En France et partout ailleurs dans le monde, le sujet fait fréquemment la une des journaux, à savoir les difficultés pour les producteurs, éleveurs et agriculteurs, de boucler les fins de mois. Les raisons sont connues : concurrence déloyale, surproduction, recherche du « toujours moins cher », investissements importants pour développer le quantitatif plutôt que le qualitatif, etc.

La solution est simple : favoriser en tant que producteur, le circuit-court. Cela permet d’éviter les intermédiaires et donc de produire des aliments de haute-qualité qu’il revendra avec bénéfice directement aux particuliers. Produire moins mais mieux, à destination du marché local.

Il s’agit également, et surtout, de revaloriser le statut de producteur, maillon indispensable dans la société et l’économie. Le retour direct des consommateurs auprès des producteurs permet cette reconnaissance du bon travail accompli. C’est un plaisir partagé !

4 – Pour développer la vitalité sociale et économique de notre région !

On nous parle depuis des décennies de « la crise économique » dans notre pays. Agissons !

Lorsque, en tant que consommateur, nous achetons un poulet qui a été élevé et abattu au Brésil ou ailleurs sur Terre, nous décidons d’utiliser notre argent pour payer des sociétés à l’étranger, du transport et des intermédiaires. Seule une petite fraction de cet argent dépensé reviendra à l’économie locale ou nationale.

A l’inverse, si nous décidons de dépenser cet argent pour acheter un poulet ( un poulet de Bresse par exemple) produit localement, 100% de cet argent ira à l’économie locale. Cela signifie plus de richesses produites et dépensées localement, avec à la clé des emplois locaux et du développement économique. Mieux encore, ce choix de dépenser localement permet le développement du tissu social de votre région. Plus de rencontre et plus d’échange.

5 – Pour l’écologie : les circuits courts évitent les trajets inutiles de marchandises et limite l’impact sur l’environnement

Plusieurs études montrent que de nombreux aliments que nous consommons ont parcouru plusieurs milliers de kilomètres avant de finir dans notre assiette. Les exemples sont nombreux, tel que les crevettes pêchées en Irlande, transportées au Maroc pour y être décortiquées, puis à nouveau transportées en Irlande pour être empaquetées, puis revendues à des grossistes néerlandais qui les enverront ensuite sur Rungis pour finalement les retrouver sur des tablettes des supermarché!

Quelle énergie gaspillée ! Que de trajets inutiles et couteux pour l’environnement et l’économie !… Et également coûteux pour nous, car les coûts de transport et des manipulations impactent évidemment le coût final de ces aliments payés par nous.

A l’inverse, si nous achetons des produits auprès d’un producteur local : nous ne payons que le travail de cette personne. Personne que nous pourrons rencontrer dans sa ferme ou sur un marché local de producteurs ! Aucun centime ne sera dépensé pour un transport inutile et anti-écologique.

(donc bio, mais bio local !)

6 – Acheter localement = le moyen le plus efficace pour coconstruire le monde de demain.

Acheter local va bien au delà du simple fait de dépenser son argent plus utilement et efficacement, que ce soit écologiquement économiquement et socialement ; bien au delà du fait de valoriser le travail d’un producteur passionné qui a à cœur de produire de la qualité.

Le fait de consommer local est aussi un acte politique, car c’est un acte en prise directe avec notre environnement et notre région. Il favorise des emplois, la valorisation de métiers qui le méritent, diminuent les impacts négatifs écologiquement, etc.

Acheter local est un vote de tous les jours, qui vous assure sans fausse promesse d’un meilleur lendemain, pour vous, votre entourage et vos enfants.

Source : (article inspiré d’un texte du site « Mangeons local BZH »)

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