JURA : INITIATIVE POUR « UNE ALIMENTATION SOCIALE ET SOLIDAIRE »

Des associations et syndicats agricoles du Jura se réunissent sous le nom du collectif « Pour une alimentation locale et solidaire » dans un esprit de solidarité afin d’accompagner les paysan.ne.s du Jura et des alentours durant cette période de crise, et communiquer auprès des consommateur.trice.s.

Nous observons que les préoccupations des consommateur.trice.s de mieux s’alimenter, de soutenir l’agriculture locale et de nouer des liens de solidarité à l’échelle des territoires s’imposent avec force en ces temps de confinement.

L’accroissement de la demande en produits alimentaires locaux se ressent auprès des paysan.ne.s commercialisant en direct ou en circuit courts, qui ont vu leurs commandes doubler ces dernières semaines.

Après avoir dû réorganiser leurs circuits de commercialisation suite à la fermeture de certains marchés ces paysan.ne.s essaient de répondre au mieux et collectivement à ce regain d’intérêt des circuits courts. Ils livrent des colis, assurent des distributions, et maintiennent les magasins à la ferme ouverts !

A ce jour, le collectif rassemble les associations du réseau INPACT 39 (Terre De Lien, Afocg39, Le Serpolet, Solidarité Paysan, MRJC, Accueil Paysan), la Confédération Paysanne du Jura, le Groupement des Agriculteurs Bio du Jura (GAB39), le réseau des AMAP de BFC, Jura Nature Environnement et des associations de consommateur.trice.s : Caba Sud Revermont, Altermarché du Dan, Ethique et Tac, Humeur Bio.

La vocation du collectif est d’être un guichet unique sur les questions liées à la vente directe et aux circuits courts dans le Jura et aux alentours.

Nous sommes là pour :

·         Recenser les initiatives locales de commercialisation,

·         Faire la promotion de ces initiatives locales de paysan.ne.s pour leur offrir un maximum de visibilité auprès des consommateur.trice.s : animation et modération de notre page Facebook, relais de la cartographie administrée par la Chambre d’Agriculture,

·         Accompagner individuellement les paysan.ne.s en difficulté de commercialisation,

·         Travailler avec les collectivités pour défendre ces circuits de commercialisation de proximité faisant vivre notre territoire.

Notre réseau est riche des outils de vente directe sur lesquels nous avons depuis longtemps capitalisé. Les complémentarités de nos structures membres sont valorisées par ce travail collaboratif.

Nous faisons tout pour que personne ne soit mis de côté lors de cette crise.

Assurer la sécurité alimentaire des populations

TRIBUNE

présentée par un collectif autour de Philippe Desbrosses,
Agriculteur, Docteur en Sciences de l’Environnement
* lire la liste des signataires en pied de cette tribune

Source : https://le1hebdo.fr/journal/actualite/tribune-securite-alimentaire-69.html#

LA CRISE ALIMENTAIRE EST IMMINENTE, car à la détérioration continue des sols s’ajoute le blocage des circuits internationaux de transport sur lesquels repose le système alimentaire mondial. Nous ne sommes pas mieux préparés à cette échéance qu’à l’actuelle crise sanitaire. Or ces épidémies et ces crises alimentaires seront rendues plus fréquentes par l’état écologique et économique du monde.

La menace de pénurie alimentaire n’est ni un coup du sort, ni une fatalité. Elle résulte d’une insouciance et d’une illusion trop longtemps entretenues selon lesquelles nous serions dans un progrès matériel indéfini, dans une abondance qui pourrait — grâce au marché — résoudre spontanément toutes les difficultés et atténuer tous les risques, laissant le consommateur dormir tranquille et vaquer à ses occupations. Nous en avons perdu de vue des principes biologiques de base.

Résultat de ce choix de société : une agriculture artificielle, industrielle, entièrement dépendante des énergies fossiles, hors-sol, sans paysans, anéantie par un exode rural sans précédent. En France, 11 millions de paysans sont passés à la trappe en quelques décennies, et en 2020, c’est encore une exploitation toutes les 26 minutes qui disparaît ! Combien dans le monde ? Ce sont des milliers de kilomètres carrés alignés pour produire, transformer et acheminer une nourriture appauvrie en nutriments, reposant sur trop peu d’espèces, sur des pratiques artificielles et destructrices des sols, des eaux, et des communautés humaines. Ce système alimentaire, trompeusement efficace, n’en est devenu que plus vulnérable aux chocs climatiques, aux maladies, aux crises économiques et géopolitiques, et aux pénuries de ressources.

La France a la réputation d’être un pays producteur. Certes, en volumes ! Mais peut-elle pour autant nourrir sa population ? Non : notre système alimentaire dépend d’importations de soja américain et brésilien (faute de protéines végétales cultivées), de matières premières (dont les énergies fossiles et les phosphates), et de fruits et légumes (des milliers de camions par jour nous apportent les denrées agricoles des pays du sud). Aujourd’hui, moins de 2 % de notre surface agricole utile produit des fruits et légumes, alors qu’il en faudrait 10 % !

Notre monde vit dans un rêve technologique. Mais le réveil est terrible. Il produit maintenant des foules sans travail et sans nourriture décente, sur des sols progressivement stérilisés par les labours profonds et les molécules toxiques de l’agro-industrie suspectées de contribuer à toutes nos maladies chroniques, dites « maladies de civilisation » ! Une agriculture sans paysans, c’est l’Eldorado pour la pétrochimie et l’industrie lourde, mais c’est le cauchemar pour les peuples et les biens communs.

La crise du coronavirus en annonce d’autres, et met en lumière toutes les vulnérabilités extravagantes de ce système industriel. Nous avons l’opportunité de réagir, non pas en stoppant la machine (ça c’est fait), mais en coordonnant et en accélérant une « transition » vers des systèmes alimentaires moins vulnérables et plus résilients aux chocs de toutes sortes. Presque aucun pays n’est épargné par ces menaces, puisque quasi tous ont choisi les mêmes voies techno-chimiques et économiques, les mêmes dépendances des transports au long cours.

Nous sommes nombreux à avoir annoncé les catastrophes alimentaires. Depuis la révolution industrielle des années 1960-1970, des mises en garde ont été documentées, des propositions de réorientation ont été faites, alors que les politiques agricoles, sous l’emprise des lobbies agro-industriels, n’ont cessé de poursuivre leur course folle dévastatrice des écosystèmes, de la santé et des emplois…

Ce que nous proposons, c’est d’ENGAGER D’URGENCE UNE GRANDE CONCERTATION CITOYENNE par échanges électroniques et visio-conférences, dans chaque région et chaque bassin de vie, visant à remailler le territoire avec des productions diversifiées, à proximité et au service des populations, et avec leur aide.

Nous avons besoin :

  • d’hectares soustraits à l’artificialisation et à l’appétit des acquéreurs fonciers ;

  • de formation des agriculteurs aux techniques simples de culture et d’élevage qui permettent de régénérer les sols, économiser l’eau, réduire la mécanisation, et boucler les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore ;

  • d’outils de production agricole robustes et simples à fabriquer ;

  • de circuits raccourcis qui alimentent les populations et les usines de transformation, si possible locales.

C’est une question de bon sens, pas d’idéologie. Il y a urgence à faire l’inventaire des ressources et des besoins sur les territoires par des concertations régionales en commençant par les communes avec la collaboration des Maires et des associations locales :

  • Quels sont les lieux et les ressources comestibles disponibles aujourd’hui, les moyens de stockage et de distribution ?

  • Quels sont les lieux de formation pour les futurs paysans ?

  • Quelles sont les cultures et les surfaces allouées aux denrées de première nécessité ?

  • Quelles sont les surfaces à conserver de milieux naturels et d’infrastructures écologiques pour renforcer les populations et la diversité des pollinisateurs et des oiseaux prédateurs des ravageurs ?

  • Quels sont les moyens humains et matériels à mettre en œuvre dans chaque commune ?

Chaque municipalité ou intercommunalité peut faire l’inventaire de son territoire avec ses citoyens, selon une grille à co-élaborer, afin de cartographier la France, d’échanger et de s’entraider. Il s’agit de rendre les territoires efficients dans chaque région, en s’inspirant des meilleures solutions des uns et des autres.

La nourriture est le premier des besoins, or les systèmes alimentaires sont devenus majoritairement vulnérables et contre-productifs. L’agriculture est l’une des fonctions essentielles à la sécurité et au bien-être des communautés humaines, c’est le moment de lui redonner ses bases et son sens : c’est une question d’ordre public et de sécurité nationale.

Signataires :

  • Philippe Desbrosses : agriculteur et docteur en sciences de l’environnement

  • Dominique Bourg : philosophe, professeur honoraire, Université de Lausanne

  • Valérie Cabanes : juriste internationaliste

  • Françoise Laborde : sénatrice de la Haute-Garonne

  • Stéphane Linou : ancien conseiller général de l’Aude, auteur de Résilience alimentaire et sécurité nationale (2019)

  • Edgar Morin : sociologue

  • Christian Mouchet : Président de la Fondation pour le Progrès de l’Homme, agronome, professeur émérite Agrocampus Ouest

  • Coline Serreau : cinéaste, membre de l’académie des Arts

  • Pablo Servigne : ingénieur agronome et auteur

  • Julien Bayou : secrétaire national du groupe EELV

  • Sophie Swaton : Présidente de la Fondation Zoein, économiste et philosophe, Université de Lausanne

  • Maxence Layet: écrivain, éditeur de la revue Orbs l’autre Planète

  • Gilles-Eric Séralini : scientifique, professeur d’Université, spécialiste des O.G.M.

  • Delphine Batho : ancienne Ministre, députée des Deux-Sèvres, auteure de L’ Ecologie Intégrale

  • Benoît Biteau : paysan bio, agronome, député Européen EEVL

  • Corinne Lalo : journaliste indépendante d’investigation, auteure

  • Dr Dominique Eraud : phytothérapeute-nutritionniste, présidente de Solidarité-Homéopathie

  • Emmanuel Bailly : ingénieur auteur des tables d’indices de Souveraineté Alimentaire

  • Alexandre Boisson : expert sécurité civile, co-fondateur de SOS maires

  • Yannick Jadot : député Européen EELV

  • Jean-Marc Governatori : auteur, Écologie Politique

  • Corinne Lepage : ancienne ministre et députée Européenne, avocate

  • Charles et Perrine Hervé-Gruyer : fondateurs de la Ferme du Bec-Hellouin, auteurs Permaculture

  • Lucile Cornet-Vernet : parodontologue, fondatrice des Maisons de l’ARTÉMISIA

  • André-Jacques Holbecq : auteur, économiste, co-fondateur de SOS maires

  • Claude Aubert : agronome, écrivain, fondateur de Terre Vivante et Quatre Saisons du Jardinage

  • Boris Aubligine : paysan, fondateur d’Ethica Mondo MBA

  • Charles Kloboukoff : PDG du groupe Léa Nature

  • Michèle Rivasi : députée Européenne EELV

  • Samuel Lachaume : conseil en finance et territoire durables

  • Cyril Dion : co-fondateur du Mouvement des Colibris et co-réalisateur du Film Demain

  • Lionel Montoliu : fondateur de 0.6 Planet, docteur de Polytechnique, co-directeur du master Management de la Technologie et de l’Innovation

  • François Plassard : paysan Terre-Mer, ingénieur agronome, docteur en Economie, auteur ruralité

  • Monica Bassett : artiste peintre Internationale

  • Isabelle Champion-Poirette : présidente de Mille Variétés Anciennes

  • Olivier Roellinger : chef restaurateur de Cancale

  • Jean-Paul Jaud : cinéaste

GESTION DE VOS DECHETS : SOYEZ VIGILANT !

La préfecture de Saône-et-Loire rappelle que :

… pour faciliter l’activité des centres de tri des déchets, chacun doit être particulièrement scrupuleux dans la gestion de ses déchets ménagers en ne mettant pas de mouchoirs jetables, de lingettes, de masques ou déchets médicaux dans les déchets recyclables.

C’est une façon de respecter le travail de ceux qui agissent au quotidien pour le bien de tous et de leur permettre de le faire dans les meilleurs conditions possibles.

APPEL A LA SOLIDARITÉ DE L’EPICERIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Economie Solidarité Partage : « Le Pas Fleury » – 71700 Tournus

Téléphone : 03.85.32.16.89   Mail : esptournus@gmail.com

APPEL AUX DONS

L’approvisionnement alimentaire en produits frais (légumes, fruits, pain, produits laitiers, viandes, volailles) par les dons des grandes surfaces est devenu insuffisant pour pouvoir alimenter correctement les foyers démunis qui relèvent de l’aide alimentaire sur notre territoire.

Cette aide est assurée par l’épicerie sociale et solidaire « Au caddy Fleury » pour tout le bassin de vie de Tournus (communes du Mâconnais-Tournugeois et d’Entre Saône et Grosne). Elle est gérée par l’association « Economie-Solidarité-Partage » qui gère également la ressourcerie du Pas-Fleury.

Il faut savoir que ce dispositif d’aide concerne plus de 1200 personnes habitant le territoire (nombre en augmentation avec la crise actuelle). C’est pourquoi, durant la crise sanitaire, toute l’équipe de l’association reste mobilisée avec ferveur mais a besoin de vous !

D’un autre côté des producteurs locaux ont des difficultés pour commercialiser leurs productions.

Aussi, nous lançons en urgence un appel à solidarité aux habitants du territoire.

Votre solidarité peut s’exercer par des dons financiers de tout montant en fonction de vos possibilités.

Les dons (1) seront affectés à un fonds de solidarité dédié exclusivement à l’achat de produits frais aux producteurs locaux dans un esprit de solidarité de proximité.

Ce fonds sera géré par l’association Economie-Solidarité-Partage.

(1) Chaque versement à ce fonds de solidarité ouvre droit à déduction fiscale de 66 % (un don par exemple de 100 € ne coûte au donateur que 34 €). Pour cela, un CERFA sera remis par l’association pour valoir auprès de l’administration fiscale

Il vous suffit d’envoyer un mail à Fanny GONZALEZ la directrice, à l’adresse suivante : fondsolidaire.caddyfleury@gmail.com en indiquant le montant du don que vous souhaitez faire ainsi que vos coordonnées et votre adresse mail. Nous vous transmettrons en réponse les indications pour effectuer votre don.

Merci pour votre soutien et votre solidarité !

L’équipe de l’épicerie sociale et solidaire « Au Caddy Fleury »

POINT REGLEMENTAIRE CONCERNANT L’ACCES AUX DENRÉES ALIMENTAIRES

Quels sont les établissements autorisés à recevoir du public ?

Tous les établissements indispensables à la vie de la Nation, notamment les commerces alimentaires (y compris les Drive alimentaires). Tous les services de livraison de repas et de denrées alimentaires à domicile restent disponibles. https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

VENTE DIRECTE, AMAP, DRIVE FERMIERS, LIVRAISONS

Sont considérés comme n’entrant pas dans le périmètre de l’interdiction des marchés car assimilés à des commerces de détail alimentaire la vente directe, les AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), paniers paysans, paniers bios et produits « bienvenue à la ferme », livraisons à domicile dès lors que leurs modalités de retrait respectent la distanciation et les gestes barrières définies dans le décret 2020-293.

Vente à la ferme

Les ventes directes des producteurs sont autorisées sous certaines conditions de respect des règles sanitaires et de distanciation définies à l’article 6 du décret 2020-293. Les Grandes et Moyennes Surface et commerces de détail sont encouragés à s’approvisionner auprès des producteurs locaux. Les points de vente à la ferme ou en collectif peuvent entrer dans la catégorie « Autres commerces de détail alimentaires et magasin spécialisés » et font donc partie des commerces qui peuvent rester ouverts, en respectant les mesures de distanciation, et les formalisant (limitation du nombre de personnes acceptées dans les locaux, indications au sol sur les distances de 1 mètre à respecter, etc). Plus d’infos sur la FAQ du Gouvernement

AMAP

S’il y a un seul point de distribution, avec possibilité de mettre en place une file d’attente avec espacements d’un mètre, etc. le fonctionnement des AMAP peut être assimilé à celui d’un commerce alimentaire de détail. Pour l’organisation de la vente et les consignes de sécurité, on peut se référer au guide méthodologique établi pour les marchés (annexes).

En revanche, s’il y a plusieurs tables où les gens s’échangent des produits ou vont compléter leurs paniers au fur et à mesure, le fonctionnement de l’AMAP n’est pas autorisé.

Les Drive fermiers sont autorisés à continuer à fonctionner (assimilé à un commerce alimentaire de détail) en respectant les règles de distanciation et de prévention lors de la livraison.

La livraison de denrées alimentaires à domicile est autorisée à condition de respecter les mesures définies au II. de l’article 6 du décret du 23 mars 2020, notamment les règles portant sur l’interdiction de signature de documents de livraison et les règles de distanciation sociale. Les producteurs souhaitant réaliser des livraisons de produits alimentaires à leurs clients doivent compléter un justificatif de déplacement professionnel disponible sur le site du ministère de l’Intérieur et inscrire le trajet de la livraison. Ils doivent se munir également de l’autorisation de déplacement dérogatoire sans oublier une pièce d’identité. https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire-et-justificatif-de-deplacement-professionnel

Il est en outre conseillé aux agriculteurs d’être toujours munis au cours de leurs déplacements, d’un extrait de Kbis, inscription au registre agricole…  ou de tout autre document justifiant qu’ils sont agriculteurs.

Afin de faciliter l’e-commerce, un grand nombre d’outils de vente en ligne existent.

La livraison à domicile de repas et la vente à emporter restent autorisées. Les livreurs devant se munir de l’attestation de déplacement dérogatoire ainsi que du justificatif de déplacement professionnel.

Les « libres » cueillettes sont-elles autorisées ?

Les cueillettes « ouvertes » ou « libres » ne sont pas autorisées en raison de l’interdiction de rassemblement et des mesures de confinement, en revanche, la vente directe de fruits récoltés par les exploitants et les salariés est, elle, autorisée, dans le magasin de vente à la ferme en respectant les mesures sanitaires.

Mesures sanitaires

Dans tous les contacts avec des personnes dont l’intervention est indispensable, respecter les consignes sanitaires.

MARCHES

Conformément aux annonces du Premier ministre du 23 mars (décret 2020-293 du 23 mars), le principe général est désormais l’interdiction des marchés. L’interdiction de la tenue des marchés, couverts ou non et quel qu’en soit l’objet, vise à limiter la propagation de l’épidémie. Toutefois, il est possible au niveau local, sur décision du Préfet suite à la demande du Maire, d’autoriser ces marchés alimentaires par dérogation afin de répondre à un besoin avéré d’approvisionnement de la population, sous réserve des conditions permettant la sécurisation sanitaire des commerçants et des clients (voir annexes). Les maires, qui sont au cœur du dispositif, sont les mieux placés pour dire que le marché est nécessaire et peut être organisé en respectant les mesures de sécurité. Les dossiers constitués par les professionnels indiquant toutes les mesures prises (mesure distanciation entre les étals, marquage au sol, gestion des files d’attente…) devront être établis en concertation avec les mairies. Les préfets ont été destinataires le 26 mars d’une instruction précisant les conditions à remplir pour valider l’ouverture d’un marché. La dérogation au principe d’interdiction repose sur deux critères, sous réserve que l’organisation des marchés concernés ainsi que les contrôles mis en place soient de nature à garantir le respect des mesures barrières : les marchés répondant à un besoin d’approvisionnement de la population, notamment dans les petites communes rurales, en raison de l’absence d’autres commerces alimentaires à proximité et la protection des producteurs locaux et des filières courtes dans le cas où certains marchés locaux seraient leur canal de distribution exclusif.

RESTAURATION HORS DOMICILE

Les entreprises fournissant habituellement la RHD doivent être soutenues pour trouver d’autres sources d’écoulement de leur production, notamment pour approvisionner les GMS.

ASSOCIATIONS D’AIDE ALIMENTAIRE

Les associations d’aide alimentaire et les épiceries sociales et solidaires ne pouvant bénéficier des dons de la restauration collective manquent d’approvisionnement. La solidarité de tous est particulièrement sollicitée.

RAPPEL DES REGLES A APPLIQUER SUR LES MARCHES DE TOURNUS

Selon les directives du maire de Tournus ,

Sur les 2 marchés de la ville, il est impératif de respecter :

– un espacement important des marchands (ce qui explique le déplacement du marché du samedi sur l’Esplanade Germersheim) ;

– l’interdiction de toucher aux produits et aux étals ;

– une distance de sécurité de 1,5 mètre entre chacun ;

– la limitation du nombre de personnes qui circulent en même temps sur le marché

INFOS SUR LES PRODUCTEURS BIO ET EN TRANSITION LOCAUX

Si vous souhaitez connaître les producteurs bio et en transition qui proposent une vente à la ferme ou sur les marchés qui sont encore ouverts :

CLIQUEZ SUR LA RUBRIQUE EN HAUT DE PAGE « PRODUCTEURS LOCAUX INFOS »

CLIQUEZ ENSUITE SUR LA SOUS-RUBRIQUE « VENTES DIRECTES PAR PRODUCTEURS »

VOUS TROUVEREZ DES LISTES DE PRODUCTEURS PAR ZONES DE MANIERE À LIMITER AU MAXIMUM LES DÉPLACEMENTS

LES POINTS ROUGES CORRESPONDENT AUX MARCHÉS AUTORISÉS À CE JOUR

A noter que certains producteurs, très sollicités, sont en rupture de produits.

Il est préférable de vérifier à l’avance par SMS ou e-mail.

SEMEZ, PLANTEZ, CULTIVEZ VOS JARDINS

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez à disposition un jardin personnel, un petit lopin de terre, un jardin partagé(*) ou un jardin familial, c’est le printemps, à vous de jouer.
En prévision des mois à venir, nous vous recommandons d’utiliser au maximum les ressources de vos jardins et de vos vergers.

En période de confinement, il y a bien sur des sources locales à privilégier pour les graines et les plants. Vous pouvez aussi passer des commandes en ligne.

Par la suite, au moment de la récolte, si vous avez du surplus, vous pourrez échanger avec vos voisins, faire des dons à l’Epicerie solidaire de Tournus ou à d’autres organisations qui ont un grand besoin de produits frais.
C’est le moment de revenir à une façon de s’alimenter en produits frais plus simple, plus saine et avec en plus les plaisirs du jardinage.

(*) Renseignez-vous sur les associations qui gèrent des jardins collectifs dans le Tournugeois.

Jardins à Protéger TOURNUS   Tél :  03 85 51 76 99

Courriel : jardinpotager71@gmail.com. 

 

CONFINEMENT : LA QUESTION DE L’ACCES AUX PRODUITS FRAIS POUR TOUS SE POSE AVEC ACUITÉ

Nous citons l’extrait d’un article du Monde qui met l’accent sur l’accès aux produits frais pour les personnes les plus vulnérables :

« Une autre préoccupation concerne l’approvisionnement en denrées alimentaires, lui aussi limité par le plan anti-épidémie : plus de « ramasse » dans les magasins, c’est-à-dire de collecte des invendus, en général des produits frais, car elle nécessite de la main-d’œuvre et des déplacements. « Nous ne distribuons plus, pour le moment, que des produits secs », constate M. Métais (président de la Banque alimentaire de Vendée).

« A la fermeture des cantines d’écoles et de collèges, nous avons pu récupérer leurs stocks de denrées non utilisées, mais ils ne permettront pas de tenir très longtemps », s’inquiète Yann Auger, (directeur général de l’Association nationale de développement des épiceries solidaires, réseau de 380 boutiques tenues à bout de bras par des bénévoles dont plus de la moitié ont dépassé 55 ans). « Nous craignons de devoir fermer un tiers de nos épiceries pendant la durée du confinement, précise M. Auger. Les autres ne pourront fonctionner qu’au prix de multiples précautions, étalement des visiteurs, port d’équipements de sécurité… L’arrivée de bénévoles jeunes, si nous parvenons à les fidéliser, serait formidable pour nos petites structures qui jouent le rôle de magasins de proximité. »

« Le temps du confinement, nous pouvons inventer d’autres moyens de fonctionner, par exemple en gardant le contact avec nos bénéficiaires par téléphone pour un soutien psychologique ou des conseils sur leurs droits, projette Mme Fayet (présidente du Secours Catholique). Et nous devons travailler en inter-associations, mettre des moyens en commun et assurer les fonctions essentielles.

Source de l’article : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/18/coronavirus-les-associations-d-aide-aux-plus-demunis-font-appel-aux-jeunes_6033529_3224.html

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Selon le dernier baromètre annuel du Secours populaire publié mardi, 27% des Français ont du mal à s’acheter des fruits et légumes frais tous les jours et 19% peinent à régler la cantine de leurs enfants. Cette précarité alimentaire inquiète.

« Plus les familles sont dans la précarité, plus elles ont des difficultés à manger, et plus elles ont des soucis de santé. C’est quelque chose qui ne s’améliore pas avec le temps. La nourriture peut permettre aux gens de se sentir mieux dans leur peau et d’être en meilleure santé. »

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PRODUCTEURS, HABITANTS DU TOURNUGEOIS, SI VOUS AVEZ DES IDÉES OU SI VOUS AVEZ CONNAISSANCE D’INITIATIVES SUR CETTE QUESTION DE L’ACCÈS AUX PRODUITS FRAIS POUR LES PERSONNES LES PLUS DEMUNIES PENDANT LA PERIODE DE CONFINEMENT, ENVOYEZ-NOUS UN E-MAIL AVEC VOS PROPOSITIONS A :

tournugeois.vivant@gmail.com

 

LISTE DES MARCHES EN TOURNUGEOIS ET BRESSE BÉNÉFICIANT D’UNE DEROGATION

  • TOURNUGEOIS EST ET BRESSE : Saint-Germain-du-Plain, Varennes-Saint-Sauveur, La Chapelle-Thècle, Cuisery, Romenay, Simandre, Bellevesvre, Mervans, Sornay, Saint-Vincent-en-Bresse, Louhans, Pierre-de-Bresse, La Chapelle-Saint-Sauveur.

  • TOURNUGEOIS OUEST :  Azé, Chapaize, Cruzille, Sennecey-le Grand, Nanton, Tournus (marché du samedi et du mercredi) 

Les dérogations sont délivrées à titre exceptionnel et pourront être retirées si les conditions de sécurité ne sont pas respectées, selon la préfecture.

VENTE DIRECTE/LIVRAISONS : QUELLES PRECAUTIONS PRENDRE ?

Pour les producteurs :  
– Limiter au maximum le nombre de personnes présentes sur le lieu. Favoriser l’attente dans la queue.
– Organiser une file d’attente avec au moins 1 m entre les personnes. La distance peu-être matérialisée par un marquage au sol ou des objets.
– Sur les marchés, mettre en place une distance entre les stands de 4 m minimum.
– Eviter au maximum l’échange et la manipulation de monnaie (faire l’appoint, CB sans contact, boîte pour déposer la monnaie, etc).
– Pour les productions qui le permettent, préparer des paniers/colis à l’avance pour gagner du temps et éviter les échanges de monnaie grâce à des montants fixes.
– Ne pas laisser les produits en libre service, faire soit même le service.
– Respecter les gestes barrières (distance, lavage de main, etc)
– Afficher sur le lieu de vente les mesures de précaution à respecter. L’affichage est important pour vous éviter d’avoir à rappeler les mesures en permanence.

Pour les livraisons :
– emballer les produits à l’avance
– livraison devant le domicile dans la cour ou en bas de la porte
– lavage des mains ou solution hydro-alcoolique avant et après chaque livraison.
– autant que possible: respecter des distances de sécurité entre personnes au cours des opérations.

Pour les acheteurs :
– Respecter les mesures de précautions
– Amener son propre sac pour ne pas utiliser sac, paniers ou caddies à disposition.
– Préparer son moyen de paiement : faire l’appoint, CB sans contact, chèque rempli avec son propre stylo, déposer l’argent dans une boîte, etc.
– Respecter les distances entre les personnes, à minima d’1 m, pendant toute le durée de vos courses.
– Ne pas toucher les aliments et produits plus que de nécessaire.
– Ne pas toucher les surfaces inertes du point de vente.
– Si possible, ne pas venir avec des enfants sur le point de vente.

CORONAVIRUS – INTERDICTION DES MARCHES COUVERTS OU NON (SAUF DEROGATION) – CATALOGUE DE SOLUTIONS POUR LES PRODUCTEURS ET POUR LES CITOYENS

DECRET 2020-293 DU 23 MARS 2020, article 8, III  – (JO n° 0072 du 24/03/2020)

 » III. – La tenue des marchés, couverts ou non et quel qu’en soit l’objet, est interdite. Toutefois, le représentant de l’Etat dans le département peut, après avis du maire, accorder une autorisation d’ouverture des marchés alimentaires qui répondent à un besoin d’approvisionnement de la population si les conditions de leur organisation ainsi que les contrôles mis en place sont propres à garantir le respect des dispositions de l’article 1er et de l’article 7. »

Cette disposition va avoir un impact très important sur l’écoulement des produits alimentaires, en particulier pour les maraîchers. Partout des initiatives voient le jour pour limiter les effets de l’interdiction des marchés.

INITIATIVES POUR LES PRODUCTEURS

  • Multiplier les points d’approvisionnement dans le temps (quelques producteurs par jour, plutôt que tous le même jour sur un seul point de vente

  • Développer la vente directe sur à la ferme en regroupant le cas échéant les produits de plusieurs fermes.

  • Mettre en place des épiceries ambulantes.

  • Dans le cas de perte de débouchés à cause de la fermeture de la restauration collective, quand c’est possible, faire un appel à solidarité par les réseaux.

  • Mise en lien des producteurs (en manque de débouchés) et des consommateurs (interdiction des marchés) par les réseaux sociaux ou par d’autres moyens

Vous trouverez ci-dessous des solutions qui ont été mises en œuvre pendant la période de confinement dans différents endroits.

A noter qu’en Saône-et-Loire la presse locale se fait l’écho quotidiennement des solutions qui se mettent en place.

AUDE : ÉPICERIE PAYSANNE AMBULANTE

la Conf’ accompagne des producteurs/trices pour mettre en place une épicerie ambulante en Haute vallée ; le système pourra être généralisé à d’autres petites régions si des producteurs locaux sont volontaires. La liste des produits est amenée à évoluer avec la Biocoop Floréal de Limoux notamment.

Afin de limiter les déplacements et les contacts, nous sommes en relation avec un/e référent/e par village auprès duquel vous pouvez demander la liste des produits, les prix et passer vos commandes.
Pour la première livraison qui aura lieu entre le 25 et le 27 mars, il est demandé de passer vos commandes auprès des référent/es (et uniquement auprès d’eux/elles) avant lundi 23 À 19h, avant dimanche soir pour les colis d’agneaux et brebis.

FRANCHE-COMTÉ : GROUPE FACEBOOK ENTRAIDE CONFINEMENT

Création d’un groupe Facebook Entraide confinement : professionnels locaux indépendants Franche-Comté.

ST POL DE LEON : PRÉCONDITIONNEMENT DES PRODUITS VENDUS À LA FERME

Deux producteurs de légumes bio ont trouvé une solution en cette période où toutes les précautions qui peuvent contribuer à faire barrage au coronavirus sont bonnes à prendre.

Solution :  pré-conditionner les légumes à la ferme. Pommes de terre, carottes et autres légumes sont présentés au consommateur en lot d’un, deux et cinq kilos, emballés dans des sacs en papier.

PAU : GROUPEMENT DE É PROFUCTEURS VENTE A LA FERME

Solution : deux maraîchers proposent à leurs clients qui vivent à proximité de venir récupérer des paniers de légumes, ramassés le jour même, deux fois par semaine les mardis et vendredis, de préférence entre 16 h et 17h30. Les paniers sont préparés après une commande prise par téléphone. Ils ont distribué un petit mot dans les boîtes aux lettres de leur village et aussi des maisons limitrophes pour les informer de leur initiative.

SUD OUEST – MONT DE MARSAN : POINTS DE COLLECTE ET LIVRAISONS A DOMICILE COMMANDES GROUPÉES

Solutions : les maraîchers et les commerces alimentaires s’organisent pour livrer leurs produits sur des points de collecte ou directement à domicile; d’autres bouleversent leurs habitudes pour tenir des stands indépendants et aménagés sur rendez-vous avec les consommateurs.

– Suite à la fermeture du marché qui se tient habituellement les mardi et samedi matins sous la halle Saint-Roch, un collectif citoyen recense toutes les initiatives solidaires mises en place à Mont-de-Marsan ainsi que les producteurs locaux « pour aider les citoyens, tout en limitant les déplacements et les contacts physiques ».

Solution : passer des commandes groupées, pour s’organiser quartier par quartier, faciliter les livraisons, limiter les déplacements, et aider les plus fragiles. Pour ça, il suffit que les particuliers contactent une adresse mail  pour organiser des commandes. Les produits sont ensuite récupérés par les membres du collectif et redistribués dans le quartier.

BAYEUX : DRIVE PRODUITS BIO

Solution : livraison de produits bio en triporteur électrique. Comme pour un drive, il suffit de passer sa commande sur le site. Les produits sont ensuite livrés à domicile. La livraison est gratuite à Bayeux, pour une commande supérieure à 40 €. « Je propose tout ce qu’on peut trouver dans une grande surface spécialisée. » Le responsable travaille avec des maraîchers et des producteurs locaux. Il prend ses précautions. « Je suis le seul à manipuler les produits. Je prépare les paniers avec un masque. À la livraison, je les dépose au pied de la porte. »

DANS PLUSIEURS ENDROITS : LIBRE SERVICES BIO

Solution : On propose la vente de produits fermiers et bio en libre-service dans un distributeur automatique. Les casiers, le terminal de paiement ainsi que les portes sont désinfectés quotidiennement. Les contacts sont limités. Les fermiers doivent être attentifs et réapprovisionner en fonction de la demande, et si les produits ne partent pas tout de suite, ils restent frais.

 

 

 

 

 

ALSACE : PANIER BIO A LA FERME DANS CASIERS

Solution : paniers bio à la ferme pour les particuliers. Les clients viennent retirer la commande qu’ils ont passée la veille par téléphone, SMS ou message Facebook. Le producteur tend les cageots tout prêts de légumes fraîchement récoltés. Pour le règlement, les chèques ou l’appoint sont privilégiés. « Jusqu’à présent nous vendions la totalité sur le marché de Mulhouse trois fois par semaine, mais ces derniers temps il y a moins de monde, une baisse de 50 % de fréquentation. Et avec le soleil les primeurs arrivent fort, on a les radis, cébettes, carottes, salades… Et des serres pleines d’épinards, qui risquent de nous rester sur les bras. »

ISERE : COMMUNE : LIVRAISON DE PANIERS GARNIS AUX HABITANTS DE + DE 70 ANS

Solution : Une municipalité propose à ses habitants, âgés de plus de 70 ans, une livraison de paniers garnis. Pour 29 euros, chaque panier comporte du pain, des fruits et légumes de saison, de la viande, du fromage et des yaourts, en provenance de producteurs locaux. Il faut compter trois ou quatre jours entre la commande et la livraison. Un seul numéro de téléphone pour passer commande.

STRASBOURG : GARDE DES ENFANTS DE MARAICHERS

Solution : des volontaires pour garder les enfants d’une famille de maraîchers qui turbine à plein volume pour nourrir les Strasbourgeois qui se sont rués lundi et mardi dans leur magasin paysan.

SUISSE : PLATEFORME DE CROWDSOURCING (APPEL AUX CONSOMMATEURS)

Solution : création d’une plateforme de crowdsourcing gratuite local-heroes.ch.qui permet de mettre en relation maraîchers, épiciers, restaurateurs et tous types de commerce capables de livrer une clientèle de proximité. En cliquant sur le site, il suffit d’entrer son code postal et de voir apparaître les petits commerçants ouverts à proximité ou qui livrent à domicile. Lorsqu’on a trouvé le marchand de légumes, l’épicier du quartier, la boulangerie du coin, on peut entrer directement en contact avec eux pour passer commande.

JURA SUISSE : LISTING EN LIGNE LIVRAISON S A DOMICILE/MARCHÉS PRIVÉS

Solution : Une page internet d’un site local recense les commerçants qui offrent des livraisons à domicile, et les maraîchers privés de marchés mais disposant de légumes.

SEINE-ET-MARNE : PANIER VENDU PR DES MARAÎCHERS AUX PERSONNES AGÉES

Solution : proposition par des maraîchers pour les personnes âgées d’un panier de 20 € composé d’une salade, d’un chou-fleur, de 2 kg de pommes de terre, d’1 kg de carottes, d’une botte de radis, d’une botte de navets, de quatre poireaux, de quatre oignons et de quatre pommes. Le tout pouvant être personnalisé.