VOS DONS POUR L’UKRAINE

Le Service Départemental d’Incendie et de Secours Pompiers 71 organise une opération de collecte dans les 61 casernes du département, samedi 12 mars 2022 de 9h00 à 13h00.

Nature des dons :

Ceux-ci doivent être pré-triés et déposés de préférence dans des cartons de petite et moyenne tailles, identifiés selon 4 catégories :

1. HYGIÈNE
– Gel et savons corps
– Dentifrice
– Brosses à dents
– Rasoirs, mousse à raser
– Serviettes hygiéniques
– Mouchoirs en papier, lingettes
– Couches et lait maternisé

2. LOGISTIQUE
– Lits de camp
– Sacs de couchage
– Tentes
– Couvertures, couvertures de survie
– Lampes de poche, frontales
– Matériels électriques (projecteurs, lumières, rallonges, générateurs)

3. SECOURS
– Gants à usage unique
– Masques chirurgicaux
– Matériel de suture
– Blouses médicales
– Bandages élastiques
– Garrots
– Lecteurs à glycémie
– Pansements hémostatiques
– Pansements
– Solutions antiseptiques
– Matériel médical (respirateur, défibrillateur, moniteur)

4. VÊTEMENTS/ ALIMENTATION
– Pulls, manteaux, pantalons, vêtement chauds
– Chaussettes, linge de corps adultes/enfants
– Produits secs qui ne nécessitent pas de cuisson ou de réchauffage

A Tournus : Caserne des Pompiers – Avenue Henri et Suzanne Vitrier

A Sennecey : Caserne des Pompiers – Rue des Mûriers

A Cuisery : Caserne des Pompiers – Route de Simandre

Pour tout renseignement, adressez vous par mail à: crise.ukraine.coordination71@saoneetloire.fr

LES NUISANCES DES PARCS D’ATTRACTION : AVIS AUX RIVERAINS !

Nuisances sonores au Futuroscope

La montagne russe du Futuroscope, « Objectif Mars », fait le bonheur des visiteurs avec ses deux propulsions et ses véhicules rotatifs.

Entre 9 heures et 23 heures, ceux qui la testent n’hésitent pas à témoigner de leur satisfaction et de leur stupeur en s’égosillant depuis les wagonnets élancés à 55 km/h. Un plaisir qui n’est définitivement pas partagé par les voisins du parc, exaspérés par les cris stridents des usagers, comme le rapporte France 3 Aquitaine, dimanche 28 novembre.

À l’ouverture de cette attraction, en mars 2019, les habitants ont rapidement constaté les nuisances sonores et contacté Rodolphe Bouin, le directeur du parc, qui a ordonné l’édification d’un mur antibruit de neuf mètres de haut et de 110 mètres de long pendant le confinement. À la réouverture du parc, après un long répit apprécié, la quinzaine de voisins a découvert que la construction ne camouflait en rien la gêne occasionnée. Au micro de France 3 Aquitaine, l’une des victimes d’« Objectif Mars » a expliqué avec regret : « J’habite juste derrière le mur, je suis censé être protégé, sauf qu’en fait, le mur n’a pratiquement aucune efficacité, on continue à subir les bruits, les cris incessants, toutes les deux minutes à peu près. » Un autre voisin s’est lui plaint de n’être pas couvert par le fameux mur : « En fait, le mur s’arrête, et l’attraction démarre après, donc nous avons les cris en plein, on voit passer les wagonnets et les gens qui crient, donc pour nous, le mur ne sert à rien. »

Attention aux « éclats sonores » !

Photo libre de droits Puy du Fou

Commentaire : si le parc Eclat se fait un jour et même s’il n’y a pas de wagonnets dans son enceinte, il est à craindre d’importantes nuisances sonores pour les riverains (musique, hauts parleurs, cris, applaudissements, moteurs des voitures et des cars…) et cela pendant la journée et le soir ! Un inconvénient parmi beaucoup d’autres !

REUNIONS PUBLIQUES SUR LE PLUi DE LA COMCOM « MACONNAIS TOURNUGEOIS »

3 réunions ont été programmées pour présenter le PLUi

Nous avons assisté à 2 de ces 3 réunions sur le PLUi DU MACONNAIS TOURNUGEOIS…

L’objectif affiché était de présenter les futures règles de constructibilité (zonage, règlement, orientations d’aménagement et de programmation – OAP), actuellement en phase d’élaboration, qui seront en vigueur pour les 15 années à venir et de recueillir les avis de la population.

A Viré, nous avons appris que les 18 ha dévolus à l’aménagement de la zone nord de Tournus concernant le Parc ECLAT ne rentraient pas dans la consommation d’espaces agricoles entrainés par le PLUi. Cette information n’a pas été reprise à la réunion de Tournus. Mis à part ce point nous n’avons pas appris grand-chose sur le contenu du PLUi.

A Tournus : contenu du PLUi

Le point à l’ordre du jour portait sur la phase réglementaire du PLUi, à savoir zonage et règlement. Nous avons eu droit à une explication « très pédagogique » sur la lecture d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal par le consultant d’Urbicand qui maîtrisait très bien son cours d’Urbanisme pour les Nuls. Nous savons maintenant qu’il existe une zone U comme urbanisme, qui peut se décliner en de nombreuses subdivisions, une zone A comme agriculture, une zone N  comme naturelle protégée ainsi que des zones de réserves foncières 1Ut comme urbanisme réservé à des projets touristiques. Nous sommes aussi devenus incollables sur les OAP comme Opération de Programmation et d’Aménagement. Information importante : une OAP est prévue pour le parc ECLAT, mais la présentation de 23 lignes sur une diapositive était totalement inintelligible.

Questions sur le Parc Eclat

Quant à la concertation, des questions ont été posées dans la salle par des propriétaires de parcelles situées dans la zone Nord et par des membres du collectif Pas d’Eclat qui ont rappelé qu’ils étaient opposés à toute artificialisation de terres agricoles. A l’évidence, les réponses apportées n’ont pas été satisfaisantes.

En conclusion…

Sur le contenu de des zones ou des OAP dans chacune des 24 communes de la Comcom, nous sommes restés sur notre faim. L’explication communiquée par Bertrand Veau, 4ème vice- président chargé de l’Aménagement durable, de la revitalisation du territoire, du Programme Local d’Urbanisme Intercommunal et du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, tient en une phrase : « les documents de travail ont été adoptés par le comité de pilotage, mais n’ont pas été arrêtés par le Conseil communautaire, ils ne peuvent donc pas être diffusés ».

Le calendrier final du PLUi est le suivant  :

  • juin-juillet 2022: arrêt du projet par le Conseil Communautaire

  • juillet-septembre 2022 : consultation des organismes associés (Chambre d’Agriculture, Chambre de Commerce, services de l’Etat….)

  • octobre-janvier 2023 : enquête publique

  • janvier-février 2023: révision du projet après remarques du commissaire enquêteur

  • avril 2023 : adoption par le Conseil Communautaire du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal

  • entrée en vigueur du PLUi adopté.

A quand un vrai débat sur Eclat organisé à Tournus avec l’ensemble des acteurs concernés ?

CONFIRMATION : L’EGLISE SAINT VALERIEN A ÉTÉ ACHETÉE PAR LE GROUPE HOLDING BADEY INVESTISSEMENTS (HBI)

Image illustrative de l’article Église Saint-Valérien de Tournus

A VRAI DIRE CE N’EST PAS UNE SURPRISE !

Le bruit courait depuis plusieurs semaines. Le JSL de ce jour vient de confirmer l’opération. La vente de l’église et de la place adjacente du Grognard Putigny au groupe HBI (qui appartient à la famille Badey) a été actée par les élus de Tournus, mardi 8 février lors de la séance du Conseil municipal. La stratégie d’investissements touristiques du groupe HBI  à Tournus suit donc son cours. Pour rappel, le chiffre d’affaires annuel du groupe s’élevait en 2020 à 162 millions d’euros, alors que les budgets primitifs d’investissement de la ville de Tournus pour 2022 sont de 4,65 millions d’euros.

Le prix de départ de la vente de Saint Valérien aux enchères sur le site Agorastore fixé par la mairie était de 75 000€ et le montant de la remise en état du site estimée, selon nos informations, entre 700 000€ et 800 000€. La vente est assortie d’un convention fixant les conditions à respecter par le propriétaire pour exploiter le site. Le capital privé vient donc se substituer à l’argent public.

Et le parc Eclat ?

On nous promet bientôt des nouvelles du Parc Eclat.

Selon le Département, les opérations foncières en zone Nord de Tournus sont ficelées pour ce qui concerne les terrains, hors le parc lui-même (qui serait sous promesse unilatérale de vente valable 4 ans, selon nos informations).

S’agissant du parc de spectacles, il reste maintenant à découvrir les nouvelles propositions du porteur privé du projet (qui a dû se remettre au travail). De ce côté-là, c’est toujours le black out !

Tournugeois Vivant, qui a une légitimité historique à s’intéresser à ce qui se passe sur la Zone Nord, se doit de rester vigilant sur toutes les opérations en cours et à venir, et cela d’autant plus que jusqu’à présent la transparence n’a pas été de mise.

Autre point de vigilance, les acteurs culturels locaux n’ont, à notre connaissance, été ni informés, ni impliqués par le porteur de projet. Que penser lorsqu’on nous annoncera l’arrivée de spectacles avec des participants venus d’ailleurs, dont on nous dit qu’ils vanteront l’histoire de la Saône-et-Loire auprès de milliers de touristes qui viendront s’agglutiner pendant 6 mois de l’année entre l’autoroute A6, la route 906, la voie de chemin de fer et la Saône ?

Affaire à suivre !

PROJET ECLAT A TOURNUS : INFORMATIONS SUR L’ETAT D’AVANCEMENT

Comme nous nous y étions engagés, Tournugeois Vivant a mené l’enquête pour savoir exactement où en était le Parc Eclat.

Nous avons consulté le Registre des Actes Administratifs du Département de Saône-et-Loire 2021-11 *, qui est en libre accès sur le site du Département, et nous avons examiné en particulier :

  • p. 55 : la convention cadre de veille, réserves et acquisitions foncières avec la Safer Bourgogne-Franche-Comté,

  • p. 67 t ss. : Les 7 conventions particulières conclues entre le Département de Saône-et-Loire et la Safer Bourgogne-Franche- Comté.

S’agissant de ces « conventions particulières », elles portent sur les terrains indiqués dans l’image ci-dessous. Ces documents sont publics. Nous reviendrons sur le détail de chacune d’entre elles dans un prochain article.

D’après les informations récentes du Département, les terrains figurant ci-dessus ont été acquis et payés. Le montant total est celui qui a été voté en juillet 2021 par le Conseil Départemental soit 2 160 400€.

A noter que ces terrains ne concernent pas le parc de loisirs à proprement parlé. Ceux-ci seraient actuellement sous promesse unilatérale de vente valable 4 ans après sa signature.

Quant au projet de parc qui doit être financé et exploité par un groupe privé, son coût est évalué à l’heure actuelle à 46 millions d’euros, hors foncier. Les investissements seront à la charge d’une société d’investissement. La gestion du parc sera confiée à une société d’exploitation.

Les porteurs privés du projet ont pris du retard. Ils doivent présenter un projet remanié au Conseil Départemental dans le mois qui vient.

*(https://www.saoneetloire71.fr/information-transversale/publications/recueil-des-actes-administratifs-2021-11-3074)

PARCS DE LOISIRS ET PASS SANITAIRE : UNE SAISON MASSACRÉE ! SELON LE SYNDICAT DES PARCS DE LOISIRS

L’obligation du pass sanitaire depuis le 21 juillet 2021 est en train de «massacrer» la saison touristique des parcs d’attractions et de loisirs, a affirmé lundi Arnaud Bennet, le président du SNELAC mais aussi le président du parc animalier PAL : « Globalement il y a une chute très forte, de 20 à 50% selon les sites, et jusqu’à 70% chez certains. »… « Il y a une désaffection très nette dans tous nos parcs à cause d’une mesure inutile dans ces espaces en extérieur, où le protocole de sécurité avait très bien fonctionné l’été dernier » dit-il encore !

Après une année 2020 catastrophique, l’année 2021 ne s’annonce pas meilleure.

Questions à poser aux promoteurs du parc Eclat  :

– Est-il judicieux de persister à construire aujourd’hui un parc de loisirs comme ECLAT à Tournus ?

– Dans la période post-COVID, ne prend-on pas des risques disproportionnés par rapport aux « avantages supposés » de ce type de projet en créant un parc de loisirs à Tournus ?

Rappelons, à partir d’une analyse du marché de FUNFAIRCITY,  observatoire actif et prospectif des nouveaux lieux des loisirs en ville, les conditions à remplir pour qu’un parc de loisirs démarre dans de bonnes conditions : « …

  • des moyens considérables, dès l’ouverture mais également pour les nouveautés à suivre et l’entretien,

  • une consommation de foncier très importante dans un contexte d’étalement urbain tout autant surveillé (associations, collectifs,…) que concurrentiel (logistique, e-commerce, logement individuel,…)

  • des procédures règlementaires longues et complexes pouvant susciter des oppositions (on pense aux ZAD opposées aux projets de Center Parcs), des recours et des jugements défavorables (cf. Europacity)

  • un soutien des collectivités publiques, notamment en matière de réalisation d’infrastructures, mais qui s’avère de plus en plus rare en période de tension budgétaire

  • un bon équilibre d’attractions pour tous les publics et toutes les conditions météo (intérieur/extérieur) ainsi qu’une disponibilité des fabricants pour les livrer (délais pouvant aller jusqu’à deux ans pour les attractions les plus complexes.

  • plusieurs années de rodage (fonctionnement des équipes, développement du volet paysager,…) soumises aux aléas de fréquentation, de météo et d’actualité (aspects sécuritaires notamment)…

  • nous ajoutons à cette liste, les risques liés à des mesures sanitaires imposées par les pouvoirs publics, qui pèsent énormément sur la rentabilité des parcs et sur leur possibilité de réinvestir pour se renouveler face à une concurrence de plus en plus nombreuse ( Le SNELAC compte plus de 250 sites adhérents).

  • une clientèle ! Et ce dans un marché qui, s’il n’est pas non plus à saturation, est tout de même bien occupé de sites de loisirs nombreux, variés et qui constituent autant de points de références pour des visiteurs exigeants.

Toutes ces conditions impliquent nécessairement des délais de montage et de réalisation très long pouvant remettre en cause les hypothèses initiales de conception et d’étude de marché. »

Pour en savoir plus :

FAUT-IL ENCORE CONSTRUIRE DE NOUVEAUX PARCS D’ATTRACTIONS EN FRANCE ?

 

SPECTACLE AU PALACE DE CUISERY – 23 JANVIER 17H00


Après avoir bourlingué dans tous les coins de la planète, ce qui n’est pas si simple, puisque rappelons-le, la terre est ronde, nos cinq hôtesses de l’air reprennent du service. De New York à Kuala Lumpur, de Venarey-Les-Languedoc à Johannesburg, elles continuent de voyager mais en toute propreté.

Fini les boeing 747, les premières classes ou les charters pas cher.
Les cinq filles de l’air montent leur agence de voyage. Nouvelle fragrance, nouvelles vacances, le tout sans essence.

Les 5 poétesses sont là pour vous, du bio, du vivant, du vrai, du garanti sans phtalates ni parabène. Une gamme de voyage à petit prix pour amateurs de grandes sensations.

Fini le gasoil, bonjour les étoiles !

RENCONTRE ENTRE TOURNUGEOIS VIVANT ET DES ELEVES DU LYCÉE AGRICOLE DE FONTAINES

  • A l’origine de la rencontre, le film « Douce France »

Un groupe d’une quinzaine d’élèves du Lycée agricole de Fontaines inscrit en option aménagement du territoire, accompagné par leur enseignante Elisa Gourlier, a souhaité rencontrer des membres de l’équipe de Tournugeois Vivant pour mieux comprendre ses objectifs et ses activités dans le secteur du Tournugeois et pour évoquer plus spécifiquement le projet de parc de loisirs Eclat sur la zone Nord de Tournus.

L’’idée de cette rencontre, qui a eu lieu à Tournus dans les locaux du Galpon, est venue à la suite de la projection du film « Douce France » de Geoffrey Couanon, qui présente la démarche d’enquête menée par un groupe d’élèves à propos de la création dans le « Triangle de Gonesse » , en région parisienne, d’un immense centre commercial et de loisirs appelé « Europa City ».

Ce projet gigantesque à 3 milliards d’euros devait être réalisé sur des terres agricoles où sont cultivés aujourd’hui des céréales et des produits du maraîchage.

Le film raconte comment un groupe d’élèves enquête sur le projet dans le but de mieux connaître les données du problème et les positions respectives des principaux acteurs.

IMAGE DU FILM « DOUCE FRANCE »

  • Les élèves mènent l’enquête sur le projet de parc historique « Eclat » à Tournus

Les jeunes du lycée de Fontaines ont souhaité à leur tour mener une enquête sur le projet de parc historique ECLAT que le département souhaite implanter sur 14 ha situés dans la zone Nord de Tournus, zone occupée à l’heure actuelle pour une bonne part, par des terres agricoles.

Ils ont programmé des rencontres avec des élus, des associations, des agriculteurs, des citoyens afin d’enquêter sur ce projet. L’objectif est d’arriver à mieux comprendre les enjeux de ce parc et ses conséquences sur l’avenir du territoire et de ses habitants.

Par le biais de ses deux représentants, Tournugeois Vivant a illustré sa démarche à travers deux actions clés :

  • dans une première période (2016 – 2018), le combat mené contre l’implantation en Zone Nord de Tournus d’un supermarché Leclerc et d’une zone commerciale de grande ampleur sur la Zone Nord de Tournus. Combat victorieux puisque sous la pression de Tournugeois Vivant et face à une attitude  totalement fermée du maire, une partie des conseillers municipaux de la majorité a démissionné. De nouvelles élections municipales ont alors été organisées à Tournus, une nouvelle majorité a été élue et le projet Leclerc a été abandonné sine die.

  • dans une seconde période (2018 – 2022), la nouvelle équipe de Tournugeois Vivant s’est lancée dans un projet intitulé « Alimentation saine pour tous sur le territoire du Tournugeois ». Ce projet s’est accompagné d’un programme de recherche-action sur la démocratie alimentaire (POPSU) initié par le Ministère de la Transition Ecologique et le Ministère des Collectivités Territoriales. Il a été conduit localement en partenariat avec la ville de Tournus, l’association Economie-Solidarité-Partage et une équipe de chercheurs de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon. Un des éléments clés de ce projet est la non artificialisation des terres agricoles, la relocalisation de la production agricole et le respect de l’environnement. Pour ces raisons principalement, Tournugeois Vivant s’oppose au projet de Parc de Loisirs Eclat qui doit être implanté dans la zone Nord de Tournus, sur sur 14 ha dont une grande part sur des terres agricoles.

Site éventuel d'Eclat avec parking à gauche de la voie ferrée; document non officiel

Les élèves ont ensuite posé des questions pour éclaircir les raisons de la position de Tournugeois Vivant concernant le projet Eclat.

Ils ont eu ensuite un entretien avec le maire de Tournus, Bertrand Veau.

L’AVENIR DU PROJET ECLAT EST-IL EN QUESTION ?

Où en est-on vraiment sur le projet ECLAT à l’aube de 2022 ?

Comme c’est le cas depuis décembre 2019, aucune information à la population n’a été diffusée par le Département sur ce projet à 60 millions d’euros. On ne peut que constater un retard dans le calendrier du projet tel qu’il avait été avancé en 2019 :

  • Juin 2020 : présentation du projet privé et des engagements publics associés

  • 2021 : mise en place des procédures administratives.

  • 2022 : début des travaux

  • 2023 : une ouverture effective du site

En 2021, la seule nouvelle importante, et qui a été rendue publique, concernant le projet de parc ECLAT a été la délibération n°304 du Conseil départemental prise le 22 juillet 2021. Nous en reproduisons le texte ci-après.

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LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL

Vu la loi n° 2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire,

Vu le Code général des collectivités territoriales,

Vu la délibération du 19 décembre 2019 aux termes de laquelle le Conseil départemental a préfiguré la méthodologie de développement du projet de création d’un parc historique de spectacles dénommé « ECLAT »,

Vu le rapport de M. le Président,

Après avoir recueilli l’avis de la Commission agriculture, aménagement du territoire, infrastructures, environnement et tourisme et celui de la Commission finances,

Considérant que dans le cadre des compétences de solidarités territoriales et humaines, la mobilisation foncière est un levier indispensable au Département pour mener des projets ou accompagner ceux des collectivités partenaires,

Considérant l’ambition du Département de valoriser son patrimoine naturel et agricole, préserver les écosystèmes naturels et la biodiversité, concilier les enjeux d’aménagement, d’attractivité et de qualité de vie des habitants,

Considérant que le Département de Saône-et-Loire accompagne la commune de Tournus et la communauté de communes Maconnais-Tournugeois pour l’implantation d’un projet d’équipement culturel, de loisirs et d’attractivité touristique ECLAT, notamment pour les infrastructures de desserte et stationnement, liaisons douces, commerces et services de proximité valorisant les productions locales,

Considérant les missions de la Société d’Aménagement foncier et établissement rural (SAFER) Bourgogne Franche-Comté selon les articles L-141 et suivants du code rural et de la pêche maritime, telles que les opérations d’aménagement foncier agricole, de mise en valeur forestière et rurale, de portage et acquisitions foncières,

Considérant que dans le cadre des missions générales de la SAFER et pour créer les conditions favorables à l’intégration urbaine, paysagère et environnementale du projet touristique ECLAT, il est besoin que la SAFER BFC acquière à l’amiable les parcelles et immeubles, situés sur la commune de Tournus, représentant une surface totale d’un peu plus de 16 hectares, pour un montant global de 2 160 400 €.

Considérant que le Département, fera l’avance des fonds nécessaires au préfinancement de l’acquisition des biens mis en réserve ;

Après en avoir délibéré

Décide à la majorité, 46 voix pour et 12 absentions :

• d’approuver le projet de convention cadre pour des missions de concours technique foncières avec la SAFER Bourgogne Franche-Comté sur son territoire telle que présentée en annexe n°1,

• d’autoriser le Président à la signer,

• d’approuver la mise en réserve pour de l’ensemble de bâti et terrain à bâtir, terres naturelles et agricoles d’une surface totale de 16,07 hectares sur Tournus et le versement à la SAFER de 2 160 400 €,

• d’approuver les projets de conventions techniques particulières concernant les 7 acquisitions foncières telles que présentées en annexes n°3 à 9, et autoriser le Président à les signer,

Les crédits sont inscrits au budget du Département sur le programme « Aménagements touristiques », Opération « Parc à thèmes », compte 2748.


Pas d' »Eclat » dans le récent dossier de presse du Département

Pour 2022, dans le dossier de presse consacré à l’Assemblée Départementale des 16 et 17 décembre 2021, on ne trouve pas la moindre ligne sur le projet de parc Eclat dans les 20 pages du document. D’ici à en déduire qu’Eclat ne fait pas partie des priorités pour 2022 !

Dès lors, on peut légitimement s’interroger.

– Est-ce que, tant que rien n’est sûr, on est toujours dans la pratique du secret instaurée par le président Accary ?

– Est-ce que le dossier des porteurs privés du projet est en panne ou a pris beaucoup de retard pour une quelconque raison ?

– Est-ce que les investisseurs pressentis, prenant en compte les pandémies à répétition, les fermetures périodiques des frontières, et le va-et-vient permanent des mesures de protection sanitaire, considèrent que le projet Eclat est devenu désormais financièrement beaucoup trop risqué ?

C’est possible si l’on examine le Compte de Résultat 2020 du parc du Puy du Fou (souvent cité comme l’exemple de la réussite dans ce domaine).

Quant au Futuroscope, il enregistre en 2020 à peu près 60 millions de pertes sur 110 millions de chiffre d’affaires initialement prévu. Les chiffres de 2021 seront contrastés avec l’instauration du pass sanitaire, notamment pour les parcs de taille moyenne.

Les chiffres malheureusement parlent d’eux-mêmes, et bien sûr il ne faut pas s’en réjouir. Il faudra en tirer les conséquences : les projets de parcs à thème pouvaient être d’actualité il y a 30 ans, mais aujourd’hui en pleine transition écologique, économique sociale et … sanitaire, ont-ils encore un sens ?

Et pendant ce temps là…

– Des porteurs de projets recherchent des terres agricoles… On pourrait mettre à profit les 15 hectares destinés à Eclat pour réaliser un projet agricole, agronomique et de transformation agro-alimentaire. Cela aurait un sens et couterait beaucoup moins cher !

Tournugeois Vivant à la suite du programme POPSU, souhaite travailler dans cette direction et, avec d’autres, être force de proposition.

Notre association poursuit également ses travaux sur des Projets Locaux d’Initiative Citoyenne. Des groupes de travail citoyens se sont réunis et des initiatives seront proposées en 2022.

Dans l’immédiat : Tournugeois Vivant en quête d’informations sur l’avenir du parc Eclat

Le président Accary, dans un courrier daté du 16 juin 2021, nous avait proposé de venir à Mâcon pour obtenir des informations auprès de ses services en ces termes :  » Mes services se tiennent à votre disposition pour vous présenter les premières avancées qui relèvent du Département, dans l’attente d’un dossier plus étayé fourni par les porteurs privés du projet. Celui-ci sera un support à des échanges argumentés organisés autour d’une concertation à l’automne et susceptibles de contribuer de manière constructive  aux évolutions à prendre en compte pour le développement de ce projet. »

Nous avons répondu favorablement à cette proposition.

Début janvier, considérant que le « dossier plus étayé  » qui devait être fourni par les porteurs privés du projet est peut-être enfin arrivé, nous demanderons un entretien aux Responsables du Projet au sein du Conseil Départemental et nous tiendrons informés nos adhérents des résultats de cette démarche.

G.M.

VILLAGE DU FUTUR : VISITE DU SOUS-PREFET A MANCEY

Le sous-préfet de Chalon-sur-Saône s’est déplacé à Mancey, Village du Futur, pour rencontrer le maire, les élus et des membres de l’Assemblée des Habitants.

Au cours de la réunion, les échanges ont porté sur les projets de Mancey, l’Assemblée des Habitants de Mancey, la démarche « Villages du Futur » initiée par la Région Bourgogne-Franche-Comté et le PLUi de la Communauté de Communes « Entre Saône et Grosne » en cours d’élaboration. Ils ont été très constructifs.

Après avoir présenté les grandes lignes de l’organisation et du fonctionnement de l’Assemblée des Habitants, élus et habitants ont pu exposer les différents projets du village et faire le point sur leur état d’avancement.

  • Le projet « Circuits courts » est opérationnel depuis plus d’un an. Il reste dans l’attente de la création du tiers-lieu qui permettra, entre autres, une meilleure distribution des produits des producteurs locaux.
  • Le projet d’aménagement d’une zone de loisirs est en bonne voie. Une partie des terrains concernés a été donnée à la commune par le propriétaire. Plusieurs experts sont venus examiner les lieux.
  • Le projet « Energie photovoltaïque » nécessite de trouver un partenaire pour exploiter un champ de panneaux photovoltaïques. Le projet situé sur un terrain communal situé en zone ZNIEFF 1 nécessite de conduire des études approfondies et d’obtenir des autorisations spécifiques.
  • Le projet « Bien vieillir à Mancey », qui prévoit le développement de services pour les aimés et la construction à terme de logements adaptés permettant aux habitants de rester au village, a fait l’objet d’une consultation des habitants du village de plus de 65 ans. Les résultats sont en cours de dépouillement. Le choix d’une implantation dans u lieu précis est à ce jour prématuré.
  • La création d’une petite zone artisanale permettant de conserver et d’accueillir dans le village des artisans en mettant à leur disposition des locaux adaptés a également été présentée. Il semble qu’une solution ait été trouvée.
  • Enfin le projet de Tiers lieu et « Coeur de Village » est étroitement lié au PLUi et à la marge de négociation dont la commune pourra disposer pour le créer et l’aménager.

Les participants à la réunion, élus et habitants, ont évoqué les problèmes rencontrés par la commune lors de l’élaboration du PLUi :

  • sur la constitution d’une réserve foncière communale adaptée aux projets de Villages du Futur,
  • sur le décalage entre la temporalité des projets et celle de l’élaboration du PLUi,
  • sur l’application de certaines règles techniques concernant le « coeur de village »,
  • et enfin sur la sécurité routière liée à la traversée du village par une route départementale toute droite, très fréquentée, et sur laquelle les excès de vitesse sont fréquents.

M. le Sous-préfet a proposé d’organiser une réunion technique en janvier ou début février pour examiner de manière plus approfondie les problèmes soulevés et les solutions à envisager, notamment au niveau du PLUi.

 

MANCEY VILLAGE DU FUTUR : DES ETUDIANTS D’AGROSUP DIJON A LA RENCONTRE DES HABITANTS

« Villages du Futur » au programme d’un module d’études 

Mardi 14 janvier un groupe de 4 étudiants de 3e année d’études d’ingénieur agro, d’Agrosup Dijon, qui ont choisi pour thème d’un des modules de leur formation le programme VILLAGES DU FUTUR, créé par la Région Bourgogne-Franche-Comté, s’est rendu à Mancey. Ils ont été accueillis par Gérard Morin, habitant de Mancey, qui avait pris soin d’organiser la journée et de planifier des rencontres avec une dizaine d’habitants, chez eux.

Dans le cadre de leurs travaux les étudiants conduisent en effet une enquête sur le terrain dans plusieurs des Villages du Futur sélectionnés par la Région. En Saône-et-Loire, c’est le village de Mancey qui a été choisi comme Village du Futur, vraisemblablement en raison de l’implication forte des habitants dans la vie de leur commune.

Mancey, Village du Futur (Photo G.M.)

A la rencontre des habitants

Pour en savoir plus, rien de tel que le contact direct avec la population de Mancey, c’est ce qui explique la venue d’Inès, Marie, Anna et Emmanuel. Au cours de la journée, ils ont rencontré le matin des habitants qui leur ont parlé du village, de son histoire, des faits marquants qui se sont déroulés ces dernières années et l’après -midi, d’autres habitants qui ont répondu à des questions sur la participation citoyenne et sur l’Assemblée des Habitants. Cela a été l’occasion de réaliser des entretiens filmés.

Interview de Pierre Zarka, habitant de Mancey (Photo G.M.)

Les étudiants ont prévu de revenir en 2022, en espérant que le temps sera plus clément qu’en ce 14 décembre et ils ont prévu de faire un retour aux habitants sur les résultats de leur travail.

Des rencontres prévues dans plusieurs autres Villages du Futur

Mancey n’est pas le seul village visité par les étudiants d’Agrosup Dijon. Ils ont prévu de se rendre dans d’autres Villages du Futur : aux Premiers Sapins, une commune nouvelle située dans le Doubs, à la Chapelle de Rougemont, un village du Territoire de Belfort, à Donzy dans la Nièvre, à Alise-Sainte-Reine, en Côte-d’Or et à Chatel-Censoir, dans l’Yonne.

Un intérêt partagé

Les habitants de Mancey qui ont reçu la visite à leur domicile de ces étudiants ont apprécié leur démarche. Ils ont pu aussi faire partager leur volonté de réussir les projets du village et leur plaisir de vivre à Mancey.

G.M.

LIVING LAB DIJON : REUNION DE BILAN 2021

Le Living Lab territorial pour la transition sociale et écologique (LLTSE) est un groupe de recherche transdisciplinaire créé en octobre 2018, porté par la MSH Dijon. Il est ouvert aux acteurs institutionnels, associatifs, et aux différents publics intéressés par les enjeux de la transition socio-écologique.

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Le Living Lab et le Tournugeois

Le Living Lab de Dijon est intervenu à double titre dans le Tournugeois :

  • d’une part, dans le cadre du programme POPSU-Territoires en partenariat avec la ville de Tournus, Tournugeois Vivant, Economie Solidarité Partage et d’autres associations locales

  • d’autre part; au titre de « Villages du Futur » à Mancey, une approche  globale des  problématiques  de  revitalisation  et de dynamisation  des  villages, programme initié par la Région Bourgogne -Franche-Comté.

Bilan 2021

Le 16 décembre a eu lieu a Dijon, une réunion de bilan des travaux de recherches du Living Lab conduits au cours de l’année 2020. La réunion était animée par Dany Lapostolle, coordinateur du Living Lab.

Etaient présents à cette réunion : les chercheurs du Living Lab et d’AgroSup Dijon, les représentants de la DREAL, Sylvain Riffard de la Région BFC ainsi que des représentants des communes et des associations qui ont été associées au programme de recherche-action du Living Lab.

Photo G.M., au premier rang Dany Lapostolle et Gaëtan Mangin, deux chercheurs du Living Lab.

Le Tournugeois était représenté par Jean-Paul Pin (conseiller municipal de Tournus et conseiller communautaire), Céline Braillon (Tournugeois Vivant et ESP) et Gérard Morin (Tournugeois Vivant et Assemblée des Habitants de Mancey)

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L’après-midi a été consacrée aux projets pour 2022 et les années suivantes, et en particulier au projet de recherche (APR) « Transitions écologiques, économiques et sociales » (TEES) de l’ADEME.

G.M.

JOURNÉES DE L’ÉCONOMIE AUTREMENT A DIJON : INTERVENTION D’ECONOMIE SOLIDARITÉ PARTAGE DE TOURNUS

L’association tournugeoise « Economie Solidarité Partage » a participé aux Journées de l’Economie Autrement à Dijon, les 26 et 27 novembre derniers.

L’assistance lors de la journée d’ouverture (Photo Bien Public)

Organisées par Alternatives économiques, ces deux journées réunissent annuellement les acteurs de l’Economie Solidaire et Sociale pour échanger, donner à voir des initiatives qui contribuent à construire un nouveau modèle d’activités porteur de plus de bien-être, plus soutenable, plus démocratique.

Ainsi, l’association Economie Solidarité Partage de Tournus a été invitée par Dominique Picard, référente  » Agriculture et alimentation durables au Labo de l’Economie Sociale et Solidaire » à intervenir dans la table ronde sur les impacts de la crise sanitaire  dans les circuits alimentaires des territoires, aux côtés d’autres acteurs comme le directeur du CCAS de Dijon, le vice-président de la métropole dijonnaise en charge du Plan Alimentaire Territorial et l’association « les Greniers d’abondance » qui a notamment publié un « Guide de la résilience alimentaire » ou comment transformer le système alimentaire de son territoire.

Coopération entre acteurs locaux pour une alimentation saine pour tous

Céline Braillon, vice-présidente, a ainsi présenté comment Economie Solidarité Partage s’inscrit dans la recherche collective d’une alimentation plus saine et de qualité dans le territoire du tournugeois : la crise a accéléré les coopérations entre la ville, Economie Solidarité Partage, des associations comme Tournugeois vivant, l’Embarqu’, l’AMAP, Terres de lien etc. pour créer des liens entre les producteurs et les citoyens tous vulnérabilisés par la crise. La création d’un fonds de solidarité est un exemple concret de cette coopération.

Les rayons de l’épicerie sociale et solidaire de Tournus au Pas Fleury

Des initiatives diverses en faveur d’une alimentation saine

Céline Braillon a aussi mis à jour l’insuffisance des circuits de distribution à répondre aux besoins d’une alimentation de qualité, révélant ainsi la nécessité de consolider l’existence d’une épicerie mobile par un financement participatif et de développer des groupements d’achat de produits locaux et de qualité entre habitants, comme « le Relais des Teppes » à Mancey.

L’épicerie mobile de Sophie (Tournage par l’agence Capa)

Le développement du maraîchage bio en atelier d’insertion est aussi un bel exemple de résistance à cette crise et d’autonomisation relative du territoire en matière d’alimentation.

C.B.


Le maraîchage bio au Jardin d’En Breuil (ESP)